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Atangana Nsoé: Un des jeunes loups de la présidentielle

Le regard franc et la verve bien sentie, voici le portrait de celui qui veut ĂŞtre prĂ©sident et rien d’autre

MalgrĂ© le fait qu’il se rĂ©clame chrĂ©tien, il n’affiche jamais son prĂ©nom biblique Simon Pierre. Il le dit, mon nom de marque c’est Atangana NsoĂ©. Ă€ 46 ans il a tout du citoyen ordinaire. A une exception près, il veut devenir le troisième prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun. Il s’y voit bien, Ă  telle enseigne, qu’il se fait dĂ©jĂ  appeler «PrĂ©sident». Jeune bachelier, il aimait dĂ©jĂ  la politique. C’est un fervent admirateur de feu le premier prĂ©sident du Cameroun Amadou Ahidjo. Pendant longtemps, il va essayer de s’inspirer de ce dernier, en termes de discours. En 1995, il fait son retour au pays natal et se lance dans la politique sans grand succès. Mais en 2006, il dĂ©cide de se consacrer exclusivement Ă  la chose politique au Cameroun.

Pour lui, tous les Camerounais peuvent servir l’Etat, son crĂ©do devient alors «un homme, un poste». Dans son programme de 48 points scindĂ© en quatre parties, le candidat Atangana NsoĂ©, souhaite offrir aux Camerounais, un pays plus juste, plus Ă©gal, plus prospère, et plus gĂ©nĂ©reux. Dans son programme d’action, l’on retrouve un assainissement de la justice camerounaise qui devrait permettre Ă  tous de se sentir Ă©gaux devant la loi. Une justice lavĂ©e de marchandages de tous ceux qui l’ont transformĂ©e en fonds de commerce. Sur le plan sportif, son programme explique qu’ il est temps que le Cameroun organise une Coupe d’Afrique des nations; que l’on crĂ©e des lycĂ©es sportifs pour les jeunes, alliant sport et Ă©tudes, dans chaque rĂ©gion du pays avec toutes les commoditĂ©s. Pour lui, le rĂ©gime du Renouveau a mis le sport de cĂ´tĂ©. Il dit penser Ă  la jeunesse qui est sans avenir, afin de lui redonner espoir en demain. C’est pourquoi, il propose une rĂ©elle gratuitĂ© de l’Ă©cole maternelle, en insistant sur des dĂ©tails comme celui de la cantine scolaire.

Il se prĂ©sente comme un candidat très sĂ©rieux, avec un programme «puissant», prĂŞt Ă  aller jusqu’au bout. A ceux qui pensent qu’il se prĂ©sente Ă  cette prĂ©sidentielle pour de l’argent, il rĂ©pond: le parti le plus avantagĂ©, c’est le RDPC. La loi sur le financement des partis politiques, qui destine la moitiĂ© de l’enveloppe au parti majoritaire Ă  l’AssemblĂ©e Nationale, est faite pour remplir les caisses de ce parti. Il s’inscrit en faux devant l’idĂ©e selon laquelle, c’est l’argent qui suscite une candidature pour diriger le pays. En parlant d’Elecam, l’homme qui dit avoir confiance en cette institution lui attribue d’emblĂ©e la note de 7 sur 10. Un organisme qu’il considère comme une bonne idĂ©e, qui travaille bien et prouve qu’il n’est pas une section du RDPC. En fait, dit-il c’est le RDPC qui dĂ©range dans Elecam. Il ne posera aucun recours Ă  la publication du rĂ©sultat dĂ©finitif de la prĂ©sidentielle du 09 octobre prochain, affirme-t-il. L’homme n’est pas modeste. Sa finalitĂ©, n’est pas d’ĂŞtre ministre, mais prĂ©sident. Toutefois il reste ouvert pour un apport intellectuel.

Tout un dĂ©fi pour cet Ă©conomiste de dĂ©veloppement qui se considère comme le meilleur adversaire du PrĂ©sident Biya. En effet, le fait d’ĂŞtre le frère du Commandant de la Garde prĂ©sidentielle, et d’ĂŞtre la dernière personne que l’on s’attendait Ă  voir en lice pour cette Ă©lection, est son principal atout. De ces concurrents, il a son idĂ©e. Selon lui, il ne sert Ă  rien de dire que le PrĂ©sident Biya est vieux et de le remplacer par quelqu’un qui a le mĂŞme âge que lui. Il dit non, Ă  un prĂ©sident qui a atteint un certain âge et il le dit fort, Fru Ndi, Muna, Dang Esther, ils ne me font pas peur, ils reprĂ©sentent le passĂ©. L’avenir, c’est avec des gens comme nous. Aux Camerounais, tout au long de sa campagne, il dira le changement s’impose aujourd’hui. Il est hors de question que les mĂŞmes restent Ă  des postes pendant des annĂ©es. Ce n’est pas normal que les mĂŞmes soient Ă  la mangeoire toute une vie.

De son parcours, l’on retient que ce dernier garçon d’une famille de 12 enfants, fait ses Ă©tudes primaires et secondaires Ă  Banyo dans la rĂ©gion de l’Adamaoua; oĂą il est certain d’avoir un grand nombre de militants. Sa bourse en poche, il entre Ă  l’universitĂ© d’OrlĂ©ans en France pour suivre des Ă©tudes d’informatique, mais son aversion des mathĂ©matiques, va le mener vers des Ă©tudes de Sciences Ă©conomiques. Pas de chance avec les maths. Parallèlement, pour s’offrir des repas «chics», il fait un job de baby-sitter. Son Deug en poche, direction l’Institut d’Ă©tudes des Relations Internationales de Paris, pour une spĂ©cialisation en commerce international. Comme Ă  l’Ă©poque c’Ă©tait un peu la mode, il dĂ©cide de partir Ă  la conquĂŞte d’un diplĂ´me de 3ème cycle Ă  l’universitĂ© de Paris IX Dauphine, en Gestion des entreprises. C’est cet homme Ă  la tĂŞte bien rempli, mais peu connu du grand public qui se porte aujourd’hui Ă  la destinĂ©e du Cameroun.


Le candidat Atangana Nsoé

Journalducameroun.com)/n

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