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Cameroun: la classe politique contre l’appel au boycott du 20 mai

Par la voie de leurs responsables de la communication, le RDPC, l’UDC et le MRC ont indiqué continuer à se préparer de manière intensive pour le défilé ponctuant, chaque année, la Fête nationale de l’Unité du pays.

Le contenu de la circulaire du leader du Social democratic front (SDF),  décriant «l’inertie» et «l’incapacité» du chef de l’Etat à trouver des solutions au problème des anglophones,  vient de se heurter au refus de cadres de certains partis politiques qui n’entendent pas respecter l’appel au boycott de la fête de l’Unité nationale. C’est le cas du Pr Jacques Fame Ndongo du Rassemblement democratic dupauple camerounais (RDPC). Si ce dernier reconnait le droit du SDF à exprimer ses opinions, il indique de manière appuyée que la fête du 20 mai n’est pas l’apanage d’un seul parti.

«Je ne sais pas qu’un  appel au boycott de la Fête nationale (qui n’est pas la fête d’un régime politique ou du parti au pouvoir) soit une prouesse politique à mettre à l’actif d’un parti, quel qu’il soit. Il suffit de relire l’histoire des nations ou des institutions politiques pour constater qu’il ne s’agit guère là d’un fait glorieux, dans la mesure où la fête nationale appartient à tous les citoyens. Qui plus est, elle a trait à un évènement majeur de la vie de notre nation (le référendum du 20 mai 1972 ayant consacré l’avènement historique de l’Etat unitaire)», soutient le secrétaire à la communication dudit parti cité dans la presse publique ce mercredi, 10 mai.

En tout cas, précise-t-il, les militants du RDPC défileront avec «enthousiasme» le 20 mai prochain, «Sans préjudice des mots d’ordre de telle ou telle formation».

Dans certains partis d’opposition, la pensée est presque similaire. «Nous prendrons part au défilé du 20 mai sur toute l’étendue du territoire national. Nous nous organisons pour une participation réussie de notre parti. Nous sommes au courant que le SDF appelle au boycott, mais cette posture n’est pas la nôtre. Ils sont libres de prendre cette décision. Mais nous, nous sommes dans une logique de participation active et cohérente à la vie politique de notre pays. Nous critiquons, nous proposons, mais n’appelons pas au boycott», déclare le porte-parole du MRC, Sosthène Médard Lipot.


«Nous à l’UDC, sans nier qu’il existe des problèmes  dans le Nord-OPuest et le Sud-Ouest, nous pensons que la Fête de l’unité est le moment de resserrer les liens entre les Camerounais. D’ailleurs, les préparatifs se poursuivent et les dispositions administratives sont en train d’être prises pour un défilé remarquable de nos militants», souligne le secrétaire à la communication de l’UDC, Mangbet Ahidjo.

 

 

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