06 octobre 1997 – 06 octobre 2009, déjà 12 ans qu’Eboa Lotin nous a quitté

Par Makeda Lydie Gnotuom - 06/10/2009

Henri Lotin, fils de l’artiste nous parle des activités organisées dans le cadre de cette commémoration.

 

© journalducameroun.com
Henri Lotin, fils d'Eboa Lotin

Ce mardi, 06 octobre 2009 est jour de commémoration du 12e anniversaire de la disparition d’Eboa Lotin, qu’est ce qui est spécialement prévu pour la circonstance?
Nous avons lancé une exposition depuis le vendredi, 02 octobre 2009, le vernissage de l’exposition intitulé Eboa Lotin, the other side, à la galerie Carlad à Bonanjo. Nous pensons que c’est le moment pour nous de rendre hommage à nos grands hommes. Eboa Lotin pour nous, c’est un prétexte car c’est légitime pour nous de le faire, nous sommes sa succession, donc, c’est légitime de commencer par lui. Cette exposition va se poursuivre jusqu’au 10 octobre prochain, occasion pour le public de découvrir les autres facettes d’Eboa Lotin, car il n’était pas seulement un artiste musicien. Il était aussi ébéniste, et les meubles qu’il a fabriqués, ornent encore plusieurs palais présidentiels en Afrique. L’exposition est constituée de 30 planches, qui retracent la vie et les œuvres de l’artiste.

Pourquoi seulement maintenant, c’est-à-dire 12 ans après sa disparition?
12 ans après, parce que si vous regardez comment est structuré l’évènement, vous comprendrez bien qu’on a pris du temps pour travailler dessus. L’évènement n’était pas assez mûr pour le lancer. Il était en projet depuis longtemps et on beaucoup apprécié ce qui s’est fait pendant ce temps, c’est-à-dire les manifestations, les courses de pirogues, les symposiums, des concerts, etc. Tout cela à servi à entretenir la flamme. Vous constaterez qu’à chaque fois que la succession d’Eboa Lotin s’implique dans une manifestation qui concerne Eboa Lotin, c’est pour faire des choses qui restent. Rappelons qu’en 2002, nous avons édifié un mausolée au bois des singes parce qu'Eboa Lotin était toujours sous une dalle, il fallait donc qu’on fasse quelque chose à la dimension de l’homme, à la dimension de l’artiste. En mars, nous avons sorti le coffret collector, c’est un cadeau que la succession a offert aux fans d’Eboa Lotin pour le soutien pendant tout ce temps, car 12 ans après sa mort, ils continuent à acheter ses disques, il y’a eu le site Internet, et maintenant, l’exposition qui se déroule actuellement à Bonanjo. On voudrait faire mieux, mais si on n’a pas de partenaires qui nous suivent, on ne pourra pas faire plus que ce que nous faisons aujourd’hui.

 

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Coffret collector

Outre Eboa Lotin, quelle importance accordez-vous aux monuments de la chanson camerounaise?
Si on avait les moyens d’honorer nos monuments, on le ferait tous les jours par ce que les monuments se célèbrent, ils ne doivent pas être relégués seulement qu’à la poussière, non ! Les monuments se visitent, se regardent, pour nous, c’est de pouvoir garder Eboa Lotin dans l’actualité le plus longtemps possible sur l’année. Et comme on le disait dans l’explication du concept, Eboa Lotin family & friends n’est pas qu’une simple commémoration, mais, c’est une série de manifestations qui visent à pérenniser la mémoire d’Eboa Lotin. On a une feuille de route, des objectifs qu’on doit atteindre chaque année, mais si par manque de moyens, on ne réussi pas à le faire, alors, on va continuer à travailler d'arrache-pied pour que cela se fasse !

Pouvez-vous nous rappeler les objectifs de l’association Eboa Lotin family & friends?
Pérenniser la mémoire d’Eboa Lotin, c’est le but premier du concept Eboa Lotin family & friends, maintenant, il y’a une série d’objectifs que nous avons à cœur d’atteindre. On se rappelle qu’en début d’année, au mois de mars notamment, nous avons sorti officiellement le coffret collector et mis en ligne le site officiel d’Eboa Lotin, ce qui n’existait pas. Cette deuxième partie des activités qui se déroule actuellement à Douala, est placée sous le haut patronage de la communauté urbaine de Douala. Dans un mot que nous a envoyé le délégué de la communauté, Fritz Ntoné Ntoné, il a dit : « la ville de Douala honore, rend hommage à l’un de ses fils ». Ce sont des propos très forts qui nous encourage dans l’œuvre entreprise, sachant que véritablement derrière nous, il n’y a pas grand monde. Rares sont les personnes qui ont réussi à nous faire confiance jusque là, et on essaie de faire l’effort d’être à la hauteur de la mémoire d’Eboa Lotin sachant que c’était quelqu’un de très exigeant, de très pointilleux dans tout ce qu’il faisait. Ensuite, on souhaite ne pas décevoir ceux qui nous ont fait confiance. Quand on voit la qualité du travail qui a déjà été fait jusqu’ici, ce n’est pas pour nous jeter des fleurs, nous avons lu la presse, nous avons noté des critiques positives et quelques suggestions qu’on a prises en compte, bien entendu.

 



A savoir

  • Eboa Lotin : chansonnier, poète et musicien, menuisier – ébéniste


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