Trois représentants du Cameroun aux prix « Découvertes RFI 2009 ».

Par Alix FETUE - 14/09/2009

En 1997 ce concours avait révélé la chanteuse Sally Nyolo

 

Et elle n’est pas la seule à l’avoir remporté. Avec elle, l’ivoirien Tiken Jah Fakoly en 2000, les maliens Amadou & Mariam en 1982, Rokia Traoré, ou encore l’haïtien Bélo en 2006 et la tchadienne Mounira Mitchala en 2007, pour ne citer que ceux là. Cette année, le Cameroun est une fois de plus au rendez-vous avec trois représentants, et pas des moindres.
Ils ont tous un trait commun : la jeunesse ! Et ont très tôt compris qu’ils devaient prendre leur destin en main. Parcours sans doute différents les uns des autres, il est une chose qui reste, c’est qu’il y a en ces jeunes camerounais de la fougue et de l’ambition. Découvertes pour certains, confirmations pour ceux qui les avaient déjà repérés : X-maléya, Kareyce et Jafa Junior.

 

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Jafa Junior

Jafa Junior
Jafa est un guitariste de talent. Un instrument qu’il manie avec tact et en toute liberté d’esprit. C’est d’ailleurs à la guitare qu’il délivre ses chansons folks drapées de reggae. Originaire de la région du centre au Cameroun, il passe sa jeunesse dans un séminaire de Yaoundé avant de se mettre à la musique, une passion qui prendra le dessus sur ses études. Heureusement ça lui réussit plutôt bien. Il chante les injustices, les abus, la vie, l’amour et l’espoir, sur des compositions gorgées de gaîté. Titré Prends-moi tel quel, son premier disque est sorti en octobre 2008, produit par le label camerounais Alizés Equateur.
Jafa Junior est, dans ses chansons, un pure produit de l’Afrique. La preuve se trouve notamment dans quelques morceaux étranges qui nous font penser qu’il pourrait devenir un grand chanteur de jazz. Il l’est même déjà. Il suffit d’écouter, entre autres, Woa yone dzé, le titre avec lequel il va en compétition.

Et le deuxième candidat camerounais alors… c’est une femme.

 

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Kareyce Fotso

Kareyce Fotso
Elle est l’expression du talent camerounais dans toute sa dimension. Comme son nom, ses chansons sonnent comme des coups de caresses. Chanteuse humble et pas encore reconnu à la hauteur de son talent, elle représente aujourd’hui son premier album solo, Molato.
Après plusieurs années d'apprentissage dans différents groupes camerounais dont Korongo jam, Kareyce Motio Fotso de son véritable appellatif se fait découvrir du grand public en 2000. Et depuis, elle va s'imposer sur la scène camerounaise et africaine. Un parcours très prometteur si l'on en juge par la qualité de ses prestations dans divers festivals au Cameroun, au Congo Brazza, en RDC, en Côte d'Ivoire, au Bénin, en France et au Japon. Sans rien lâcher, la sculpturale chanteuse camerounaise fait un nouveau pas en avant dans la réconciliation de ses riches traditions bamilekés avec les ailes acquises lors du frottement avec d’autres cultures Son inspiration et le fondement même de sa démarche, elle les tire des musiques de l'ouest Cameroun et précisément de Bandjoun dont elle est originaire.
Dans ses chansons, les instruments les plus connus comme le choue, le nde, la sanza, la ntem,...croisent la guitare en une symbiose surprenante qui permet à ce folklore de fusionner avec le blues, le jazz, la soul,...

 

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X-Maleya

X-Maleya
Le X symbolise la grande inconnue qu’est la vie, et Maleya signifie conseil en langue duala.
Roger, Auguste et Haïs, les trois membres de ce groupe de rap kamer, sont déjà sur toutes les lèvres depuis la sortie il y a quelques mois de leur deuxième album solo. Sur la presque totalité des radios urbaines du pays, La chanson Yélélé tourne actuellement en boucle. Deux albums à son actif, le trio camerounais X Maleya donne à entendre une musique urbaine, entre hip hop, r'n'b et makossa. Ascension fulgurante, puisque c’est en 1998 qu’ils font leurs premiers pas sur les scènes du concept "Samedi rap" à Yaoundé. Depuis, les adolescents ont grandi, leur notoriété aussi. Les billets pour leurs concerts s’arrachent comme des bouts de pain. Un répertoire pas encombrant, mais captivant à souhait, teinté d’espoir, de nostalgie, (avec la reprise du titre Mota Sawa du regretté grand frère et idole Eboa Lotin), d’incitation à danser et de glamour qui séduit la jeunesse camerounaise et même les adultes.
Sur les vingt quatre candidats actuellement présélectionnés, trois finalistes seront désignés avant la fin de ce mois. Les votes en ligne seront ouverts du 22 octobre au 18 novembre (rfimusique.com), et le lauréat sera désigné par le jury du prix le 25 novembre, à l’occasion de l’opération Découvertes RFI qui cette année aura lieu au Togo et Bénin.





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