Politique › Institutionnel

Avancée dans le partenariat de défense Cameroun-France

Le parlement français va examiner un projet de loi pour valider les accords signés le 21 mai 2009 entre la France et le Cameroun sur le partenariat de défense

Le ministre des affaires Ă©trangères et europĂ©ennes et le ministre de la dĂ©fense ont prĂ©sentĂ© deux projets de loi autorisant l’approbation des accords instituant un partenariat de dĂ©fense entre la France et respectivement le Cameroun et le Togo. Les nouveaux accords de dĂ©fense entre la France et huit pays africains mettent l’accent sur la rĂ©alisation d’un système africain de sĂ©curitĂ© collective voulu par l’Union Africaine et encouragĂ© par l’Union EuropĂ©enne. D’une manière gĂ©nĂ©rale, les accords de dĂ©fense sont des Ă©crits de coopĂ©ration qui prĂ©voient des dispositifs de sensibilisation, de consultation et une Ă©ventuelle intervention en cas de menaces ou d’attaques contre l’Etat partenaire. L’annonce qui a Ă©tĂ© faite hier mercredi 10 mars Ă  Paris, pourra concerner prochainement la RĂ©publique Centrafricaine et la CĂ´te-d’Ivoire.

Des accords antérieurs
Historiquement, la France a toujours eu des accords de dĂ©fense avec un certain nombre de pays africains. Les textes existants prĂ©voient l’intervention Ă©ventuelle des forces armĂ©es françaises en cas de menace grave ou d’agression, et pouvant contenir des clauses relatives Ă  la possibilitĂ© d’intervention en vue du maintien de l’ordre intĂ©rieur. Avec le Cameroun concrètement, il s’agit d’abroger l’Accord spĂ©cial de dĂ©fense entre le Gouvernement de la RĂ©publique française et le Gouvernement de la RĂ©publique unie du Cameroun, signĂ© Ă  YaoundĂ© le 21 fĂ©vrier 1974 dont le secret est restĂ© bien gardĂ©.

Les rĂ©cents accords dit de «nouvelle gĂ©nĂ©ration» disposent, en ce qui concerne le Cameroun, qu’il n’est plus question d’intervention militaire Ă  l’intĂ©rieur du pays. Le texte se contente d’envisager le partage d’informations, l’organisation d’exercices militaires communs, et le soutien aux organismes de formation. Le tout dans une optique de renforcement des capacitĂ©s africaines de maintien de la paix La France entend ainsi sortir d’une relation paternaliste pour entrer dans un partenariat stratĂ©gique. Pour rappel, la rĂ©vision des accords de dĂ©fense liant la France Ă  certaines de ses ex-colonies est l’un des leitmotiv de la nouvelle politique africaine de la France, dĂ©taillĂ©e en fĂ©vrier 2008 au Cap par le prĂ©sident Nicolas Sarkozy.


Nicolas Sarkozy et Paul Biya

L. Blevennec / Service photo Elysée)/n

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