Du Code électoral, de l’alternance et de la paix sociale dans notre pays

Par Faycal Hamadou - 08/06/2012

Par Faycal Hamadou

 

Chers compatriotes le Cameroun pays de nos ancêtres est aujourd’hui plus que par le passé à la croisée des chemins dans sa marche sur le long parcours semé d’embûches de la démocratie. Notre assemblée nationale vient d’adopter la nouvelle loi électorale qui fixe le cadre réglementaire pour des élections libres et transparentes. Des esprits malveillants et belliqueux mus par des ambitions égocentriques s’acharnent sans répit à la désavouer sans pour autant apporter la preuve irréfutable de quelconques manquements au principe d’équité qui régit cette loi. Ces griefs martelés par les leaders du ‘’Groupe des 7’’ (Sdf, Udc, Afp, offre Orange, Add, Dynamique, Cpp, Paddec) et repris par Mr. Marafa YAYA n’est que forfaiture et diversion.

Le Code électoral
Prenons l’exemple de l’article 70 relatif au récépissé de carte d’électeur qui fait l’objet de contestation.
- Par définition aucun document n’est inviolable par conséquent toute suspicion de fraude potentielle relève purement et simplement du procès d’intention.
- Dans l’esprit de la loi, la duplication éventuelle d’un récépissé ne serait d’aucune utilité. En effet, l’alinéa (4), stipule que le récépissé visé à l’alinéa (3) sert exclusivement aux réclamations relatives aux opérations d’inscription sur les listes électorales. Il ne peut en aucun cas remplacer la carte d’électeur.

Le législateur a également prévu des gardes fous pour encadrer ce dispositif dans l’article 53 alinéas (2) qui précise que la commission de contrôle de l’établissement et de la distribution des cartes électorales est composée ainsi qu’il suit:

Président: un représentant d’Elections Cameroon, désigné par le responsable du démembrement départemental d’Elections Cameroon.
Membres:
- un représentant de l’Administration, désigné par le sous-préfet ;
- le maire, ou un adjoint au maire ou un conseiller municipal désigné par le maire;
- un représentant de chaque parti politique légalisé, présent sur le territoire de la commune concernée.

Chaque parti politique légalisé étant représenté par un mandataire, l’impartialité et la légitimité de cette commission ne souffre dés lors d’aucun doute.

Les leaders du ‘’groupe des 7’’ ne doivent pas s’en prendre au code électoral pour justifier aux yeux de l’opinion nationale et internationale les piètres résultats qu’ils obtiennent aux élections. Leurs échecs successifs aux différents scrutins sont immanents à l’inadéquation entre les attentes des camerounais et la vacuité des projets politiques qu’ils proposent. En effet les tergiversations répétitifs, l’amateurisme, les doubles discours et l’absence totale de cohérence politique dont ils font preuve ont fini par les décrédibiliser irrémédiablement. La célébration du 20 mai est le dernier exemple en date. Ce moment solennel par excellence de cohésion social devrait être au dessus de tout esprit partisan. Cependant, comme à leur habitude, à l’issue d’une énième réunion oiseuse, ils ont une fois de plus brillé par leur irresponsabilité en appelant au boycott de ce qui symbolise notre unité nationale.

Que dire également de la posture du leader du SDF qui se fourvoie en proposant à Mr. Marafa YAYA les services de ses avocats. Les militants du SDF qui n’ont pas bénéficié d’une telle sollicitude quand ils ont eu maille à partir avec la justice apprécieront le geste de leur Chairman. Faut-il rappeler ici que Mr. Marafa YAYA est jusqu'à preuve du contraire membre du bureau politique du RDPC ? Cette ‘’alliance ‘’ circonstancielle nous éclaire sur l’incurie de Mr. Fru Ndi qui ne recule devant aucune compromission pour déstabiliser les institutions de la république.

 


Faycal Hamadou
La bonne gouvernance
Aux gesticulations stériles et inconséquentes, aux manœuvres dilatoires et perfides, le président de la république Paul BIYA oppose la prégnance de la bonne gouvernance articulée autours de trois piliers:
1- les projets structurants dans les domaines portuaires, industriels miniers et énergétiques pour permettre à notre pays d’atteindre l’émergence en 2035.

2- l’assainissement des mœurs publiques entamé 2001 avec la mise en place d’un dispositif institutionnel visant à lutter contre la corruption :
- L’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP), créée en 2001, dont le rôle principal est d’assurer la transparence dans le cadre de la régulation, du suivi et de l’évaluation du système des marchés publics ;
- L’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), créée en 2005, dont la mission est de lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ;
- La Chambre des Comptes qui, depuis 2006, juge de la régularité des comptes de l’Administration Publique et de ses démembrements;
- La Commission Nationale Anti-corruption (CONAC), créée en 2006, qui a pour mission de suivre et d’évaluer l’application effective du plan gouvernemental de lutte contre la corruption.

3- Le renforcement de l’état de droit et du processus démocratique.
Dans la perspective de doter notre pays d’un environnement socio politique favorable au rétablissement de la confiance et de la sérénité des citoyens et des investisseurs, les autorités entendent:
- améliorer le système électoral. Cet engament est devenue une réalité depuis l’adoption de la nouvelle loi électorale ;
- améliorer l’accès et la qualité du service de la justice ;
- consolider le dispositif national de promotion et de protection des droits humains ;
- renforcer le maintien de l’ordre et la sécurité aux frontières.
Loin des admonestations des conspirateurs de tout bord, force est de constater à l’analyse de ce qui précède que le Président de la République Paul BIYA a résolument pris le parti de faire du Cameroun un pays émergent, démocratique et uni.

L’alternance et la paix sociale
Comment les leaders du ‘’groupe des 7’’ peuvent t-ils se prévaloir d’incarner l’alternance alors même qu’ils sont incapables d’accepter le changement au sein de leurs propres formations politiques où le népotisme et le clientélisme sont érigés en model de gouvernance ? Le leader du SDF a laissé perplexe ses militants et les observateurs en déclarant lors d’un meeting tenu au stade municipale de Bamenda le 26 mai 2012 je cite : «à 71 ans, je n’occuperai plus les devants des manifestations. Je resterai chez moi et vous verrai faire ».

Si Mr FRU NDI est fatigué pourquoi reste-t-il encore à la tête du SDF ? Cette énième dérobade est révélatrice de la posture ou plutôt de l’imposture de ces leaders politiques qui incitent les camerounais à se soulever au péril de leur intégrité physique pendant qu’ils se terrent chez eux. Leurs proches sont en sécurité et le plus souvent hors du Cameroun. J’en appelle à votre lucidité, pour dénoncer et mettre à nu la tartuferie de ces marchands de sommeil sans foi ni loi.

Comment Mr. Marafa YAYA peut-il prétendre incarner le changement alors qu’il est comptable et solidaire de la politique défini par le chef de l’Etat qu’il a fidèlement appliqué sans objection durant plus de 20 ans?

Les ennemis de la République tentent de nous embarquer dans une aventure périlleuse pour la paix sociale dans notre pays en propageant insidieusement des messages tribalistes et haineux, en distribuant des tracts pour semer la confusion et inciter les esprits faibles à la révolte. Suites aux incidents du 2 juin 2012 à Garoua lors de la réunion explicative aux militants du RDPC, il devient impératif de débusquer et de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui tapis dans nos institutions participent à ces manouvres de déstabilisation.

Au-delà des opinions partisanes, au-delà des différences d’intérêts, et au-delà des clivages politiques nous partageons une même entité géographique, le Cameroun qui nous a vu naître et qui nous survivra ; une histoire commune construite de haute lutte et transmise par nos ainés. Nous devons opposer une fin de non recevoir à tous ces vendeurs d’illusions qui tentent de précipiter notre chère Partie dans les abîmes de la discorde et du chao pour assouvir leur soif du pouvoir.

Les générations futures méritent que nous leur léguions un pays moderne épris de paix et de justice sociale.

 



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