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Cameroun, au-delĂ  de l’opĂ©ration «épervier», la putrĂ©faction d’une dictature

Par Dieudonne Essomba, Ingénieur Principal de la Statistique

FĂŞtes permanentes, distributions Ă  ciel ouvert de l’argent liquide, contributions pour des meetings gĂ©ants, messes d’action de grâce pour remercier Paul Biya et lui souhaiter longue vie, combats Ă©puisants pour maintenir un leadership hĂ©gĂ©monique, tout cela a fini par reprĂ©senter des montants faramineux… qu’il fallait bien prendre quelque part. D’oĂą le dĂ©veloppement d’une corruption structurelle.

Lorsque les premières accusations de corruption gĂ©nĂ©ralisĂ©e furent portĂ©es contre son rĂ©gime, le PrĂ©sident Biya demanda des preuves. Cette rĂ©ponse lapidaire apparut Ă  un grand nombre de personnes comme une caution de ces pratiques, mais les mauvais classements rĂ©currents du Cameroun dans l’indice du NDI, la pression des bailleurs de fonds et les prĂ©tentions politiques des Ă©lites Ă  le remplacer avant terme le conduiront Ă  rĂ©agir. Une action graduelle se mit en place: d’abord des actions de sensibilisation, puis des mises en garde, des amĂ©liorations des procĂ©dures visant Ă  rĂ©duire la porositĂ© du système financier et enfin, des arrestations de hautes personnalitĂ©s.

La satisfaction d’abord enthousiaste, puis de plus en plus mesurĂ©e qui accompagne cette initiative traduit le ras-le-bol d’une population qui a tant souffert de l’indiffĂ©rence, l’arrogance et les cupiditĂ©s d’une Ă©lite qui a perdu le sens des rĂ©alitĂ©s. Mais en mĂŞme temps, l’opĂ©ration a commencĂ© Ă  susciter des interrogations sur son apport rĂ©el dans la gouvernance du Cameroun. Alors qu’il apparait très douteux qu’elle ait rĂ©duit les dĂ©tournements de fonds, on est au moins sĂ»r qu’elle entretient une ambiance de terreur qui inhibe plutĂ´t l’action des responsables, tout en donnant du Cameroun une image totalement putride.

Mais la question de fond demeure: comment le Cameroun dont le système politique est très stable et fortement structurĂ© en est-il arrivĂ© Ă  ces pires formes de dĂ©prĂ©dation qu’on ne voit que dans de rĂ©gimes dĂ©litĂ©s et incontrĂ´lables ? La rĂ©ponse Ă  cette question est dĂ©terminante pour envisager de manière pertinente une solution dĂ©finitive Ă  la corruption.

Pour en saisir la cause première, il faut remonter au lendemain du coup d’Etat de 1984: le PrĂ©sident Biya accède au pouvoir en hĂ©ritant d’un puissant parti unique qui contrĂ´le tous les compartiments de la population camerounaise.

Les responsables de l’UNC Ă©taient des politiciens professionnels, choisis avec soin par les instances dirigeantes et qui disposaient d’une Ă©thique fondĂ©e sur la sobriĂ©tĂ© dans la manière d’ĂŞtre, dans l’expression et dans la dĂ©pense. Le Parti Unique dĂ©testait particulièrement les frimeurs, les bavards et les opportunistes. Mais parce que l’ancien prĂ©fĂ©rait les qualitĂ©s humaines au bagage intellectuel, l’Ă©lite diplĂ´mĂ©e assimilait ce personnel politique Ă  des usurpateurs qui dĂ©tenaient abusivement l’autoritĂ© qui leur revenait de droit. Le coup d’État leur fournira l’occasion de prendre leur revanche : devant les Ă©vĂ©nements, l’UNC se disqualifiera par ses atermoiements et son Ă©cartèlement entre la fidĂ©litĂ© au nouveau PrĂ©sident et la fidĂ©litĂ© Ă  l’ancien. Le salut du rĂ©gime viendra de l’administration, notamment de ses corps armĂ©s, qui reconnaĂ®tra Biya comme le sien contre Ahidjo dont elle ne voulait plus.

L’Ă©limination de l’UNC laissait le champ libre Ă  cette Ă©lite intellectuelle qui s’empressa de s’emparer des missions d’encadrement de la population initialement assignĂ©es au parti unique. Ce faisant, le contrĂ´le politique passait des mains de professionnels triĂ©s sur le volet pour tomber dans les mains des amateurs qui n’avaient ni le charisme des anciens politiciens, ni l’Ă©thique et qui de ce fait ne pouvait contrĂ´ler les populations par des moyens purement politiques.

Cette Ă©lite allait donc pallier Ă  cette insuffisance en fabriquant un nouveau type de fidĂ©litĂ© fondĂ© sur les cadeaux et l’affectivitĂ© tribale. Évidemment cette dĂ©marche altĂ©rait le discours politique de naguère qui mettait l’accent sur l’unitĂ© nationale et d’importantes limitations Ă  se prĂ©senter comme le reprĂ©sentant d’une communautĂ© dans le champ public. Certes, les choix des hauts responsables respectaient, peut-ĂŞtre avec plus de rigueur encore qu’aujourd’hui, les Ă©quilibres rĂ©gionaux. Pour autant le rĂ©gime rĂ©prouvait toute connivence entre un ministre et sa communautĂ© et personne ne rassemblait sa tribu pour remercier le chef de l’État de sa nomination.

Ă€ contrario, la nouvelle Ă©lite politique se prĂ©sentera ouvertement comme des reprĂ©sentants de leurs communautĂ©s dans le champ commun, ce qui Ă©tait d’autant plus facile que la pratique elle-mĂŞme l’avait posĂ© comme telle et que l’appel aux sentiments Ă©taient un moyen plus rapide et plus efficace que la spĂ©culative rhĂ©torique sur l’unitĂ© nationale. Au lendemain du coup d’Etat, cette logique n’avait pas paru très dangereuse, mais elle allait se dĂ©velopper, et le contrĂ´le politique initial menĂ© par l’UNC bascula progressivement dans le contrĂ´le ethnique des Ă©lites administratives. La crĂ©ation du RDPC ne modifiera pas la donne, le parti se retrouvant rapidement instrumentalisĂ© et confinĂ© au rang d’appendice de cette nouvelle administration politisĂ©e.

C’est dans ce cadre que se situe le dĂ©but de la corruption gĂ©nĂ©ralisĂ©e au Cameroun: la nomination d’un haut responsable apparaissait ouvertement comme une rĂ©tribution Ă  sa communautĂ© et un gage de fidĂ©litĂ© de cette communautĂ© Ă  la personne du chef de l’Etat. En contrepartie, l’Ă©lite devait entretenir cette fidĂ©litĂ© Ă  travers des cadeaux, lesquelles prenaient soit les traits de festivitĂ©s rĂ©currentes marquĂ©es par la distribution des b ufs et de sacs de riz, soit de somptueuses manifestations politiques dont le thème Ă©tait de chanter des hosannas au chef de l’État et qui finissaient toujours dans de fastueuses ripailles. SimultanĂ©ment, chaque Ă©lite dĂ©veloppait des tendances hĂ©gĂ©moniques dans sa communautĂ© qu’elle tentait de transformer en principautĂ© tribale, en manifestant notamment une violente hostilitĂ© Ă  l’Ă©mergence de tout autre leadership.

Or tout cela coĂ»tait très cher: ces fĂŞtes permanentes, ces distributions Ă  ciel ouvert de l’argent liquide, ces contributions pour des meetings gĂ©ants, ces messes d’action de grâce pour remercier le chef de l’Etat et lui souhaiter longue vie, ces combats Ă©puisants pour maintenir un leadership hĂ©gĂ©monique, tout cela finit par reprĂ©senter des montants faramineux… qu’il fallait bien prendre quelque part. D’oĂą le dĂ©veloppement d’une ingĂ©nierie mafieuse oĂą l’on rencontre des marchĂ©s surĂ©valuĂ©s, des missions fictives, etc. C’est donc Ă  tort que les Camerounais attendent des personnes accusĂ©es qu’elles remboursent les Milliards de FCFA dĂ©pensĂ©s, comme si elles les avaient cachĂ©s quelque part. En fait, cet argent a servi Ă  organiser les agapes et ils n’ont plus rien.

La discontinuitĂ© crĂ©Ă©e par le coup d’État et le remplacement brutal d’une Ă©lite politique professionnelle, charismatique et enrĂ©gimentĂ©e par une Ă©lite administrative disparate, arrogante, dispersĂ©e et cupide a crĂ©Ă© le substrat sur lequel a pu prospĂ©rer une corruption d’un type tout Ă  fait nouveau. Mais la situation s’est amplifiĂ©e de trois autres causes.

– La première est la crise Ă©conomique qui, en assĂ©chant les capacitĂ©s du pays, a dĂ©veloppĂ© des comportements darwiniens qui se traduisent par des tentatives rĂ©pĂ©tĂ©es d’agresser le système : dĂ©sir d’amĂ©liorer son modique salaire par le rançonnement des usagers, tentatives d’acheter des emplois Ă  ses enfants, etc.

– La seconde cause est Ă  relier Ă  l’expulsion de l’État du secteur productif imposĂ©e par la thĂ©rapie du FMI et de la Banque Mondiale. Autrefois, l’action de l’État intĂ©grait toute une chaĂ®ne d’activitĂ©s qui allait de la conception des programmes de dĂ©veloppement jusqu’Ă  leur rĂ©alisation effective. Par exemple, le Ministre de l’Ă©levage devait, non seulement concevoir la politique du secteur, mais s’assurer que la production suivait et c’est sur ces rĂ©sultats palpables qu’il Ă©tait jugĂ©.

Mais depuis que l’État a Ă©tĂ© chassĂ© des activitĂ©s de production, son budget s’est retrouvĂ© affectĂ© presque uniquement Ă  des opĂ©rations bureaucratiques dites de «rĂ©gulation». La consĂ©quence a Ă©tĂ© le confinement de l’État Ă  la paperasse et l’affectation de deux tiers de son volume aux rĂ©unions, manifestations festives, sĂ©minaires, colloques et autres missions de «renforcement des capacitĂ©s». Évidemment, une telle ambiance ne pouvait qu’aggraver la porositĂ© d’un système dĂ©jĂ  dĂ©faillant et susciter des dĂ©tournements massifs, diffus et ubiquitaires de l’ensemble de la haute administration publique, gĂ©nĂ©rant une corruption sans visage et pratiquement impossible Ă  combattre.


– La troisième cause est liĂ©e au blocage structural de notre Ă©conomie et au faible contenu en devises de notre budget. En effet, le commerce international n’est qu’une forme sophistiquĂ©e de troc et on ne peut acheter Ă  l’Ă©tranger qu’en proportion de ce qu’on y a vendu, les revenus issus des produits et services locaux ne pouvant ĂŞtre convertis en devises. Or les autoritĂ©s ne tiennent pas compte de cette rĂ©alitĂ© lorsqu’elles votent le budget: alors que les recettes sont prĂ©levĂ©es sur le pouvoir d’achat intĂ©rieur, les dĂ©penses manifestent une consommation exagĂ©rĂ©e de devises, autrement dit, une tentative de convertir un pouvoir d’achat local en un pouvoir d’achat extĂ©rieur. Comme cette mutation est impossible, on se retrouve soit avec d’importantes sommes oiseuses d’un argent inutile, Ă  cĂ´tĂ© des investissements irrĂ©alisables. Soit on tente de forcer la rĂ©alisation de ces investissements, mais comme ce pouvoir d’achat local n’a aucune valeur Ă  l’extĂ©rieur, un tel forcing pousse Ă  un nouvel endettement. Soit enfin, on dilapide ces sommes oiseuses dans les activitĂ©s qu’on peut rĂ©aliser sans faire appel aux importations massives (sĂ©minaires, pose de la première pierre, construction des clĂ´tures, dĂ©tournements, etc.). C’est ce dernier cas qui alimente les dĂ©tournements de fonds.

On peut se demander pourquoi le phĂ©nomène paraĂ®t confinĂ© au Cameroun et qu’on ne le note avec la mĂŞme intensitĂ© dans des pays comme le SĂ©nĂ©gal ou la CĂ´te d’Ivoire. La raison se trouve dans un dĂ©sĂ©quilibre plus profond entre la demande en devises et l’offre que partout ailleurs.

L’excessive concentration des avantages entre les mains des responsables entraĂ®ne un Ă©cart de revenus rĂ©els qui gĂ©nère une forte pression Ă  l’importation de produits de luxe. L’absence de toute politique de gestion du patrimoine mobilier de l’Etat entretient un dilettantisme gĂ©nĂ©ralisĂ© dans la gestion des biens publics: ainsi, la nomination d’un responsable entraĂ®ne le remplacement des Ă©quipements qu’utilisait son prĂ©dĂ©cesseur sans qu’on recycle les anciens Ă©quipements. Personne ne sait le destin de tel ordinateur achetĂ© pour un responsable, ni la durĂ©e avec laquelle il peut l’utiliser avant de rĂ©clamer un nouveau. Ă€ cela s’ajoute la pagaille entretenue par les commissions parasitaires qui gravitent autour des grands projets, les missions Ă  l’Ă©tranger, les somptueuses limousines offerts aux responsables, sans compter le mode de vie extravagant des prestataires des marchĂ©s publics. Ces comportements très dispendieux en devises et qu’on ne retrouve guère dans les autres pays exaspèrent la demande en devises au Cameroun, ne laissant plus qu’une portion congrue aux dĂ©penses utiles pour l’investissement.

De manière claire, il apparaît que la corruption au Cameroun a été créée par un réseau de facteurs qui se sont renforcés mutuellement.

Dans ces conditions on ne voit pas très bien comment la rĂ©pression pourrait apporter la moindre amĂ©lioration dans la situation. En rĂ©alitĂ©, il faut plutĂ´t la percevoir comme le symptĂ´me d’une constellation de maladies fondamentales qui l’ont crĂ©Ă©e et qui la maintiendront en l’Ă©tat, tant qu’une rĂ©forme de tout le système de gouvernance ne sera pas engagĂ©e. Et parce qu’elle est un symptĂ´me, elle ne saurait guère expliquer le verrouillage Ă©conomique du Cameroun. De fait, les dĂ©tournements sont des vols, c’est-Ă -dire des faits microĂ©conomiques et judiciaires et de ce fait, ils doivent ĂŞtre punis comme tel. Mais au niveau macroĂ©conomique, ils se rĂ©duisent Ă  un simple transfert d’un patrimoine vers un autre patrimoine. Le problème porte alors non plus sur le dĂ©tournement en lui-mĂŞme, mais sur l’utilisation qui en est faite: s’il est rĂ©investi Ă  l’intĂ©rieur du pays, la seule consĂ©quence sera une extrĂŞme concentration du patrimoine productif entre quelques mains mais au moins on aura des usines.

Le problème au Cameroun n’est pas dans le caractère massif des dĂ©tournements, mais dans l’incapacitĂ© du système productif Ă  fructifier l’argent, qu’il soit honnĂŞtement acquis ou non. Cette position peut paraĂ®tre scandaleuse et elle l’est effectivement pour la morale et la loi, mais un Ă©conomiste n’est ni un prĂŞtre ni un juge. Et c’est ici le lieu de dĂ©noncer une fois de plus les doctrinaires de la bonne gouvernance reprĂ©sentĂ©s par les ONG occidentales et leurs antennes locales. Ă€ en croire leur discours, les colons auraient laissĂ© un Cameroun dĂ©veloppĂ© que les Ă©lites camerounaises ont dĂ©truit et transformĂ© en pays pauvre. Mais tout le monde sait qu’après 5 siècles de prĂ©sence, les EuropĂ©ens n’ont rien fait dans notre pays: les immeubles actuels, les routes bitumĂ©es, la partie la plus longue de notre chemin de fer, les aĂ©roports, les entreprises, les Ă©coles, les universitĂ©s ne sont pas des legs de la colonisation que la mauvaise gouvernance camerounaise aurait dĂ©gradĂ©s, mais le produit de 50 ans de travail de Camerounais sous Ahidjo et Biya. C’est cela aussi la vĂ©ritĂ© historique.

Ce que les Africains ont peine Ă  comprendre dans le discours de la gouvernance, c’est l’injure raciste que ce concept vĂ©hicule. L’Afrique reste le seul peuple sur la terre oĂą tous les pays sont sous-dĂ©veloppĂ©s. Mais un peuple qui ne produit que des Ă©lites incapables et corrompues peut-il ĂŞtre normal? Après avoir cherchĂ© Ă  se dĂ©barrasser de sa lancinante culpabilitĂ© sur notre situation, l’Occident a subrepticement inculquĂ© dans nos tĂŞtes que la colonisation a plutĂ´t Ă©tĂ© une bonne chose, que le mal est en nous-mĂŞmes, qu’un peuple ayant gĂ©nĂ©rĂ© des centaines de PrĂ©sidents incapables et des milliers de Ministres, tous dans des conditions aussi diverses ne pouvait ĂŞtre que mauvais. L’Europe, enfin dĂ©barrassĂ©e du poids de sa lancinante culpabilitĂ©, pouvait enfin respirer un bol immense d’air frais, satisfaite d’avoir rĂ©ussi la plus grosse imposture de tous les temps!

La situation de notre pays n’est pas liĂ©e Ă  notre mauvaise gouvernance qui n’est qu’un facteur aggravant, mais Ă  des facteurs extĂ©rieurs liĂ©s Ă  notre mauvaise insertion dans l’Ă©conomie internationale. Les emprisonnements n’y feront absolument rien et l’Ă©radication de la corruption demande l’Ă©limination des causes qui l’ont gĂ©nĂ©rĂ©e.

– Pour cela, la première mesure consiste Ă  identifier clairement les postes politiques Ă  rĂ©server de manière exclusive aux politiciens de mĂ©tier, afin d’empĂŞcher les fonctionnaires nommĂ©s d’utiliser les ressources publiques pour se fabriquer artificiellement un profil de politicien.

– La seconde mesure consiste Ă  restaurer les plans quinquennaux, seul instrument de bonne gouvernance dans un pays sous-dĂ©veloppĂ©. En programmant les projets dans le temps et dans l’espace, le Plan exprime de manière harmonieuse et cohĂ©rente la prise en compte des prĂ©occupations des uns et des autres et rassure chaque segment que la CommunautĂ© Nationale prĂ©serve ses intĂ©rĂŞts et que les pouvoirs publics s’engagent Ă  les respecter. Il fournit Ă  la Nation un instrument radical et objectif d’Ă©valuation de l’action publique, par simple comparaison entre les rĂ©alisations et les prĂ©visions. Il Ă©vite les permanentes discontinuitĂ©s dues aux changements de rĂ©gimes, dĂ©mocratiques ou non et aux modifications de l’organigramme gouvernemental qui s’accompagnent d’une redĂ©finition des missions, sans que la connexion avec les opĂ©rations dĂ©jĂ  engagĂ©es soit clairement Ă©tablie. Il introduit enfin des critères clairs d’Ă©valuation des rĂ©sultats ce qui oblige les gestionnaires Ă  chercher des collaborations compĂ©tentes et non des rĂ©seaux d’allĂ©geance.

– Évidemment tout cela passe par l’instauration de la Monnaie Binaire, mĂ©canisme le plus efficace pour restaurer le biotope dĂ©truit, ainsi que d’autres mesures telles qu’une meilleure gestion du patrimoine mobilier de l’État.


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