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Cameroun: ce vendredi, les journaux abordent des sujets qui fâchent

L’indĂ©pendance des peuples anglophones, l’inquiĂ©tude sur l’organisation de la Can fĂ©minine Et la suspension des lignes tĂ©lĂ©phoniques Ă  des entreprises publiques occupent les colonnes de la presse

Les journaux camerounais parus vendredi, 30 septembre 2016, arborent des titres se rapportant à des sujets politiques, économiques et sociaux qui fâchent.

En couverture du quotidien The Guardian Post, c’est la veillĂ©e d’armes pour la Southern Cameroon National Congress (SCNC), un mouvement sĂ©cessionniste des rĂ©gions anglophones du pays qui, tous les 1er octobre, manifeste pour exiger l’indĂ©pendance de cette partie du pays anciennement colonisĂ©e par la Grande-Bretagne.

Selon cette publication, plusieurs groupes de pression anglophones sont ainsi prĂ©parĂ©s pour la confrontation avec les forces de maintien de l’ordre, au moment oĂą des avocats anglophones annoncent une mise en scène publique dans les rues de la mĂ©tropole Ă©conomique, Douala.

De mĂŞme, ajoute The Guardian Post, le SCNC est bien dĂ©cidĂ© Ă  faire une dĂ©monstration de force samedi dans les principales villes stratĂ©giques des rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest que sont Bamenda, Buea, Kumba, Kumbo ou encore Mamfe, oĂą le drapeau de l’indĂ©pendance du peuple anglophone sera hissĂ©.

La mĂŞme tension transparaĂ®t sur quatre colonnes en une du Quotidien de l’Economie, qui ne cache pas ses inquiĂ©tudes sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) dames, prĂ©vue du 19 novembre au 3 dĂ©cembre prochain, au lendemain d’une rĂ©union du ComitĂ© national de prĂ©paration.

A 50 jours du coup d’envoi de la compĂ©tition : dans tous les compartiments, rien n’est prĂŞt, des retards et des contingences laissent planer le doute sur le respect des dĂ©lais.

Il est constant, au regard des comptes rendus effectuĂ©s par les ministres concernĂ©s par la prĂ©paration de la CAN 2016 que les dĂ©passements budgĂ©taires sont la règle, l’ensemble desdits dĂ©passements budgĂ©taires Ă©tant estimĂ© par le journal Ă  près de 10 milliards FCFA.

Un autre sujet Ă  polĂ©mique et qui s’affiche en couverture de l’hebdomadaire l’Epervier Plus : la suspension des lignes tĂ©lĂ©phoniques Ă  des entreprises publiques par la Cameroon Telecommunications (Camtel), suite Ă  de nombreux et importants impayĂ©s.


Le Premier ministre, Phielmon Yang, a «abattu en plein vol» le directeur de la sociĂ©tĂ© d’Etat, David Nkoto Emane, qui semble ainsi avoir signĂ© son arrĂŞt de mort parce que sommĂ© de rapporter son opĂ©ration de recouvrement forcĂ© des crĂ©ances.

C’est «la tragĂ©die de CAMTEL», souffle Mutations qui, en ch ur avec The Guardian Post a du mal Ă  comprendre que c’est le chef du gouvernement en personne qui encourage les mauvais payeurs alors que l’opĂ©rateur public doit, entre autres, utiliser les fonds recouvrĂ©s pour renouveler son outil de production en prĂ©lude Ă  la CAN dames.

Dans cette ambiance morne, il n’y a que le quotidien Ă  capitaux publics qui, avec son titre : «TIC Ă  l’universitĂ© : utilisation optimale», tente de chasser le cafard.

Se fondant en effet sur les recommandations de Philemon Yang aux ministres concernĂ©s, la veille en Conseil de cabinet, le journal indique que les technologies de l’information et de la communication, avec le don prĂ©sidentiel annoncĂ© de 500.000 aux Ă©tudiants, est de nature Ă  vulgariser l’accès Ă  la recherche et Ă  la sociĂ©tĂ© du numĂ©rique.

Cet enthousiasme est toutefois douchĂ© par son confrère Emergence, qui prĂ©cise que les appareils promis aux jeunes des universitĂ©s ne peuvent leur parvenir avant fĂ©vrier, voire mars prochains et ce alors que l’annĂ©e acadĂ©mique vient de dĂ©buter.


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