Vente des voitures d’occasion : "La grande concurrence nous fait passer des journées blanches"

Par Alix Fétué - 26/10/2009

Entretien avec Jean-Marie Ndefo, vendeur de "congelés" à l’hôtel le Ndé – Akwa

 

Depuis combien de temps faites-vous ce métier?
Depuis près de 7 ans aujourd’hui.

Racontez nous comment a débuté votre business?
J’ai mon grand frère qui est en Belgique depuis près de dix ans et il fait dans l’automobile, donc il m’envoie certaines et je les vends ici au pays.

Quelle est la fourchette de prix même si on sait que ça varie?
Oui. La voiture d’occasion varie entre 1.800.000 et 8.000.000 Francs Cfa. Ça dépend de la marque que le client désire. Donc comme critère il y a la marque, l’âge, et c’est d’ailleurs par là qu’elle est déclarée en douane. Et puis il y a les accessoires et aussi la coupe.

Douala se présente de plus en plus comme la plaque tournante de cette activité là. D’où viennent ces voitures en fait ?
Elles viennent toutes d’Europe, majoritairement de la Belgique, de la France, mais aussi des Etats-Unis. Elles passent par la Belgique pour arriver au Cameroun.

 

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Par jour vous pouvez vendre combien de voitures ?
Non on ne saurait spécifier, parce que voyez-vous, le marché est grand, la concurrence est rude et les clients sont de moins en moins présents ; fort du fait de la vie qui est de plus en plus difficile. Donc on ne peut pas dire avec exactitude combien de voitures on peut vendre par jour. Sinon il y a des jours où l’on quelqu’un peut facilement vendre deux voire même trois. Vraiment ça dépend.

On a l’impression que les voitures d’occasion priment déjà sur les voitures neuves. Qu’en pensez-vous ?
Oui ! C’est tout à fait vrai. C’est dû au coup de la vie. Le pouvoir d’achat a considérablement diminué. Les gens n’ont pas assez d’argent, ils sont obligés de passer par ici. Parce que pour aller acheter une voiture à la Cami Toyota par exemple, il faut se préparer à avoir les poches bien pleines. Pourtant ici le camerounais moyen peut se sentir à l’aise !

La vente de véhicules d’occasion, cela assure un revenu?
Oui on fait avec. Ça peut ne pas être ce qu’on veut mais ça permet quand même de joindre les deux bouts. Quand on commence un métier il faut s’y mettre, persévérer et ça ira. C’est ce que nous faisons.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre activité?
La première c’est la concurrence qui fait que nous n’avons plus assez de clients, ensuite il y a les lenteurs administratives au niveau de la douane. Une voiture qui pouvait sortir en 3 jours, elle sort en une, voire deux semaines parce que les machines sont bloquées ou parce que l’inspecteur n’est pas là, autant de choses. Mais jusqu’ici on fait avec. Il faudrait aussi que les autorités revoient un peu à la baisse les taxes. C’est encore lourd pour nous.


 





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