Coopération technique: 27 organisations patronales africaines au Cameroun
Par Hervé Endong - 26/09/2012
C’est dans le cadre d’un symposium de haut niveau qui s’ouvre ce 26 septembre 2012, au siège du Groupement inter patronal du Cameroun
Objectifs
«Se réinventer dans le monde de demain: le nouveau défi des organisations patronales africaines». C’est le thème central de ce symposium de trois jours organisé par le Bureau des activités pour les employeurs du Bureau international du travail (Act/Emp), en partenariat avec le Gicam et l’Organisation internationale des employeurs (Oie). Ceci, en collaboration avec l’équipe d’appui technique au travail décent pour l’Afrique centrale du Bit (Eat/Bp). Au total, 27 organisations patronales d’Afrique francophone, hispanophone et lusophone sont annoncées à Douala. Ainsi qu’une bonne brochette d’observateurs représentant, entre autres, des structures patronales internationales et régionales. La réflexion envisagée à Douala aura pour objectif général de doter les organisations patronales d’une connaissance mutuelle des défis qui leur sont posés, et des réponses à apporter, dans une optique comparative. Le symposium identifiera les moyens qui permettront à ces organisations de sortir renforcées de ces évolutions et de dessiner les contours de l’organisation patronale africaine de demain. De même, la rencontre de Douala sera une occasion idoine de réunir les éléments permettant de revisiter, dans le sens d’une large pertinence, les stratégies de coopération technique proposées par le Bit jusqu’ici. La cérémonie d’ouverture sera présidée par Grégoire Owona, le ministre du Travail et de la sécurité sociale (Mintss). Ce symposium fait suite à celui organisé à Genève, en Suisse, les 5 et 6 septembre 2011, sur la fonction de représentation des entreprises par le Bit. Regroupant une trentaine d’organisations patronales représentatives des 4 régions (Afrique, Asie, Europe et Amérique) du globe, ce symposium avait pour ambition, au terme d’une concertation approfondie de chefs d’entreprises, consultants et représentants des milieux académiques, d’identifier des pistes de solutions aux nombreux défis que la mondialisation et la crise financière et économique posent aux entreprises et, partant, aux organisations patronales.

27 organisations patronales africaines au Cameroun
Symposium de Genève
Le Symposium de Genève a mis en évidence des réalités communes aux organisations patronales dans un contexte économique et social mondial difficile et mouvant. Il s’agit, entre autres, de l’impact de l’environnement et de la technologie sur la manière dont travaillent les entreprises, l’intérêt croissant pour les préoccupations d’ordre économique et commercial, et intérêt moindre pour les questions relatives au marché du travail et aux relations professionnelles dans l’entreprise, les interrogations d’entreprises sur le bien-fondé de leur appartenance à une organisation patronale ou sectorielle, la nécessité pour les organisations patronales de s’ajuster en permanence aux priorités sans cesse changeantes des membres, la nécessité pour chaque organisation patronale de trouver le positionnement optimal en fonction des caractéristiques de son environnement: cadre institutionnel, attitude du gouvernement, concurrence potentielle, structure de la représentation du secteur privé, composition et profil des membres, etc. Dans le même temps, les discussions ont mis en évidence des spécificités tenant entre autres à la taille de l’entreprise, la taille de l’organisation patronale, la région. Pour la région Afrique notamment, ces questions se posent avec acuité en raison, dans nombre de cas, de la faiblesse des économies et des entreprises et/ou de la gouvernance des Etats. Les relations des organisations patronales avec l’Etat en sont une illustration, avec un déséquilibre parfois important au détriment de l’organisation patronale. Enfin, d’autres spécificités ont été dénombrées mais, faute de temps dans le cadre d’une réflexion au spectre mondial, elles n’ont pu être abordées en profondeur: affiliations faibles, mobilisation limitée des ressources financières, taille réduite des secrétariats, etc. C’est pourquoi il est proposé, à l’échelle du continent Africain, une réflexion en profondeur de haut niveau sur ces problématiques. Afin de faciliter les échanges et les discussions, deux symposiums sont envisagés, l’un pour les pays anglophones, et l’autre pour les pays francophones, lusophones et hispanophones.

