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COP22: le secteur privé en ordre de bataille

Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM, jeudi 08 septembre 2016, à Rabat © Journalducameroun.com

Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, assure que son secteur sera partie prenante des négociations au rendez-vous de Marrakech

Au Maroc, la confĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale des entreprises reprĂ©sente 55% du PIB. Compte 83 000 membres avec une paritĂ© de 50/50 (hommes/femmes). Huit sièges au SĂ©nat Ă©lus. C’est dire que l’institution, prĂ©sente dans l’ensemble des 12 rĂ©gions du royaume, est bien outillĂ©e pour reprĂ©senter le secteur privĂ© dans la prise des dĂ©cisions Ă  la COP22 de Marrakech.

« Notre feuille de route contient une dĂ©claration avec 50 autres organisations professionnelles qui sera rendue en novembre prochain », a indiquĂ© la prĂ©sidente de la ConfĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah-Chaqroun, lors d’une rencontre avec la presse africaine mercredi, 08 septembre 2016.

Pour celle qui porte la voie du partenariat public-privĂ© Ă  cette COP, il est important d’Ă©laborer un programme de responsabilitĂ© sociale d’entreprises dans lequel l’environnement doit ĂŞtre impliquĂ© et classĂ© parmi les prioritĂ©s. Entre autres initiatives annoncĂ©es, deux grandes coalitions uniques dont fait partie la gestion des dĂ©chets. « Nous avons aussi une initiative marocaine pour le traitement de l’eau qui sera lancĂ©e pendant la COP22 », a prĂ©cisĂ© la femme d’affaires.

En termes de dialogues attendus, « nous allons avoir l’agriculture et l’adaptation ». Selon la prĂ©sidente du CGEM, l’assurance changement climatique, qui consiste Ă  ĂŞtre proactif en termes de gestion des risques, sera Ă©galement Ă  l’ordre du jour dans quelques semaines.


Investissements du secteur privé

Le secteur privĂ© marocain a dĂ©veloppĂ© un savoir-faire en termes d’infrastructures, d’agriculture, d’Ă©nergie, d’eau. 85% des investissements, c’est la part du secteur privĂ© marocain en Afrique (particulièrement en Afrique subsaharienne oĂą son investissement s’Ă©lève Ă  2 millions de dollars). « Il faut crĂ©er des valeurs ajoutĂ©es et Ă©largir les perspectives pour une plus grande contribution du secteur privĂ© », a soulignĂ© Miriem Bensalah-Chaqroun, avant d’ajouter que : « pendant la COP, nous allons avoir une plateforme « Africa business society » oĂą chaque entrepreneur pourra venir partager son expĂ©rience en terme d’eau, d’Ă©nergie, d’agriculture, de transport, d’industries extractives, etc. ».

Il s’agit donc aujourd’hui pour le secteur public-privĂ© marocain d’aller vers les autres pays africains, rencontrer leurs homologues, les inviter Ă  prendre part Ă  la COP22 « pour que la majoritĂ© ou quasi-totalitĂ© de nos pairs dans tous les pays africains soient prĂ©sents Ă  la rencontre, afin que nous ayons le maximum de poids possible dans les engagements internationaux. C’est aussi ça qu’il faut faire valoir ».

Premier investisseur en CĂ´te d’Ivoire, le secteur privĂ© marocain est aussi prĂ©sent au Cameroun Ă  travers plusieurs secteurs d’activitĂ©s : cimenterie, immobilier, industrie. « Il va probablement s’Ă©taler vers d’autres secteurs. Notamment l’agro-industrie, la pharmacie et autres », prĂ©cise la patronne du CGEM pour qui le marchĂ© camerounais « est important ». « Le Cameroun est dans une zone plateforme qui permet non seulement d’adresser le marchĂ© camerounais, mais aussi les pays voisins avec les diffĂ©rents accords. Et puis il y a un climat des affaires qui s’amĂ©liore avec des opportunitĂ©s Ă  saisir pour tous ceux qui veulent investir dans cette Afrique en miniature, tant nationaux qu’internationaux », va conclure, Ă  ce sujet, Miriem Bensalah-Chaqroun, avant de prendre rendez-vous pour la rencontre de novembre prochain Ă  Marrakech.

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