CMC: Sam Mbendé défie Ama Tutu Muna et la SOCAM

Par Ebah Essongue Shabba - 20/06/2012

La Cameroun Music Corporation a tenu son conseil d’administration le vendredi 15 juin dernier à Yaoundé

 

C’est une ambiance électrique qui prévalait ce vendredi 15 juin à l’immeuble Mercedes qui abrite le siège de la Cameroon Music Corporation. L’organisme de gestion collective du droit d’auteur musical dont Sam MBENDE préside le conseil d’administration, tenait une session extraordinaire de son Conseil d’Administration. Parmi les points inscrits à l’ordre du jour figurait le compte-rendu de toutes les procédures judiciaires, l’état des lieux de la CMC, la situation sur les recouvrements et les répartitions, l’assemblée générale extraordinaire et les divers. Dans la salle, on a pu noter la présence de plus de la moitié des membres du conseil d’administration, permettant par la même occasion l’atteinte du quorum. Après des débats vifs et houleux, le conseil a dénoncé, au sujet des « actions de sabotage » initiées par quatre de ses membres entrés dans une campagne de rébellion le 4 juin dernier, « avec force et vigueur cette tentative de déstabilisation de la CMC et l’incitation à la rébellion contre la Cour Suprême du Cameroun. » En effet, Joseph Mbanga, Déesse Binta, Gaby Shunt, et Blaise Nkene ont été, conformément aux textes de la Cmc, exclus pour usurpation des marques distinctives de la Cmc et usage de faux. Ils ont été remplacés par Ohandja Etranger, René Fotso Kamgue, Edmond Ndatta et Ange Bagnia. Faute de pouvoir trouver un terrain d’entente, l’élection pour le poste de vice-président a été reportée à la prochaine session ordinaire du conseil d’administration prévue pour septembre 2012.


 

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Sam Mbendé défie Ama Tutu Muna et la SOCAM
Lors de cette session, le Conseil d’administration s’est également penché sur l’environnement du droit d’auteur du domaine musical au Cameroun. Pour Sam Mbendé et son équipe, la SOCAM, qui exerce en toute illégalité, l’a « rendu délétère », plombant par la même occasion le développement de la CMC. A cet effet, le Conseil d’administration a demandé à ses avocats qu’une action en justice particulière soit initiée contre la SOCAM dans les meilleurs délais pour la fermeture de ladite structure. Concernant l’absence de franche collaboration des usagers en rapport avec leurs déclarations et le paiement de leurs redevances des droits d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur, le constat de l’insolvabilité de certains d’entre eux a amené le Conseil d’Administration à entrevoir la possibilité de les traduire en justice, ou de lever des ordonnances pour bloquer leurs comptes.

Le sous-préfet de Yaoundé Ier, accompagné du commandant de brigade de la gendarmerie de Nlongak et du commissaire de la sécurité publique pour le 10ème arrondissement, se sont également rendus sur les lieux des travaux. Après un échange avec Joseph Angoula Angoula au sujet de la non déclaration administrative de ces travaux par la CMC, ces derniers sont repartis laissant le conseil conclure sur une note d’optimisme et arrêter la prochaine session du Conseil d’Administration Ordinaire pour la fin du mois de septembre 2012. Malgré le mot d’ordre de perturbation lancé la veille des travaux par Roméo Dika, et la présence massive ce 15 juin des partisans de la SOCAM venus pour en découdre avec les administrateurs de la Cmc et les invités présents dans la salle, la tenue de son conseil d’administration par la Cmc est un pas de plus vers le bras de fer qui l’oppose au Ministère des Arts et de la Culture et à la SOCAM au sujet de sa légitimité et de la gestion du droit d’auteur du domaine musical au Cameroun.

 



A savoir

  • CMC: Cameroun Music Corporation
  • SOCAM: Société Camerounaise de l'Art Musical
  • Ama Tutu Muna: ministre de la culture


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