Cameroun: Problématique et impact des migrations sur les familles?

Par Maturin Petsoko - 15/06/2010

Enfants de la rue, réfugiés, travailleurs, déplacés de tous bords…, la question des migrations reste préoccupante

 

Le déplacement des populations ou d’un individu d’un point à un autre à l’intérieur d’un même pays ou d’un pays à un autre, voilà comment se définit la migration. Et si l’on se réfère au rapport mondial de 2009 sur le développement humain, le chiffre total des migrations dans le monde est estimé à 740 millions de migrants nationaux et à 214 millions de migrants internationaux, soit 3,1 % de la population mondiale.

Au Cameroun d’une manière générale, l’immigration est en baisse par rapport à l’émigration. Ces questions constituent une préoccupation des pouvoirs publics. Dans cette optique, le chef de l’Etat Paul Biya déclarait en janvier 2008 à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an que [i Les migrations des populations originaires du tiers monde, notamment d’Afrique, chassés par la guerre ou la misère sont devenus un grave sujet de préoccupation pour les pays de départ et de destination. Et si rien n’est fait à la mesure du problème, il est probable que les flux ne cesseront d’augmenter. La solution est pourtant évidente.

 

© clio-cr.clionautes.org
Il faut favoriser le développement des pays d’origine des migrants, ce qui suppose la mise en œuvre d’une sorte de plan Marshall plus ambitieux que le mécanisme classique de l’aide au développement]. Il va sans dire que la question reste préoccupante, même dans l’arrière pays. Seulement qu’ici, il s’agit beaucoup plus de l’exode rural où les migrations sont orientées des zones rurales vers les zones urbaines. Elles sont constituées d’enfants de la rue, des réfugiés, des travailleurs qui partent d’une région pauvre vers des régions qui offrent des possibilités d’emplois et des déplacés de tous bords. Les migrations ont un certain poids sur les problèmes de promiscuité, de santé, d’habitat, d’aide sociale et d’éducation.

Les migrations régionales et temporaires se manifestent également par l’affectation d’un époux dans une localité différente du lieu de service de son épouse et vice versa. Des mesures législatives et réglementaires permettraient à coup sûr de réduire de manière considérable ces migrations, notamment par la mise en place des programmes et projets en faveur des jeunes à l’instar du Programme intégré d’appui aux acteurs du secteur informel (PIAASI) et du Programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (PAJER-U). De même, alerter l’opinion publique sur le phénomène des migrations et ses conséquences sur les familles peut également contribuer à les éradiquer, ou tout au moins à les réduire.

 





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