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Aminatou Ahidjo parle du rapatriement de la dépouille de son père

Aminatou Ahidjo. ©Droits réservés

Au cours d’une interview accordée à la Crtv ce 21 février, la Pca du Palais des congrès de Yaoundé répond également aux polémiques suscitées par son retour au Cameroun et son adhésion au Rdpc

Aminatou Ahidjo, la fille de l’ancien président de la République du Cameroun, Ahmadou Ahidjo, a enfin répondu clairement aux questions que l’opinion se pose depuis son retour au Cameroun et son adhésion au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) en 2013. Invitée en sa qualité de présidente du conseil d’administration du Palais des congrès sur la matinale de la Crtv (Poste national) ce 21 février, Aminatou Ahidjo a d’abord parlé de ses prérogatives et des projets en cours pour développer l’institution. Mais, l’entretien a consacré plus de temps à des sujets plus intimes et sur lesquels Aminatou s’est tu depuis bientôt quatre ans.

Sur son retour au Cameroun- considéré comme une trahison par sa famille-, Aminatou Ahidjo répond qu’elle avait besoin de se réconcilier avec elle-même, que retourner dans son pays était devenu « vital » car, les années d’exil ont été « douloureux ». Concernant son adhésion au Rdpc, la Pca du Palais des congrès argue que le parti au pouvoir est la continuité de l’Unc (parti fondé par son père) et affirme se retrouver dans les idéaux de son actuel chef, Paul Biya. Pour ce qui est du rapatriement de son père, la militante du Rdpc (dont l’adhésion avait fait l’objet d’une cérémonie très courue) n’a qu’une réponse : « Il faut laisser le destin s’accomplir ». Au sujet des polémiques et des déferlantes de critiques (de sa famille y compris) que ses décisions ont suscitées à l’époque, Aminatou se défend en précisant qu’à chacun ses choix. « Je ne ferai jamais l’unanimité », s’avoue-t-elle.

Promesse d’une visite à Garoua

Aux populations de Garoua, d’où était originaire son père, Aminatou promet de venir. La question est, comment? L’on se souvient que quelques jours après avoir « porté le pagne » du Rdpc en 2013, elle y était allée en compagnie du secrétaire général du Rdpc, Jean Nkuété, pour lancer officiellement la campagne du parti pour les élections législatives dans le Nord. Leur cortège avait été hué.


Au-delà de ces questions qui, pendant de nombreuses semaines ont alimenté la polémique, Aminatou  a évoqué certains de ses souvenirs d’adolescente qui ont marqué l’histoire du Cameroun, notamment le jour de la démission de son père (le 04 novembre 1982)  qu’elle qualifie de « particulier ». Elle raconte avoir été entourée de beaucoup d’affection de ses camarades et de ses enseignants du lycée Leclerc ce jour-là.  A la maison, par contre, « ça bouillonnait », confie-t-elle. Le président Ahidjo était ému de partir. Toute la famille d’ailleurs, même si elle était informée de cette décision bien avant.

En rappel, Aminatou Ahidjo avait pris le contre-pied de sa famille et choisi de rentrer au Cameroun, de militer pour le Rdpc. Certains avaient dĂ©duit qu’ayant Ă©puisĂ© ses cartes, la fille cadette de l’ex- prĂ©sident de la RĂ©publique n’avait d’autre choix que de rentrer. Au Cameroun en tout cas, au-delĂ  de ses privilèges, Aminatou Ahidjo a dĂ©couvert Coco argentĂ©e dont elle « aime bien » la musique.

 

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