Opinions › Tribune

DĂ©claration du 10 avril 2016 de l’UPC: le chemin des patriotes

Par Basile Louka, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’Union des populations du Cameroun (UPC)

L’Union des Populations du Cameroun a commĂ©morĂ© le 10 avril 2016 le 68ème anniversaire de sa crĂ©ation. FondĂ©e dans le but de « grouper et d’unir les habitants de ce territoire en vue de permettre l’Ă©volution plus rapide des populations et l’Ă©lĂ©vation de leur standard de vie », I’UPC a le Cameroun pour raison d’ĂŞtre, le dĂ©veloppement social et humain de son peuple pour boussole.

Le Bureau du ComitĂ© Directeur de I’UPC rend un vibrant et respectueux hommage Ă  ces milliers de Patriotes dĂ©vouĂ©s qui, de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, tiennent allumĂ©e cette flamme nationale que Ruben Um Nyobe a appelĂ©e « l’âme immortelle du peuple camerounais ».

En ce dĂ©but d’annĂ©e 2016, des drames humains particulièrement poignants -mais hĂ©las de plus en plus frĂ©quents – tĂ©moignent des conditions de vie fort difficiles des populations. Au mĂŞme moment, le Cameroun est menacĂ© dans sa souverainetĂ©. Le Cameroun court des risques d’implosion, de dĂ©sordre et d’anarchie du fait des luttes de clans sourdes mais fĂ©roces pour la succession au pouvoir.

L’UPC appelle au dialogue.
En 1959 dĂ©jĂ , I’UPC appelait les forces politiques au dialogue, pour trouver un consensus sur les règles fondamentales de notre vivre-ensemble dans un Cameroun indĂ©pendant. La rĂ©pression fut prĂ©fĂ©rĂ©e au dialogue par ceux qui tenaient le pouvoir, puis le Cameroun indĂ©pendant et rĂ©unifiĂ© sombra pour une longue durĂ©e dans une dictature de parti unique.

A l’occasion du retour au multipartisme en 1990-1991, le dĂ©bat se focalisa sur les modes de transition Ă  la dĂ©mocratie mais ne donna malheureusement pas lieu non plus Ă  ce dialogue inclusif et sincère, qui aurait pu aboutir Ă  un consensus en mesure de calmer les plaies multiples de notre histoire.

Aujourd’hui encore, 57 ans après, I’UPC appelle au dialogue. L’UPC dit que le Cameroun a besoin d’une rĂ©conciliation politique qui lui permette d’ĂŞtre gouvernĂ© non plus hors de sa mĂ©moire, mais sur la base mĂŞme des valeurs patriotiques gĂ©nĂ©rĂ©es par sa riche et glorieuse histoire.


L’UPC dit que pour sa cohĂ©sion en tant que nation, le Cameroun a besoin d’un consensus sur la dĂ©volution du pouvoir et son exercice. Sans un tel consensus, il y aura des successions plus ou moins violentes au pouvoir, mais aucune alternance rĂ©elle ne sera possible. Et si l’alternance apparaĂ®t impossible, la paix et la stabilitĂ© sont illusoires car menacĂ©es chaque annĂ©e, chaque jour, Ă  chaque instant. L’UPC s’en inquiète.

L’UPC dit : Oui, la constitution du Cameroun doit ĂŞtre rĂ©visĂ©e. La constitution doit ĂŞtre rĂ©visĂ©e parce que le Cameroun doit changer. Elle doit ĂŞtre rĂ©visĂ©e pour mieux s’adosser sur l’histoire de notre nation, sur sa lutte pour l’indĂ©pendance et la rĂ©unification, sur sa quĂŞte permanente et solidaire d’une prospĂ©ritĂ© partagĂ©e. Et l’un des principes majeurs que I’UPC aimerait voir notre constitution affirmer, est que la mission première de l’Etat et de ses institutions est la satisfaction des besoins fondamentaux des populations du Cameroun.

Cette rĂ©vision de la constitution souhaitĂ©e par I’UPC n’a donc rien Ă  voir avec des calculs politiciens de conjoncture. Et I’UPC ne s’associe pas non plus aux procès d’intention que ces calculs gĂ©nèrent ici ou lĂ .

L’UPC veut que l’Etat se mette entièrement au service de la souverainetĂ© du Cameroun et des besoins de ses populations. C’est ainsi qu’il pourra rĂ©pondre aux nĂ©cessitĂ©s du prĂ©sent et ouvrir le pays Ă  l’avenir. C’est cela le chemin tracĂ© par les Patriotes qui se sont sacrifiĂ©s pour l’indĂ©pendance et la rĂ©unification du Cameroun.


Droits réservés)/n

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

A SAVOIR

- Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journalducameroun.com.

- JournalduCameroun.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques.

Ă€ LA UNE
Retour en haut