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Cameroun: réseaux sociaux et la crise anglophone dans les journaux ce lundi

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Les journaux ont focalisé leurs gros titres sur la croisade gouvernementale contre les dérives sur les réseaux sociaux et sur la crise socio-politique dans les régions anglophones

«RĂ©seaux sociaux : le gouvernement (re)brandit le bâton» est la manchette consacrĂ©e au sujet par le quotidien Ă  capitaux privĂ©s Mutations, Ă  la suite d’une campagne de sensibilisation lancĂ©e jeudi dernier autour de ces plate-formes virtuelles.

A cette, qui s’inquiète des risques de restriction des libertĂ©s la ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications, Minette Libom Li Likeng, rĂ©torque qu’«il est question de promouvoir l’utilisation des rĂ©seaux sociaux, mais d’une façon responsable».

Cette mise en garde, confirme le bihebdomadaire Repères, intervient effectivement au moment oĂą les pouvoirs publics, Ă  travers diverses initiatives et discours, s’emploient Ă  pointer du doigt cette forme de communication, considĂ©rĂ©e comme un vecteur de risques divers sur la paix sociale.

«DĂ©rives sur les rĂ©seaux sociaux : pour ou contre les sanctions?» ose le quotidien Ă  capitaux publics Cameroon Tribune : si nul ne doute de l’utilitĂ© de ces outils de communication moderne, la multiplication des dĂ©rapages pose problème.

Et d’appeler les autoritĂ©s Ă  appliquer les dispositions rĂ©pressives de la loi de dĂ©cembre 2010 relative Ă  la cybersĂ©curitĂ© et la cybercriminalitĂ© au Cameroun, une dĂ©marche qui sans doute permettra de faire reculer ce phĂ©nomène.

Le mĂŞme journal, Ă  propos de l’enlisement des pourparlers engagĂ©s par le gouvernement Ă  l’endroit des activistes anglophones, rapporte, Ă  l’issue des Ă©changes de la fin de la semaine dernière Ă  Bamenda (Nord-Ouest), que de nouvelles prĂ©occupations se sont ajoutĂ©es aux 11 points de divergences dĂ©posĂ©s sur la table par les leaders anglophones.


«Comment expliquer, s’emporte le bihebdomadaire La MĂ©tĂ©o, que la RĂ©publique en soit autant malmenĂ©e par des syndicats d’enseignants grĂ©vistes ! Un coup, ils exigent la libĂ©ration des manifestants pourtant en faute avec la loi. Un coup, ils posent sur la table la question du retour au fĂ©dĂ©ralisme. Chose Ă©trange, le gouvernement semble incapable Ă  mettre le holĂ  Ă  ce bal de revendications posĂ©es au mauvais endroit. Qui trouve intĂ©rĂŞt Ă  ce que la crise dite anglophone s’installe dans la durĂ©e?»

Et de constater qu’au fur et Ă  mesure que les pouvoirs publics apportent des solutions aux problèmes posĂ©s, leurs interlocuteurs ne cessent de monter les enchères et enlisent les discussions, point qu’ils en sont aujourd’hui Ă  exiger rien moins qu’un dĂ©bat sur le fĂ©dĂ©ralisme, comme prĂ©alable Ă  toute levĂ©e du mot d’ordre de grève qui paralyse en ce moment la rentrĂ©e scolaire dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest.

Les grévistes exigent la rotation à la présidence de la République, confirme Repères : une nouvelle pétition qui sort du cadre des négociations engagées depuis plusieurs semaines par les pouvoirs publics.

Cette surenchère constitue «une aberration, dans un système démocratique où les libertés civiles et politiques sont garanties par la Constitution et dans lequel tout citoyen camerounais a le droit de briguer un poste présidentiel, à condition de remplir les conditions prévues par la réglementation en vigueur».

C’est dĂ©sormais d’un «dialogue de sourds» qu’il s’agit, renchĂ©rit Mutations : de 11 points inscrits Ă  l’ordre du jour, on en est aujourd’hui Ă  18, le rĂ©fĂ©rendum sur le fĂ©dĂ©ralisme Ă©tant le dernier invitĂ© en la matière.

Et de s’exclamer : «Comment peut-on avancer dans une nĂ©gociation quand l’interlocuteur a des revendications contenues dans un tiroir ? N’est-ce pas lĂ  une sorte d’espièglerie visant Ă  bloquer les dĂ©bats?»

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