Lettre de la semaine, par François Zo'omevele
Par François Zo'omevele Effa, Ekilafrica.com - 18/07/2012
"A Mesdames et Messieurs Les fossoyeurs de la Nation, à vous qui vous croyez au dessus des lois..."
Je vous adresse cette lettre afin de vous rappeler certaines choses fondamentales. Ce pays, notre pays, n'est pas votre propriété privée. Il nous appartient à tous,c'est notre Nation. Il est un héritage que nous devons entretenir, afin de bien le léguer, le transmettre riche et sain à nos enfants.
Aussi, je vais vous rappeler, surtout à certains longs crayons irresponsables, une confession de foi laique et républicaine qui nous lie:notre hymne national,dont voici le second couplet:
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Je sais que beaucoup d'entre vous ne connaissent pas le sens profond, la valeur et la portée de notre hymne, et que notre belle devise, la Paix, le Travail, et la Patrie, ne sont que des concepts que vous ânonnez comme ça. Alors, vous qui noyez notre beau pays, sachez qu'il n'y a pas que l'opération « épervier »qui vous menace tous! Oui, tous, vous qui ruinez la nation dans tous les sens du terme.

François Zo'omevele Effa
Nos ancêtres dans leurs tombe, se retournent quand ils voient la ruine dans laquelle vous nous nous menez. Le jardin qu'ils ont cultivé, qu'ils nous ont légué, vous, illustres irresponsables, travaillez, non pour le rendre prospère, mois pour l'anéantir, vous disant qu'après vous, le déluge!
Mais, vous n' arriverez jamais à vos funestes fins, car ces ces ancêtres veillent sur le pays, et Dieu aussi. Nous, l'Afrique en miniature,étions un exemple, une référence,et l'admiration de nos voisins; vous êtes en train de faire de nous la risée,l'objet de moqueries. Cela se reflète sur nos Lions que la médiocrité a domptée, sans compter cette massive immigration de nos Ministres et Hauts responsables dans nos prisons.
A cause de vous il se passe des bizarreries, comme ce jeune élève camerounais à qui son instituteur demandait de décliner au futur de l'indicatif la phrase: je suis un ministre de la république. L'enfant a hésité, réfléchi, puis a répondu: j'irai en prison.
Alors, comment voulez vous qu'avec un héritage comme celui que construisez en ce moment, nos jeunes enfants, comme le dit le second couplet de notre hymne, aiment notre pays sans borne et à jamais?
Sachez donc,Mesdames et Messieurs les traitres, les fossoyeurs, et vous tous qui vous croyez au dessus des lois, que notre patrie toute entière - la vraie, la non corrompue -, pense et chante très fort à l'unisson, ce refrain d' amour:
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