Garga Haman Adji: Un exemple de rectitude morale pour la jeunesse camerounaise

Par Mathurin Petsoko - 20/03/2009

Le président de l’ADD est le tout premier ministre à avoir démissionné du gouvernement

 

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Garga Haman Adji, président de l'ADD
La préfecture de Yagoua a été, à la sortie du lycée de Garga Haman Adji, le premier poste d'affectation, où il prend service le 26 novembre 1961 en qualité d'adjoint administratif auxiliaire. En juillet 1962 à son retour de Garoua, où il venait de prendre part à un concours pour le recrutement des adjoints administratifs, il est affecté à la sous préfecture de Kar-Haye en qualité de chef de secrétariat du sous-préfet dudit arrondissement. C'était pour lui à la fois agréable, mais aussi, une redoutable responsabilité à son jeune âge, 19 ans seulement.

Le séjour à Kar-Haye a été pour cet homme originaire de l'Extrême Nord Cameroun (et plus précisément du département du Diamaré Garga), une occasion d'apprendre à élaborer le budget de la commune rurale dont le Maire n'était autre que le sous-préfet dudit arrondissement. Par la suite, son stage dans les services de la sûreté fédérale qui s'est étendue au commissariat spécial de Garoua lui a valu une affectation au commissariat spécial de Mokolo en qualité d'adjoint au commissaire spécial. Le séjour de Mokolo sera bref, car près de trois mois après, il s'envolera pour la France où il étudiera à l'ancienne Ecole Nationale de la France d'outre Mer. En janvier 1971, il quitte la sûreté nationale après un bref transit au ministère du Développement industriel et commercial pour se retrouver au ministère des Finances, puis à la Fonction publique.

 

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Garga Haman Adji, un homme de caractère et de conviction
Pour ses nombreuses prouesses à ces postes de responsabilité, on l'a surnommé le chasseur des baleines, une appellation sans complaisance qui témoigne de sa volonté pour l'assainissement de la fonction publique camerounaise. Traqueur des réseaux et des techniques de corruption, adepte invétéré du culte du travail bien fait, il se distingue tout au long de sa carrière par son esprit pétillant d'initiatives, son sens élevé de l'Etat et sa probité sans faille, toutes choses qui font de lui l'une des figures emblématiques de sa génération.

Homme public et du public, homme de caractère et de conviction, le ministre Garga Haman Adji s'illustrera au sein du gouvernement camerounais par ses positions responsables, ses décisions intrépides et sa lucidité visionnaire. Ses idées souvent en avance, jamais publiquement ni intelligemment combattues, ne sont parfois acceptées qu'avec retard. Ulcéré par les pesanteurs absurdes de l'administration, Garga Haman Adji a cru devoir tirer doublement la sonnette d'alarme, dans le but de secouer cet appareil d'Etat somnolant et statique en remettant au président de la République sa démission du gouvernement le 27 août 1992. C’est inédit! Un départ qui a créé un remous au sein de la classe politique camerounaise.
Actuellement président de l’Alliance pour la démocratie et le Développement (ADD), Garga Haman Adji est de race peule issu d'une famille polygame. Depuis environ 30 ans, il est polygame. Avec ses nombreuses épouses, il est détendu et comme il le dit lui-même, elles sont ses complices.


A savoir

  • 26 novembre 1961: Il est d'adjoint administratif auxiliaire
  • juillet 1962 : il est affecté à la sous préfecture de Kar-Haye en qualité de chef de secrétariat du sous-préfet dudit arrondissement
  • janvier 1971: Il quitte la sûreté nationale après un bref transit au ministère du Développement industriel et commercial pour se retrouver au ministère des Finances, puis à la Fonction publique
  • 27 août 1992: Il démissionne du gouvernement camerounais


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