Personnalités › Diaspora

AlgĂ©rie: ils Ă©copent de 15 ans de rĂ©clusion pour le viol d’une Camerounaise

Les concernĂ©s, au nombre de trois, avaient agressĂ© et violĂ© la migrante Marie-Simone en en octobre 2015, la laissant pour morte sur un parking après l’avoir dĂ©lestĂ© de quelques biens

Jeudi dernier, 17 novembre 2016, le Tribunal criminel près la cour d’Oran a condamnĂ© trois jeunes Ă  15 ans de rĂ©clusion criminelle pour le viol et l’agression de Marie-Simone, migrante d’origine camerounaise, survenu en octobre 2015.

Les faits ont eu lieu Ă  El-Hassi, quartier Ă  forte concentration de migrants, situĂ© Ă  la lisière d’Oran, oĂą MarieSimone et une amie, ValĂ©rie, ont Ă©tĂ© attaquĂ©es par une bande de huit jeunes, armĂ©s et se dĂ©plaçant avec un Rottweiler. ValĂ©rie a rĂ©ussi Ă  prendre la fuite mais Marie-Simone, 33 ans, a Ă©tĂ© traĂ®nĂ©e vers un parking dĂ©sert oĂą elle a Ă©tĂ© sauvagement agressĂ©e, violĂ©e et laissĂ©e pour morte par ses agresseurs. Ses assaillants l’ont Ă©galement dĂ©lestĂ© de son tĂ©lĂ©phone portable, d’une chaĂ®ne en or, de 50 000 DA et ont dĂ©chirer sa carte consulaire.

Si le drame, rapportĂ© par la presse, a eu l’effet d’une bombe sur les AlgĂ©riens, le traitement singulier qui lui a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© par les services compĂ©tents a Ă©tĂ© abondamment commentĂ© par la rue et les mĂ©dias nationaux et internationaux. Plus tard, une enquĂŞte sera ouverte, et lorsqu’elle sera confrontĂ©e Ă  quatre suspects rĂ©pondant au signalement qu’elle a donnĂ© de ses assaillants, Marie-Simone en identifiera trois qui seront inculpĂ©s pour viol et agression.

Lors du procès, les prĂ©venus, des jeunes du quartier d’El-Hassi, nieront, tour Ă  tour, ĂŞtre les auteurs de cette abominable attaque et rejetteront les accusations portĂ©es par la plaignante, absente Ă  l’audience. Son avocat basera sa plaidoirie sur la sauvagerie de l’agression et ses effets sur la victime – qui est toujours prise en charge psychologiquement – mais aussi sur l’impact que cette affaire a eu sur l’opinion publique. Dans son rĂ©quisitoire, le ministère public a insistĂ© sur la gravitĂ© des faits et requis 20 ans de rĂ©clusion criminelle pour les trois inculpĂ©s. La dĂ©fense, elle, plaidera l’absence de preuves, la cour ne pouvant se suffire du tĂ©moignage de la plaignante.



Droits réservés)/n

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

Ă€ LA UNE
Retour en haut