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Cameroun – France: Lettre Ă  M. Claude Bartolone, prĂ©sident de l’assemblĂ©e nationale française

Par Brice Nitcheu, Président du CODE

Monsieur le Président,

Nous avons le regret de porter Ă  votre connaissance, au cas oĂą vous l’ignoriez, l’arrestation, la condamnation et l’emprisonnement du militant nationaliste Camerounais, AndrĂ© Blaise Essama, qui croupit pour la deuxième fois en un an dans les cellules infestes de la prison centrale de New Bell a Douala.

Le Parquet de cette ville, instrumentalisĂ© par le rĂ©gime de Monsieur Paul Biya que la France soutient depuis son arrivĂ©e au pouvoir, lui reproche d’avoir dĂ©montĂ© et dĂ©truit la statue du General Leclerc qui Ă©tait Ă©rigĂ©e sur la place centrale du centre administratif de la ville a Bonanjo, et dont le regard arrogant hantait les lieux depuis plus d’un demi-siècle, et rappelait a la conscience nationale camerounaise les massacres et le gĂ©nocide perpĂ©trĂ©s par l’armĂ©e française au tournant des annĂ©es d’indĂ©pendance.

Monsieur le Président,
Si le rĂ©gime de Monsieur Paul Biya, (sans doute pour plaire Ă  la France) considère l’action de dĂ©mantèlement de la statue du General Leclerc comme un dĂ©lit de lèse-majestĂ©, pour l’ensemble du Peuple Camerounais, c’est un acte de bravoure et d’audace et Ă  ce titre, AndrĂ© Blaise Essama est un hĂ©ros national, et les hĂ©ros n’ont pas leurs places dans les prisons.

Le militant nationaliste AndrĂ© Blaise Essama, en dĂ©mantelant fort opportunĂ©ment la statue du General Leclerc, a fait ce que les Français auraient fait si votre gouvernement faisait Ă©riger une statue d’Hitler en France. Il exprimĂ© avec audace le sentiment de frustration enfoui en nous. Il s’est rĂ©voltĂ© contre un une injustice historique. Il a criĂ© notre colère. Il a rĂ©tabli en nous notre fiertĂ© nationale.

Nous vous exhortons par consĂ©quent, Monsieur le PrĂ©sident, d’utiliser l’influence que la France a sur le gouvernement Camerounais pour demander la libĂ©ration immĂ©diate de notre camarade, et l’abandon des charges retenues contre lui.


Le CODE envisage de manifester Ă  l’assemblĂ©e nationale Ă  Paris, et d’y dĂ©poser une statue d’Adolf Hitler au cas la libĂ©ration de AndrĂ© Blaise Essama n’Ă©tait pas obtenue

Veuillez croire Monsieur le PrĂ©sident, en l’expression de notre haute considĂ©ration

Brice Nitcheu, Président du CODE

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