Cameroun: Maurice Kamto parle de son projet politique
Par Idriss Linge - 17/08/2012
L’ancien ministre récemment démissionnaire du gouvernement a expliqué au magazine Jeune Afrique ses ambitions et sa vision
Dans une interview publiée sur le site internet de ce magazine le 16 août dernier, Maurice Kamto ancien ministre ayant récemment démissionné du gouvernement camerounais s’est prononcé sur la présentation tumultueuse au public, du parti dont il est membre. Il s’est refusé à se présenter comme un opposant de plus au président Paul Biya.
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| Maurice Kamto, Jeuneafrique.com |
Revenant sur l’incident survenu lors de la présentation de ce parti, il choisit de parler de situation « inattendue » et explique ce qui s’est passé. « Nous avons une correspondance du ministre de l’Administration territoriale, datée du 3 août, qui prend acte de la transformation d’un parti existant, le Mouvement républicain populaire (MRP), en une nouvelle formation regroupant plusieurs autres, ainsi que des organisations de la société civile et différentes personnalités de premier plan. Par conséquent, le MRP existe incontestablement, en droit comme en fait, et nous en préparons activement la convention, prévue en septembre », a déclaré Monsieur Kamto dans la même interview.

Maurice Kamto, ancien ministre
Un jour plus tôt, c’est le ministre de l’administration territoriale lui-même qui a expliqué aux médias, les raison de l’interruption de la réunion du MRC le 13 août au Hilton Hotel de Yaoundé.
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| Réné Sadi, ministre de l’administration territoriale |
Les réactions n’arrêtent cependant pas de remonter, depuis l’incident. Pour Alain Fogue un des principaux membres du MRC, le gouvernement « est en dehors de la république ». Petit son discordant aussi au sein d’une faction du RDPC, le parti au pouvoir. « Le président Biya a dit dans plusieurs discours qu’il souhaitait qu’on garde de lui l'image de l'homme qui a apporté la démocratie dans son pays. Cette conférence du MRC témoigne de la dynamique démocratique qui règne dans ce pays. Hélas ! L’AUTORITÉ administrative a choisi la honte. Nous avons été invités - plusieurs membres du comité central du RDPC sont avec moi -, pour écouter des compatriotes qui ont quelque chose à dire. Peut-être s’agit-il du même message que celui du RDPC ou d’un message différent, nous voulons les écouter et c’est pour cela que je suis là. Cette interdiction n’honore ni le président de la République, ni le sous-préfet qui célèbre son incompétence en plein jour, ni le RDPC qu’on accuse déjà d’avoir manœuvré » a indiqué pour sa part Saint Eloi Bidoung connu pour avoir voulu présenter sa candidature contre Paul Biya à la tête du Rdpc. Entre la modération de Kamto et l’exubérance de certains de ses alliés, la partie risque d’être serrée.

