Dépêches Afrique

  • Share article Ajouter un commentaire Gambie Sénégal politique élection diplomatie armée A Dakar, joie et espoir de Gambiens en exil président
    AFP, 20/01/2017 07h29
    Mariama Ceesay a fui récemment la Gambie pour raison de sécurité et vit désormais à Dakar. "Ravie" d'assister jeudi à l'investiture de son nouveau président, Adama Barrow à l'ambassade gambienne, elle espère pouvoir bientôt retrouver son pays.Quand ils ont appris, jeudi dans la journée, qu'Adama Barrow y serait investi, ses partisans et de nombreux Gambiens en exil à Dakar ont convergé vers l'ambassade cachée dans une rue étroite et ne pouvant contenir une grande foule.Certains arboraient des T-shirts affichant #GambiaHasDecided" ("La Gambie a choisi"), d'autres brandissant de petits drapeaux gambiens, d'autres dansaient, chantaient.Pour permettre au plus grand nombre d'assister à l'évènement, les organisateurs ont mis en place un écran géant à l'extérieur, dans la cour d'une maison en face de l'ambassade.

  • Les troupes sénégalaises sont entrées en Gambie
    AFP, 20/01/2017 07h22
    Les troupes sénégalaises déployées aux frontières avec la Gambie en vue d'une opération ouest-africaine pour contraindre Yahya Jammeh à céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow sont entrées sur le sol gambien dans l'après-midi, a annoncé le porte-parole de l'armée.Des coups de feu étaient entendus jeudi après-midi en Casamance, dans le sud du Sénégal, en provenance de plusieurs villages proches de la frontière gambienne, selon un correspondant de l'AFP.Des accrochages ont également eu lieu entre des soldats sénégalais et des rebelles présumés du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) dans d'autres villages de la région, ont indiqué des témoins à l'AFP. Le MFDC, qui se bat depuis 1982 pour l'indépendance de la Casamance est réputé favorable au régime du président Jammeh.

  • CAN: la Tunisie se relance en plombant l'Algérie
    AFP, 20/01/2017 07h18
    La Tunisie, vaincue dès son entrée en lice, s'est remise sur les rails de la qualification en dominant l'Algérie (2-1) lors d'une opposition entre voisins maghrébins, jeudi à Franceville, qui fragilise grandement les Fennecs.Les Aigles de Carthage comptent trois points, contre un seulement pour les Algériens, qui devront absolument battre le Sénégal lors de la dernière journée pour espérer voir les quarts.
    L'Algérie avait déjà frôlé l'humiliation en sauvant le point du nul face au Zimbabwe (2-2) grâce à un doublé de Mahrez. Mais le Ballon d'Or africain 2016 n'a pas confirmé cette entrée en matière tonitruante.


  • CAN: zen comme le Sénégal, premier qualifié
    AFP, 20/01/2017 07h15
    Première nation africaine au classement Fifa, et première à se qualifier pour les quarts de finale de la CAN-2017: le Sénégal a pris son billet en signant sa deuxième victoire dans le groupe B, contre le modeste Zimbabwe (2-0), jeudi à Franceville.Les Lions de la Téranga, avec six points au compteur, se sont mis à l'abri et pourront faire tourner leur effectif lors du troisième match. Ce sera lundi contre l'Algérie (1 point), qui devra, elle, absolument l'emporter après sa défaite 2-1 contre la Tunisie (3 points).

  • La Tunisie prolonge l'état d'urgence pour un mois
    AFP, 20/01/2017 07h13
    Le chef de l'Etat Béji Caïd Essebsi a décidé de prolonger une nouvelle fois, pour une durée d'un mois, l'état d'urgence en vigueur en Tunisie depuis une attaque meurtrière en novembre 2015, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence.Cette mesure octroie des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Elle permet aussi en théorie d'interdire les grèves et les réunions "de nature à provoquer ou entretenir le désordre", de fermer provisoirement "salles de spectacle et débits de boissons" ou encore de "prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature".

  • Gambie: ultime effort diplomatique pour forcer Jammeh au départ
    AFP, 20/01/2017 07h09
    Les troupes sénégalaises et de quatre autres pays d'Afrique de l'Ouest sont intervenues jeudi en Gambie pour forcer au départ Yahya Jammeh, qui refuse de céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow, contraint de prêter serment à l'ambassade de Gambie à Dakar.L'opération, baptisée "Restaurer la démocratie", lancée officiellement peu après l'investiture de M. Barrow et le vote unanime d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, a été suspendue quelques heures plus tard pour permettre une "dernière médiation" régionale afin de convaincre M. Jammeh de partir en exil.

  • CAN: les Gabonais Lemina et Obiang forfait pour le reste de l'épreuve
    AFP, 19/01/2017 09h27
    Les Gabonais Mario Lemina (Juventus Turin) et Johan Obiang (Troyes) sont forfait pour le reste de la compétition en raison d'une blessure, a indiqué jeudi le sélectionneur José Antonio Camacho. "Pour Mario Lemina aussi c'est fini, il a une blessure au dos", a déclaré Camacho à l'issue du match nul (1-1) contre le Burkina Faso où le milieu de terrain figurait parmi les remplaçants. "Obiang ne pourra pas revenir", a ajouté le sélectionneur espagnol à propos du joueur sorti en se plaignant de douleurs après avoir perdu le ballon sur l'ouverture du score par le Burkina.

  • Mutineries en Côte d'Ivoire: Appel au calme et promesses des autorités
    AFP, 19/01/2017 09h24
    Les autorités ivoiriennes ont appelé au calme mercredi, promettant "d'améliorer les conditions de vie" de toutes les forces de l'ordre pour enrayer le mouvement de colère des militaires et gendarmes qui menace de dégénérer en révolte généralisée. Selon un nouveau bilan annoncé par le gouvernement, les violences de mardi ont fait quatre morts à Yamoussoukro, la capitale, deux soldats étant morts pendant la nuit.

  • Appels en Tunisie pour éviter la prison aux "fumeurs de joints"
    AFP, 19/01/2017 09h22
    De la société civile au chef de l'Etat, les appels se multiplient en Tunisie pour une réforme en profondeur de la controversée "loi 52", afin que "fumer un joint" ne mène plus chaque année des milliers de jeunes en prison. "La répression n'est pas du tout efficace. (...) Je suis totalement contre l'emprisonnement", a déclaré mercredi au quotidien La Presse la secrétaire d'Etat à la jeunesse, Faten Kallel, en déplorant les "conservatismes".

  • Gambie: des troupes ouest-africaines prêtes à intervenir
    AFP, 19/01/2017 09h20
    Les troupes de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest se tenaient prêtes à intervenir en Gambie à partir du Sénégal en cas d'échec des efforts diplomatiques pour convaincre le président Yahya Jammeh de céder le pouvoir à Adama Barrow, qui se prolongeaient jeudi au-delà du terme de son mandat. Dans l'attente de son investiture, et à la demande de la Cédéao, le président élu est accueilli depuis le 15 janvier à Dakar.

  • Kenya: pas de carte d'électeur, pas de sexe, propose une députée
    AFP, 18/01/2017 08h32
    Une députée kényane de l'opposition a invité ses concitoyennes à imposer une grève du sexe à leurs compagnons tant qu'ils ne s'inscrivent pas sur les listes électorales en vue des élections générales, prévues en août. "Femmes, si vos maris ne sont pas inscrits sur les listes électorales, vous leur dites non, vous leur dites d'aller s'enregistrer et ensuite de revenir s'amuser", a lancé la députée Mishi Mboko, elle même mariée. "Dites lui juste ça, et adoptons cette stratégie pour que tout le monde aille s'enregistrer", a-t-elle ajouté depuis la ville côtière de Mombasa lundi, à l'occasion du lancement d'une vaste opération d'enregistrement des électeurs en vue des élections générales. Mme Mboko a également conseillé aux femmes de maintenir cette abstinence tant que n'est pas apportée preuve véritable de l'inscription sur les listes, sous forme d'une carte d'électeur valide.

  • Côte d'Ivoire: Nouvelle colère de militaires, deux mutins tués
    AFP, 18/01/2017 08h29
    Deux soldats mutins - une troupe d'élite qui dépend directement de la présidence - ont été tués mardi dans la capitale ivoirienne Yamoussoukro lors de nouvelles manifestations de colère de militaires qui ont tiré en l'air dans six villes du pays, l'accord financier trouvé entre le gouvernement et d'anciens rebelles suscitant des convoitises chez les autres forces de sécurité. Un premier "mutin a été tué par la GR (Garde républicaine) devant le camp" à Yamoussoukro, a affirmé une source militaire à l'AFP sous couvert de l'anonymat. Une source proche du ministère de la Défense a confirmé. Un deuxième mutin est décédé dans l'après-midi à l'infirmerie d'un camp militaire des suites d'une blessure par arme à feu, selon des sources militaires concordantes.

  • Nigeria: 50 morts dans un camp de déplacés après une frappe accidentelle de l'armée
    AFP, 18/01/2017 08h25
    Une cinquantaine de personnes, civils et humanitaires, ont été tuées lorsqu'un avion de l'armée de l'air nigériane a bombardé par erreur dans le nord-est du pays un camp de déplacés ayant fui les violences de Boko Haram, selon un bilan de Médecins sans frontières. Les frappes aériennes ont eu lieu vers 09H00 (08H00 GMT) à Rann, dans le nord de l'Etat du Borno, épicentre de l'insurrection des islamistes du groupe Boko Haram, alors que les humanitaires distribuaient de la nourriture aux déplacés forcés de fuir les violences.

  • Gambie: état d'urgence à la veille de l'investiture de Barrow
    AFP, 18/01/2017 08h23
    La Gambie était en état d'urgence mardi, à la veille de l'investiture prévue de son président élu, Adama Barrow, à qui le chef de l'Etat sortant Yahya Jammeh refuse de céder la place après 22 ans au pouvoir. Selon la Constitution, l'état d'urgence dure sept jours lorsqu'il est proclamé par le chef de l'Etat, mais peut être porté à 90 jours avec l'approbation de l'Assemblée nationale, qui l'a entériné mardi. M. Jammeh a proclamé mardi l'état d'urgence et dénoncé à la télévision "un niveau d'ingérence étrangère exceptionnel et sans précédent" dans le processus électoral et les affaires gambiennes, ainsi que "l'atmosphère hostile injustifiée qui menace la souveraineté, la paix et la stabilité du pays".

  • CPI: reprise du procès de l'un des chefs de la sanguinaire rébellion LRA
    AFP, 17/01/2017 08h20
    Le premier témoin de l'accusation a dressé lundi, à la reprise du procès de l'Ougandais Dominic Ongwen devant la Cour pénale internationale (CPI), l'histoire de la sanguinaire rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Enlevé vers 14 ans sur le chemin de l'école au nord de l'Ouganda, l'enfant-soldat est ensuite devenu l'un des commandants les plus redoutés de la LRA, dont il est aujourd'hui le premier membre devant la justice.

  • Côte d'Ivoire: Kablan Duncan investi vice-président
    AFP, 17/01/2017 08h16
    L'ancien Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, a prêté serment lundi au palais présidentiel et été investi vice-président de Côte d'Ivoire, un poste créé par la Constitution promulguée en novembre. "Je me déclare prêt à vos côtés (le président Alassane Ouattara) à relever les défis futurs en vue de réaliser votre grande ambition: faire de la Côte d'Ivoire un pays émergent à l'horizon 2020", a lancé M. Kablan Duncan dans son allocution.

  • Zimbabwe: arrestation d'un pasteur qui a prédit la mort de Mugabe pour 2017
    AFP, 17/01/2017 08h13
    Un pasteur a été arrêté lundi au Zimbabwe pour avoir prédit le décès du président Robert Mugabe, 92 ans, pour cette année, a-t-on appris auprès de son avocat. Patrick Mugadza a été interpellé au tribunal d'Harare où il comparaissait pour avoir arboré, sans autorisation, le drapeau zimbabwéen, un délit au Zimbabwe depuis que ce symbole a été utilisé par des manifestants anti-Mugabe en 2016.

  • Nigeria: trois personnes tuées dans un attentat suicide sur un campus
    AFP, 17/01/2017 08h11
    Au moins trois personnes ont été tuées et 15 blessées lundi dans un attentat suicide sur le campus universitaire de Maiduguri, la grande ville du nord-est du Nigeria et berceau du mouvement islamiste Boko Haram. L'attentat, qui aurait été perpétré par une jeune fille, s'est produit au moment de la première prière du jour dans une mosquée de l'université de Maiduguri, selon la police et des témoignages d'habitants. Aucune revendication n'a été enregistrée, mais l'attentat porte la marque du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, qui a régulièrement utilisé des filles et des jeunes femmes comme bombes humaines.

  • Egypte: huit policiers tués dans le sud-ouest
    AFP, 17/01/2017 08h08
    Huit policiers égyptiens ont été tués lundi soir dans l'attaque d'un poste de contrôle par un groupe d'hommes armés dans la province d'el-Wadi el-Gedid, dans le sud-ouest du pays, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Deux des assaillants ont été tués tandis que trois autres membres des forces de sécurité ont été blessés, a-t-on déclaré de même source.

  • Le Mozambique ne remboursera pas 60 millions de dollars d'intérêts de sa dette souveraine
    AFP, 17/01/2017 08h06
    Le Mozambique a annoncé lundi qu'il ne paierait pas mercredi, comme prévu, près de 60 millions de dollars d'intérêts d'un emprunt souverain, sur fond de crise économique et de gel de l'aide budgétaire internationale pour cause de dettes cachées. "Le ministère de l'Economie et des Finances du Mozambique souhaite informer les détenteurs des 726,5 millions de dollars de titres (...) émis par la République, que le paiement d'intérêts d'une valeur de 59,7 millions de dollars dus le 18 janvier ne sera pas honoré", indique un communiqué du ministère. Dans le document, le ministère rappelle qu'il a déjà alerté en octobre ses créanciers de la "détérioration de la situation macroéconomique et budgétaire" du Mozambique, qui affecte ses finances publiques.

  • RDC: des ex-combattants de la rébellion investissent une localité de l'Est
    AFP, 16/01/2017 08h23
    Plusieurs centaines d'ex-combattants de la rébellion congolaise du Mouvement du 23 mars (M23) ont investi dimanche une localité dans l'est de la République démocratique du Congo, après trois années d'exil en Ouganda où ils s'étaient réfugiés, ont affirmé les autorités de Kinshasa, des informations démenties par Kampala. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a affirmé à l'AFP que les Forces armées de RDC (FARDC) se battaient dimanche "contre ces personnes venues de l'Ouganda et qui normalement devaient se trouver en Ouganda sous la responsabilité des autorités de ce pays".

  • Mali: De présumés terroristes arrêtés avant le sommet de Bamako
    AFP, 16/01/2017 08h21
    De présumés terroristes qui "voulaient attaquer le sommet de Bamako" ont été arrêtés dans le nord du Mali, peu avant le sommet Afrique-France de Bamako, a appris dimanche l'AFP de sources sécuritaires maliennes et occidentales. Interrogé dimanche, le ministère français de la Défense n'a pas démenti. Une source sécuritaire occidentale a confirmé. "Un attentat sur Bamako en préparation a été déjoué. Des futurs kamikazes ont été arrêtés au nord par les forces spéciales françaises. Sur les kamikazes, il a été retrouvé un portable duquel il venait d'envoyer un message d'adieu à ses parents", a déclaré cette source.

  • Gambie: le président élu Adama Barrow sera investi comme prévu
    AFP, 16/01/2017 08h19
    Le président élu gambien Adama Barrow, auquel le président sortant Yahya Jammeh refuse de céder le pouvoir et accueilli dimanche au Sénégal voisin, sera investi comme prévu le 19 janvier. "Le mandat de Jammeh se finira le 19 janvier, et, à cette date, commencera le mandat du président élu Barrow (...) Il sera investi et assumera alors sa fonction sans faillir", a affirmé dimanche son porte-parole, Mai Fatty, présent avec lui dans la capitale sénégalaise. Le porte-parole s'est ensuite refusé à préciser si l'investiture d'Adama Barrow est prévue à Dakar ou bien dans la capitale gambienne Banjul.

  • Quatre militants d'Al-Shabaab tués dans le sud-ouest de la Somalie
    Xinhua, 16/01/2017 08h16
    Une opération militaire conjointe de l'armée nationale somalienne et des forces de l'Union africaine AMISOM a tué au moins quatre militants du groupe militant somalien Al-Shabaab dans la région sud-ouest du pays, a affirmé dimanche Abshir Moalim Sharif, commissaire adjoint de district dans le district de Dinsoor dans la région de Bakool. Les forces somaliennes et l'AMISOM ont tué quatre combattants d'Al-Shabaab et en ont blessé plusieurs autres dans le village de Rahoole, en dehors de la ville de Dinsoor. Un officier a subi des blessures, mais nos forces contrôlent totalement la zone", a déclaré M. Sharif.

  • L'armée française a tué ou capturé 150 "terroristes" en 2016 au Sahel
    AFP, 13/01/2017 09h11
    L'armée française a tué ou capturé près de 150 "terroristes" au Sahel et saisi plus de six tonnes de munitions et explosifs en 2016, a annoncé jeudi le porte-parole des armées, le colonel Patrik Steiger. "La force Barkhane a mis hors de combat ou remis aux autorités locales près de 150 terroristes et saisi plus de six tonnes de munitions, explosifs et produits divers", a-t-il dit lors du point de presse hebdomadaire de la Défense. Elle a effectué au total 125 opérations en 2016 sur les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) dans lesquels elle opère, seule ou en partenariat avec des forces locales, a-t-il ajouté.

  • Afrique du Sud: Zuma favorable à l'élection d'une femme à la tête de l'ANC
    AFP, 13/01/2017 09h07
    Le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma s'est dit favorable à ce qu'une femme prenne la direction de son parti, le Congrès national africain (ANC), un soutien implicite à Nkosazana Dlamini-Zuma son ancienne épouse pressentie pour ce poste, un tremplin pour la présidence. "Il n'y a plus de discussion au sein de l'ANC pour savoir si une femme peut ou non occuper un poste à hautes responsabilités", a déclaré M. Zuma dans une interview accordée mercredi soir à plusieurs radios en langues vernaculaires du groupe audiovisuel public SABC. "On a eu cette discussion dans le passé et le parti a conclu qu'à partir du moment où cette personne a les qualités requises pour diriger le mouvement, cela ne pose aucun problème. L'ANC est prêt pour cela, et l'est depuis un certain temps", a-t-il ajouté, cité par le quotidien The Times.

  • Mali: arrestation d'un des organisateurs présumés de l'attentat de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire
    AFP, 13/01/2017 09h04
    Un des organisateurs présumés de l'attentat jihadiste contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam en mars 2016 a été arrêté dans le nord du Mali par des militaires de la force française Barkhane, a appris jeudi l'AFP de sources concordantes. "Les militaires français ont arrêté mercredi le cerveau de l'attaque de la localité de Grand-Bassam", a déclaré à l'AFP une source de sécurité malienne, précisant que l'arrestation avait eu lieu dans la localité de Gossi, à l'ouest de Gao, principale ville du nord du Mali.

  • Le Nigeria devrait envisager l'asile pour le président gambien Jammeh
    AFP, 13/01/2017 09h01
    Le Nigeria devrait envisager d'accorder l'asile au président gambien Yahya Jammeh si cela peut ouvrir la voie à une sortie de crise, ont estimé jeudi les députés à Abuja. Ils ont appelé Jammeh à "respecter la volonté du peuple", qui a voté pour le candidat de l'opposition Adama Barrow,à l'élection du 1er décembre.

  • Tunisie: nouveaux heurts entre policiers et manifestants à Ben Guerdane
    AFP, 13/01/2017 08h58
    Des affrontements ont éclaté jeudi, pour la seconde journée consécutive, entre manifestants et policiers à Ben Guerdane dans le sud-est de la Tunisie, une région en proie aux tensions liées aux revendications de libre passage des marchandises avec la Libye voisine. Les manifestants ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre qui ont riposté en lançant des grenades lacrymogènes.

  • Non-lieu en France dans une des enquêtes sur le génocide au Rwanda
    AFP, 12/01/2017 09h41
    Des juges d'instruction ont rendu un non-lieu dans l'un des dossiers ouverts en France sur le génocide au Rwanda, au bénéfice de Pierre Tegera, visé par un mandat d'arrêt de Kigali mais dont la participation aux massacres en 1994 n'a pas été établie par l'enquête, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

  • Côte d'Ivoire: un nouveau gouvernement dans la continuité
    AFP, 12/01/2017 09h37
    Parmi les 14 sortants: Adama Toungara, ancien puissant ministre du pétrole et de l'Energie, mais aussi maire de la commune d'Abobo, un des grands quartiers populaires d'Abidjan, fait sans doute les frais de la crise sociale générée dans la deuxième moitié de 2016 par l'augmentation des tarifs de l'électricité. Autres sortants de poids: Affoussiatta Bamba-Lamine (Communication, ancienne porte-parole de la rébellion) et Rémy Allah Kouadio (Environnement, qui a été ministre pendant près d'une décennie à différents postes) qui ont été battus dans leurs circonscriptions aux législatives. Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce, est lui aussi une des "victimes" célèbres.

  • Maroc: la police change d'uniforme pour se "moderniser"
    AFP, 12/01/2017 09h29
    La police marocaine a adopté mercredi un nouvel uniforme, dans une volonté affichée de "modernisation" et de "transparence", a-t-on appris de source officielle. "Une insigne métallique sur le torse indiquant l'identité et le matricule de son porteur" permettra d'identifier chaque policier, selon un communiqué de la Direction générale de la sureté nationale (DGSN, police). Un écusson sur l'épaule précise également la brigade ou l'unité du fonctionnaire pour "renforcer la transparence dans le travail des services de la police nationale", précise le texte. Les motards, les unités d'intervention, les brigades urbaines, les agents de la circulation ainsi que la police des frontières auront des uniformes spécifiques inspirés du même modèle.

  • Patrice Talon espère être à l'investiture du pprésident de la Gannbie le 19 janvier
    AFP, 12/01/2017 09h27
    Le président béninois Patrice Talon, en visite mercredi à Abidjan, a dit qu'il espérait être avec le président ivoirien Alassane Ouattara à Banjul le 19 janvier pour l'investiture du président de la Gambie, où le président sortant Yahya Jammeh s’accroche au pouvoir. "Nous nous (les présidents ivoirien et béninois) sommes félicités des déclarations du président Yahya Jammeh, qui rassurent et qui montrent que nous sommes en train de sortir de la crise. Nous allons partir ensemble à Banjul le 19 et cette frayeur sera derrière nous", a déclaré M. Talon, apostrophant son homologue "N'est-ce pas M. le président?"

  • Gambie: pas de décision s avant plur le recours du chef de l'Etat avant plusieurs mois
    AFP, 11/01/2017 08h46
    La Cour suprême gambienne est dans l'impossibilité de statuer sur le recours du chef de l'Etat Yahya Jammeh contre sa défaite électorale face à l'opposant Adama Barrow avant plusieurs mois, faute de juges, a déclaré mardi le président de la Cour, Emmanuel Fagbenle. "Nous ne pourrons statuer que lorsque la Cour sera au complet", avec l'arrivée de juges attendus du Nigeria et de Sierra Leone dans les prochains mois, a affirmé M. Fagbenle lors d'une audience sur ce dossier, précisant que ces deux pays africains avaient indiqué ne pas disposer de magistrats pour remplir cette mission dans l'immédiat. En attendant, l'audience a été renvoyée au 16 janvier, "un ajournement qui doit aussi permettre aux parties au litige de le résoudre pacifiquement avant que la transition (entre MM. Jammeh et Barrow, NDLR) ne s'achève", le 19 janvier, a souligné le président nigérian de la Cour suprême.

  • Maroc: le pays toujours sans gouvernement
    AFP, 11/01/2017 08h44
    Coup de théâtre et retour à zéro: après trois mois d'interminables négociations, le Premier ministre Abdelilah Benkirane a annoncé ce weekend mettre fin aux négociations pour la formation d'un futur gouvernement de coalition. La situation est inédite dans le royaume en presque vingt ans de règne de Mohammed VI: un pays sans gouvernement désigné depuis trois mois, avec des négociations qui semblent dans l'impasse.

  • Côte d'Ivoire: nomination d'un nouveau Premier ministre
    AFP, 11/01/2017 08h42
    L'ex-Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a été nommé mardi au nouveau poste de vice-président, numéro deux du pays, et a été remplacé dans la foulée par Amadou Gon Coulibaly, achevant ainsi une réorganisation institutionnelle en Côte d'Ivoire. "Le président de la République a signé un décret portant nomination de M. Amadou Gon Coulibaly (57 ans) en qualité de Premier ministre, chef du gouvernement", selon les termes d'un communiqué présidentiel.

  • Maroc: les négociations pour former un gouvernement dans l'impasse
    AFP, 10/01/2017 15h37
    Coup de théâtre et retour à zéro: après trois mois d'interminables négociations, le Premier ministre Abdelilah Benkirane a annoncé ce weekend mettre fin aux négociations pour la formation d'un futur gouvernement de coalition. La situation est inédite dans le royaume en presque vingt ans de règne de Mohammed VI: un pays sans gouvernement désigné depuis trois mois, avec des négociations qui semblent dans l'impasse.

  • Nigeria: premier système d'aide sociale pour les plus pauvres
    AFP, 10/01/2017 15h36
    Le président Muhammadu Buhari du Nigeria a décidé de mettre en oeuvre l'une de ses promesses électorales en attribuant une aide financière mensuelle aux plus pauvres et aux plus vulnérables, une idée qui commence à voir le jour un peu partout en Afrique. D'ici la fin de 2017, un million de Nigérians recevront 5.000 nairas par mois (environ 25 dollars) directement sur un compte en banque spécifiquement ouvert pour cette aide de l'Etat. D'ici 2021, le nombre devrait s'élever à 5 millions de personnes.

  • Le Maroc interdit la fabrication et la vente de la burqa
    AFP, 10/01/2017 15h33
    Mettant en avant des raisons sécuritaires, les autorités marocaines ont interdit la fabrication et la vente de la burqa, ce voile intégral musulman à l'afghane rarement porté par des femmes au Maroc. Selon la presse locale, le ministère de l'Intérieur a diffusé une circulaire à ses agents en charge des commerces dans les villes leur enjoignant de ne plus autoriser la confection et la commercialisation des burqas à compter de cette semaine. Aucune annonce officielle ou communication publique sur le sujet n'a cependant été faite par ce ministère.

  • Centrafrique: un général belge à la tête de la mission de l'UE
    AFP, 10/01/2017 15h31
    L'Union européenne a nommé mardi un général de brigade belge en remplacement d'un Français à la tête de sa mission de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA), a annoncé le Conseil de l'UE, qui représente les 28 pays membres. Herman Ruys, 55 ans, qui a servi pour l'Otan en Afghanistan et était depuis juin 2015 en poste au QG de l'Eurocorps à Strasbourg, remplacera à Bangui le général français Eric Hautecloque-Raysz à compter du 16 janvier, précise le Conseil dans un communiqué.

  • Nigeria: grève des salariés du pétrole et du gaz
    AFP, 10/01/2017 15h29
    Les travailleurs du secteur pétrolier et gazier dans le sud du Nigeria ont arrêté le travail mardi pour protester contre le non-paiement de leurs salaires et autre émoluments, menaçant de paralyser la production et la fourniture d'électricité. Au moins 12 stations de débit, de compression et de pompage exploitées par la Nigerian Petroleum Development Company (NPDC) dans l'Etat du Delta sont concernées par l'action collective, ont indiqué des représentants des travailleurs dans un communiqué. Si le mouvement d'humeur se prolonge, il pourrait entraîner la fermeture des installations, ce qui affecterait davantage une production pétrolière et gazière déjà affaiblie par une série d'attaques rebelles contre les sites de production en 2016.

  • Des médecins de la Kenyan Defence force (KDF) déployés dans l'hôpital national Kenyatta le 10 décembre 2016 à Nairobi, où des milliers de docteurs sont en grève depuis le 5 décembre. Kenya: les médecins menacés de licenciement s'ils ne cessent pas l
    AFP, 10/01/2017 07h03
    Les médecins kényans du secteur public en grève depuis plus d'un mois ont reçu lundi un ultimatum des autorités, qui les ont menacés de licenciement s'ils ne reprennent pas le travail d'ici mercredi.Les médecins qui resteront en grève recevront, à la date butoir, leur lettre de licenciement et leur emploi fera l'objet d'un appel d'offre, a expliqué M. Munya.Vendredi, ils ont rejeté la proposition du gouvernement d'augmenter de 40% leur salaire et maintenu leur mouvement de grève.Les infirmières sont également en grève, même si certaines ont repris le travail fin décembre, après avoir signé un accord spécifique sur leur rémunération avec le gouvernement.

  • Gambie: des dirigeants africains vont pousser Jammeh vers la sortie
    AFP, 10/01/2017 06h58
    Les Etats d'Afrique de l'Ouest, qui appellent Yahya Jammeh à céder le pouvoir en Gambie, ont annoncé lundi l'envoi d'une nouvelle mission à Banjul, où douze ambassadeurs gambiens ayant soutenu le président élu Adama Barrow ont été rappelés.Depuis son revirement, M. Jammeh subit de nombreuse pressions extérieures, notamment de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays), pour quitter le pouvoir le 19 janvier, après l'expiration de son mandat.Les dernières discussions en date se sont tenues lundi à Abuja, au Nigeria, à l'initiative du président nigérian Muhammadu Buhari, un des médiateurs dans ce dossier.

  • Des militaires ivoiriens impliqués dans la mutinerie de Bouaké, le 7 janvier 2017 devant la résidence du sous-préfet Côte d'Ivoire: démission du Premier ministre, série de limogeages
    AFP, 10/01/2017 06h53
    Après une mutinerie de l'armée rappelant les heures sombres qui ont conduit la Côte d'Ivoire au bord de la guerre civile, le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan a démissionné lundi, première étape dans la préparation de la succession à la tête de l'Etat.La démission du Premier ministre, qui était attendue, est elle intervenue dans la matinée, quelques heures avant la réélection du président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro.Dans la soirée, le président ivoirien Alassane Ouattara a démis de leurs fonctions les chefs de l'armée, de la gendarmerie et de la police. L'annonce a été lue à la télévision par le secrétaire général sortant de la présidence qui n'a pas précisé si cette décision était liée à la mutinerie.

  • Le président gambien Yahya Jammeh (C) à Brikama, le 24 novembre 2016 Gambie: Yahya Jammeh remplace son ministre de l'Information
    AFP, 10/01/2017 06h47
    Le président gambien Yahya Jammeh a limogé son ministre de l'Information et de la Communication, Sheriff Bojang, qu'il a remplacé par un député, selon un communiqué diffusé lundi soir par la télévision publique gambienne GRTS, sans aucune explication.Selon le communiqué, M. Jammeh a mis fin aux fonctions de M. Bojang "avec effet immédiat" et aussitôt nommé pour le remplacer Seedy Njie, auparavant député de son parti.Aucune explication n'a été fournie sur ces départ et arrivée au sein du gouvernement, alors que des informations non confirmées par l'AFP jusqu'à lundi soir font état de défections dans le camp de Yahya Jammeh, qui livre bataille pour conserver son fauteuil de président.

  • Sénégal : décès du chanteur Ablaye Mbaye
    AFP, 10/01/2017 06h37
    Ablaye Mbaye, jeune chanteur sénégalais populaire dans son pays et connu également en Afrique, est décédé lundi à Dakar à la suite d'un malaise en studio, a indiqué à l'AFP un de ses proches, la star Youssou Ndour déplorant sur Twitter la perte d'"un petit frère". Cela s'est produit "alors qu'il procédait aux derniers réglages pour la sortie de son album prévue le 4 février, un album intitulé +Intérêt général+", a dit M. Pène. Selon lui, son corps a été transporté dans un hôpital dakarois. Aucune indication n'était disponible dans l'immédiat sur ses obsèques.

  • Afrique du Sud: Zuma dénonce la corruption et les "erreurs" de l'ANC
    AFP, 09/01/2017 08h29
    Le président sud-africain Jacob Zuma a dénoncé dimanche la corruption au sein du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), et les "erreurs" qui ont conduit à la débâcle historique du parti aux municipales d'août dernier. M. Zuma s'exprimait lors d'une cérémonie célébrant les 105 ans de l'ANC, organisée dans un stade à Soweto, célèbre township de la capitale sud-africaine, à la pointe de la lutte contre le régime ségrégationniste de l'apartheid. "L'ANC a entendu le message envoyé par le peuple en août. Nous reconnaissons que nous avons fait des erreurs", a déclaré M. Zuma, 74 ans, qui doit céder en décembre sa place à la tête de l'ANC, parti au pouvoir depuis la fin de l'apartheid ej 1994.

  • Un millier de Tunisiens manifestent contre le retour des jihadistes
    AFP, 09/01/2017 08h27
    Un millier de Tunisiens ont manifesté dimanche dans le centre de Tunis pour protester contre un éventuel retour au pays des jihadistes, qui représenterait selon eux une "grande menace" pour la sécurité nationale. A l'appel d'un mouvement citoyen, plus de mille personnes se sont rassemblées dimanche dans le centre de Tunis. "Retour des terroristes, grande menace contre la sûreté du pays", ont scandé vivement les manifestants encerclés par un important dispositif de sécurité. "Non au retour des terroristes au pays", "Tous les Tunisiens contre le terrorisme" ou encore "On ne pardonne pas les criminels et on refuse leur retour", scandaient-ils également.

  • Lybie: l'exécution de deux journalistes tunisiens se confirme
    AFP, 09/01/2017 08h25
    Un membre présumé de l'organisation Etat islamique en Libye, détenu par les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar dans l'est du pays, a confirmé l'exécution de deux journalistes tunisiens disparus en Libye en septembre 2014, dans des "aveux" diffusés par une télévision Libyenne. Tête rasée, le détenu qui portait une tenue de prisonnier orange, a affirmé samedi soir à cette télévision avoir été témoin de l'exécution de Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari dans une forêt près de la ville de Derna, un ancien fief de l'EI, dans l'est libyen.

  • Nigeria: 1.000 jours de captivité pour les jeunes filles de Chibok
    AFP, 09/01/2017 08h22
    Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré dimanche espérer que les 195 écolières de Chibok toujours retenues par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram seraient libérées, alors que le pays marque les 1.000 jours de leur captivité qui a suscité une vive émotion dans le monde. Le gouvernement nigérian reste mobilisé pour parvenir à la libération de ces jeunes filles enlevées il y a presque trois ans dans la localité de Chibok dans le nord-est du Nigeria, a affirmé le chef de l'Etat.

  • Côte d'Ivoire: fin de la mutinerie, retour au calme à Bouaké
    AFP, 09/01/2017 08h18
    Le président Alassane Ouattara a appelé dimanche ses compatriotes à "vaquer à leurs occupations" en Côte d'Ivoire où des militaires ont mis fin à deux jours de mutineries qui avaient paralysé Bouaké, deuxième ville du pays. "Après les événements regrettables de ces derniers jours, la situation est rentrée dans l'ordre et chacun peut vaquer à ses occupations" a déclaré dimanche M. Ouattara dans un tweet. Le calme est revenu à Bouaké, où des tirs sporadiques et d'armes lourdes avaient résonné au cours des dernières 48 heures, semant la panique parmi les habitants de cette ancienne capitale de l'ex-rébellion armée. Les soldats mutins réclamaient le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades et des logements. La situation s'est également normalisée dans le reste du pays après l'annonce samedi d'un accord avec les soldats mutins, selon des correspondants de l'AFP et des habitants.

  • Niger: nouvelle reddition de combattants de Boko Haram
    AFP, 06/01/2017 09h25
    Une vingtaine de combattants nigériens du groupe jihadiste nigérian Boko Haram de la région de Diffa (sud-est du Niger) se sont rendus aux autorités, a annoncé le ministre nigérien de l'Intérieur, dix jours après la reddition d'une trentaine d'autres combattants. Au total, "nous avons une cinquantaine de combattants de Boko Haram qui se sont rendus" depuis le 27 décembre, s'est réjoui le ministre Bazoum Mohamed dans un entretien diffusé mercredi soir sur la télévision publique Télé Sahel.

  • Burundi: la radiation de la ligue Iteka marque un "point de non-retour"
    AFP, 06/01/2017 09h22
    La radiation mardi d'Iteka, la plus ancienne ligue burundaise des droits de l'Homme, par Bujumbura marque un "point de non-retour" pour un pouvoir burundais "totalitaire", "répressif" et "meurtrier", a dénoncé jeudi la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). "C'est un très mauvais signal de radicalisation du pouvoir, qui démontre que le projet du président au pouvoir est totalitaire et autocratique", en plus d'être "meurtrier et répressif", a observé Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH.

  • RD Congo: un opposant accusé d'insulte envers Kabila ressort libre
    AFP, 06/01/2017 09h20
    Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, un opposant accusé d'avoir insulté le président Joseph Kabila est ressorti libre jeudi du palais de justice de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, dont les accès ont été bouclés par plusieurs centaines de policiers, a-t-on constaté.

  • Tchad: fermeture de la frontière avec la Libye
    AFP, 06/01/2017 09h18
    Le Tchad a annoncé jeudi la fermeture de sa frontière terrestre avec la Libye en faisant état d'"une potentielle grave menace d'infiltration terroriste", dans un message radio-télévisé du Premier ministre, Albert Pahimi Padacket. "Face aux périls qui menacent l'intégrité du territoire national, le gouvernement a décidé d'une part, se procéder à la fermeture de notre frontière terrestre avec la libye, et d'autre part, de déclarer les régions frontalières de la Libye zones d'opérations militaires", a déclaré le Premier ministre.

  • Guinée : l'opposition salue le retrait du projet de loi électorale à l'Assemblée nationale
    Xinhua, 05/01/2017 09h28
    L'opposition extraparlementaire (ne siégeant pas au parlement) a salué mercredi, le retrait du projet de loi électorale à l'Assemblée nationale de Guinée, qui a bouclé sa session ordinaire au compte de l'année en cours. Selon Lansana Faya Millimono, membre de l'opposition extraparlementaire et président du parti Bloc libéral (BL, arrivé à la 4ème position lors des dernières élections présidentielle 2015), le retrait du texte est "une victoire pour le peuple de Guinée". Il a estimé que les accords politiques du 12 octobre 2016, signés entre une partie de l'opposition et la majorité présidentielle à propos des élections locales était une violation de la constitution guinéenne. Dans la constitution et dans les anciennes lois électorales, il était prévu l'organisation des élections pour élire les élus locaux dans les districts et quartiers de la Guinée. Toutefois, l'accord politique signé entre certains partis politiques, dit-il, prévoyait la répartition des districts et quartiers de la Guinée entre les partis politiques au prorata des résultats des élections dans les communes urbaines et rurales du pays.

  • Guinée : l'opposition salue le retrait du projet de loi électorale à l'Assemblée nationale
    Xinhua, 05/01/2017 09h26
    La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a fermement condamné mercredi l'attaque dont a été victime un convoi de Casques bleus marocains, mardi après-midi, à environ 60 km à l'ouest de la ville d'Obo, dans le sud-est du pays. L'incident est survenu alors que les Casques bleus assuraient l'escorte d'un convoi de camions transportant du fuel de la localité de Zemio à destination d'Obo, a précisé la MINUSCA dans un communiqué. Deux soldats de la paix ont perdu la vie dans cette attaque tandis que deux autres ont été blessés et reçoivent actuellement les soins appropriés. Les auteurs de l'attaque se sont enfouis dans la brousse.

    "Aucune revendication ne saura justifier que des individus dirigent leurs griefs contre des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n'a d'autre objectif que d'aider le pays à sortir de l'engrenage de la violence", a averti le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, qui a également garanti que "tout sera mis en œuvre pour traquer et mettre la main sur les auteurs de ces attaques afin qu'ils soient traduits en justice". "Aucune revendication ne saura justifier que des individus dirigent leurs griefs contre des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n'a d'autre objectif que d'aider le pays à sortir de l'engrenage de la violence", a averti le Représentant spécial du secrétaire général de l'Onu et Chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, qui a également garanti que "tout sera mis en œuvre pour traquer et mettre la main sur les auteurs de ces attaques afin qu'ils soient traduits en justice".


  • Affaire Teodorin Obiang: le tribunal accède à la demande du vice-président de la Guinée équatoriale
    AFP, 05/01/2017 09h22
    Le premier procès des "biens mal acquis" attendra: la justice française a accepté mercredi la demande de report de Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale, accusé de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable. Le tribunal correctionnel de Paris a décidé que le procès du fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema se tiendrait du 19 juin au 06 juillet, au cours de neuf audiences. La présidente a notamment souligné que la défense n'avait bénéficié que de huit semaines pour préparer l'audience, un délai que les conseils de Teodorin Obiang avaient jugé trop court.

  • Mozambique: l'opposition décrète une trêve de deux mois
    AFP, 04/01/2017 09h39
    L'opposition mozambicaine a décrété mardi, 03 janvier 2017, un cessez-le-feu inattendu de deux mois dans le conflit qui oppose sa branche armée aux troupes gouvernementales, afin de favoriser les pourparlers de paix qui piétinent depuis des mois. La Renamo, l'ancienne rébellion de la guerre civile (1976-1992) qui a repris les armes en 2013, observait déjà un cessez-le-feu d'une semaine depuis le 27 décembre. Elle l'avait présentée comme un "geste de bonne volonté" pour permettre aux Mozambicains de passer les fêtes de fin d'année en paix. Mardi, le chef de la Renamo, Afonso Dhlakama, a annoncé qu'il serait prolongé. "Il y a eu quelques petits incidents mais la trêve de sept jours s'est bien passée, donc j'annonce le prolongement de la trêve pendant 60 jours, jusqu'au 4 mars", a-t-il dit lors d'une conférence de presse téléphonique entre le maquis du centre du pays où il se terre et la capitale Maputo.

  • Soldats français accusés de viols en Centrafrique: la première enquête bouclée
    AFP, 04/01/2017 09h35
    Les juges français ont terminé leurs investigations sur les accusations de viols sur des mineurs portées à partir de 2014 contre des soldats de la force Sangaris alors déployée en Centrafrique, mais l'enquête n'a débouché sur aucune mise en examen. Dans l'information judiciaire, il appartient désormais au parquet de Paris de prendre ses réquisitions avant une décision définitive des juges. Mais faute de personnes mises en examen, le dossier pourrait s'acheminer vers un non-lieu. La fin d'enquête notifiée le 20 décembre a ouvert un délai de trois mois durant lequel les parties peuvent demander de nouveaux actes d'enquête, "une possibilité" que se réserve l'association ECPAT (End child prostitution, pornography and trafficking), partie civile, "quand elle aura procédé à un examen approfondi du dossier", a indiqué son avocat Me Emmanuel Daoud.

  • Gambie: des sympathisants de l'opposition arrêtés puis relâchés
    AFP, 04/01/2017 09h33
    Au moins cinq sympathisants de l'opposition en Gambie ont été brièvement détenus par les services du renseignement pour avoir porté ou vendu des T-shirts prônant un changement de régime, ont indiqué à l'AFP dans la nuit de mardi à mercredi des sources de sécurité et parmi les activistes libérés. Ces cinq activistes comprennent trois hommes et deux femmes, selon les noms communiqués par une source de sécurité, et des commerçants figurent parmi eux. Tous avaient été libérés mardi, a-t-elle assuré, s'exprimant sous couvert d'anonymat, sans plus de détails.

  • "Biens mal acquis": le procès Obiang sera-t-il reporté? Réponse mercredi
    AFP, 03/01/2017 08h43
    La justice française va-t-elle reporter le premier procès dans la retentissante affaire des "biens mal acquis"? Réponse mercredi pour Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, accusé de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable. Lundi,02 janvier 2017, le tribunal correctionnel de Paris a examiné plusieurs heures durant la demande des avocats, qui réclament un délai pour préparer la défense de celui qui est aussi vice-président de ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale. Demande à laquelle le parquet national financier comme l'avocat de l'association Transparency International, William Bourdon, qui avait porté plainte en 2007, se sont vigoureusement opposés, dénonçant des manoeuvres "dilatoires".

  • Algérie: des mariages collectifs pour convoler malgré la pauvreté
    AFP, 03/01/2017 08h40
    Dans le désert algérien, trente jeunes femmes issues de familles pauvres, le corps drapé dans des tissus perlés et le visage dissimulé, se prêtent sous une tente au rituel du maquillage pour un événement qu'elles n'auraient jamais cru possible: leur mariage, célébré de manière collective. La scène a lieu dans la ville d'Aïn-Salah, une cité saharienne située à 1.500 km au sud d'Alger et touchée par la pauvreté malgré les champs gaziers qui s'étendent dans la région. Et sans l'aide d'une association caritative, "SOS-3e âge El-Ihsane" (Bienfaisance), ces femmes et ces hommes, orphelines et orphelins de père ou de mère, n'auraient probablement jamais pu connaître la vie de couple.

  • RD Congo: discussion sur l'application de l'accord du 31 décembre
    AFP, 03/01/2017 08h38
    Un premier contact est prévu mardi entre pouvoir et opposition sur les modalités d'application de l'accord signé le 31 décembre pour la cogestion de la République démocratique du Congo après la fin du mandat du président Joseph Kabila le 20 décembre, a annoncé lundi la médiation. "L'accord étant déjà en vigueur depuis sa signature, nous avons convenu de discuter d'un arrangement particulier sur la composition du Conseil national de suivi de l'accord et du processus électoral (CNSAP), le mode de désignation des 28 membres de cet organe, de la composition du gouvernement" de transition, a confirmé Christophe Lutundula, signataire de l'accord pour le compte du Rassemblement (coalition de l'opposition menée par Etienne Tshisekedi).

  • RDC: pouvoir et opposition conviennent de la cogestion du pays
    AFP, 02/01/2017 11h37
    L'année 2017 se présente comme une année de transition historique en République démocratique du Congo, où le pouvoir et l'opposition sont parvenus in extremis samedi à conclure un accord de cogestion du pays jusqu'à l'élection d'un successeur au président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre. Dans l'accord du 31 décembre, les parties ont convenu de maintenir M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat, à la tête du pays jusqu'à la tenue d'une présidentielle prévue à "fin 2017".

    Pendant cette période de transition de douze mois, l'accord prévoit la création d'un Conseil national de transition (CNT) présidé par l'opposant historique Étienne Tshisekedi. Un nouveau Premier ministre issu du "Rassemblement", coalition regroupant la majeure partie de l'opposition et présidé par M. Tshisekedi. L'accord ne précise pas à quelle date le CNT doit être mis en place, ni dans quel délai ce Premier ministre doit être désigné.


  • Gambie: les autorités ferment à nouveau la radio Teranga FM
    AFP, 02/01/2017 11h35
    La radio communautaire gambienne Teranga FM, plusieurs fois réduite au silence depuis sa création en 2009, a été fermée dimanche, 01er janvier 2017, sur ordre de l'Agence nationale du renseignement (NIA) pour un motif non précisé, selon un membre de son personnel et une source de sécurité. Dimanche soir, Teranga FM n'émettait plus, a constaté un correspondant de l'AFP. "Quatre agents de la NIA et un policier en uniforme sont venus à la radio cet après-midi (dimanche) vers 14H30 (locales et GMT). Ils nous ont dit d'arrêter la diffusion", a affirmé à l'AFP un membre du personnel de Teranga FM sous couvert d'anonymat.

  • "Biens mal acquis": Teodorin Obiang jugé à Paris
    AFP, 02/01/2017 11h33
    C'est le premier procès en France dans l'affaire des "biens mal acquis": Teodorin Obiang, accusé de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable, doit être jugé à partir de lundi à Paris, mais le fils du président de Guinée équatoriale demande un report. Teodoro Obiang Nguema vice-président de Guinée équatoriale, il est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Le procès, dont les dates ont été fixées fin octobre, doit s'ouvrir à 13H30 et durer jusqu'au 12 janvier.

  • Le Sénégal "prend note" des représailles d'Israël après son vote à l'Onu
    AFP, 30/12/2016 09h11
    Le Sénégal a reçu cette semaine d'Israël "la notification officielle" des mesures décidées après son vote à l'ONU d'une résolution contre les colonies israéliennes et en "prend acte", a annoncé le gouvernement dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP. Cette résolution votée le 23 décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU, exhorte Israël à "cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est" et affirme que les colonies "n'ont pas de valeur juridique". L'adoption du texte a été permise par l'abstention des Etats-Unis - qui n'ont pas mis leur veto - et le vote favorable de 14 autres membres. Le Sénégal, qui a rétabli ses relations diplomatiques avec Israël en 1995, est actuellement l'un des dix membres non permanents du Conseil de sécurité.

  • Retour des jihadistes: le gouvernement tunisien affiche sa fermeté
    AFP, 30/12/2016 09h07
    Le Premier ministre Youssef Chahed a affiché jeudi la fermeté des autorités tunisiennes sur la question du retour des jihadistes dans leur pays, affirmant qu'ils seraient "immédiatement arrêtés" et jugés selon la loi antiterroriste. "Je veux affirmer que l'Etat tunisien n'a signé aucun accord sur le retour des terroristes et que la position du gouvernement est claire: il n'est pas favorable à leur retour des zones de tension", a-t-il dit dans une déclaration à la chaîne publique Wataniya.

  • Le Premier ministre français en visite au Tchad
    AFP, 30/12/2016 09h05
    Le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, a averti jeudi qu'il fallait se "préparer à une guerre longue" contre le terrorisme et assuré le Tchad, allié majeur dans ce combat fragilisé par une grave crise économique, du soutien financier de la France. "Notre pays devra continuer à faire des choix budgétaires ambitieux et lucides au profit de nos armées", a-t-il déclaré lors de son premier déplacement à l'étranger, réservé aux soldats de la force Barkhane à N'Djamena. Le chef du gouvernement a abondé dans le sens du chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, qui a récemment demandé un effort budgétaire accru: il faudra "amplifier" l'effort, a dit M. Cazeneuve, car "nous devons nous préparer à une guerre longue dans un environnement stratégique profondément modifié".

  • Retour de jihadistes en Tunisie: réunion jeudi pour un plan d'action
    AFP, 29/12/2016 09h05
    Une réunion ministérielle se tiendra jeudi autour du chef du gouvernement Youssef Chahed afin de définir "un plan d'action" face à la menace que représente le retour de milliers de jihadistes tunisiens dans leur pays, a-t-on appris mercredi de source officielle. Y participeront l'ensemble des ministres concernés par la prise en charge du phénomène, a-t-elle ajouté, sans autre précision.



  • Libye: 11 corps de migrants retrouvés près de Tripoli
    AFP, 29/12/2016 09h03
    Les corps de 11 migrants morts par noyade après le naufrage de l'embarcation dans laquelle ils tentaient de rejoindre l'Europe ont été retrouvés sur des plages près de Tripoli (ouest), a indiqué mercredi le Croissant-Rouge libyen. "Les équipes de la branche de Tripoli du Croissant-Rouge libyen ont récupéré mardi 11 cadavres rejetés par la mer" sur plusieurs plages autour de la capitale, a indiqué à l'AFP Mohannad al-Fallah, un volontaire de cette organisation. Selon lui, les équipes ont été dépêchées après des signalements d'habitants concernant la présence de corps sur des plages.

  • Niger: les combattants de Boko Haram "totalement en déperdition"
    AFP, 29/12/2016 09h00
    Les combattants du groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui a mené depuis 2015 des attaques très meurtrières dans le sud-est du Niger, "sont totalement en déperdition", s'est réjoui mercredi Bazoum Mohamed, le ministre nigérien de l'Intérieur. "Les agissements de ceux qui restent comme résidu de Boko Haram dans certaines zones de la région de Diffa (sud-est nigérien) indiquent clairement qu'ils sont totalement en déperdition", a indiqué à la presse Bazoum Mohamed en visite à Diffa, ville proche du nord-est du Nigeria, berceau de Boko Haram. Le ministre a annoncé mardi qu'une trentaine de combattants de Boko Haram de Diffa avaient déposé les armes et s'étaient rendus. C'est la première fois que Niamey fait état de désertion de Nigériens des rangs de Boko Haram.

  • Tunisie: 5 morts et plus de 50 blessés dans un accident
    AFP, 29/12/2016 08h59
    Au moins cinq personnes ont été tuées et 52 blessées mercredi en banlieue sud de Tunis dans une collision entre un bus de transport public et un train, dûe à des infrastructures défaillantes selon les premiers éléments de l'enquête. L'accident est survenu avant l'aube vers 06H00 (05H00 GMT), a indiqué dans un communiqué le ministère de l'Intérieur. L'autocar appartenant à la société régionale de transport de Nabeul (50 km au sud de Tunis) a été coupé en deux par la violence du choc sur la voie ferrée, à hauteur de Sidi Fathallah, à une dizaine de km de la capitale, selon la même source. L'identité des cinq victimes décédées, dont un enfant, n'a pas été communiquée. D'après le ministère, 52 blessés ont été hospitalisés dans divers établissements du Grand Tunis. Parmi eux figure huit militaires, a affirmé la radio privée Mosaïque FM.

  • Algérie: 55.000 personnes poursuivies en justice pour terrorisme
    AFP, 28/12/2016 08h27
    Près de 55.000 personnes ont été poursuivies en justice en Algérie pour des affaires de terrorisme depuis le début des années 90, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Justice. Il s'agit du premier chiffre global communiqué par les autorités concernant les poursuites pour terrorisme depuis la fin de la décennie noire au début des années 2000. Ce chiffre englobe des personnes qui n'ont pas encore été jugées, qui ont été condamnées par contumace ou non, ou encore qui ont été amnistiées dans le cadre de la politique de réconciliation nationale mise en oeuvre par le président Abdelaziz Bouteflika.

  • RDC: libération de 19 militants du mouvement d'opposition Lucha
    AFP, 28/12/2016 08h24
    Les autorités congolaises ont libéré mardi 19 militants du mouvement pro-démocratie Lucha arrêtés lors de manifestations contre le maintien au pouvoir du président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, au delà du terme de son mandat, a-t-on appris de sources concordantes. "La Lucha confirme la libération mardi de 18 camarades arrêtés le 21 décembre à Goma, lors d'un sit-in devant le gouvernorat" de la province du Nord-Kivu (est du pays), a déclaré à l'AFP Ghislain Muhiwa, l'un des responsables de ce mouvement. Interrogé par l'AFP, le responsable du Bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme (BCNDH), José Maria Aranaz, a confirmé ces libérations, mais a dit rester "préoccupé par le sort de six à sept autres activistes pro-démocratie arrêtés de manière arbitraire depuis au moins une semaine".

  • Niger: une trentaine de combattants de Boko Haram se rendent
    AFP, 28/12/2016 08h21
    Une trentaine de combattants de Boko Haram de la région de Diffa (sud-est du Niger) ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, a annoncé mardi Bazoum Mohamed, le ministre nigérien de l'Intérieur. "Trente-et-un jeunes de Diffa enrôlés il y a quelques années dans les effectifs de Boko Haram ont fait reddition", a déclaré sur les réseaux sociaux, Bazoum Mohamed, en visite à Diffa, ville proche du nord-est du Nigeria, bastion de Boko Haram. "Ils se sont rendus un à un et sont actuellement retenus dans un centre sécurisé", a précisé à l'AFP une source sécuritaire basée à Diffa. Parmi eux, on compte vingt-six hommes et trois femmes. Une "quatrième femme de nationalité nigériane" s'est également rendue aux autorités de Diffa, a-t-on ajouté.

  • Tunisie: le débat s'emballe sur le retour des jihadistes
    AFP, 28/12/2016 08h18
    Manifestation citoyenne, cri d'alarme des forces de sécurité, multiplication des interventions politiques: l'inquiétude grandit et le débat s'emballe en Tunisie face à la perspective d'un retour de milliers de jihadistes, dans un pays déjà durement éprouvé par les attentats. Avec quelque 5.500 ressortissants ayant rejoint les rangs d'organisations jihadistes, selon l'ONU, la Tunisie est l'un des principaux pays au monde touchés par ce fléau, le premier au Maghreb, loin devant le Maroc (environ 1.300). Parmi eux, des centaines sont vraisemblablement morts au combat. Pour les autres, la question de leur retour "se pose avec acuité puisque l'étau se resserre sur le groupe Etat islamique (EI), en Syrie et en Irak, mais aussi en Libye", frontalière de la Tunisie, explique à l'AFP l'expert Hamza Meddeb, chercheur auprès de l'Institut universitaire européen de Florence (Italie).

  • RDC: l'immunité d'un opposant à Joseph Kabila levée
    AFP, 28/12/2016 08h15
    L'assemblée provinciale du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a voté mardi la levée d'immunité de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, dirigeant d'un parti d'opposition accusé d'outrage envers le président Joseph Kabila, a-t-on appris de sources concordantes. Sur les 30 membres de l'assemblée, 22 étaient présents: 12 ont voté pour la levée de l'immunité, 10 contre, a-t-on appris de mêmes sources. La justice avait demandé cette levée d'immunité afin de pouvoir poursuivre le président de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), accusé d'avoir insulté le chef de l’État dans un enregistrement jamais rendu public et dont M. Kyungu Wa Kumwanza conteste l'existence.

  • Colombie: hausse de la violence sexuelle contre les femmes en 2016
    AFP, 27/12/2016 08h58
    La Colombie a enregistré une hausse de 7,5% de la violence sexuelle contre les femmes durant les dix premiers mois de 2016, par rapport à la même période l'année précédente, avec plus de 15.000 cas déclarés, a annoncé lundi l'Institut de médecine légale. Au total 15.082 cas de violence sexuelle envers les femmes ont été enregistrés entre janvier et octobre, contre 14.021 cas répertoriés durant la même période en 2015 et 12.614 en 2014, selon le dernier rapport de l'institut, intitulé "Violence de genre en Colombie". "Les chiffres concernant la violence sexuelle contre les femmes sont en augmentation ces trois dernières années", souligne ce bulletin publié par l'organisme public. Cette hausse touche plusieurs classes d'âge, mais est "assez significative" parmi les filles âgées de 10 à 14 ans, avec 574 cas de plus qu'en 2015.

  • Typhon aux Philippines: au moins six morts et 18 disparus
    AFP, 27/12/2016 08h56
    Au moins six personnes ont péri et 18 autres sont portées disparues aux Philippines après le passage du puissant typhon Nock-Ten qui a grandement perturbé les célébrations de Noël, a annoncé mardi le gouvernement. La tempête, rare pour la saison, a frappé l'archipel dimanche, semant le chaos sur son passage, tout en épargnant finalement la capitale. Un ferry, le MV Starlight Atlantic, a coulé dans la province de Batangas, au sud de Manille, faisant un mort et 18 disparus, selon les garde-côtes. Cinq autres personnes ont péri dans les inondations ou du fait de la chute d'objets lors du passage de Nock-Ten. La tempête, qui doit son nom à un oiseau du Laos, a touché terre dimanche au niveau de la province de Catanduanes (est). Elle était accompagnée de vents soufflant à 235 km/h, selon l'agence météorologique philippine.

  • Thaïlande: dans l'Extrême-sud, les rebelles ciblent les trains
    AFP, 27/12/2016 08h55
    Pour les passagers du train de 12H33 dans l'extrême-sud de la Thaïlande, croire en sa bonne étoile et prier Dieu sont les seules façons de ne pas céder à la peur: cette année, la ligne de chemin de fer a été touchée trois fois par les bombes des rebelles musulmans. La zone est en proie à une insurrection violente. Les rebelles contestent la mainmise de Bangkok sur leur région et la politique d'assimilation de la Thaïlande, en répandant la peur et en multipliant les assassinats, les embuscades et les attentats à la bombe. "J'ai peur. Personne ne sait ce qui peut se passer dans ce train", explique Ka-Yoh, 70 ans. Cette femme âgée vient de monter dans l'un des premiers trains au départ après un mois d'interruption du service, en raison d'un attentat commis début septembre. La dernière voiture avait alors été éventrée par une bombe, tuant un employé de la compagnie.

  • Maroc: nouvelles négociations pour la formation du gouvernement
    AFP, 27/12/2016 08h53
    Une nouvelle réunion de négociations pour la formation d'un gouvernement au Maroc s'est tenue lundi et une autre rencontre est prévue dans les prochains jours, a-t-on appris de responsables politiques. Le chef de gouvernement désigné Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la Justice et du développement (PJD, islamiste), a indiqué s'être notamment entretenu à Rabat avec le président du Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral), Aziz Akhannouch. Selon M. Benkirane, une nouvelle rencontre est prévue dans les prochains jours. "Le chef du gouvernement veut accélérer la cadence des consultations et nous sommes disposés à le faire ensemble. Il y a eu un large accord sur beaucoup de points", a de son côté déclaré M. Akhannouch, à la sortie de ce troisième round de négociations depuis les élections législatives du 7 octobre, qui ont vu les islamistes modérés du PJD signer une nouvelle victoire après celle de 2011.

  • Nigeria: 6 villageois tués probablement par des éleveurs nomades
    AFP, 27/12/2016 08h52
    Six villageois ont été tués au cours du week-end dans le centre du Nigeria, probablement par des éleveurs nomades, nouvel épisode d'un conflit de longue date pour les terres et les pâturages, ont annoncé lundi le gouverneur de l'Etat et un ancien parlementaire. L'attaque contre le village de Goska, près de Kafanchan, dans l'Etat de Kaduna (170 km au nord-est d'Abuja), s'est déroulée entre samedi et dimanche, malgré un couvre-feu de 24 heures imposé dans cette région en raison des incidents incessants entre éleveurs et agriculteurs sédentaires. "Nous avons perdu six personnes, dont ma fille de 17 ans", a témoigné un ancien parlementaire local, Gideon Morik. "Les hommes armés que nous pensons être des éleveurs (de l'ethnie) fulani ont attaqué le village tard samedi et ont continué jusqu'à dimanche." Les attaquants ont aussi fait de nombreux blessés et rasé plusieurs maisons, selon lui. Le gouverneur de l'Etat, Nasir El-Rufai, a condamné l'attaque dans un communiqué lundi, promettant de capturer les assaillants.

  • Afrique du Sud: 3 morts dans une mutinerie en prison
    AFP, 27/12/2016 08h52
    Trois personnes ont été tuées et 26 blessées dans une mutinerie survenue lundi dans une prison de Port Elizabeth, en Afrique du Sud, ont annoncé les autorités. "Il y a eu un affrontement entre des gardiens et des détenus, qui a conduit à la mort de trois personnes, 26 autres étant blessées", dont dix grièvement, a déclaré le porte-parole des services pénitentiaires, Logan Maistry, sans préciser si les victimes étaient des gardiens ou des détenus. Un hélicoptère, des ambulances et des véhicules des services de secours ont afflué à la prison de Saint Albans alors que les gardiens s'efforçaient de rétablir l'ordre. L'établissement a déjà connu une mutinerie meurtrière en 2013. Le ministre de la Justice, Michael Masutha, devrait se rendre sur place mardi. Le parti d'opposition Alliance démocratique (DA) a appelé à une enquête. Ce n'est "pas la première fois que des événements violents arrivent dans cette prison", a-t-il ajouté.

  • L'armée syrienne a repris la totalité de la ville d'Alep
    AFP, 23/12/2016 09h02
    Le régime syrien a repris le contrôle total d'Alep, deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire face aux rebelles depuis le début de la guerre en 2011. Cette annonce par l'armée syrienne est intervenue jeudi au terme d'une opération d'évacuation de dizaines de milliers de civils et rebelles, conduits en territoire rebelle hors de la métropole. "Le commandement général des forces armées annonce le retour de la sécurité à Alep après sa libération du terrorisme et des terroristes et la sortie de ceux (...) qui y restaient", a annoncé un général à la télévision d'Etat syrienne, lisant un communiqué de l'armée. "Cette victoire représente un tournant stratégique (...) dans la guerre contre le terrorisme".

  • Attentat de Berlin: la famille du suspect tunisien sous le choc
    AFP, 23/12/2016 08h29
    En état de choc, la famille d'Anis Amri, principal suspect dans l'attaque de Berlin, affirme qu'il avait quitté sa ville pauvre de Tunisie avec l'espoir de trouver une vie meilleure en Europe. Devant le domicile familial, dans un quartier populaire de Oueslatia (centre), Abdelkader, les yeux rougis, raconte à l'AFP la trajectoire de son frère, le benjamin de la famille, visé par un mandat d'arrêt à l'échelle européenne. En mars 2011, Anis Amri a quitté illégalement la Tunisie par la mer vers l'île italienne de Lampedusa, fuyant une condamnation par contumace de quatre ans de prison pour vol et cambriolage, affirme Abdelkader. "Il vivait comme tous les jeunes, il buvait (de l'alcool) (...) il ne faisait ni prière, ni rien du tout", dit Walid, un autre frère de cette famille nombreuse. Un responsable sécuritaire local a confirmé à l'AFP ces informations.

  • RDC: vers une sortie de crise après quatre jours de violences
    AFP, 23/12/2016 08h22
    La République démocratique du Congo s'acheminait dans la nuit de jeudi à vendredi vers un accord de sortie de crise, après quatre jours de violences meurtrières autour de la fin du mandat du président Joseph Kabila. "C'est sûr, nous terminerons demain" (vendredi), a déclaré dans la soirée Mgr Fridolin Ambongo, vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui assure la médiation des négociations ouvertes le 8 décembre en vue d'instaurer une transition politique pacifique. "Nous avons obtenu tout ce que nous voulions", a confié une source dans l'opposition. "Normalement, l'accord sera signé demain vendredi", a ajouté Félix Tshisekedi, chef de la délégation de l'opposition à l'issue d'une séance plénière peu après 22H00 (21H00 GMT).

  • Ebola: un premier vaccin "jusqu'à 100%" efficace
    AFP, 23/12/2016 08h19
    Le vaccin rVSV-ZEBOV d'origine canadienne dont le laboratoire américain Merck a acquis les droits de commercialisation, pourrait être enregistré en 2018, après soumission du dossier aux autorités américaines (FDA) et européennes (EMA). Le processus d'approbation standard est habituellement d'une décennie, voire plus, a rappelé le Dr Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale à l'OMS. Le rVSV-ZEBOV est efficace "jusqu'à 100%" contre le virus Ebola, qui a fait plus de 11.000 morts en Afrique de l'Ouest, a annoncé vendredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

  • Une motion de censure déposée par 18 élus de l'opposition contre le gouvernement malien a été rejetée mercredi par l'Assemblée nationale, a constaté un correspondant de Xinhua à Bamako.
    Xinhua, 22/12/2016 08h29
    Une motion de censure déposée par 18 élus de l'opposition contre le gouvernement malien a été rejetée mercredi par l'Assemblée nationale, a-t-on constaté à Bamako. Après des débats souvent houleux, mais courtois, la motion de censure n'a recueilli que 33 voix alors qu'elle avait besoin de 96 voix, soit les 2/3 des 147 députés. Ladite motion avait pour motif de dénoncer l'accord signé par le gouvernement malien visant à autoriser l'Union européenne à refouler des Maliens de l'extérieur en situation irrégulière et aussi l'incapacité du gouvernement malien à assurer la sécurité dans le pays et à organiser des élections communales crédibles.

  • Présidentielle en Gambie: le recours de Jammeh examiné le 10 janvier
    AFP, 22/12/2016 08h27
    La perspective d'une sortie rapide de l'impasse post-électorale en Gambie semblait s'éloigner mercredi, Yahya Jammeh ayant réitéré son refus de céder le fauteuil de président sans décision sur son recours soumis à la Cour suprême, qui a fixé son audience au 10 janvier. Mercredi, le président de la Cour suprême, le juge nigérian Emmanuel Fagbenle, a annoncé que son institution examinera le 10 janvier le recours déposé par le parti au pouvoir, soit neuf jours avant l'expiration du mandat de M. Jammeh selon le délai constitutionnel.

  • Crise en RDC: ultimatum des évêques pour un accord "avant Noël"
    AFP, 22/12/2016 08h23
    L'Église catholique a exigé mercredi qu'un accord soit trouvé avant Noël pour sortir la République démocratique du Congo de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. "Notre souhait est de clôturer avant Noël. Si les acteurs politiques et de la société civile n'arrivent pas à un compromis à cette échéance [...] la Cenco en tirera toutes les conséquences qui s'imposent", a averti Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco. Mardi, au dernier jour du mandat de M. Kabila, Kinshasa et plusieurs villes du pays ont été le théâtre d'affrontements meurtriers entre les forces de l'ordre et des jeunes hostiles à son maintien au pouvoir permis par le renvoi sine die de la présidentielle.

  • Nigeria: l'armée annonce la libération de plus de 1.800 civils des mains de Boko Haram
    AFP, 22/12/2016 08h20
    L'armée du Nigeria a libéré 1.880 civils des mains de Boko Haram et capturé plus de 500 combattants au cours de la semaine écoulée dans la forêt de Sambisa, bastion du groupe islamiste dans le nord-est du pays, a déclaré mercredi un haut responsable militaire. "Lors de nos opérations sur la période du 14 au 21 décembre 2016, un total de 1.880 civils ont été sauvés dans les enclaves de Boko Haram", a déclaré le général Leo Irabor dans un communiqué publié après une conférence de presse dans la capitale du Borno, Maiduguri.

  • Tunis: manifestation après un assassinat attribué par le Hamas à Israël
    AFP, 21/12/2016 09h11
    De 200 à 300 personnes ont manifesté mardi dans le centre de Tunis pour exprimer leur colère après l'assassinat d'un ingénieur tunisien la semaine dernière, attribué par le mouvement islamiste palestinien Hamas à Israël. Répondant à l'appel de partis politiques dont Al-Joumhouri (centre), les manifestants ont brandi des drapeaux tunisiens et palestiniens. Ils ont entonné l'hymne national, et effectué une courte marche sur l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère de la capitale. Les slogans contre l'Etat hébreu ont été nombreux: "avec le sang, avec notre âme, nous te vengerons Palestine", "Résistance, résistance! Ni réconciliation, ni chantage", "Non à la normalisation, la Tunisie n’est pas à vendre", ont-ils notamment scandé, selon la même source.

  • Côte d'Ivoire: Majorité absolue pour la coalition présidentielle
    AFP, 21/12/2016 08h46
    La coalition soutenant le président Alassane Ouattara a obtenu la majorité avec 167 sur 254 sièges du Parlement ivoirien, lors des élections législatives de dimanche, a annoncé mardi la Commission électorale indépendante (CEI). "Les résultats du scrutin se présentent comme suit: ont obtenu RDHP (coalition au pouvoir) 167 sièges, Indépendants 75, UDPCI 6, UPCI 3 et le FPI (l'ex-parti de Laurent Gbagbo) 3. Le taux de participation étant de 34,10%", a déclaré le président de la CEI, Issouf Bakayoko.


  • Libye: l'armée américaine termine l'opération contre l'EI à Syrte
    AFP, 21/12/2016 08h44
    L'armée américaine a officiellement terminé son opération contre le groupe Etat islamique dans la ville de Syrte, ancien bastion des jihadistes en Libye, ont indiqué mardi des responsables américains. Le Pentagone avait lancé le 1er août cette opération pour aider les forces locales à chasser les extrémistes islamistes de cette ville côtière. "En partenariat avec le gouvernement libyen d'union nationale (GNA), l'opération a été un succès" et a permis de repousser les jihadistes, a indiqué le centre de commandement qui gère la région Afrique. Drones, navires de combat et avions de chasse ont pilonné les positions du groupe EI à 495 reprises. "Nous sommes fiers d'avoir soutenu cette campagne pour éliminer l'EI de la seule ville qu'il contrôlait en dehors de l'Irak et de la Syrie", a ajouté Peter Cook, porte-parole du Pentagone, précisant que les appareils américains pourraient encore intervenir le cas échéant si le GNA le demandait.

  • Gambie: l'opposition ne poursuivra pas Jammeh après son départ
    AFP, 21/12/2016 08h36
    Yahya Jammeh, qui a dirigé la Gambie 22 ans et conteste sa défaite à l'élection présidentielle du 1er décembre dans son pays, n'est pas menacé de poursuites par le pouvoir d'Adama Barrow, vainqueur déclaré du scrutin, a affirmé mardi soir le porte-parole de l'opposition. L'organisation ouest-africaine Cédéao, qui presse le président battu de quitter le pouvoir, a demandé si le prochain pouvoir "envisageait de poursuivre Yahya Jammeh. Il n'y a aucune indication de menace ou de nécessité de menace (de poursuites) contre le président sortant Yahya Jammeh", a déclaré Halifa Sallah, porte-parole de la coalition de l'opposition. "La coalition et le président élu Adama Barrow n'ont jamais rien indiqué qui puisse être considéré comme une menace contre le président sortant, et c'est ce que la Cédéao voulait que la coalition clarifie, afin que les négociations pour un transfert pacifique du pouvoir puissent se poursuivre", a ajouté M. Sallah.

  • Gaz: BP investit 1 md de dollars en Mauritanie et au Sénégal
    AFP, 20/12/2016 08h29
    Le géant britannique de l'énergie BP a annoncé lundi un nouvel investissement de près d'un milliard de dollars afin de prendre des participations dans des projets gaziers en Mauritanie et au Sénégal. Le groupe a signé un accord pour acquérir auprès de l'américain Kosmos 62% d'un projet d'exploitation de plusieurs blocs en Mauritanie et 32,5% d'un projet similaire au Sénégal, selon un communiqué. BP va débourser au total près d'un milliard de dollars (956 millions d'euros) à la fois pour rémunérer Kosmos et pour financer les coûts d'exploration et de développement de ces projets. "Nous pensons que notre expertise dans la gestion de la chaîne de valeur gazière, associée aux capacités d'exploration de notre partenaire Kosmos, ainsi qu'au soutien des gouvernements mauritanien et sénégalais, font que tout est réuni pour créer un nouveau centre important pour le gaz naturel liquéfié en Afrique", a commenté Bod Dudley, directeur général de BP, cité dans le communiqué.

  • Tunisie: remous après l'assassinat d'un ingénieur attribué à Israël
    AFP, 20/12/2016 08h26
    Réunion de crise, accusations "d'atteinte à la souveraineté nationale", appels à manifester: l'assassinat d'un ingénieur tunisien, attribué par le mouvement islamiste palestinien Hamas à Israël, a provoqué de sérieux remous lundi en Tunisie. La branche armée du Hamas a affirmé samedi soir que l'Etat hébreu était responsable du meurtre, jeudi à Sfax, dans l'est tunisien, de Mohamed Zaouari, 49 ans, décrit comme un dirigeant du mouvement islamiste spécialisé dans le développement de drones. Pressé de s'expliquer, le gouvernement tunisien s'est montré plus prudent lundi, tout en s'efforçant de donner des gages sur l'avancée de l'enquête. "Il y a effectivement la possibilité d'une implication d'un service étranger, mais (...) il nous manque des preuves tangibles à ce stade", a dit lors d'une conférence de presse le ministre de l'Intérieur Hédi Majdoub, qui avait participé en matinée à une réunion sur la sécurité avec le Premier ministre Youssef Chahed. L'assassinat, pour lequel 10 suspects ont été interpellés à ce jour, a été planifié dès juin, depuis Vienne et Budapest, a-t-il ajouté.

  • Des parents d'enfants adoptés en RDC manifestent pour les faire venir en France
    AFP, 20/12/2016 08h24
    Des parents ayant adopté des enfants en République démocratique du Congo ont manifesté lundi à Paris pour demander qu'on leur accorde le visa d'entrée en France, refusé dernièrement par le Quai d'Orsay invoquant des "irrégularités" dans une cinquantaine de dossiers. Formant une chaîne humaine, avec des ballons colorés et des photos d'enfants collées sur des pancartes, entre 150 et 200 personnes, selon les organisateurs, ont marché du siège de la Mission de l'adoption internationale (MAI, organisme qui pilote et régule les adoptions) à l'esplanade des Invalides derrière une grande banderole "Des visas pour nos enfants". "On regrette un traitement purement administratif. Ces enfants qui nous attendent et dont nous sommes les parents devant la loi congolaise sont considérés comme des dossiers avec des erreurs", a expliqué Denis Grelier, l'un des organisateurs du défilé, père adoptif d'une fillette de six ans toujours en RDC, la sœur biologique de sa fille de 10 ans adoptée en 2011.

  • RDC: un journaliste et un collaborateur de l'AFP détenus pendant dix heures
    AFP, 20/12/2016 08h23
    Un journaliste et un collaborateur de l'AFP ont été relâchés lundi soir à Kinshasa après dix heures de détention par plusieurs services de sécurité de la République démocratique du Congo. Les deux hommes, de nationalité congolaise, un journaliste photo-vidéo et un fixeur, ont été arrêtés vers 10h00 (09h00 GMT) sur le campus de l'Université de Kinshasa (Unikin). La police de l'université les a appréhendés au motif qu'ils n'avaient pas le droit de filmer sans une autorisation, et alors même que l'AFP n'avait tourné aucune image des forces de l'ordre en train de contenir des étudiants voulant manifester contre le pouvoir. Peu de temps avant, les deux collaborateurs de l'AFP étaient avec une équipe d'autres journalistes de l'Agence France-Presse et de la presse internationale dont ils ont été séparés alors qu'une grande confusion régnait sur les lieux.

  • Législatives en Côte d'Ivoire: le président Ouattara espère une majorité forte
    AFP, 19/12/2016 05h59



    Les Ivoiriens ont voté dans le calme dimanche pour élire leurs députés dans un scrutin dont le président Alassane Ouattara attend une solide majorité pour achever son deuxième et dernier mandat. Les bureaux de vote ont fermé peu après 18H00 (locales et GMT) comme prévu et le dépouillement a immédiatement débuté dans ce pays où plus de 6,2 millions d'inscrits étaient appelés à choisir leurs 255 représentants à l'Assemblée nationale parmi 1.337 candidats.


  • RDC: Kinshasa dans l'expectative après la suspension des négociations
    AFP, 19/12/2016 05h57
    Kinshasa a passé un dimanche calme, dans l'expectative et sous forte surveillance policière et militaire, après la suspension des pourparlers pour sortir de la crise politique en République démocratique du Congo, où le président Kabila achève son mandat mardi sans que son successeur ait été élu. "Ce n’est pas comme d’habitude, on est vraiment inquiet", a expliqué à l'AFP Atine Butela, 25 ans, qui tient un salon de coiffure. "Chacun essaie de faire des provisions parce qu’on ne sait pas ce qui va se passer (...). Si la tendance était bonne, on sentirait un apaisement au niveau de nos cités mais malheureusement ce n’est pas le cas".

  • Le président gambien Yahya Jammeh le 24 novembre 2011 à Banjul Gambie: Jammeh sera déclaré "renégat" s'il refuse de céder le pouvoir, selon l'opposition
    AFP, 19/12/2016 05h54
    Le président gambien Yahya Jammeh sera déclaré "renégat" si il refuse de céder le pouvoir à la fin de son mandat en janvier, a annoncé dimanche, 18 décembre, l'opposition gambienne. "Il perdra sa légitimité constitutionnelle et tout président qui perd sa légitimité constitutionnelle devient un renégat", a déclaré Halifa Sallah, porte-parole de la coalition d'opposition qui a porté le président élu Adama Barrow au pouvoir lors de la présidentielle du 1er décembre. Le 9 décembre, M. Jammeh, qui gouverne la Gambie d'une main de fer depuis 22 ans, a rejeté les résultats de ce scrutin, une semaine après avoir pourtant reconnu sa défaite.

  • RDC: un éboulement dans une mine d'or fait au moins 20 morts
    AFP, 19/12/2016 05h47
    Au moins vingt personnes ont été tuées par un éboulement dans une mine d'or de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris dimanche de source officielle. "Au moins 20 personnes sont mortes dans un éboulement survenu la nuit du 17 au 18 décembre dans un carré minier à Makungu", dans le sud du Sud-Kivu, a déclaré à l'AFP le ministre des Mines de cette province, Apollinaire Bulindi. "Ce bilan encore provisoire devrait s'alourdir car beaucoup de gens exploitent en désordre dans cette carrière", a-t-il ajouté, faisant référence aux "creuseurs artisanaux" (mineurs clandestins) qui pullulent sur de nombreux sites miniers congolais.

  • L'ONU préoccupée par la situation en RDC
    Xinhua, 19/12/2016 05h35
    Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, s'est dit profondément alarmé par la situation en République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris dimanche d'informations publiées par l'Onu. "Nous sommes particulièrement inquiets car lundi, cela fera trois mois que 54 personnes sont mortes à Kinshasa, lorsque les forces de défense et de sécurité ont eu recours à un usage excessif de la force contre des personnes demandant que les délais constitutionnels soient respectés et que le président Kabila démissionne à la fin de son deuxième et dernière mandat", a rappelé M. Zeid dans un communiqué. "Nous demandons au gouvernement, et plus particulièrement à ses forces de sécurité, de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir les droits à la liberté d'association et de réunion pacifique", a dit M. Zeid. "Nous les exhortons à faire preuve de retenue conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international relatif aux droits de l'Homme concernant l'usage de la force pendant les manifestations", a-t-il ajouté.

  • Côte d'Ivoire: Jennyfer, la chaîne française de vêtements s'installe à Abidjan
    AFP, 16/12/2016 08h10
    Jennyfer, la chaîne de vêtements pour adolescentes a ouvert jeudi à Abidjan sa première boutique en Côte d'Ivoire, poursuivant "sa stratégie d'expansion internationale". "Jennyfer entend s’adresser à la nouvelle consommatrice ivoirienne avec un pouvoir d’achat stable" indique le groupe dans un communiqué. Le groupe rejoint plusieurs grandes marques françaises attirées par le dynamisme du marché ivoirien à travers l'installation, ces dernières années dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire, de nombreux centres commerciaux. Le 18 décembre 2015, le premier hypermarché Carrefour d'Afrique subsaharienne, fruit d'un partenariat avec le groupe CFAO qui a aussi lancé sa marque PlaYce de centres commerciaux a été inauguré à Abidjan, symbole de l'émergence économique du pays et de l'augmentation du pouvoir d'achat des classes moyennes.

  • CAN-2017: la mascotte Samba bien seule au guichet pour l'ouverture de la billeterie
    AFP, 16/12/2016 08h08
    La mascotte Samba s'est retrouvée bien seule au guichet jeudi au premier jour de la vente au public des billets de la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN-2017) au Gabon, en attendant les vrais clients. A un mois du coup d'envoi, le comité d'organisation (Cocan) a marqué l'ouverture officielle de la billeterie par une opération de communication autour de la mascotte aux allures de panthère qui a symboliquement retiré son billet pour le match d'ouverture Gabon-Guinée Bissau, le samedi 14 janvier à Libreville. Mais les vrais clients étaient aux abonnés absents dans cette perception du quartier de Nzeng Ayong, tout comme dans un autre centre des impôts de la capitale visité par l'AFP. "Ce n'est qu'un lancement", affirme le responsable vente du Cocan, Patrick-Renaud Loemba. "On sait qu'à partir de janvier, cela va se bousculer, donc on a préféré lancer (la vente) un mois plus tôt pour que les gens puissent acquérir dans la tranquilité leur billet". Le Cocan compte écouler au total 513.000 billets pour 32 matches avec une politique tarifaire plus "attractive" qu'en 2012 quand le Gabon avait co-organisé la CAN avec son voisin la Guinée-Equatoriale.

  • Crash vol EgyptAir Paris-Le Caire: traces d'explosif sur des victimes
    AFP, 16/12/2016 08h07
    L'Egypte a affirmé jeudi que des traces d'explosifs avaient été trouvées sur des victimes du crash d'un avion d'EgyptAir reliant Paris au Caire le 19 mai, un drame dont les causes n'ont jusqu'à présent pas été établies. Le vol MS804 s'était abîmé en mer Méditerranée entre la Crète et la côte nord de l'Egypte après avoir soudainement disparu des écrans radars. Les 66 personnes à bord dont 40 Egyptiens et 15 Français avaient été tuées. L'Egypte, qui a toujours privilégié la piste de l'attentat, a indiqué que la découverte des traces d'explosifs avait été communiquée au Parquet général. Selon la loi égyptienne, le procureur est saisi "s'il devient clair aux yeux de la commission d'enquête (sur le crash) qu'il existe des soupçons sur l'origine criminelle de l'accident", a précisé le ministère égyptien de l'Aviation.

  • Liberia: une centrale hydro-électrique détruite durant la guerre refonctionne
    AFP, 16/12/2016 07h56
    Les autorités libériennes ont officiellement procédé jeudi à la remise en service d'une unité de la centrale hydro-électrique de Mount Coffee, près de Monrovia, qui avait été détruite durant la guerre et a été réhabilitée avec des financements américains et européens. Le barrage de Mount Coffee, sur le fleuve Saint-Paul, est situé à Harrisburg, à environ 30 km au nord-est de la capitale. Mis en service dans la seconde moitié des années 1960, il avait subi de sévères dommages durant le conflit qui a fait quelque 250.000 morts et ruiné l'économie du Liberia de 1989 à 2003. En 2010, la compagnie publique d'électricité, la Liberia Electricity Corporation (LEC), avait rouvert la centrale en utilisant d'énormes groupes électrogènes, sans toutefois parvenir à satisfaire la forte demande pour Monrovia, qu'elle approvisionne. Les coupures d'électricité étaient quotidiennes dans la capitale.

  • Soudan du Sud: l'ONU dénonce les violences sexuelles et ethniques
    AFP, 15/12/2016 08h00
    Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a dénoncé mercredi les violences sexuelles et ethniques qui ravagent le Soudan du Sud et réclamé le déploiement immédiat d'une force régionale de 4.000 hommes dans tout le pays. Cet appel a été lancé lors d'une session spéciale sur le Soudan du Sud, convoquée à la demande de 48 pays conduits par les Etats-Unis. Dans un discours prononcé à l'ouverture des débats, Le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad al-Hussein a qualifié de "choquant" le niveau de violences sexuelles dans ce pays. Selon une étude du Fonds des Nations Unies pour la Population réalisée en juin, 70% des femmes réfugiées dans un camp à Juba, la capitale, ont avoué avoir été violées. "Tous les acteurs en armes à travers le pays semblent être responsables", a-t-il dit.

  • Tunisie: manifestation contre une loi "rétrograde" sur le mariage des mineures
    AFP, 15/12/2016 07h58
    Des dizaines de personnes se sont rassemblées mercredi, 14 décembre 2016, devant le Parlement tunisien pour réclamer la révision d'une loi qui permet à un homme d'échapper à des poursuites pour des relations sexuelles avec une mineure en épousant sa victime. "A bas l'article 227 bis", "Loi rétrograde", "Révisez l'article de la honte", ont scandé les protestataires, pour la plupart des femmes, devant l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), a constaté une journaliste de l'AFP. Un appel à manifester avait été lancé la veille en réaction à la décision du tribunal de première instance du Kef (nord-ouest) d'autoriser le mariage d'une fille de 13 ans avec un proche de 20 ans l'ayant mise enceinte.

  • Centrafrique: les violations des droits de l'homme en hausse, selon l'ONU
    AFP, 15/12/2016 07h54
    Les violations des droits de l'homme commises par des groupes armés en Centrafrique connaissent "une augmentation alarmante" depuis août avec au moins une centaine de morts, a déploré mercredi, 14 décembre 2016, la Mission des Nations unies (Minusca). "La situation sécuritaire et des droits de l'homme", qui touche y compris des enfants, reste "une source de préoccupation majeure", selon un rapport qui porte sur la période juin 2015-mars 2016. "La division des droits de l'homme (DDH) a documenté 1.301 cas de violations et d’abus des droits de l’homme affectant au moins 2.473 victimes", écrit la Minusca, soit +70% par rapport à une précédente étude "de septembre 2014 au 31 mai 2015".

  • Dakar: des entreprises françaises vont réaliser le train express
    AFP, 15/12/2016 07h34
    Des groupes français vont réaliser le train express de Dakar, un projet combinant l'électricité et le diesel d'un coût de 225 millions d'euros devant entrer en service en 2019, ont annoncé vendredi les autorités sénégalaises et les sociétés contractantes. Ce Train express régional (TER) vise à désengorger Dakar, une agglomération de quelque 3 millions d'habitants - près du quart de la population globale - confrontée à des problèmes de circulation en raison d'embouteillages au quotidien. La construction du TER s'inscrit, selon les autorités sénégalaises, dans le cadre du "Plan Sénégal Emergent", un plan de développement lancé par le président Macky Sall en 2014 pour faire du Sénégal un pays émergent à l'horizon 2035. "Aujourd'hui, notre pays franchit en vitesse une étape significative de sa marche résolue vers l'émergence", a déclaré le président sénégalais qui a donné "rendez-vous le lundi 14 janvier 2019 pour l'inauguration" du TER.

  • Burkina: 13 minutes de silence pour un journaliste assassiné
    AFP, 14/12/2016 08h14
    Des centaines de manifestants mais aussi les radios et les télévisions burkinabè ont observé 13 minutes de silence mardi, 13 décembre 2016, en hommage au journaliste d'investigation Norbert Zongo assassiné il y a 18 ans jour pour jour, sous le régime du président déchu Blaise Compaoré, a constaté un journaliste de l'AFP. A 15h00, les radios et télévisions ont observé 13 minutes de "silence média" à la demande des associations de journalistes et de presse pour protester contre "l'impunité" et le "déni de justice" dans le cadre de cette affaire. Au même moment, plusieurs dizaines de personnes rassemblées pour un sit-in devant le palais de justice de Ouagadougou ont observé également treize minutes de silence en ce jour anniversaire, la bouche recouverte de papier adhésif pour "symboliser le silence de la justice dans l'instruction du dossier" Zongo, a expliqué Smockey, chanteur de rap et porte-parole du Balai citoyen, mouvement qui a été à la pointe des manifestations anti-Compaoré en 2014.

  • Egypte: l'EI revendique l'attentat contre une église au Caire
    AFP, 14/12/2016 08h11
    Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué mardi, 13 décembre 2016, l'attentat contre une église qui a fait 25 morts au Caire dimanche. Dans un communiqué publié sur internet, l'EI affirme qu'un kamikaze a déclenché sa ceinture explosive au milieu des fidèles. L'EI identifie l'homme comme étant Abou Abdallah al-Masri (l'Egyptien).

  • Gambie: des présidents africains poussent Jammeh à partir
    AFP, 14/12/2016 08h09
    Le parti du président gambien a demandé mardi? 13 décembre 2016, à la Cour suprême d'annuler l'élection perdue par Yahya Jammeh, au moment même où ses pairs d'Afrique de l'Ouest tentaient, en vain pour le moment, de le convaincre de céder le pouvoir. Après une journée de discussions, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, qui conduisait la délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a reconnu qu'aucun accord n'avait encore été obtenu sur le départ de M. Jammeh, gouvernant le pays d'une main de fer depuis 22 ans. "Nous ne sommes pas venus pour un accord, nous venons aider les Gambiens à organiser la transition. Ce n'est pas quelque chose qui peut aboutir en un seul jour, il faut y travailler", a déclaré Mme Sirleaf, affirmant que la mission allait rendre compte de ses discussions lors du sommet de la Cédéao samedi à Abuja.

  • Crimes de guerre: huit ans de prison requis contre le Congolais Bemba
    AFP, 14/12/2016 08h06
    Le procureur a requis huit ans de prison à l'encontre de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, reconnu coupable par la Cour pénale internationale (CPI) de subornation de témoins afin d'obtenir son acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. "L'accusation recommande que Bemba soit condamné à une peine totale de huit ans d'emprisonnement", a déclaré le procureur, dans un document publié dans la nuit de lundi à mardi, "à purger consécutivement à sa peine dans l'affaire principale". Jean-Pierre Bemba a été jugé coupable à la mi-octobre pour avoir influencé "de manière corrompue" quatorze témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

  • Soudan: Béchir met en garde après de nouveaux appels à manifester
    AFP, 13/12/2016 08h22
    Le président soudanais Omar al-Béchir a prévenu lundi que toute tentative visant à renverser son régime serait sévèrement réprimé, alors que de nouveaux appels étaient lancés pour protester contre la politique du gouvernement. Des militants ont appelé à une nouvelle grève de deux jours, les 19 et 20 décembre, dans tout le pays pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter les prix notamment des médicaments. "Nous avons entendu ces derniers jours des appels à renverser le régime lancés par des personnes cachées derrière leurs claviers", a déclaré devant des partisans rassemblés dans la ville de Kasala (est) le président Béchir, au pouvoir depuis un coup d'Etat militaire en 1987.

  • RDC: Bruxelles et Washington sanctionnent 9 hauts responsables du régime
    AFP, 13/12/2016 08h19
    Sept personnalités ciblées dans l'Union européenne, deux autres aux États-Unis: l'UE et Washington ont infligé lundi une série de sanctions financières à des hauts responsables de l'appareil sécuritaire de la République démocratique du Congo, accusés de violences ou d'entrave au processus électoral. A huit jours de la fin du mandat du président congolais Joseph Kabila, les sanctions du Trésor américain visent son ministre de l'Intérieur Evariste Boshab et le chef de l'Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutondo, accusés de "saper le processus démocratique" en RDC. Elles complètent la "liste noire" de Washington, où ont déjà été inscrits cette année les hauts responsables de l'armée et de la police congolaise Gabriel Amisi Kuma, Célestin Kanyama et John Numbi. Trois noms également dans le collimateur de l'UE depuis ce lundi. A Bruxelles, en vertu d'une décision des 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE, un total de sept responsables sécuritaires congolais se retrouvent interdits de séjour et avec des comptes bancaires gelés dans l'Union.

  • Egypte: Quatre suspects arrêtés après l'attentat dans une église
    AFP, 13/12/2016 08h16
    Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a annoncé lundi l'arrestation de quatre suspects dans l'attentat qui a fait 25 morts dimanche contre une église du Cairet, alors que les soupçons des enquêteurs se dirigent désormais vers les Frères Musulmans. L'attaque perpétrée dimanche dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul contiguë à la cathédrale copte Saint-Marc, siège du pape Tawadros II, n'a certes toujours pas été revendiquée. Mais lundi soir le ministère de l'Intérieur a clairement accusé les dirigeants des Frères musulmans établis au Qatar d'en être à l'origine, avec pour objectif "de créer un conflit religieux à grande échelle". La communauté copte égyptienne n'avait pas connu d'attentat aussi meurtrier depuis l'attaque suicide qui avait fait plus d'une vingtaine de morts le 1er janvier 2011 à la sortie d'une église à Alexandrie.

  • Le Kenya va "réfléchir sérieusement" à un retrait de la CPI
    AFP, 13/12/2016 08h15
    Le gouvernement kényan va "réfléchir sérieusement" à un éventuel retrait du Kenya de la Cour pénale internationale (CPI), institution dont se sont retirées récemment trois nations africaines, a affirmé lundi le président kényan Uhuru Kenyatta. M. Kenyatta et son vice-président William Ruto avaient été inculpés par la CPI pour leurs rôles présumés dans les violences post-électorales de 2007-2008, mais les poursuites à leur encontre, marquées par des accusations d'intimidations de témoins et d'"ingérences politiques", avaient au final été abandonnées à des stades différents de la procédure. "Notre expérience avec la CPI démontre un manque flagrant d'impartialité au sein de cette institution. Certains (pays, ndlr) se sont retirés, d'autres y ont pensé", a déclaré M. Kenyatta lors d'un discours prononcé à l'occasion de la Fête nationale kényane. "Cette institution est devenue un instrument de la politique du pouvoir dans le monde, et non de la justice pour laquelle elle a été créée", a-t-il ajouté.

  • Zimbabwe: les lions sous la menace directe de l'homme
    AFP, 13/12/2016 08h13
    La chasse est à l'origine de la plupart des décès de lions dans la région du Zimbabwe où le célèbre lion Cecil avait été tué l'an dernier par un chasseur américain, a indiqué lundi un chercheur de l'université britannique d'Oxford. Selon une de ses études parue dans le Journal of Applied Ecology, 88% des lions mâles et 67% des femelles retrouvés morts entre 1999 et 2012 dans le parc national de Hwange (ouest du Zimbabwe) ont été victimes des activités humaines. Ces activités incluent la chasse, la pose de pièges ou les représailles exercées par les éleveurs contre les félins qui s'en prennent à leurs troupeaux. Une seconde étude réalisée par le même scientifique, publiée cette fois dans les colonnes de Biological Conservation, confirme que la mortalité des lions est directement liée aux droits de chasse accordés par les autorités. Selon elle, la baisse drastique de ces droits dans le même parc national de Hwange au milieu des années 2000 a permis d'augmenter de 62% la population globale de ses félins, et particulièrement ses représentants mâles (+200%).

  • L'international algérien Mahrez élu joueur africain de l'année par la BBC
    AFP, 13/12/2016 08h12
    L'international algérien Riyad Mahrez a reçu lundi de la BBC le titre prestigieux de joueur Africain de l'année, récompensant ainsi son implication dans le succès de Leicester, champion de Premier League 2016. "C'est énorme, c'est très important pour les joueurs africains, je suis très heureux et très fier", a-t-il déclaré à la BBC. L'attaquant de 25 ans né à Sarcelles, 7e au classement du Ballon d'Or 2016, avait déjà été le premier Africain a remporter le titre de joueur de l'année de l'Association des footballeurs professionnels, grâce à ses 17 buts et 11 passes décisives pour Leicester. Mahrez qui a devancé Sadio Mane (SEN, Liverpool) et Andre Ayew (GHA, West Ham) 3e, a été choisi par des supporters du monde entier. L'entraîneur de Leicester, l'Italien Claudio Ranieri, a précisé à la radio anglaise que son joueur s'améliorait de jour en jour, "pas seulement sur le plan de ses qualités, mais également de son sens du sacrifice pour son équipe". Riyad Mahrez qui jouait au Havre n'avait coûté aux Foxes que 476.000 euros en 2014.


  • Nigeria: au moins 60 morts dans l'effondrement du toit d'une église
    AFP, 12/12/2016 08h03
    Au moins 60 personnes ont été tuées samedi, 10 décembre 2016, dans l'effondrement du toit d'une église évangélique dans le sud-est du Nigeria, mais, selon les services de secours, le bilan devrait s'alourdir alors que les opérations de sauvetage étaient toujours en cours dimanche. Selon une source proche de l'hôpital universitaire d'Uyo (sud-est), où a eu lieu le drame, "plus de 200 victimes" ont été amenées sur place pour recevoir des soins.

  • Algérie: décès d'un journaliste emprisonné pour "offense au président"
    AFP, 12/12/2016 07h59
    Un journaliste algérien critique du pouvoir et condamné en juillet à deux ans de prison pour "offense au président de la République" est décédé dimanche, 11 décembre 2016, ont annoncé son avocat sur Facebook et l'administration pénitentiaire. "Je confirme le décès du journaliste Mohamed Tamalt à l'hôpital de Bab el Oued (Alger) après plus de trois mois de grève de la faim suivis d'un coma de trois mois", a écrit Me Amine Sidhoum sur sa page Facebook. Le journaliste, hospitalisé depuis fin août, est mort des suites d'"une infection pulmonaire", a de son côté précisé l'administration pénitentiaire dans un communiqué.

  • Somalie: plus de 20 morts dans l'explosion d'un camion à Mogadiscio
    AFP, 12/12/2016 07h57
    Plus de vingt personnes ont été tuées dans la matinée de dimanche, 11 décembre 2016,dans un attentat-suicide au camion piégé à Mogadiscio, a annoncé la police somalienne, une attaque revendiquée par le groupe jihadiste des shebab, affilié à Al-Qaïda. "Selon le bilan dont nous disposons pour le moment, plus de 20 personnes, pour la majorité des civils, ont été tuées dans l'explosion" qui s'est produite près de l'entrée du port de la capitale somalienne, a affirmé Ibrahim Mohamed un commandant de la police locale. Le bilan risque de s'alourdir, les victimes et les blessés ayant été conduits dans divers établissements hospitaliers de la capitale, a-t-il expliqué.

  • Nigeria: deux fillettes se font exploser dans un marché, un mort et 18 blessés
    AFP, 12/12/2016 07h54
    Deux fillettes se sont fait exploser dimanche, 11 décembre 2016, matin dans un marché très fréquenté de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, faisant au moins un mort et 18 blessés, selon un bilan officiel. Selon Abdulkarim Jabo, un membre des milices civiles de la capitale du Borno qui était présent sur place, les kamikazes devaient avoir "7 ou 8 ans".

  • Egypte: 23 morts dans l'attaque d'une église
    AFP, 12/12/2016 07h52
    Un attentat à la bombe a tué 23 personnes dimanche, 11 décembre 2016, en pleine célébration dans une église copte au Caire. L'explosion, entendue dans tout le quartier, a eu lieu vers 10H00 (08H00 GMT) à l'intérieur de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, contiguë à la cathédrale copte Saint-Marc, siège du pape de l'Eglise copte orthodoxe Tawadros II. La plupart des victimes de l'attentat, qui a également fait 49 blessés, étaient des femmes, selon le gouvernement.

  • Angola: coup d'envoi de la succession du président dos Santos
    AFP, 09/12/2016 08h30
    Le président angolais José Eduardo dos Santos va confirmer samedi, 10 décembre 2016, la fin de son règne controversé de trente-sept ans et introniser son très probable successeur, qui ne devrait pas bouleverser la marche d'un pays en pleine crise économique. Son parti, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) officialisera donc samedi, à l'occasion du 60e anniversaire de sa création, que M. dos Santos, 74 ans, ne briguera pas de nouveau mandat lors des élections générales de 2017 et qu'il va céder sa place à la tête du parti à son actuel ministre de la Défense, Joao Lourenço, 62 ans.

  • Abus sexuels en RCA: le Gabon et le Burundi promettent des sanctions pour les casques bleus concernés
    AFP, 09/12/2016 08h26
    Le Burundi et le Gabon ont promis jeudi, 08 décembre 2016, des sanctions à l'encontre de leurs Casques bleus (respectivement 25 et 16) soupçonnés d'abus sexuels en Centrafrique par les Nations unies si les faits étaient confirmés. "S'il y a des cas avérés d'abus sexuels qui impliquent nos soldats, il n'y aura pas d'impunité, la justice va s'appliquer dans ces cas là", a déclaré à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée burundaise, le major Côme Ndayiragije. les deux Etats ont ouvert des enquêtes afin de faire la lumière sur cette affaire.



  • Fifa: deux ex-dirigeants africains radiés à vie
    AFP, 09/12/2016 08h20
    Jonathan Musavengana, ancien responsable à la Fédération zimbabwéenne, et Banna Tchanile, ex-sélectionneur du Togo, ont été radiés à vie du monde du football pour des faits de corruption, a annoncé jeudi la Fifa. L'ancien président de la Fédération sud-africaine (SAFA) Kirsten Nematandani a pour sa part été suspendu cinq ans. Les trois hommes ont été reconnus coupables d'avoir violé les règles éthiques à l'occasion de matches internationaux amicaux disputés en Afrique du Sud en 2010, précise la chambre de jugement du comité d'éthique de la Fifa, soit la justice interne de l'instance, qui a prononcé ces sanctions.

  • RDC: l'Église catholique accueille le dialogue de la dernière chance
    AFP, 09/12/2016 08h18
    L'Église catholique a lancé jeudi à Kinshasa des négociations de la dernière chance pour chercher une sortie à la crise politique qui menace de replonger la République démocratique du Congo dans la violence à la fin du mandat du président Joseph Kabila, le 20 décembre. L'enjeu de ces négociations est de sortir du climat politique délétère, émaillé de violences, engendré par la non tenue de la présidentielle qui devait avoir lieu cette année. Il s'agit pour les participants de trouver un accord permettant d'organiser une transition jusqu'à l'élection du successeur de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter.

  • Ghana: la tension monte, les résultats de l'élection en retard
    AFP, 09/12/2016 08h16
    La Commission électorale ghanéenne tardait jeudi soir à publier les résultats de l'élection présidentielle, vingt-quatre heures après la fermeture des bureaux de vote, et faisait monter la tension dans un pays réputé être l'un des plus démocratiques d'Afrique de l'Ouest. Les résultats de vingt-cinq des 275 circonscriptions du pays ont été jusqu'à présent dépouillés et comptés selon la Commission électorale et l'avance, très courte, oscille à chaque nouveau résultat local entre le président Mahama, qui dispute un second mandat à 58 ans, et M. Akufo-Addo, qui se présente pour la troisième fois à 72 ans.

  • Mali: le procès du chef de l'ex-junte Sanogo renvoyé à 2017
    AFP, 09/12/2016 08h15
    Le procès du chef de l'ex-junte malienne Amadou Sanogo, poursuivi pour implication dans l'assassinat d'une vingtaine de soldats en 2012, a été renvoyé jeudi à 2017, a-t-on appris auprès des parties civiles et de la défense. Amadou Sanogo comparaissait depuis le 30 novembre avec 16 co-prévenus, tous des militaires, pour "enlèvement et assassinat, complicité d'enlèvement et d'assassinat" de soldats dont les corps ont été retrouvés dans un charnier en 2013. "La cour a renvoyé le procès à la prochaine session", et "a rejeté notre demande de liberté provisoire" des accusés, a confirmé à l'AFP un des avocats de la défense, Me Harouna Toureh, également contacté par téléphone.

  • Canal+ et la CAF signent un accord pour la diffusion de la CAN en Afrique francophone
    AFP, 08/12/2016 08h46
    Canal+ et la Confédération africaine de football (CAF) ont trouvé un accord pour la diffusion de la Coupe d'Afrique des nations ainsi que plusieurs autres compétitions, dont les Coupes d'Afrique de clubs, en Afrique francophone, selon un communiqué du groupe français publié mercredi, 07 décembre 2016. L'accord porte sur sept ans, à partir de 2017. Aucun montant n'a été divulgué par le texte. Outre la CAN, seront également diffusées les compétitions africaines majeures telles que le Championnat d’Afrique des nations (CHAN), la Ligue des champions d'Afrique, la Coupe de la Confédération d'Afrique et la Supercoupe d'Afrique.

  • Le gouvernement égyptien se donne trois ans pour la relance de l'économie
    AFP, 08/12/2016 08h38
    Le gouvernement égyptien, engagé dans un ambitieux programme de réformes économiques se donne trois ans, avec l'aide étrangère, pour relancer son économie en lambeaux, a assuré la ministre de la Coopération internationale Sahar Nasr dans un entretien avec l'AFP. L'objectif de l’État, selon Mme Nasr, est de mettre en place des dispositifs pour le retour de l'investissement, le redémarrage de la production industrielle et de l'emploi dans le cadre d'une "stratégie de 3 ans", assure la ministre.

  • Tchad: onze opposants libérés
    AFP, 08/12/2016 08h33
    Onze opposants arrêtés en novembre pour avoir tenté de défier une interdiction de manifester ont été relâchés au Tchad, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Ils ont été libérés pour "infraction non constituée" sur décision du Tribunal de première instance de N'Djamena. Ils avaient été arrêtés le 17 novembre lors d'une mobilisation à N'Djamena à l'appel du Front d'opposition nationale pour l'alternance et le changement (Fonac) qui tente de secouer le régime autoritaire du président Idriss Déby Itno.

  • RD Congo: dialogue politique de la dernière chance en vue
    AFP, 08/12/2016 08h30
    La situation politique bloquée depuis des semaines en République démocratique du Congo a semblé s'éclaircir mercredi avec la perspective de négociations de la dernière chance en vue de trouver une solution pacifique à la crise qui mine le pays. Dans un communiqué publié tard dans la soirée, la Cenco a annoncé que l'ouverture de ces pourparlers était "prévue ce jeudi 08 décembre 2016" à 10 h00 à Kinshasa.

  • RDC: libération d'une journaliste après quatre jours de détention
    AFP, 07/12/2016 08h15
    Une journaliste congolaise arrêtée dans le nord-est de la République démocratique du Congo a été libérée après quatre jours de détention, a-t-on appris mardi auprès de son avocat. Elle "a été libérée hier" (lundi), a déclaré à l'AFP Me Augustin Yaongonda à propos de sa cliente, Adèle Uvon, reporter à la Radio-Télévision Lobiko, chaîne locale de Bunia, capitale de la province de l'Ituri. Mme Uvon avait été arrêtée jeudi dans cette ville, alors qu'elle s'apprêtait à couvrir une manifestation organisée par la Lutte pour le changement (Lucha), mouvement de jeunes indignés très critiques du pouvoir.

  • Ghana: premier tour de la présidentielle sur fond de tensions
    AFP, 07/12/2016 08h11
    Les Ghanéens votent mercredi pour le premier tour de l'élection présidentielle qui oppose le chef de l'Etat sortant John Mahama, dont le mandat a été marqué par des difficultés économiques et des scandales de corruption, au principal candidat de l'opposition Nana Akufo-Addo. Quelque 15 millions d'électeurs de ce pays anglophone d'Afrique de l'Ouest sont attendus dans les bureaux de vote qui sont ouverts de 07H00 à 17H00 (locale et GMT). Sept candidats sont en lice pour le premier tour, briguant un mandat de quatre ans.

  • En Ouganda, les rescapés de la LRA suivent avec émotion le procès d'un de leurs bourreaux
    AFP, 07/12/2016 07h58
    Alanyo Juzima essuie les larmes qui coulent sur son visage et pointe du doigt l'image tremblotante sur l'écran placé sur le mur de la salle de classe. "C'est lui", s'écrit-elle, en désignant Dominic Ongwen, ex-commandant de la rébellion de la LRA, devant ses juges de la CPI. Depuis le village de Lukodi, dans le nord de l'Ouganda, une région dont Ongwen est originaire, Alanyo ne quitte plus des yeux l'ancien haut responsable de la sanguinaire Armée de résistance du Seigneur (LRA). Dominic Ongwen comparaît devant la Cour pénale internationale (CPI) pour 70 crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il a plaidé non coupable mardi, au premier jour de son procès à La Haye.

  • Libye: dans Syrte repris, la traque aux derniers jihadistes
    AFP, 07/12/2016 07h56
    Au lendemain de l'annonce de la reprise de Syrte, les forces pro-gouvernementales ont pourchassé mardi les derniers jihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans leur ex-fief en Libye, selon des sources militaires. Les combattants du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) ont avancé maison après maison dans le dernier quartier résidentiel où étaient retranchés les jihadistes depuis plusieurs mois. Ils ont notamment "réussi à sauver un groupe de femmes et d’enfants" que des jihadistes "utilisaient comme boucliers humains", ont indiqué les forces pro-gouvernementales dans un communiqué. Les loyalistes ont pu mettre en sécurité mardi quatre femmes et 21 enfants et affirmé avoir dénombré "30 cadavres de jihadistes" dans les rues du quartier d’al-Giza al-Bahriya. La "victoire" à Syrte avait été proclamée lundi par les forces pro-GNA près de sept mois après le lancement, le 12 mai, d'une offensive pour reprendre cette ville côtière, située à 450 km de Tripoli. L'EI s'en était emparée en juin 2015 en profitant de l'absence d'Etat dans ce pays plongé dans le chaos depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.

  • Attaque d'une prison au Mali: 2 gardes blessés, des dizaines d'évasions
    AFP, 07/12/2016 07h55
    Deux gardes maliens ont été blessés dans l'attaque d'une prison dans le centre du Mali, marquée par l'évasion de dizaines de détenus dont certains avaient été reconduits en cellule mardi, apprend-t-on auprès d'un élu local, de l'armée et de sources de sécurité. Selon ces sources, l'assaut a été donné dans la nuit de lundi à mardi contre la prison de Niono, à une centaine de kilomètres au nord de Ségou, le chef-lieu de région, et environ 350 km au nord-est de Bamako. Deux membres de la garde nationale ont été blessés, et plusieurs dizaines de détenus se sont enfuis, ont indiqué un élu local, une source au sein de la gendarmerie, une source policière et un responsable militaire, s'exprimant tous sous couvert d'anonymat. Plusieurs dizaines ont fui l'établissement qui comptait "près de 90 prisonniers" avant l'assaut. Mardi après-midi cependant, "un petit groupe de prisonniers (était) à nouveau derrière les barreaux de gré ou de force", a déclaré le responsable militaire, sans autre précision.

  • Attaqué sur les réseaux sociaux, le prix Nobel de littérature, Wole Soyinka, répond
    AFP, 06/12/2016 09h05
    Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a vivement réagi lundi aux attaques contre lui sur les réseaux sociaux pour avoir déclaré qu'il avait jeté son permis de résidence permanente aux Etats-Unis suite à l'élection de Donald Trump, affirmant que ses critiques sont des "limaces, des barbares et des imbéciles." "Je ne veux pas que les gens pour lesquels je me suis battu pour défendre la liberté d'expression en fassent usage pour faire des commentaires stupides", a-t-il déclaré lundi à Lagos, devant des journalistes invités à une discussion dans le parc de Freedom Park, ancienne prison pour les esclaves récalcitrants, désormais transformé en lieu pour promouvoir la liberté d'expression.

  • Gambie: la justice ordonne la libération sous caution du chef de l'opposition
    AFP, 06/12/2016 09h02
    Un tribunal gambien a ordonné lundi la libération sous caution du chef du principal parti d'opposition, Ousainou Darboe, et de 18 co-prévenus, condamnés en juillet à trois ans de prison ferme pour participation à une manifestation non autorisée. "Les demandeurs se voient accorder la liberté sous caution" en attendant leur jugement en appel, a déclaré la juge, dans une décision très attendue, trois jours après l'annonce de la victoire historique du candidat de l'opposition à l'élection présidentielle, Adama Barrow, face à Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans. Pour l'ensemble des prévenus, à l'exception de M. Darboe, cette libération a également été assortie de la remise de leur passeport.

  • Syrie: des groupes rebelles rejettent une proposition de retrait d'Alep
    AFP, 06/12/2016 08h39
    Des groupes rebelles ont rejeté l'annonce de discussions entre Russes et Américains sur leur évacuation d'Alep-Est où le régime syrien ne cesse de gagner du terrain. Parallèment, à New York, la Russie a mis son veto lundi à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU demandant une trêve d'au moins sept jours dans la deuxième ville de Syrie.

  • L'Algérie déplore la faiblesse du commerce interafricain
    AFP, 05/12/2016 08h10
    Les échanges commerciaux interafricains stagnent à un niveau trop bas, l'Afrique consommant ce qu'elle ne produit pas, a déploré samedi le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal à l'ouverture d'un forum africain d'investissements à Alger. Le commerce intra-régional "ne représente que 10 à 12% du total du commerce du continent alors qu'il atteint 40% en Amérique du Nord et 60% en Europe de l'Ouest", a souligné M. Sellal. L'une des principales carences du continent africain dans ce domaine "réside dans le fait que l'Afrique ne consomme pas ce qu'elle produit et consomme ce qu'elle ne produit pas", a-t-il diagnostiqué. "Plus de 80% des exportations africaines partent" ainsi hors du continent. "Les échanges interafricains n'ont presque pas progressé cette dernière décennie malgré un taux de croissance moyen de 5% sur la même période", a ajouté le Premier ministre.

  • Génocide: la peine du premier Rwandais condamné en France confirmée en appel
    AFP, 05/12/2016 08h07
    La justice française a confirmé samedi en appel la condamnation à 25 ans de réclusion criminelle de Pascal Simbikangwa, premier Rwandais à avoir été jugé en France en lien avec le génocide des Tutsi en 1994, et qui n'a cessé de clamer son innocence. Après six semaines de débats, l'ex-capitaine Simbikangwa, 56 ans, a été reconnu coupable de génocide et complicité de crime contre l'humanité, comme en première instance en 2014 et comme l'avait demandé l'accusation. La défense a immédiatement annoncé qu'elle allait se pourvoir en cassation, dénonçant une décision "torchée, bâclée", par la cour "en moins de six heures", selon les mots de Me Fabrice Epstein. La cour d'assises de Seine-Saint-Denis était chargée depuis le 25 octobre de rejuger, au nom de la "compétence universelle", cet homme pour des faits qui se sont déroulés il y a 22 ans à 6.000 kilomètres de distance.

  • L'ancien avion A340 de Ben Ali vendu à Turkish Airlines
    AFP, 05/12/2016 08h05
    Un Airbus 340 initialement destiné au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a été vendu à la compagnie Turkish Airlines, après être resté cloué au sol pendant des années en France, a indiqué dimanche Tunisair. Stationné à Bordeaux (sud-ouest), l'A340 a été cédé à la compagnie turque pour un montant de 181 millions de dinars (73 millions d'euros), a déclaré la directrice des relations extérieures de Tunisair Amal Bourguiba, confirmant une information de l'hebdomadaire Réalités. La date de la transaction n'est pas connue. L'avion était en vente depuis cinq ans et les négociations avec les acheteurs potentiels faisaient l'objet d'une clause de confidentialité, a-t-elle précisé. Dans un communiqué, la compagnie tunisienne s'est ensuite félicitée d'avoir "enfin réussi à concrétiser la vente de l’avion présidentiel A340". "Cette opération permettra à Tunisair d'alléger ses coûts par l'élimination de la charge liée notamment au stationnement de l'avion à Bordeaux", a ajouté la compagnie.

  • RD Congo: nouveaux affrontements entre forces de sécurité et une milice
    AFP, 05/12/2016 08h04
    Les violents affrontements qui ont éclaté mardi à Tshikapa, dans le centre de la République démocratique du Congo, entre forces de sécurité et partisans d'un chef traditionnel tué en août, ont repris ce week-end, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Quatre miliciens, partisans du chef Kamwina Nsapu tué par les forces de sécurité, ont notamment trouvé la mort samedi soir au cours de ces violences dans la capitale de la province du Kasaï. "Les miliciens ont réussi à investir la ville depuis hier soir", a affirmé dimanche un responsable local. "Quatre miliciens ont été tués, il y a aussi des victimes parmi nos vaillants militaires", a-t-il ajouté. Dans la soirée à la RTNC, la télévision publique, le vice-gouverneur du Kasaï Hubert Mbingho N’vula a appelé les habitants dont les quartiers ont été touchés à rester calmes et à ne pas sortir de chez eux. Il s'est refusé à donner tout bilan des affrontements dans l'immédiat.

  • Kinshasa: un journaliste relâché après six heures de détention
    AFP, 05/12/2016 08h03
    Un journaliste d'un site d'information congolais a été arrêté dimanche à Kinshasa et détenu pendant six heures par des agents de "services de sécurité" de la RDC avant d'être relâché, a-t-on appris auprès de son employeur. Tchèque Bukasa "a été libéré après six heures de détention au camp [militaire] Kokolo", dans le nord de la capitale de la République démocratique du Congo, a déclaré Patient Ligodi, directeur de publication du site d'information Actualité.cd. M. Bukasa qui travaille également au quotidien congolais le Phare "est convoqué lundi à 09h30" au camp Kokolo, a ajouté M. Ligodi dont le site ouvert en août est spécialisé dans les questions politiques, sécuritaires et économiques. Le journaliste a été arrêté vers 14h00 (13h00 GMT) par des personnes se présentant comme faisant partie des services de sécurité, avait-t-il dit un peu plus tôt.

  • Gambie: «Adama Barrow est élu président de la République», selon le président de la Commission électorale
    rfi.fr, 02/12/2016 17h13
    Une annonce surprise intervenue dans l’après-midi ce vendredi 02 décembre 2016. L’opposant, candidat de la coalition de sept partis d’opposition, totalise 263 515 voix contre 212 099 pour Yahya Jammeh et 102 969 pour le troisième candidat Kandeh Mamma.

  • RDC: une ex-élue du Congrès américain pour soigner l'image du pays
    AFP, 02/12/2016 07h52
    Le gouvernement congolais a indiqué jeudi avoir engagé une ancienne parlementaire américaine pour défendre sa cause à Washington, où gouvernement et élus mettent la pression sur Kinshasa à trois semaines de la fin du mandat du président Joseph Kabila. Le gouvernement congolais "a engagé l'ancienne parlementaire Cynthia McKinney pour améliorer l'image de marque du pays, écornée et malmenée par [l'opposant Moïse] Katumbi et l'administration Obama", a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende. "Katumbi paie des millions pour salir l'image du pays aux USA, nous avons négocié avec elle à Paris en octobre dernier, un prix du tiers-monde [de] quelques centaines de milliers de dollars, en vue de renverser cette tendance", a ajouté M. Mende. L'AFP avait interrogé M. Mende après avoir obtenu copie d'une lettre signée de son nom demandant au ministre des Finances le règlement des honoraires de Mme McKinney. Le porte-parole a confirmé l'authenticité de cette lettre.

  • Mali: l'aéroport de Gao impraticable après un attentat jihadiste
    AFP, 02/12/2016 07h49
    L'aéroport de Gao, principale ville du nord du Mali, est impraticable pour une durée indéterminée à la suite de l'attentat jihadiste qui l'a visé mardi soir, provoquant d'"importants dégâts", a annoncé jeudi la Mission de l'ONU au Mali (Minusma). Par ailleurs, des affrontements entre combattants proches de groupes armés signataires de l'accord de paix ont fait au moins deux morts jeudi au sud de Gao, près de la frontière avec le Niger, a appris l'AFP d'un élu et d'une source de sécurité étrangère dans la région. "Ils se sont affrontés entre les localités de Tessit et d'Intillit. Il y a au moins deux morts", a déclaré cet élu.cLes protagonistes était "des hommes armés non formellement identifiés. Mais ce qui est sûr, c'est qu'ils sont très proches de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion) ou du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental)", selon la même source, évoquant un possible différend lié au trafic de drogue.

  • Libye: violents combats entre milices rivales à Tripoli
    AFP, 02/12/2016 07h27
    De violents combats opposaient jeudi soir des milices rivales à Tripoli où des coups de feu et des explosions étaient entendus dans le sud de la ville. Des armes lourdes ont été déployées, et des chars et des pick-up ont pris position dans certains quartiers du sud de la capitale libyenne, sous la coupe d'une mosaïque de milices de diverses obédiences. Des médias libyens ont fait état d'au moins 7 morts mais il n'était pas possible dans l'immédiat d'obtenir le bilan des victimes de source indépendante. Des combats quasi-quotidiens opposent ces groupes armés qui se livrent, depuis la chute du dirigeant de Mouammar Kadhafi en 2011, à une lutte d'influence empêchant les gouvernements successifs de rétablir l'ordre dans le pays, en l'absence d'une armée ou d'une police régulières. Livrée au chaos, la Libye est dotée depuis le 30 mars d'un gouvernement d'union nationale (GNA) censé restaurer l'autorité centrale et lutter contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

  • RD Congo: 33 ex-rebelles hutu rapatriés au Rwanda depuis janvier
    AFP, 01/12/2016 08h41
    Trente-trois ex-miliciens hutu rwandais vivant dans la province troublée du Sud-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo, ont regagné le Rwanda depuis janvier, a annoncé mercredi la Mission de l'ONU en RDC (Monusco). "Au Sud-Kivu, 33 ex-combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et 83 de leurs dépendants ont été rapatriés au Rwanda de janvier à novembre 2016", a déclaré Félix-Prosper Basse, porte-parole de la Monusco, lors d'une conférence de presse. Ces retours ont été rendus possibles "grâce à une série d'activités de sensibilisation et de démobilisation volontaire" organisée par l'ONU dans le Sud-Kivu, a-t-il ajouté, sans préciser le nombre d'ex-combattants encore présents en RDC. Les FDLR sont des rebelles hutu rwandais présents dans l’est de la RDC depuis la fin du génocide au Rwanda en 1994, au cours duquel environ 800.000 personnes ont été tuées, essentiellement parmi la minorité tutsi.

  • Afrique du Sud: test d'un vaccin expérimental contre le sida
    AFP, 01/12/2016 08h40
    Un peu d'appréhension mais surtout beaucoup d'espoir. Les premiers volontaires ont reçu mercredi en Afrique du Sud une injection d'un vaccin expérimental contre le sida qui, en cas de succès, ferait faire un bond en avant à la lutte contre l'épidémie. Au cœur du township de Soshanguve, dans le nord de la capitale Pretoria, "Jane" est l'une des premières à participer à cet essai clinique à grande échelle. Très fière de monter en première ligne du combat contre le virus VIH. Baptisée HVTN 702, l'étude qui a débuté au centre de recherches de Soshanguve et dans quatorze autre sites du pays est l'une des plus ambitieuses engagées ces dernières années contre le virus.

  • Zimbabwe: la police réprime une manifestation de l'opposition
    AFP, 01/12/2016 08h38
    La police a à nouveau violemment réprimé mercredi à Harare une manifestation contre la mise en circulation par le gouvernement d'une nouvelle monnaie, qui a fait resurgir dans la population le spectre de l'hyperinflation des années 2000. Après des semaines de retard, la Banque centrale du Zimbabwe a mis lundi sur le marché l'équivalent de 12 millions de dollars sous forme de "billets d'obligation" de 2 dollars et de "pièces d'obligation" de 1 dollar. Selon les autorités, cette nouvelle monnaie qui ne dit pas son nom, indexée sur le dollar américain, doit permettre de pallier le manque criant de liquidités qui asphyxie l'économie du pays. Mercredi, une centaine de partisans du principal parti d'opposition du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) et du groupe civil Tajamuka sont descendus dans les rues d'Harare pour dénoncer cette mesure.

  • Gambie: le président Yahya Jammeh face à un défi dans les urnes
    AFP, 01/12/2016 08h37
    Le chef de l'Etat gambien Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, se présente jeudi pour la première fois à une élection présidentielle qui ne paraît pas totalement jouée d'avance, face au candidat d'une large coalition d'opposition, Adama Barrow. Quelque 890.000 Gambiens - sur près de 2 millions d'habitants - devront départager les trois candidats en lice, Yahya Jammeh, Adama Barrow et Mama Kandeh, ancien député du parti au pouvoir représentant une nouvelle formation. Tous sont âgés de 51 ans, étant nés en 1965, année de l'indépendance de cette ex-colonie britannique en Afrique de l'Ouest. Le scrutin, à un tour, pour un mandat de cinq ans, se tiendra dans 1.422 bureaux de vote, ouverts de 08H00 à 17H00 (locale et GMT). Les premiers résultats sont attendus dans la nuit de jeudi à vendredi. A l'approche de l'élection, les télécommunications sont perturbées: depuis mercredi soir vers 20H00, internet était coupé et les appels à l'international et envois de SMS n'étaient plus possibles.

  • Mozambique: 5.000 personnes déplacées par le conflit
    AFP, 30/11/2016 08h28
    Le nombre de personnes déplacées dans le centre du Mozambique par le conflit politico-militaire en cours a fortement augmenté pour atteindre 5.000, a rapporté mardi la télévision mozambicaine. Début novembre, la région accueillait 2.280 déplacés, selon l'Institut national de gestion des calamités (INGC). Les persécutions et combats qui opposent les forces gouvernementales à la branche armée du principal parti d'opposition, la Renamo, ont aussi provoqué la fuite au Malawi voisin de 2.500 réfugiés, selon les derniers chiffres du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L'INGC a ouvert cinq camps de déplacés dans la province de Manica (centre), dont deux depuis le 7 novembre. Selon les ONG, quelques milliers de personnes seraient également hébergées dans des familles d'accueil.

  • Présidentielle en Gambie: le pouvoir de Yahya Jammeh face à un défi inédit dans les urnes
    AFP, 30/11/2016 08h25
    Le chef de l'Etat gambien Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, sera confronté pour la première fois à un véritable défi dans les urnes, lors de l'élection présidentielle de jeudi, face à une opposition qui fait bloc autour de son candidat. Depuis plusieurs mois, les frustrations nées des difficultés économiques et de la répression des voix dissidentes s'expriment de plus en plus ouvertement dans ce pays anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade Atlantique. Les trois candidats en lice - Yahya Jammeh, Adama Barrow, désigné par une coalition de l'opposition, et Mama Kandeh, ancien député du parti au pouvoir qui se présente sous les couleurs d'une nouvelle formation, tous âgés de 51 ans - achevaient leur campagne électorale mardi. Jeudi, environ 890.000 Gambiens - sur quelque 2 millions d'habitants - sont appelés à choisir leur nouveau président pour cinq ans au cours d'un scrutin à un tour.

  • Génocide rwandais: enquête sur le rôle de responsables français
    AFP, 30/11/2016 08h24
    Kigali a ouvert mardi une enquête sur le rôle de vingt responsables français dans le génocide rwandais en 1994, a annoncé le procureur général de ce pays, une décision qui pourrait à nouveau tendre les relations diplomatiques avec Paris. "A l'heure actuelle, l'enquête porte sur 20 personnes qui, d'après les informations recueillies jusqu'à présent, sont (susceptibles) de permettre de mieux comprendre leur rôle et de décider si elles seront poursuivies ou non", selon un communiqué du procureur général, Richard Muhumuza. "Au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent, d'autres agents et/ou fonctionnaires français pourraient être appelés à assister l'Organe de poursuite dans le même sens", selon le texte. Le bureau du procureur général a précisé "s'attendre à ce que ces autorités compétentes veuillent bien coopérer tout au long de cette enquête judiciaire".

  • Mali: tentative d'attentat suicide à Gao, seul l'auteur tué
    AFP, 30/11/2016 08h21
    Une tentative d'attentat suicide visant mardi soir l'aéroport de Gao, dans le nord du Mali, s'est soldée par la mort de son auteur, sans autre victime, a-t-on appris de sources de sécurité concordantes. "Au moins un kamikaze a été tué après l'explosion de son véhicule sur la route de l'aéroport de Gao", a indiqué une source de sécurité au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), déployée dans le secteur, soulignant que la déflagration avait provoqué "un énorme bruit". "Les Casques bleus se sont tout de suite mis en position d'attaque . On ne compte pas de victimes parmi les Casques bleus ou les soldats maliens dont le camp est situé non loin du lieu de l'attaque", a-t-on précisé. Une source militaire malienne a confirmé l'information. "Un terroriste a fait exploser sa voiture non loin de notre camp. Il est mort sur le coup", a affirmé cette source. En octobre, un kamikaze a péri en activant l'explosif qu'il portait sur lui au passage d'une patrouille de Casques bleus suédois à Tombouctou (nord-ouest), sans faire de blessé.

  • Le Zimbabwe lance sa nouvelle monnaie malgré les critiques
    AFP, 29/11/2016 08h37
    Le Zimbabwe a lancé lundi sa nouvelle monnaie censée remédier au manque criant de liquidités qui asphyxie son économie, aussitôt vivement contestée dans un pays encore traumatisé par l'hyperinflation dévastatrice du début des années 2000. Attendus depuis plusieurs semaines, les premiers "billets d'obligation" de 2 dollars et "pièces d'obligation" de 1 dollar - selon leur dénomination officielle - ont fait leur apparition dans les rues de la capitale Harare. Même indexées sur le dollar américain, ces pièces et petites coupures émises par la Banque centrale ont été accueillies du bout des doigts, aussi bien par les commerçants que par leurs clients. "Je vais accepter les paiements en +billets d'obligation+ mais la question est de savoir ce que je vais en faire car certains magasins les refusent", s'est inquiété un chauffeur de taxi, Lewis Mapira. Malgré une vaste campagne d'information officielle, la nouvelle monnaie suscite les pires craintes des Zimbabwéens, qui redoutent qu'elle ne nourrisse une nouvelle flambée des prix comparable à celle qui les avait ruinés au début des années 2000.

  • Soudan: trois employés de l'ONU enlevés au Darfour
    AFP, 29/11/2016 08h29
    Trois employés du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) ont été enlevés au Darfour, une région de l'ouest du Soudan en proie à des violences, a annoncé lundi un responsable local. "Un groupe d'hommes armés a enlevé hier à Geneina (capitale du Darfour-Ouest Ndlr) trois employés du HCR, deux Népalais et un Soudanais", a indiqué Abdelah Mustafa, porte-parole de l'Etat du Darfour-Ouest, ajoutant que la police pourchassait les ravisseurs. Aucun commentaire n'a été obtenu dans l’immédiat auprès du HCR à Khartoum. Mais un porte-parole de cette agence a indiqué qu'une réunion était en cours pour discuter d'un "incident urgent". Le Darfour, où les enlèvements sont fréquent, est le théâtre d'un conflit sanglant depuis 2003, quand des insurgés issus de minorités ethniques ont pris les armes contre le pouvoir de Khartoum, aux mains de la majorité arabe. L'ONU estime que les combats ont fait au moins 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés.

  • Le Nigeria s'enfonce dans la crise, la popularité du président Buhari aussi
    AFP, 29/11/2016 08h27
    Muhammadu Buhari n'est pas responsable de l'effondrement des prix du baril qui a entraîné le géant pétrolier africain en pleine récession. Mais la politique économique du président nigérian soulève de nombreuses critiques. Il lui aura fallu six mois pour nommer son ministre des Finances. Le président a ensuite longtemps refusé de dévaluer la monnaie nationale pour ne pas "tuer le naira", malgré les conseils insistants d'économistes. Il s'y est finalement résolu, mais trop tard. Le cours du naira continue de dégringoler face au dollar sur le marché noir et l'inflation s'est envolée à 18% en octobre. Cette apparente apathie devant la crise a effrayé les investisseurs, et les critiques pleuvent de toutes parts. Depuis plus d'un mois, les députés n'ont cessé de lui tenir tête, réclamant une politique économique plus transparente pour sortir le pays de la crise. Début novembre, le Sénat a rejeté en bloc la demande du président Buhari pour emprunter 30 milliards de dollars aux institutions internationales, assurant que les "documents fournis n'étaient pas suffisants".

  • Combats en Ouganda: plus de 60 morts
    AFP, 29/11/2016 08h23
    Le roi du Rwenzururu, un souverain local ougandais dont les gardes ont affronté les forces de sécurité lors de combats ayant fait au moins 62 morts, a voulu mener "une guerre contre le gouvernement", a soutenu lundi le ministre ougandais de l'Intérieur. Ces combats avaient éclaté samedi dans la ville de Kasese (ouest) et pris fin lorsque la police a pris d'assaut dimanche le palais du roi Charles Wesley Mumbere, interpellé et transféré dans une prison de haute sécurité à Jinja (est). Les gardes royaux sont accusés par la police d'être liés à des militants séparatistes. "D'après ce que nous avons retrouvé dans le palais, les armes utilisées et les personnes (mobilisées), nous pouvons clairement déduire que le roi voulait mener une guerre contre le gouvernement", a déclaré le ministre ougandais de l'Intérieur, Jeje Odongo. Lundi, le porte-parole de la police, Andrew Felix Kaweesi, a indiqué que les combats avaient fait a moins 62 morts : 16 dans les rangs des forces de sécurité et 46 parmi les gardes royaux. Le précédent bilan était de 55 morts.

  • Haïti: le président appelle au calme avant la publication des résultats électoraux
    AFP, 29/11/2016 08h21
    Le président haïtien Jocelerme Privert a lancé un appel au calme lundi matin avant la publication des résultats du premier tour de la présidentielle, prévue pour la fin de journée. "Le recours à des actes de violence ne peut que gâcher les fruits de cette belle journée que nous avons tous construits ce jour du 20 novembre 2016", a déclaré Jocelerme Privert au palais présidentiel. Le scrutin du 20 novembre, qui s'est déroulé sans incident majeur, est une étape indispensable pour permettre au pays de retourner à l'ordre constitutionnel, après l'annulation du premier tour de la présidentielle tenu en octobre 2015. Près de 6,2 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés aux urnes pour élire le président ainsi que des députés et des sénateurs. Sur les vingt-sept candidats briguant la présidence, quatre avaient prétendu pouvoir l'emporter dès le premier tour: Jovenel Moïse, choisi par l'ex-chef de l'Etat Michel Martelly pour représenter son parti PHTK (Parti haïtien Tèt kale); Jude Célestin de la Ligue alternative pour le progrès et l'émancipation haïtienne (Lapeh); Moïse-Jean Charles pour le parti Pitit Dessalines, et Maryse Narcisse, candidate de Fanmi Lavalas et porte-parole de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide.

  • Francophonie: appel à une meilleure coopération face au terrorisme
    AFP, 28/11/2016 08h11
    le 16e sommet de la Francophonie s'est achevé dimanche, 27 novembre 2016, à Antananarivo, la capitale de Madagascar, avec un appel des pays membres à une meilleure coopération notamment dans leurs actions contre le terrorisme. Les résolutions finales encouragent notamment "le partage ou la diffusion des programmes de dé -radicalisation" dans les pays de la Francophonie.

  • Alger: la police empêche un rassemblement de syndicalistes
    AFP, 28/11/2016 08h06
    La police s'est déployée massivement dans la matinée de dimanche, 27 novembre 2016, à Alger pour empêcher un rassemblement de syndicalistes s’opposant à une réforme des retraites qui doit être débattue par les députés, a constaté une journaliste de l’AFP. "Non à un État de patrons", "Libertés syndicales. Pouvoir d'achat" ou encore "Non à la remise en cause de la retraite anticipée", proclamaient notamment les pancartes. Les policiers ont violemment dispersé les manifestants parvenus au coeur de la capitale. Ils ont procédé à de multiplies arrestations et déchiré des pancartes portées par les protestataires qui chantaient aussi l'hymne national.

  • RDC: 34 morts dans l'attaque d'un camp de déplacés hutu
    AFP, 28/11/2016 08h03
    une milice nande a attaqué dimanche, 27 novembre 2016, un camp de déplacés hutu situé dans l'Est de la République démocratique du Congo, théâtre d'affrontements récurrents entre ces deux communautés pour des questions foncières. L'attaque a visé des familles hutu hébergées au camp de déplacés du village de Luhanga, selon un communiqué de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco). Le bilan provisoire fait état de 34 civils tués

  • RDC: appel au calme dans le Sud-Est après de nouveaux heurts meurtriers
    AFP, 25/11/2016 09h52
    Le gouverneur du Tanganyika a appelé au calme jeudi après de nouveaux affrontements interethniques meurtriers dans cette province du sud-est de la République démocratique du Congo. "La situation n'est pas alarmante comme beaucoup voudraient le faire croire", a déclaré Richard Ngoyi Kitamala, souhaitant que ses administrés "vaquent librement à leurs occupations". Joint par téléphone à Kalemie, capitale du Tanganyika, à partir de Lubumbashi, la grande ville du sud-est de la RDC, M. Ngoyi Kitamala a reconnu qu'il y avait régulièrement "des affrontements sporadiques entre Pygmées et Bantous dans la région", mais il a qualifié de "rumeurs" les informations sur une "tuerie" à Muswaki. Mercredi, le colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), avait indiqué avoir reçu des informations "non confirmées" sur une attaque de Pygmées qui aurait fait trente morts dans cette localité située à quelque 70 km à l'ouest de Kalemie.

  • CAN-2017: la CAF dément les "rumeurs persistantes" de délocalisation
    AFP, 24/11/2016 07h52
    La Confédération africaine de football (CAF) a démenti les "rumeurs persistantes" de délocalisation de la CAN-2017 organisée au Gabon (14 janvier-5 février), affirmant qu'"il n'a jamais été question de trouver un pays de substitution", alors que le pays traverse une crise politique majeure, mercredi dans un communiqué. "Des rumeurs persistantes, circulant ces derniers jours sur les réseaux sociaux, désormais relayées par des organes d'information, font état de la délocalisation de la CAN-2017", a écrit l'instance africaine dans un communiqué. "La CAF tient à rappeler que, comme réitéré à moult reprises au cours de diverses interviews par son président, Issa Hayatou, il n'a jamais été question de trouver un pays de substitution pour abriter la CAN-2017", a-t-elle ajouté. La compétition, qui doit se dérouler dans les villes de Libreville, Franceville, Port-Gentil et Oyem, représente un enjeu politique pour le président Ali Bongo, dont la réélection après le scrutin à tour unique du 27 août a entraîné des manifestations, des émeutes et des pillages sévèrement réprimés.

  • Soudan: nouvelles arrestations d'opposants
    AFP, 24/11/2016 07h44
    Les forces de sécurité soudanaises ont arrêté quatre dirigeants de l'opposition de gauche, a annoncé mercredi leur formation, l'alliance des Forces nationales du consensus (NCF). Le puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) a arrêté Siddig Youssif, Tareq Abdelmajid, Mohamed Diaelddin et Munzir Abumali dans l'enceinte même de ce service où ils étaient convoqués mercredi, a indiqué cette alliance dans un communiqué. "Quand ils sont arrivés au bureau de la NISS, ils ont été informés qu'ils étaient en état d'arrestation", a dit encore le communiqué. Des membres de la famille de MM. Youssif et Abumali ont confirmé leur arrestation. Des groupes de l'opposition, dont la NCF et le parti communiste soudanais avaient appelé à des manifestations pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter de 30% les prix de l'essence et du diesel, visant à stabiliser l'économie du pays en difficulté. Les services de sécurité détiennent souvent des opposants et des militants ayant critiqué les politiques du président Omar el-Béchir, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1989.

  • RD Congo: éviter les "propos incendiaires" demandent les Etats-Unis
    AFP, 23/11/2016 07h26
    Les États-Unis ont appelé mardi l'opposition congolaise à s'abstenir de propos "incendiaires" en République démocratique du Congo, minée par une crise politique liée au report de l'élection présidentielle. "Nous exhortons la coalition du Rassemblement sous la direction d’Étienne Tshisekedi à faire des propositions constructives et pratiques et à s'abstenir de rhétorique incendiaire ou des actions incompatibles avec les normes démocratiques", note un communiqué de l'ambassade des États-Unis à Kinshasa. La RDC est minée par une crise politique liée au report de la présidentielle à une date non fixée à la suite d'un accord conclu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l'opposition à l'issue d'un "dialogue national". Les conclusions de ces pourparlers ont été rejetées par le "Rassemblement", regroupement de plusieurs partis d'opposition constitué en juin autour de M. Tshisekedi, opposant historique en RDC, qui avait boycotté ce forum.

  • AfSud: le rappeur Mos Def a enfreint les lois sur l'immigration
    AFP, 23/11/2016 07h25
    Le rappeur américain Mos Def, qui a enfreint les lois sud-africaines sur l'immigration en voyageant avec un passeport invalide, a été autorisé à quitter l'Afrique du Sud mardi, mais sera considéré comme "indésirable" sur le territoire, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Mos Def, de son vrai nom Dante Smith Bey, "s'est excusé sans réserve auprès du gouvernement sud-africain (...) pour ses actions et pour tout le désagrément et le préjudice qu'il a pu causer", a déclaré mardi Mkuseli Apleni, le directeur général du ministère de l'Intérieur, lors d'une conférence de presse à Pretoria. "Le ministère est satisfait de ces excuses et l'autorise à quitter l'Afrique du Sud, mardi 22 novembre 2016", a-t-il poursuivi, précisant que les charges retenues contre le musicien seraient abandonnées vendredi. L'artiste de 42 ans avait été arrêté en janvier à l'aéroport sud-africain du Cap (sud-ouest) alors qu'il voulait se rendre en Éthiopie muni d'un "passeport mondial", un document d'identité qui n'est pas reconnu en Afrique du Sud.

  • PSG: Aurier mis hors-jeu par les autorités britanniques
    AFP, 23/11/2016 07h24
    Encore une affaire Serge Aurier! Le défenseur ivoirien du Paris SG a été privé de visa d'entrée au Royaume-Uni, en raison de sa condamnation pour violences sur un policier en France (dont il a fait appel), a dénoncé mardi son club. Pas de choc contre Arsenal en Ligue des champions mercredi pour lui... Le Paris SG ne décolère pas: le club français dit avoir été notifié de la décision mardi à 14h00, ce qui "s'assimile à un manque de respect envers le club". Et voilà qu'il doit faire sans un joueur crucial de son effectif, qui aurait sans doute été titulaire mercredi à l'Emirates face aux Gunners. Et d'enrager contre une décision "très difficilement compréhensible au regard du droit européen". Le Home Office (ministère de l'Intérieur britannique) a de son côté réaffirmé à l'AFP son "droit de refuser un visa à tout individu reconnu coupable de délit", rappelant sa législation très stricte pour tout "non-ressortissant de l'Union européenne ayant été condamné à une peine de prison de moins de 12 mois lors des cinq dernières années".

  • Pratiques sexuelles "nuisibles": prison pour un séropositif malawite
    AFP, 23/11/2016 07h22
    Un homme séropositif, qui s'était targué de relations sexuelles tarifées avec une centaine d'adolescentes ou de veuves dans le cadre de pratiques rituelles controversées, a été condamné mardi à deux ans de prison au Malawi. "Je vous condamne à deux ans de prison", a lancé le juge Innocent Nebi à l'accusé, Eric Aniva, dans la salle d'audience pleine à craquer du tribunal de Nsanje (sud-est). L'accusé malawite n'a "montré aucun remords" pendant son procès et n'a "absolument aucune considération vis-à-vis des veuves, aucune dignité vis-à-vis des femmes", a ajouté le magistrat, "et il y a même des doutes qu'il ait utilisé des préservatifs". "Une telle culture n'a aucunement sa place au Malawi", a-t-il martelé. Agé de 45 ans, Eric Aniva a fait scandale en racontant, dans un entretien accordé en juillet à la BBC, avoir eu des rapports sexuels avec des jeunes filles en échange de 4 à 7 dollars réglés par leurs familles, et ce malgré sa séropositivité.

  • Rwanda/génocide: l'Église demande pardon pour les chrétiens impliqués
    AFP, 22/11/2016 08h02
    L’Église catholique du Rwanda a une nouvelle fois demandé pardon "pour tous les chrétiens" impliqués dans le génocide en 1994, qui a fait environ 800.000 morts, a-t-on appris lundi auprès du président de la Commission épiscopale du pays. Une lettre d'excuses signée par les évêques représentant les neuf diocèses du Rwanda a été lue dimanche dans toutes les églises du pays à l'occasion de la clôture par le pape François de l'"Année sainte de la miséricorde". "Nous demandons pardon pour tous les chrétiens qui ont été impliqués dans le génocide, nous demandons pardon pour eux", a déclaré lundi l'évêque Philippe Rukamba, président de la Commission épiscopale rwandaise, rappelant que l’Église catholique rwandaise avait déjà formulé de telles excuses en 2000.

  • Nigeria: le pays s'enfonce dans la crise économique
    AFP, 22/11/2016 08h00
    Le Nigeria, tombé en récession au deuxième trimestre, s'enfonce dans la crise économique avec une contraction de son Produit intérieur brut de 2,24% sur un an au troisième trimestre, selon les chiffres du Bureau National des Statistiques (BNS) publiés lundi. Géant du continent africain, le Nigeria souffre notamment de la chute du prix du baril et d'attaques récurrentes de ses installations pétrolières par des groupes rebelles, entraînant une perte de revenus pour l'Etat, une forte inflation (+18%) et une pénurie de devises étrangères. Avec une production de pétrole passée de 2,17 millions de barils par jour en 2015 à 1,63 million de barils aujourd'hui, le "secteur pétrolier a ralenti de 22% par rapport à l'année dernière", note le rapport du BNS, et le Nigeria a perdu sa place de premier exportateur de l'Afrique sub-saharienne, au bénéfice de l'Angola. Le pétrole compte pour 70% des revenus de l'Etat et 90% des revenus d'exportations en devises étrangères, et le pays n'a jamais diversifié son économie depuis la découverte de l'or noir dans les années 1960.

  • Un collectif d'"amis" de Lamine Diack verse sa caution à la justice française
    AFP, 22/11/2016 07h59
    Des amis "de longue date" de Lamine Diack, ex-patron sénégalais de l'athlétisme mondial inculpé de corruption, ont "conjointement versé" la caution de 500.000 euros que lui réclame la justice française, selon un communiqué de sa famille reçu lundi à Dakar. Soupçonné d'avoir fermé les yeux, lorsqu'il présidait la Fédération internationale d'athlétisme (1999-2015) sur des cas de dopage d'athlètes en Russie pour leur permettre de participer aux jeux Olympiques de Londres 2012, en échange d'argent, Lamine Diack est poursuivi depuis novembre 2015 pour corruption passive et blanchiment aggravé. "Un collectif d'amis de longue date du président Lamine Diack (...) s'est réuni pour apporter un soutien à ce digne fils du Sénégal dans la rude épreuve qu'il traverse présentement. Ils ont conjointement versé la somme réclamée par le parquet national financier (français) comme caution, soit 500.000 euros", selon le communiqué diffusé par sa famille.

  • Deux partis revendiquent la victoire à la présidentielle en Haïti
    AFP, 22/11/2016 07h55
    Le parti PHTK (Parti haïtien Tèt kale) et les partisans de Fanmi Lavalas ont chacun proclamé lundi la victoire de leur candidat au premier tour de l'élection présidentielle en Haïti, des déclarations prématurées qui ont été critiquées par la communauté internationale. Non seulement le dépouillement des bulletins de vote déposés dans les urnes dimanche est loin d'être achevé, mais, en plus, seul le Conseil électoral provisoire (CEP) est habilité à publier les résultats. "Le candidat Jovenel Moïse est le président élu d'Haïti", a déclaré Rudy Hérivaux, porte-parole du PHTK. "Officiellement nous savons déjà, le pays le sait, le monde entier sait qui est le président élu d'Haïti et ça n'est pas un mystère", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Pétionville, près de la capitale. A quelques kilomètres de là, des centaines de sympathisants du parti Fanmi Lavalas avaient investi les rues des quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince pour, eux aussi, revendiquer la victoire.

  • Sénégal: au moins 16 morts sur la route d'un pèlerinage musulman
    AFP, 21/11/2016 09h24
    Au moins 16 personnes ont été tuées et près de 600 été blessées dans des accidents au Sénégal sur la route du grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride à Touba (centre), ont annoncé dimanche les sapeurs-pompiers.

    Des millions de pèlerins ont commencé à prendre le chemin du retour dimanche, au terme des célébrations, marqué par la cérémonie officielle en fin de matinée, au lendemain du "Magal" (célébration, en langue nationale wolof) proprement dit. Les accidents sur les routes en direction de Touba cette semaine ont fait 16 morts et 572 blessés, a annoncé le lieutenant-colonel Moussa Niang, porte-parole de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), cité par l'Agence de presse sénégalaise et la radio privée RFM. En outre, un enfant est mort noyé dans la ville et une personne est décédée de mort naturelle au bord d'une route, selon le lieutenant-colonel Niang.


  • Niger : trois civils tués dans une attaque de Boko Haram à Bosso
    Xinhua, 21/11/2016 09h20
    Au moins trois civils ont été tués et un autre blessé dans une attaque attribuée au groupe terroriste Boko Haram, perpétrée dans du 18 au 19 novembre 2016, à Wor, commune de Bosso (extrême sud-est, proche de la frontière du Nigéria), a annoncé dimanche midi la télévision nationale. Les terroristes, une quarantaine, ont également incendié plusieurs cases avant de disparaitre dans la nature, précise-t-on de même source.

  • Côte d'Ivoire: des victimes de la crise post-électorale reçoivent leurs indemnisations
    Xinhua, 21/11/2016 09h18
    Une nouvelle vague de victimes des crises survenues en Côte d'Ivoire a reçu dimanche, 20 novembre 2016, à Bloléquin (ouest) des chèques dans le cadre d'un processus d'indemnisation lancé en août dernier par le gouvernement ivoirien. Quelque 83 ayant-droits des personnes tuées lors de ces violences ont reçu chacun une chèque d'un million de FCFA (2.000 dollars US).

  • Tchad: le régime désamorce une motion de censure de l'opposition
    AFP, 18/11/2016 08h11
    Le régime d'Idriss Déby Itno au Tchad a désamorcé jeudi l'examen d'une motion de censure déposée par l'opposition, quelques heures avant un meeting prévu dans l'après-midi à N'Djamena malgré son interdiction par les autorités. A l'Assemblée, la séance d'examen de la motion de censure a été annulée faute de quorum de députés présents. Les élus de la majorité ne sont en effet pas venus en séance à l'appel du président. "Il y avait 110 absences sur 184 députés", a précisé le leader de l'opposition, Saleh Kebzabo. Selon le règlement intérieur, une autre séance doit être programmée dans les 72 heures. Une réunion doit avoir lieu dans l'après-midi pour fixer le nouvel ordre du jour de l'Assemblée. Les députés d'opposition voulaient sanctionner le gouvernement du Premier ministre Albert Pahimi Padacké pour sa gestion de la grave crise que traverse le pays victime de la chute des cours du pétrole.

  • Epidémie de fièvre au Niger: 32 morts depuis fin août
    AFP, 18/11/2016 08h09
    Au moins trente-deux personnes sont mortes des suites d'une épidémie de la fièvre de la Vallée du Rift (FVR), qui sévit depuis fin août dans la région de Tahoua, dans l'ouest du Niger, a annoncé jeudi le ministère nigérien de la Santé. "La situation se présente comme suit: 230 cas enregistrés dont malheureusement 32 décès", a précise un communiqué du ministère de la Santé lu sur la radio d'Etat faisant un point sur cette épidémie qui se poursuit. Selon le ministère, le taux de mortalité a été contenu à 14% début novembre contre 50% au début de l'épidémie grâce "à une prise en charge appropriée" des patients. Dès l'apparition de la maladie à Tassara et Tchintabaradène, les autorités ont renforcé la surveillance et ont lancé des campagnes de sensibilisation pour limiter la propagation du virus, assure le ministère. Elles ont demandé aux populations, surtout éleveurs Touareg et Arabes, d'éviter la manipulation de viande d'animaux contaminés, de faire bouillir le lait avant toute consommation et d'enterrer avec précaution les cadavres des animaux morts.

  • Afrique du Sud: soupçons sur un braconnier chinois et un ministre
    AFP, 18/11/2016 08h08
    La police sud-africaine enquête sur des liens suspects entre un Chinois qui reconnaît être impliqué dans des activités de braconnage et le ministre sud-africain de la Sécurité de l'Etat, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. "Le gouvernement (sud-africain) a pris note des accusations contre le ministre de la Sécurité de l'Etat, M. David Mahlobo, dans un documentaire d'Al Jazeera (...). Les services de la police sud-africaine enquêtent sur ces accusations", a déclaré le ministre de la Présidence Jeff Radebe, lors d'un point presse à Pretoria. Dans un reportage diffusé dimanche sur la chaîne Al Jazeera, un homme d'affaires chinois basé en Afrique du Sud, Guang Jiang Guang, assure, dans une interview réalisée en caméra cachée, être un ami de David Mahlobo, photos à l'appui. Guang Jiang Guang, qui reconnaît être un trafiquant de cornes de rhinocéros, assure que le ministre est un client régulier de son salon de massage à Nelspruit (nord-est de l'Afrique du Sud), près du célèbre parc Kruger.

  • Tchad: opposants interpellés, marche dispersée
    AFP, 18/11/2016 08h07
    Plusieurs opposants ont été interpellés jeudi à N'Djamena où le régime du président tchadien d'Idriss Déby Itno a interdit un meeting de l'opposition et désamorcé sa motion de censure à l'Assemblée, sur fond de profonde crise sociale. "Il y aurait une trentaine de personnes arrêtées et internées au centre de coordination de la police judiciaire", a indiqué par mail le chef de l'opposition Saleh Kebzabo, qui mentionne notamment l'arrestation du chef d'un parti, Mahamat Bechir Barh. Les incidents ont éclaté en fin d'après-midi quand les opposants ont voulu marcher vers le stade Abena après avoir tenu une réunion publique au siège du parti de M. Kebzabo, l'UNDR. Ils s'étaient repliés dans ce local faute de pouvoir tenir meeting dans le stade, entièrement quadrillé par les forces de l'ordre, avec des policiers et des gendarmes à l'intérieur.

  • Mozambique: 73 morts dans l'explosion d'un camion-citerne
    AFP, 18/11/2016 07h56
    Au moins 73 personnes ont été tuées dans l'explosion accidentelle d'un camion-citerne jeudi dans une région reculée de l'ouest du Mozambique, selon les autorités qui craignent que le bilan ne s'alourdisse. "Le bilan de l'incident est désormais de 73 morts", a annoncé Radio Moçambique, citant les autorités de la province de Tete où a eu lieu le drame. Un précédent bilan, communiqué par le gouvernement mozambicain, faisait état d'au moins 43 morts et 110 blessés, parmi lesquels des personnes grièvement brûlées et des enfants. Des dizaines de cadavres carbonisés étaient éparpillés jeudi soir sur les lieux de l'accident dans une zone rurale, selon Radio Moçambique. La tombée de la nuit compliquait les travaux des services de secours qui continuaient à chercher des corps, craignant que le bilan ne s'alourdisse encore. L'accident s'est produit dans la localité de Caphiridzange, dans le district de Moatize (province de Tete, ouest), à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Malawi, a fait savoir dans un communiqué le conseil des ministres.

  • Présidentielle en Gambie: le président Jammeh appelle à une élection libre
    AFP, 17/11/2016 08h37
    Le président gambien Yahya Jammeh a appelé mercredi à une élection libre, à l'ouverture de la campagne pour le scrutin du 1er décembre, alors que des organisations des droits de l'Homme s'inquiétaient d'une série d'interpellations de journalistes. L'un de ces journalistes, le photographe indépendant Alagie Manka, arrêté le 10 novembre pour avoir pris des photos "volées" de partisans du chef de l'Etat au retour de la cérémonie de son dépôt de candidature, a été relâché sans charge, a-t-on appris mercredi soir auprès des sources de sécurité et auprès de sa famille. En revanche, le directeur général de la radiotélévision d'Etat GRTS Momodou Sabally, et le correspondant de la chaîne pour les questions agricoles Bakary Fatty, arrêtés le 8 novembre par l'Agence nationale du renseignement (NIA), étaient toujours détenus mercredi soir, sans que leurs proches ou leurs avocats aient pu leur rendre visite.

  • Lancement d'une plateforme d’investissement vert en Afrique
    AFP, 17/11/2016 08h36
    Le Maroc et la Banque mondiale (BM) ont lancé, mercredi à Marrakech, en marge de la COP22, la première plateforme d'investissement vert en Afrique, a-t-on appris de source officielle. Au terme d'un protocole d'accord signé mercredi à Marrakech, le Maroc et la BM ont annoncé la création du "Green Growth Infrastructure Facility for Africa" ("GGIF for Africa"), a rapporté l'agence de presse marocaine MAP. Cette structure a pour objectif de "catalyser la transition en Afrique vers une économie verte" et "d’orienter les flux de capitaux vers la mise en place de projets d'infrastructures efficaces, durables et à faible intensité de carbone". Il s'agit d'attirer des fonds privés "à la recherche d'investissements responsables et écologiques" sur le continent. Ceci alors que "les fonds publics disponibles" pour ce genre de projets "sont bien inférieurs aux montants nécessaires pour éviter une hausse importante des températures", selon la MAP. Le nouveau fonds entend également répondre aux besoins "importants" d'accès aux infrastructures en Afrique, et au chantier d'électrification du continent.

  • Le Guinéen Soul Bang's Prix Découvertes RFI 2016
    AFP, 17/11/2016 08h34
    Le Prix Découvertes RFI 2016 a été décerné au musicien guinéen Soul Bang's, a annoncé mercredi la radio dans un communiqué. Soul Bang's, de son vrai nom Souleymane Bangoura, est né en 1992 à Conakry. Cet auteur-compositeur-interprète un R'n'B avec des influences soul, zouk et électro, sur une base mélodique traditionnelle. Il chante dans les différentes langues de son pays (poular, soussou, malinké) ainsi qu'en français et en anglais. Après un premier disque, "Dimedi", sorti en 2011 sur le marché ouest-africain, il vient d'enregistrer un second album, en partie aux Etats-Unis, attendu pour début 2017. Le Prix Découvertes RFI (Radio France Internationale), qui existe depuis 1981, offre à son lauréat 10.000 euros et l'organisation d'un concert à Paris.

  • Mauritanie: 20 ans de prison requis contre des anti-esclavagistes
    AFP, 17/11/2016 08h33
    Vingt ans de prison ont été requis mercredi contre des militants anti-esclavagistes mauritaniens jugés en appel à Zouerate (nord) pour participation à une manifestation violente contre l'évacuation forcée d'un bidonville, a-t-on appris de source judiciaire. La Cour d'appel de Zouerate juge depuis lundi treize militants de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, ONG anti-esclavagiste) et sept habitants du bidonville de Ksar, dans le centre de Nouakchott, dont le déplacement forcé par les autorités, le 29 juin, avait provoqué des heurts entre des manifestants et la police. Alors que les condamnations prononcées en août par un tribunal de la capitale s'échelonnaient de trois à 15 ans de prison, "le procureur a requis 20 ans de prison ferme contre l'ensemble du groupe", a appris l'AFP de source judiciaire locale. Il a soutenu que tous avaient "directement pris part aux événements", les accusant de "rébellion contre la force publique et de vandalisme", a précisé la même source. Aussitôt le réquisitoire terminé, la défense a entamé ses plaidoiries.

  • Côte d'Ivoire: 4 morts, dont 2 gendarmes, dans des affrontements
    AFP, 17/11/2016 08h31
    Quatre personnes, dont deux gendarmes, ont été tuées mercredi lors d'affrontements entre populations et forces de l'ordre dans le village de Neamoue, à 70 km de Bouna (nord-est de la Côte d'Ivoire), qui avait été secoué en mars par des troubles ayant fait 19 morts, a-t-on appris de source hospitalière. Selon la radio nationale ivoirienne, deux civils ont d'abord été tués lors d'un contrôle de gendarmes qui a dégénéré en altercation avec des coups de feu. Des villageois mécontents ont ensuite attaqué les gendarmes, selon la même source. En mars, des affrontements entre éleveurs peuls et agriculteurs avaient fait 19 morts à Bouna, selon le bilan des autorités. Quelque 900 hommes des forces de défense et de sécurité avaient été déployés dans la ville pour rétablir et maintenir l'ordre. En octobre, tous les policiers de la ville de Katiola (centre-nord) avaient été mutés après une bavure policière qui avait dégénéré en émeutes.


  • Tunisie: découvertes de caches d'armes dans le sud
    AFP, 16/11/2016 08h07
    Cinq caches d'armes ont été découvertes en moins de 72 heures dans une région tunisienne frontalière de la Libye et des dizaines de fusils ainsi que d'importantes quantités de munitions ont été saisies, a-t-on appris lundi de sources de sécurité. Les deux premières caches ont été découvertes samedi dans les localités de Kharrouba et de Chareb Errajel, près de la ville méridionale de Ben Guerdane, respectivement sur les routes de Tataouine et Zarzis, selon les mêmes sources et des témoins. Une troisième, la plus importante, a été mise au jour dimanche à l'intérieur d'un garage, à proximité de Jalel, en périphérie de Ben Guerdane, a-t-on ajouté. Les opérations de ratissage se sont poursuivies lundi et ont permis de découvrir deux caches supplémentaires, à El Amiriya et Tabeï, au sud de Ben Guerdane, a annoncé une source sécuritaire. Il ne s'agit pas des premières découvertes du genre dans le sud tunisien, mais elles le sont rarement en nombre aussi élevé.

  • Egypte: peine de mort annulée pour l'ex-président islamiste Morsi
    AFP, 16/11/2016 08h04
    La Cour de Cassation égyptienne a annulé mardi la condamnation à la peine de mort prononcée contre l'ancien président islamiste égyptien Mohamed Morsi après sa destitution en 2013 par l'armée. Cette décision marque une première grande victoire pour l'ancien président islamiste, qui mène depuis trois ans un véritable marathon judiciaire. "Il va enlever l'uniforme rouge" des détenus condamnés à mort, s'est félicité l'un de ses avocats, Me Abdel Moneim Abdel Maqsoud. M. Morsi, âgé de 65 ans, est actuellement emprisonné à la prison de Borg el-Arab, près d'Alexandrie, après avoir été condamné à plusieurs reprises depuis 2015. Depuis sa destitution, son mouvement, les Frères musulmans, a dû faire face à une répression féroce orchestrée par le régime du président Abdel Fatah al-Sissi. Dans les semaines ayant suivi la destitution de M. Morsi, plus de 1.400 manifestants islamistes avaient été tués.

  • Nigeria: des manifestants contre la démolition de leurs maisons
    AFP, 16/11/2016 08h01
    Des milliers de riverains nigérians d'un quartier du centre commercial de Lagos ont manifesté mardi devant les bureaux du gouverneur de l'Etat pour protester contre leur éviction et la démolition de leurs maisons. Les manifestants appartenant à une communauté de pêcheurs de la lagune de Lagos, dont des femmes et des enfants, ont marché sur plusieurs kilomètres pour rencontrer le gouverneur de l'Etat, mais n'ont pas été reçus. "Nous condamnons l'éviction forcée de près de 30.000 citoyens honnêtes et travailleurs de Otodo Gbame et de milliers d'autres de la communauté d'Ebute-Ikate" depuis le 9 novembre, ont-ils indiqué dans une lettre de réclamation au gouverneur. "Nous condamnons en particulier les incendies volontaires et les démolitions au milieu de la nuit, ainsi que la mort tragique par noyade de personnes pourchassées par la police" dans le lagon de Lagos, ont-il dénoncé. Le gouvernement a affirmé sa volonté le mois dernier de nettoyer la mégapole de plus de 20 millions d'habitants de ses bidonvilles, évoquant des problèmes de sécurité, notamment des rapts d'enfants.

  • Guinée-Bissau: le président démet le gouvernement
    AFP, 15/11/2016 07h23
    Le président bissau-guinéen José Mario Vaz a annoncé lundi la démission du gouvernement dirigé depuis juin par le Premier ministre Baciro Dja afin de former une nouvelle équipe, conformément à un accord signé il y a un mois pour sortir le pays d'une longue crise politique. "La mise en place de l'accord de Conakry entraîne la démission du gouvernement", a affirmé M. Vaz dans une déclaration à la Nation faite devant la presse au palais présidentiel. "Cet accord ne prévoit pas le choix d'un Premier ministre à l'unanimité, mais par consensus, et ce consensus n'a pas été atteint", a-t-il ajouté, se déclarant par conséquent tenu de "démettre le gouvernement et nommer un nouveau Premier ministre qui aura la charge de former un gouvernement inclusif pour sortir le pays de la crise". Aucun délai n'a été fixé pour cette nomination, une source à la présidence indiquant simplement qu'elle interviendrait "dans les prochaines heures".

  • Climat: des chefs d'Etat à la tribune de la COP22, une semaine après l'élection américaine
    AFP, 15/11/2016 07h22
    Près de 180 responsables - chefs d'Etat et ministres - des pays signataires de l'accord de Paris viennent à partir de mardi à la tribune de la conférence de l'ONU sur le climat, une semaine après l'élection de Donald Trump, futur président climato-sceptique. "Nous attendons qu'ils rappellent qu'ils sont prêts à continuer l'action et à l'accélérer, et qu'ils envoient un message fort à Trump et au reste du monde", a déclaré Célia Gautier, du Réseau Action Climat (900 ONG). Sont attendus le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le roi du Maroc Mohammed VI, puis François Hollande, président de la France où se scella fin 2015 l'accord de Paris contre le réchauffement planétaire. Se succèderont une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont de nombreux leaders africains comme le Soudanais Omar El-Béchir réclamé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour. La présidente chilienne Michelle Bachelet ou l'émir du Koweit sont aussi annoncés. Les interventions de tous les pays continueront jusqu'à mercredi.

  • Tunisie: découvertes de caches d'armes dans le sud
    AFP, 15/11/2016 07h21
    Cinq caches d'armes ont été découvertes en moins de 72 heures dans une région tunisienne frontalière de la Libye et des dizaines de fusils ainsi que d'importantes quantités de munitions ont été saisies, a-t-on appris lundi de sources de sécurité. Les deux premières caches ont été découvertes samedi dans les localités de Kharrouba et de Chareb Errajel, près de la ville méridionale de Ben Guerdane, respectivement sur les routes de Tataouine et Zarzis, selon les mêmes sources et des témoins. Une troisième, la plus importante, a été mise au jour dimanche à l'intérieur d'un garage, à proximité de Jalel, en périphérie de Ben Guerdane, a-t-on ajouté. Les opérations de ratissage se sont poursuivies lundi et ont permis de découvrir deux caches supplémentaires, à El Amiriya et Tabeï, au sud de Ben Guerdane, a annoncé une source sécuritaire. Il ne s'agit pas des premières découvertes du genre dans le sud tunisien, mais elles le sont rarement en nombre aussi élevé.

  • Le Burundi demande à l'ONU de remplacer son médiateur
    AFP, 15/11/2016 07h19
    Le gouvernement burundais a averti l'ONU qu'il ne souhaitait plus continuer à traiter avec son médiateur Jamal Benomar et a demandé son remplacement, selon une lettre consultée lundi. Dans cette lettre adressée la semaine dernière au secrétaire général Ban Ki-moon, Bujumbura demande aux Nations unies de trouver un successeur à M. Benomar à l'occasion de l'arrivée en janvier du nouveau secrétaire général, Antonio Guterres. "Dans cette période de transition entre les deux secrétaires généraux, le Burundi ne voudrait pas être pris au dépourvu", a expliqué l'ambassadeur burundais à l'ONU Albert Shingiro. Il a souhaité "des consultations tous azimuts entre le gouvernement du Burundi et les deux secrétaires généraux pour penser à son remplacement". Pour sa part, le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq a affirmé que M. Benomar "gardait toute la confiance du secrétaire général". "M. Benomar reste en fonctions", a-t-il déclaré.

  • France-Côte d'Ivoire: minute de silence en hommage à Pokou
    AFP, 15/11/2016 07h18
    Une minute de silence sera observée avant le match amical France-Côte d'Ivoire, mardi à Lens (21h00), en hommage à l'ex-attaquant ivoirien Laurent Pokou, décédé dimanche à l'âge de 69 ans, a-t-on appris auprès de la Fédération française de football (FFF). La Fédération ivoirienne a fait la demande à la Fifa et elle a été acceptée, a-t-on précisé de même source. Principal attaquant de la sélection ivoirienne dans les années 1960-1970, Pokou a longtemps été le détenteur du record de buts en Coupe d'Afrique des nations avec 14 unités (6 en à la CAN-1968 et 8 à la CAN-1970). Ce record a finalement été battu par le Camerounais Samuel Eto'o en 2008, et ensuite porté à 18 buts. Pokou a évolué à l'ASEC Mimosas d'Abidjan et dans deux clubs français dans les années 1970, Rennes et Nancy, où il a joué aux côtés de Michel Platini.

  • Climat: les négociateurs à pied d'œuvre à la COP22 malgré l'incertitude Trump
    AFP, 14/11/2016 08h12
    Avant l'arrivée des chefs d’État mardi et en attendant de voir comment Donald Trump s'emparera du dossier climat, les pays réunis pour la COP22 à Marrakech ont débattu cette semaine de l'application de l'accord de Paris, un processus semé d'embûches mais qu'ils jugent irréversible. A l'unisson des autres délégations, l'équipe chinoise ne voulait pas noircir le tableau quatre jours après l'élection d'un président américain ayant qualifié le réchauffement de "canular". "Nous devons attendre de voir quelles mesures sur le climat prendront les Etats-Unis", a déclaré à la presse Gu Zihua, un membre de la délégation chinoise, tout en confirmant les engagements de Pékin. Avant de souligner: "L'accord de Paris reflète la volonté commune de beaucoup de pays", une manière de rappeler que pour la première fois, en décembre dernier, l'ensemble de la communauté internationale a conclu un accord global pour lutter contre le réchauffement climatique.

  • Décès de l'anthropologue Malek Chebel, défenseur d'un "islam des Lumières"
    AFP, 14/11/2016 08h10
    Dans les médias et dans ses livres, il était l'inlassable et chaleureux défenseur d'un "islam des Lumières": l'anthropologue des religions et psychanalyste algérien Malek Chebel est décédé samedi à Paris d'un cancer, à l'âge de 63 ans. "Malek Chebel, c'était l'islam des Lumières et la modernité. Son oeuvre dit quel doit être notre ouvrage: bâtir l'islam de notre temps", a tweeté le Premier ministre Manuel Valls, alors que les attentats jihadistes, comme ceux du 13 novembre qui seront commémorés dimanche, ont relancé les débats autour de la deuxième religion de France. Pour Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), sa disparition constitue "une grosse perte pour l'ensemble des musulmans de France". Malek Chebel sera enterré en Algérie, où il était né en 1953, après probablement une cérémonie en région parisienne lundi, a précisé son fils Mikaïl Chebel.

  • Décès de l'ancien international ivoirien Laurent Pokou
    AFP, 14/11/2016 08h09
    L'ancien attaquant international ivoirien Laurent Pokou, figure emblématique du football africain qui avait également brillé au Stade Rennais, est décédé à l'âge de 69 ans, a annoncé dimanche le club breton sur son site internet. "Le Stade Rennais F.C. apprend avec grande tristesse le décès de Laurent Pokou ce dimanche 13 novembre, à l'âge de 69 ans. Attaquant du Stade Rennais de 1974 à 1977 puis de septembre 1978 à décembre 1978, Laurent Pokou (...) avait inscrit 52 buts en 82 matchs sous le maillot rouge et noir. Toutes nos pensées vont à sa famille et ses proches", a écrit le club dans un communiqué. Selon Ouest France, l'ancien footballeur a succombé à une longue maladie à la Polyclinique internationale de Cocody, en Côte d'Ivoire. Laurent Pokou a été le fer de lance de l'attaque de l'ASEC Mimosas d'Abidjan et de la sélection ivoirienne dans les années 1960-1970. Outre le maillot rouge et noir, il avait évolué à Nancy de 1977 à 1978 aux côtés de Michel Platini.

  • Nigéria: jusqu'à 200 enfants risquent de mourir de faim, chaque jour
    AFP, 14/11/2016 07h58
    Jusqu'à 200 enfants âgés de moins de 5 ans risquent de mourir de faim chaque jour dans le nord-est du Nigeria, épicentre des violences du groupe jihadiste Boko Haram, selon des estimations de l'ONG Save the Children révélées lundi. "Les nouveaux chiffres recueillis par Save The Children révèlent que la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aigüe", réfugiés dans les districts du nord-est du Nigeria où l'ONG peut travailler. "Les chiffres pourraient être pires dans les régions qui sont toujours inaccessibles à cause de l'insécurité", a annoncé l'ONG dans un communiqué, calculant que "200 enfants pourraient être en train de mourir de faim chaque jour", notamment parmi les 2,6 millions de déplacés du conflit. Ben Foot, directeur de Save the Children au Nigeria, a visité un centre de santé dans la périphérie de Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno (nord) où 1,5 millions de personnes ont trouvé refuge, suite au conflit entre l'armée et le groupe Boko Haram.

  • Zimbabwe: le quotidien d'Etat se réjouit de la défaite de Clinton
    AFP, 11/11/2016 08h39
    Le quotidien d'Etat zimbabwéen se réjouit jeudi de l'élection à la présidence des Etats-Unis de Donald Trump, dans un éditorial où il remercie le peuple américain de ne pas avoir élu la "belliciste" Hillary Clinton. "Pour nous, au Zimbabwe, le combat destructeur (des Etats-Unis) s'est manifesté par des sanctions illégales contre le régime zimbabwéen (...) et le soutien d'activités de l'opposition et de guerres destructrices dans le monde entier", écrit The Herald. "Si quiconque avait des doutes sur le désastre qu'une administration Clinton aurait annoncé pour le Zimbabwe, il n'a qu'à regarder les pleurs de l'opposition qui gémissent comme s'ils étaient endeuillés", poursuit le porte-voix du pouvoir zimbabwéen. Le président Robert Mugabe, 92 ans, critique régulièrement les sanctions économiques imposées par Washington à son pays, à l'origine selon lui de sa désastreuse situation.

  • Gabon: démission d'un haut-responsable de la police
    AFP, 11/11/2016 08h27
    Le patron des services d'immigration gabonais a démissionné après une descente de plusieurs de ses agents dans les locaux d'un journal d'opposition à Libreville où ils avaient interpellé 14 personnes, relâchées par la suite, a annoncé le ministère gabonais de l'Intérieur. "Des violations manifestes des lois et règlements applicables aux procédures judiciaires et aux libertés fondamentales" ont entaché "cette initiative unilatérale de la Direction générale de la documentation et de l'immigration (DGDI) qui a suscité beaucoup d'interrogations dans l'opinion", indique le ministre de l'Intérieur dans un communiqué publié jeudi par le quotidien national l'Union. "Tirant les conséquences de cette voie de fait", le patron de la DGDI, Célesin Embinga, "a renoncé à ses fonctions en posant formellement sa démission. Le ministre en a pris acte", ajoute le texte. Le 4 novembre, des agents de la DGDI avaient fait une descente dans les locaux du journal d'opposition les Echos du Nord, particulièrement virulent dans ses prises de position contre le pouvoir, et interpellé 13 personnes, notamment des journalistes et des membres du personnel administratif et technique.

  • La romancière Slimani défend les homosexuels sur un site marocain
    AFP, 11/11/2016 08h25
    La romancière franco-marocaine et Prix Goncourt Leïla Slimani a lancé un nouvel appel en faveur des homosexuels dans une chronique publiée jeudi par un site marocain, se défendant d'être "une fauteuse de trouble". "Il faut s’imaginer que des hommes dorment au fond des cellules des prisons marocaines; ils perdent leur statut, leur réputation, leur dignité en raison de leur choix sexuel", écrit la romancière sur le site d'information en ligne Le360, pour lequel elle tient une chronique hebdomadaire. Leïla Slimani avait déjà pris la défense des homosexuels marocains au lendemain de l'attribution le 3 novembre du Goncourt, le plus prestigieux des prix de l'édition francophone, à son roman "Chanson Douce" (Gallimard). Elle avait appelé, sur la radio France Inter, les Marocains à se rebeller contre "une législation moyenâgeuse" qui les maintient "sous une chape de plomb". Elle réagissait à l'arrestation de deux jeunes filles mineures à Marrakech qui seront jugées pour homosexualité, punissable de six mois à trois ans de prison au Maroc.

  • Cameroun: les rations alimentaires aux réfugiés centrafricains réduites de 50%
    APA, 10/11/2016 14h14
    La représentation camerounaise du Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé la réduction de l’ordre de 50% pour les mois de novembre et décembre 2016 des rations alimentaires servies à 150.000 réfugiés centrafricains vivant dans la région de l’Est. Cette mesure découle d’un «sérieux déficit de financement» que rencontre le PAM, explique un communiqué, précisant que l’organisme onusien a un besoin urgent de 2,4 millions de dollars pour couvrir les besoins alimentaires desdits réfugiés jusqu’à la fin de l’année en cours. «Le manque de ressources additionnelles oblige le PAM à procéder à cette diminution de ration alimentaires, qui aura sans doute des conséquences sur la sécurité alimentaire, la santé et l’état nutritionnel des réfugiés centrafricains dans la région de l’Est.», souligne le communiqué. Selon ce communiqué, la baisse desdites rations soulève également des inquiétudes sur la sécurité et la stabilité dans les localités de ladite région où les réfugiés et les communautés d’accueil partagent des ressources et services déjà limités.

  • Nigeria: un juge accusé de blanchiment d'argent
    AFP, 10/11/2016 07h57
    Un juge de la Cour suprême du Nigeria a été accusé de blanchiment d'argent et de fraude dans le cadre d'une campagne anti-corruption lancée par le président Muhammadu Buhari, selon des documents présentés devant la justice. Neuf chefs d'accusation ont été formulés mardi devant un tribunal fédéral d'Abuja contre le magistrat, Sylvester Ngwuta, déjà sous le coup d'une mesure de suspension prise contre plusieurs juges. M. Ngwuta est accusé de recel à son domicile de sommes de 35,4 millions de nairas (111.995 dollars), 319.596 dollars et 25.915 livres (28.900 euros) en violation de la loi sur le blanchiment d'argent. Le juge est également accusé d'avoir fait une déclaration mensongère pour obtenir quatre passeports diplomatiques du service nigérian de l'immigration. La date de la prochaine audience n'a pas été fixée. M. Ngwuta et six autres juges ont été arrêtés les 8 et 9 octobre pour corruption présumée. Des millions de nairas et en autres devises ont été découverts à leurs domiciles. Ils ont ensuite été libérés sous caution. Au total, l'enquête concerne 15 juges soupçonnés de corruption.

  • Foot: le Gabonais Didier Ndong renvoyé dans son club
    AFP, 10/11/2016 07h54
    Pour ne pas s'être présenté au rassemblement du Gabon alors qu'il se trouvait déjà à Libreville, Didier Ndong a été exclu et renvoyé dans son club de Sunderland, a annoncé la Fédération gabonaise mercredi, à trois jours d'un match contre le Mali en qualifications du Mondial-2018. Ndong a "brillé par une absence notoire alors qu'il est de notoriété publique que le joueur a reçu son titre de transport et se trouve à Libreville depuis le lundi 7 novembre 2016", dénonce la Fédération dans un communiqué. "En conséquence, la Fégafoot a décidé de renvoyer le joueur dans son club à partir de ce mercredi soir. A toutes fins utiles, il est important de savoir que le joueur, bien que devant rejoindre l'équipe, ne l'a pas fait sans expliquer pourquoi. Les tentatives d'en savoir plus sont restées vaines", précise l'instance dans un message sur Facebook. L'ancien Lorientais "ne réagit pas aux appels alors qu'il est à Libreville", déplore encore la Fédération, dans une réponse à un supporter vexé par la décision prise contre Ndong.

  • Afrique du Sud: nouvelle motion de défiance contre l'indéboulonnable président Zuma
    AFP, 10/11/2016 07h51
    Le président sud-africain Jacob Zuma, englué dans une litanie de scandales de corruption, est confronté jeudi à une nouvelle motion de défiance au Parlement, dont il devrait toutefois réchapper malgré la colère qui monte au sein de son parti. C'est la troisième fois en moins d'un an que le chef de l'Etat est contesté à l'occasion d'un vote de censure ou de destitution. Au pouvoir depuis 2009, Jacob Zuma a "provoqué le chaos dans notre jeune démocratie", l'accuse le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), à l'initiative de la dernière motion. Ce vote a été décidé dans la foulée de la publication, la semaine dernière, d'un rapport de la médiatrice de la République qui a jeté un regard cru sur la gestion des affaires de l'Etat par le président. Particulièrement documenté, cet épais document révèle par le menu l'influence exercée sur le gouvernement par la richissime famille Gupta, à la tête d'un puissant empire industriel et médiatique, avec la complicité de Jacob Zuma. Entre autres exemples, ce rapport affirme que les Gupta ont offert un pot-de-vin de 40 millions d'euros au vice-ministre des Finances Mcebisi Jonas, qu'il assure avoir refusé.

  • Attentat contre des Casques bleus en RDC: une fillette tuée, 34 personnes blessées
    AFP, 09/11/2016 08h10
    Un attentat contre des Casques bleus du contingent indien de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo a tué une fillette et blessé 32 soldats de la paix et deux civils mardi à Goma, dans l'est de ce pays. L'explosion a eu lieu peu avant 6h30 heure locale (4h30 GMT) à Kyeshero, quartier ouest de la capitale du Nord-Kivu, selon des témoins. "Un engin explosif a éclaté (...) au moment où des Casques bleus du bataillon indien (...) faisaient leur sport matinal", écrit la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) dans un communiqué. "L'explosion a provoqué la mort d'un enfant et fait plusieurs blessés dont deux civils et 32 Casques bleus parmi lesquels cinq blessés graves", ajoute le texte. Selon des témoins, l'enfant tué était une fillette d'environ sept ans qui se rendait à l'école. Selon une source de la Monusco ayant requis l'anonymat, "l'attaque visait délibérément les Casques bleus au moment où ils étaient sans armes".

  • Côte d'Ivoire: promulgation de la nouvelle Constitution
    AFP, 09/11/2016 08h09
    La nouvelle Constitution ivoirienne, approuvée par référendum le 30 octobre, a été promulguée mardi par le président Alassane Ouattara, lors d'une cérémonie au palais présidentiel d'Abidjan. Devant le gouvernement et des représentants de l'Etat, le président ivoirien a signé le texte de promulgation "consacrant l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution". La Constitution, qui "donne naissance à la IIIe République", selon le président Ouattara, a pour but de permettre de tourner la page d'une décennie de crise politico-militaire, notamment en éliminant le concept d'"ivoirité" et en clarifiant les conditions d'éligibilité du président. "Le vent de la démocratie a de nouveau soufflé sur la Côte d'Ivoire", a lancé le président lors d'un discours à la Nation après la signature. La Constitution avait été approuvée par référendum le 30 octobre, le oui recueillant 93,42% des voix. La participation au scrutin, boycotté par l'opposition qui parle de "fraude massive" et de "résultats truqués", a officiellement été de 42,42%.

  • Nigeria: 36 personnes tuées par des voleurs de bétail présumés
    AFP, 09/11/2016 07h42
    Trente-six personnes ont été abattues par balles dans l'Etat de Zamfara, dans le nord du Nigeria, par des voleurs de bétail présumés, ont annoncé mardi le gouvernement et des habitants. Les assaillants à bord de motos ont envahi lundi soir une mine d'or à proximité du village de Bindin, tuant trente-six personnes, dont des mineurs et des vendeurs d'or, a-t-on précisé de mêmes sources.


  • Somalie: au moins 25 morts dans des combats entre régions rivales
    AFP, 08/11/2016 08h03
    Au moins 25 soldats ont été tués et 30 blessés dimanche dans de nouveaux combats dans la ville de Galkayo entre forces de deux régions autoproclamées semi-autonomes du nord de la Somalie, ont indiqué lundi des responsables militaires des deux camps. "Nous avons perdu environ 12 hommes et plus de dix sont blessés", a déclaré le commandant de l'armée de la région du Puntland Jumale Jama Takar, tandis qu'un commandant de l'armée du Galmudug, Qoje Abdirahman, a fait état de 13 morts et "près de 20 blessés" au sein de ses troupes. Les deux camps se rejettent la responsabilité des combats, qui ont marqué l'échec d'un accord de paix signé quelques jours plus tôt à Dubai entre les dirigeants du Galmudug et du Puntland. La ville de Galkayo a été récemment le théâtre de combats sporadiques, mais ceux de dimanche sont les plus meurtriers de ces dernières semaines.

  • Maroc: toujours pas de nouveau gouvernement un mois après le scrutin
    AFP, 08/11/2016 08h01
    Un mois après sa victoire aux législatives au Maroc, le Premier ministre islamiste Abdelilah Benkirane poursuit ses consultations pour la formation de sa future coalition, alors que le roi Mohammed VI a mis en garde les partis politiques contre les calculs "arithmétiques". Les élections législatives du 7 octobre avaient vu la large victoire des islamistes du Parti justice et développement (PJD). A la tête du gouvernement de coalition depuis cinq ans, M. Benkirane (également secrétaire général du PJD), avait été reconduit dans ses fonctions par le roi et chargé de former une nouvelle majorité. Il mène depuis d'intenses tractations avec les partis représentés au Parlement, à l'exception notable de ses rivaux du Parti authenticité et modernité (PAM, sociaux-libéraux), arrivé en seconde position au scrutin. Le PJD avait obtenu 125 députés, contre 102 au PAM, sur un total de 395 sièges. De l'avis des analystes, ces législatives avaient consacré le "bipartisme" et marqué un net recul pour tous les autres partis, avec une représentation morcelée compliquant d'autant la formation d'une nouvelle majorité.

  • Côte d'Ivoire: le procès de Simone Gbagbo bloqué
    AFP, 08/11/2016 08h00
    Le procès de Simone Gbagbo, l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, pour crimes contre l'humanité, a été bloqué lundi pendant plusieurs heures, la défense campant sur sa position de voir comparaître des personnalités ivoiriennes. Lundi, à la reprise de l'audience, après près d'une semaine de suspension, aucun des dix témoins de la défense cités n'était présent et le juge Boiqui Kouadjo a une nouvelle fois suspendu l'audience. Les témoins absents n'étaient pas les témoins vedettes, mais la défense a voulu créer un événement en ne les faisant pas venir pour protester contre la non-comparution des personnalités. "Nous n'allons pas aller dans un procès où les acteurs des faits n'ont pas été entendus. Pour nous, c'est fondamental. Si les acteurs des faits ne viennent pas, nous n'allons pas continuer le procès", a expliqué Me Ange Rodrigue Dadje.

  • Soupçonné de viol, la star marocaine Saad Lamjarred reste en prison
    AFP, 08/11/2016 07h59
    La cour d'appel de Paris a confirmé lundi le placement en détention provisoire du chanteur de pop marocain Saad Lamjarred, mis en examen fin octobre en France pour "viol aggravé", a-t-on appris de source proche du dossier. Conformément aux réquisitions du parquet général, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a confirmé le placement en détention provisoire qui avait été ordonné par un juge des libertés et de la détention (JLD), selon cette source. Joints par l'AFP, deux des avocats du chanteur, Me Jean-Marc Fédida et Eric Dupond-Moretti, n'ont pas souhaité s'exprimer à l'issue de la décision. Âgé de 31 ans, Saad Lamjarred, dont les clips ont été visionnés des centaines de millions de fois sur internet, avait été mis en examen le 28 octobre à Paris pour "viol aggravé" et "violences volontaires aggravées" et écroué. Il conteste les faits.

  • La coupure de RFI en RDCongo "n'est pas acceptable"
    AFP, 08/11/2016 07h58
    La coupure du signal de la radio française RFI à Kinshasa depuis samedi "n'est pas acceptable", a estimé la secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, lundi à New York. Elle a demandé au gouvernement congolais de revenir sur cette mesure "au nom de la liberté d'expression et de presse". "Quand on installe une espèce de silence forcé, ce n'est pas acceptable", a-t-elle relevé, soulignant que cela "envoie un mauvais signal". Dans le climat politique tendu en République démocratique du Congo, il faut "arriver à un consensus national", a expliqué Mme Jean. Or "ce n'est pas en brouillant les ondes de certaines radios qu'on peut arriver à s'assurer d'un climat apaisé". Le signal de RFI, l'une des stations les plus écoutées en RDC, a été coupé samedi au moment où l'opposition réunie autour d'Etienne Tshisekedi, opposant historique dans le pays, projetait d'organiser un meeting populaire.

  • Dix corps retrouvés sur un bateau au large des côtes libyennes
    AFP, 07/11/2016 08h05
    Dix corps ont été récupérés samedi sur un bateau pneumatique au large des côtes libyennes, alors que les secours en mer ont permis de sauver plus de 2.200 personnes dans la journée, selon les gardes-côtes italiens. Seize opérations de secours, soit le double de la veille, ont été menées samedi, notamment par deux navires des gardes-côtes italiens, un navire de la marine militaire italienne, un navire militaire espagnol, un bateau marchand, deux remorqueurs, ainsi que trois navires affrétés par des ONG. Les migrants secourus ont été repérés à bord de 13 bateaux pneumatiques et trois barques, selon le bilan de fin de journée des gardes-côtes italiens, qui coordonnent l'ensemble des interventions. Vendredi, huit opérations de secours avaient permis de secourir quelque 1.200 migrants. Parmi les 2.200 personnes sauvées samedi, plusieurs centaines se trouvaient à bord du "Topaz Responder" affrété par l'organisation maltaise MOAS et la Croix-Rouge italienne.

  • Le festival de Carthage sacre à domicile une jeune cinéaste tunisienne
    AFP, 07/11/2016 08h03
    La jeune réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a remporté samedi le Tanit d'or, principale récompense des 27e Journées cinématographiques de Carthage (JCC), pour son documentaire "Zaineb n'aime pas la neige", une marque du dynamisme actuel du 7e art en Tunisie. L'annonce a été faite en soirée lors de la cérémonie de clôture de ce festival réservé aux réalisateurs arabes et africains, qui marquait son 50e anniversaire et constitue un rendez-vous culturel phare en Tunisie. Fruit de six années de tournage, "Zaineb n'aime pas la neige" fait le récit du passage à l'adolescence d'une jeune tunisienne (Zaineb) qui, après le décès accidentel de son père, émigre avec sa mère au Québec. "J'avais envie de faire un projet sur la durée (...). J'ai filmé l'héroïne de neuf ans jusqu'à ses 15 ans, un âge très important", a expliqué Kaouther Ben Hania, 39 ans, durant la semaine de compétition.

  • Mali: un Casque bleu togolais et 2 civils tués dans une attaque
    AFP, 07/11/2016 08h02
    Un Casque bleu togolais et deux civils maliens ont été tués dimanche dans l'attaque d'un convoi de la Mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali près de Douentza, dans le centre du pays, a annoncé la Minusma. Sept Casques bleus togolais ont par ailleurs été blessés, dont trois grièvement, a ajouté dans un communiqué la Minusma, qui compte 11.000 hommes. Cette attaque est survenue alors que le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, était dimanche au Mali où il a été reçu par le président Ibrahim Boubacar pour évoquer le possible déploiement de Casques bleus canadiens dans ce pays. Une mine ou un engin explosif artisanal a explosé au passage d'un convoi des Casques bleus. L'explosion, qui a eu lieu vers 10H30 locales, a été suivie par des tirs des assaillants à 45 km au nord de la ville de Douentza, dans la région de Mopti, précise le texte. Une enquête de la gendarmerie malienne sera ouverte sur la présence de civils qui suivaient le convoi des Casques bleus au moment de l'attaque, selon le communiqué.

  • L'Egypte face à la crise monétaire qui affecte son économie
    AFP, 04/11/2016 08h11
    L'Egypte a décidé jeudi, 03 novembre 2016, de laisser flotter sa devise pour répondre à la crise monétaire aiguë qui affecte son économie et menace de relancer l'instabilité politique, plus de cinq ans après la révolution de 2011. Cette décision devrait provoquer de fait une forte baisse, de près de 50%, de la valeur de la livre égyptienne face au dollar.

  • Côte d'Ivoire: Alassane Ouattara qualifie le référendum sur la nouvelle Constitution de "plébiscite"
    AFP, 04/11/2016 08h08
    Le président ivoirien Alassane Ouattara a qualifié jeudi, 03 novembre 2016, de "plébiscite" la victoire écrasante avec 93,42% des suffrages en faveur de la nouvelle Constitution lors du référendum de dimanche. "42,42% de participation, 93,42% de oui (...) c'est vraiment un plébiscite", a-t-il déclaré en ouverture du conseil des ministres, estimant que "le taux de participation de 42% (était) un bon taux pour un référendum". Mais pour l'opposition, qui avait appelé au boycottage de ce scrutin, ces chiffres sont truqués.

  • Kenya: la police disperse une manifestation anti-corruption
    AFP, 04/11/2016 08h02
    Une manifestation anti-corruption organisée dans le centre de Nairobi à la suite de publications sur de potentielles dépenses frauduleuses au sein du ministère kényan de la Santé a été dispersée jeudi, 03 novembre 2016, par la police à l'aide de gaz lacrymogène et de canons à eau. Quelque 300 manifestants appelait le président Kenyan, Uhuru Kenyatta, à agir maintenant contre la corruption ou de démissionner.


  • Afrique du Sud: Jacob Zuma mis en cause dans un rapport officiel sur la corruption
    AFP, 03/11/2016 08h13
    Le président sud-africain Jacob Zuma et des ministres ont été mis en cause mercredi, 02novembre 2016, dans un rapport officiel dénonçant de possibles "crimes" de corruption au sommet de l'Etat, une pierre supplémentaire dans le jardin du chef de l'Etat de plus en plus contesté y compris dans son camp. Le document publié sur ordre de la justice pointe de lourds soupçons de collusion entre l'exécutif et la richissime famille d'hommes d'affaires Gupta. Ils sont soupçonnés d'influencer le président Zuma au point de lui imposer la nomination de certains ministres pour favoriser leurs intérêts.

  • Côte d’Ivoire: le procès de Simone Gbagbo à nouveau reporté, faute de témoins
    AFP, 03/11/2016 08h06
    Le procès de Simone Gbagbo, l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, pour crimes contre l'humanité a une nouvelle fois été suspendu mercredi, 03 novembre 2016, car les personnalités ivoiriennes que la défense veut faire entendre n'avaient pas été convoquées. M. Kouadjo a promis leur venue "le 16 novembre prochain, mais après des témoins anonymes dont la comparution devra débuter le lundi" 07 novembre.

  • Retrait des troupes kenyanes au sein de la Minuss
    AFP, 03/11/2016 07h57
    Le Kenya a annoncé mercredi, 02 novembre 2016, le retrait de ses troupes au sein de la mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) après le limogeage du commandant kényan des Casques bleus dans ce pays, Johnson Mogoa Kimani Ondieki, accablés par un rapport onusien pour leur réaction "chaotique et inefficace" aux violences de juillet à Juba. Le contingent kényan, l'un des plus importants de la Minuss, compte environ 1.000 soldats sur les 13.500 hommes déployés.

  • RDC: libération de cinq militants prodémocratie
    AFP, 03/11/2016 07h52
    Cinq militants du mouvement citoyen Filimbi arrêtés samedi à Kinshasa ont été libérés sous caution mercredi soir, 02 novembre 2016, quelques heures après la libération d'un autre membre du même mouvement arrêté pour "espionnage" en République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de l'organisation. "Nous avons tous été libérés ce soir (mercredi). Nous sommes convoqués le 09 novembre", mais "les enquêtes doivent se poursuivre", a déclaré Carbonne Beni wa Beya, l'un des cinq militants.

  • Accélération de l'enquête au Maroc après la mort d'un vendeur de poissons
    AFP, 02/11/2016 07h41
    Onze personnes soupçonnées notamment "d'homicide involontaire" ont été présentées mardi à un juge d'instruction au Maroc, quelques jours à peine après la mort d'un vendeur de poisson qui a suscité indignation et manifestations dans le pays. Mouhcine Fikri, âgé d'une trentaine d'années, est décédé vendredi soir écrasé par le mécanisme de compactage d'une benne à ordures dans la ville côtière d'Al-Hoceima (nord). Il tentait alors de s'opposer à la saisie et à la destruction de sa marchandise, de l'espadon, une espèce interdite à la pêche à cette époque de l'année. Les circonstances atroces de sa mort ont provoqué une vague de manifestations populaires à Al-Hoceima, dans la région du Rif, et des rassemblements de moindre ampleur dans d'autres grandes villes. Le roi Mohammed VI avait très vite ordonné une enquête "minutieuse et approfondie" sur le drame. Mardi, quelques jours à peine après les faits, le procureur général du roi à Al-Hoceima a annoncé avoir déféré devant le juge d'instruction 11 personnes "pour faux en écriture publique et homicide involontaire suite au décès de Mouhcine Fikri".

  • Génocide: une commission rwandaise accuse 22 officiers supérieurs français
    AFP, 02/11/2016 07h39
    Une commission rwandaise a publié une liste de 22 officiers supérieurs français qu'elle accuse d'implication dans le génocide de 1994, en réponse à la décision de deux juges français de relancer l'enquête sur l'attentat contre l'ex-président Juvénal Habyarimana. "Des hauts-gradés français et des personnalités politiques ont commis au Rwanda des crimes très graves", accuse la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) dans un rapport transmis mardi à l'AFP et intitulé "La manipulation du dossier de l'avion d'Habyarimana, une occultation des responsabilités françaises dans le génocide". Le Rwanda accuse depuis des années la France de participation au génocide, qui a fait environ 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi. L'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion présidentiel, au cours duquel fut tué le président hutu Juvénal Habyarimana, est considéré comme l'événement déclencheur de ce génocide.

  • Mozambique: au moins trois responsables politiques assassinés en une semaine
    AFP, 02/11/2016 07h38
    Au moins trois responsables politiques du parti au pouvoir et de l'opposition ont été tués au Mozambique en moins d'une semaine, a annoncé mardi la police, au moment où les pourparlers de paix entre gouvernement et opposition s'enlisent. Arao Chiguemane et Antonio Macurreia, deux représentants locaux du Frelimo, le parti au pouvoir au Mozambique depuis l’indépendance en 1975, ont été assassinés samedi à Mutua (centre) par "une dizaine de bandits armés de la Renamo (opposition)", a déclaré le porte-parole de la police, Inacio Dina, lors d'une conférence de presse mardi à Maputo. "Ils ont été enlevés, séquestrés et tués. Un troisième homme, qui a été blessé, a réussi à fuir et a confirmé que les bandits se revendiquaient de la Renamo", a précisé le porte-parole. Moins de 24 heures plus tard, Juma Ramos, le chef de la Renamo à l'assemblée provinciale de Sofala (centre) a été tué par balles par deux hommes non identifiés à Beira, le deuxième ville du pays, à 50 km du premier incident, a ajouté M. Dina.

  • Le Soudan veut normaliser les relations avec les États-Unis en dépit des sanctions
    AFP, 02/11/2016 07h37
    Le Soudan a affirmé mardi vouloir œuvrer en vue d'une normalisation de ses relations avec les États-Unis en dépit de la prolongation des sanctions américaines et leur impact négatif sur ce pays africain. Les États-Unis viennent de prolonger d'un an leurs sanctions à l'encontre du Soudan mais disent vouloir poursuivre le dialogue avec Khartoum et ne pas exclure une levée de l'embargo à n'importe quel moment. Le Soudan est soumis depuis 1997 à un embargo commercial de la part des États-Unis qui accusaient alors Khartoum de soutenir des groupes islamistes violents. L'ex-chef du groupe jihadiste Al-Qaïda, Oussama ben Laden, était basé à Khartoum entre 1992 et 1996. Par la suite, les États-Unis ont dénoncé les tactiques du pouvoir soudanais dans le conflit qui l'oppose à des minorités rebelles notamment dans la région occidentale du Darfour. Tard lundi soir, le président américain Barack Obama a annoncé avoir prolongé les sanctions d'un an à compter de jeudi.

  • Le braconnage des éléphants prive le tourisme africain de 25 millions de dollars
    AFP, 02/11/2016 07h36
    Mettre fin au massacre d'éléphants pour leurs défenses pourrait accroître de 25 millions de dollars (23 millions d'euros) les revenus annuels du tourisme en Afrique, ce qui ferait plus que compenser le coût de la lutte contre le braconnage, selon une étude. Cette somme est faible par rapport à la valeur estimée du marché noir de l'ivoire en Chine mais représente tout de même environ un cinquième des revenus touristiques des parcs de quatorze pays où vivent la moitié des éléphants d'Afrique, précise l'étude parue mardi dans la revue Nature Communications. Le manque à gagner pour le tourisme africain dû au braconnage est "substantiel" et "plus élevé que les sommes nécessaires pour mettre un terme au déclin des éléphants en Afrique de l'Est, de l'Ouest et australe", écrivent les auteurs. La protection des éléphants est donc "une décision d'investissement sage pour les pays des régions de savane en Afrique", concluent-ils.

  • RDC: le HCR transfère 30.000 réfugiés sud-soudanais dans une région du nord-est
    AFP, 02/11/2016 07h35
    Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé mardi avoir commencé à transférer près de 30.000 réfugiés sud-soudanais de la frontière dans la région de l'Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo. "En coopération avec les autorités, le HCR a commencé à transporter les réfugiés" sud-soudanais "à bord des bus vers le site de Biringi, près de la ville de Aru dans la province de l'Ituri", dans le nord-est de la RDC, indique un communiqué de cette agence onusienne. "Les réfugiés sont éparpillés le long de la frontière sur une bande de plusieurs centaines de km" et leur transport "vers des zones éloignées de la frontière est un énorme défi", dans une région où la plupart des routes sont en très mauvais état, note le HCR. Cette relocalisation a pour objectif de ne pas créer des camps pour les réfugiés sud-soudanais en RDC mais de "soutenir les réfugiés à devenir autosuffisants, en vivant aux côtés des populations locales", ajoute le communiqué.

  • Election en Gambie: l'opposition choisit un candidat unique
    AFP, 01/11/2016 08h11
    L'opposition gambienne a choisi un candidat unique à l'élection présidentielle de décembre pour affronter le chef de l'Etat sortant Yahya Jammeh, qui dirige le pays d'une main de fer et brigue un cinquième mandat, à l'issue d'une convention. Adama Barrow, 51 ans, membre de la direction du Parti démocrate unifié (UDP), principale formation de l'opposition, a été désigné dimanche soir par les délégués des sept partis d'opposition présents à Banjul à cette convention pour être leur candidat unique à la présidentielle du 1er décembre. M. Barrow, un opérateur économique actif notamment dans l'immobilier, a obtenu 308 voix sur 487 lors du vote des délégués des différents partis venus des sept régions administratives de Gambie. Les trois autres autres candidats - tous des responsables de l'opposition, Hamat Bah, Halifa Sallah et Dr Lami Bojang - se partagent le reste des suffrages.

  • Centrafrique: la France déclare officiellement la fin de l'opération Sangaris
    AFP, 01/11/2016 08h08
    Le ministre français de la Défense a officiellement proclamé lundi à Bangui la fin de trois ans d'opération militaire française en Centrafrique, laissant un pays dans l'angoisse, désormais sous la seule protection des Nations unies faute d'un État et d'une armée capables de résister aux groupes armés. "La page de l'opération Sangaris est tournée en République centrafricaine", a déclaré le ministre Jean-Yves Le Drian lors d'une cérémonie au camp militaire Mpoko, près de l'aéroport, en présence des autorités locales et du corps diplomatique. Reparti lundi en fin d'après-midi, M. Le Drian était arrivé la veille dans la capitale centrafricaine, au moment où des affrontements entre groupes armés terrorisaient de nouveau le quartier musulman du PK5 de Bangui. Ce règlement de compte entre "groupes d'auto-défense" a fait une dizaine de morts, dont des civils, selon des sources concordantes. En fin de semaine, d'autres violences dans le centre du pays ont fait 25 morts dont six gendarmes.

  • Égypte: attentat contre un avion russe, un an après, le pays se souvient
    AFP, 01/11/2016 08h07
    Un an après l'attentat contre un avion russe dans le Sinaï, revendiqué par l'État islamique (EI), l'Égypte a rendu hommage aux 224 victimes en espérant des jours meilleurs pour le tourisme. Une messe pour les victimes, en majorité russes, a été donnée lundi matin dans la cathédrale orthodoxe de Charm el-Cheikh, la station balnéaire d'où est parti l'avion qui a disparu peu après le décollage le 31 octobre 2015. La cérémonie s'est déroulée en présence de l'ambassadeur de Russie et de plusieurs responsables égyptiens, en partie en russe, et a été retransmise en direct sur plusieurs chaînes nationales. Un hommage a également été rendu aux victimes en Russie dans la matinée. Leurs familles ont commémoré l'anniversaire du drame à Saint-Pétersbourg en allumant des bougies dans la cathédrale Saint-Isaac et en observant une minute de silence, tandis qu'à Moscou, le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill a conduit une prière.

  • Bénin: l'homme d'affaires béninois Sébastien Ajavon impliqué dans un trafic de drogue présumé
    AFP, 01/11/2016 08h06
    Le patron des patrons béninois Sébastien Ajavon, interpellé vendredi dans une affaire de trafic de drogue présumé, s'apprêtait lundi soir à passer une quatrième nuit à la gendarmerie, dans l'attente d'une décision du parquet sur la suite de la procédure. L'homme d'affaires, qui préside le patronat béninois et est surnommé "le roi du poulet" pour avoir fait fortune dans l'agro-alimentaire, était arrivé troisième avec 22% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de mars au Bénin. Il s'était rallié au deuxième tour à Patrice Talon, devenu président. M. Ajavon, qui a dénoncé un complot, a été arrêté vendredi soir avec trois de ses employés, après la découverte, le matin au port de Cotonou de près de 14 millions d'euros de drogue dans un conteneur chargé de cartons de gésiers de dinde, destiné à sa société Comon SA. La gendarmerie avait déclaré à la presse avoir "retrouvé dans le conteneur environ 18 kg de cocaïne pure d'une valeur estimée à environ 9 milliards de francs CFA".

  • RDC: six corps de militants de l'opposition tués en septembre exposés publiquement
    AFP, 01/11/2016 08h04
    Six corps de militants de l'opposition tués en septembre lors des manifestations contre le président congolais Joseph Kabila ont été exposés publiquement lundi à Kinshasa. Les dépouilles ont été exposées au siège de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’Étienne Tshisekedi, opposant historique en République démocratique du Congo. Environ 2.000 militants de cette formation politique se sont rassemblés sur le lieu des funérailles où les six cercueils de couleur blanche couverts du drapeau blanc-bleu-rouge-jaune de l'UDPS sont exposés. Les membres des familles des défunts et d'autres militants du parti, la plupart en larmes, ont entonné des slogans contre le pouvoir alors qu'ils ramenaient les corps de la morgue de l'hôpital Bondeko, dans la commune de Limete (centre de Kinshasa) où les corps avaient été gardés, vers le siège de l'UDPS, dans la même commune.

  • Fin de la mission Sangaris en Centrafrique
    AFP, 31/10/2016 09h58
    Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé dimanche soir, 30 octobre 2016, à Bangui pour acter la fin de l'opération Sangaris qui aura mis fin aux tueries de masse en Centrafrique, sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population. "la France ne laisse pas tomber la Centrafrique", a insisté le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault - qui a mis en avant la présence de plus de 10.000 Casques bleus de la Minusca.

  • Maroc: grande manifestation après la mort d'un vendeur de poisson
    AFP, 31/10/2016 09h54
    Dimanche,30 octobre 2016, des milliers de personnes ont participé aux funérailles de Mouchkine Fikri, un vendeur de poisson, marchant pendant plusieurs heures dans le calme du centre-ville d'Al-Hoceima jusqu'à la localité d'Imzouren, où la dépouille a été inhumée. Cet homme d'une trentaine d'années, est décédé vendredi soir à Al-Hoceima, dans le Rif, happé par une benne à ordures alors qu'il tentait apparemment de s'opposer à la saisie et à la destruction de sa marchandise par des agents de la ville. Des marcheurs brandissaient en tête du cortège un drapeau berbère, rendant hommage au "martyr Mouhcine" et exigeant "la vérité".

  • Kenya: un homme abattu après avoir tenté de poignarder un policier
    AFP, 28/10/2016 09h42
    Un Kényan de 24 ans originaire du nord-est du pays a été abattu jeudi après-midi à l'extérieur de l'ambassade des Etats-Unis à Nairobi après avoir blessé au couteau un policier en faction devant les locaux. Les faits se sont déroulés vers 16H30 (13H30 GMT) : l'homme marchait sur le trottoir lorsqu'il s'est soudainement retourné, s'est dirigé droit vers le policier et a tenté de se saisir de son arme, a relaté Vitalis Otieno, le chef de la police du quartier de Gigiri, qui abrite l'ambassade des Etats-Unis dans le nord de Nairobi. Peu après "l'homme a été abattu après avoir porté des coups de couteau au policier, à la main", a déclaré M. Otieno. Le policier blessé appartient à l'unité paramilitaire de la police kényane, GSU, en charge de sécuriser les abords de l'ambassade. Hospitalisé pour des blessures légères, l'homme est "en bonne condition", a précisé M. Otieno. C'est un de ses collègues qui a abattu l'assaillant. Ce dernier a été identifié par la police : il s'agit d'un Kényan de 24 ans originaire de Wajir (nord-est), un comté frontalier de la Somalie.

  • Algérie: le Belge Georges Leekens nommé sélectionneur
    AFP, 28/10/2016 09h38
    Le Belge Georges Leekens, 67 ans, a été nommé sélectionneur de l'Algérie, poste vacant depuis le départ du Serbe Milovan Rajevac et qu'il a déjà occupé brièvement en 2003, a annoncé la Fédération algérienne (FAF), jeudi, dans un communiqué. "La commission ad hoc, après avoir consulté plusieurs techniciens, a arrêté une short-list de cinq entraîneurs. Le choix a été porté sur M. Georges Leekens pour diriger la sélection nationale. Ce choix a été approuvé à l'unanimité par les membres du bureau fédéral", a indiqué la FAF. Leekens, qui a déjà été à la tête des Verts en 2003 avant de quitter son poste "pour des raisons familiales", succède à Milovan Rajevac, limogé mi-octobre, trois mois seulement après sa nomination, dans la foulée du match nul contre le Cameroun (1-1) en ouverture des qualifications du Mondial-2018. Les "Fennecs", qui ont hérité de la poule de la "mort", doivent disputer un match déjà décisif contre le Nigeria, le 12 novembre, pour conserver leurs chances de disputer un 3e Mondial d'affilée.

  • CPI: le Burundi notifie formellement à l'ONU son retrait
    AFP, 28/10/2016 09h34
    Le Burundi a notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé jeudi le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric. La lettre officielle a été remise aux services du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon par la ministre burundaise de la Justice Laurentine Kanyana lors d'une visite à New York. Le retrait prend effet un an après la réception de cette lettre. Successivement, le Burundi, l'Afrique du Sud et la Gambie ont annoncé leur retrait de la CPI, accusant la CPI de cibler essentiellement des pays africains. L'ONU n'a pas encore reçu de notification officielle de la Gambie. Les Nations unies souhaitent que Pretoria et Bujumbura reviennent sur leur décision, a rappelé M. Dujarric. "Ce retrait peut lui-même être retiré", a-t-il déclaré. La CPI avait lancé en avril une enquête préliminaire sur des accusations de meurtres, torture et autres exactions au Burundi. Des experts de l'ONU avaient aussi mis en cause les forces de sécurité burundaises dans un rapport accablant.

  • Le Mozambique reconnaît une dette "intenable"
    AFP, 27/10/2016 08h43
    Le gouvernement mozambicain a reconnu que sa dette, plombée notamment par le scandale des emprunts cachés de 1,4 milliard de dollars, était devenue "intenable" et souhaite désormais la restructurer, selon une note du ministère des Finances rendue publique mardi soir. L'opération de restructuration est un des prérequis pour rétablir les relations de Maputo avec le Fonds monétaire international (FMI), qui a suspendu ses prêts auprès du Mozambique, et négocier un plan de sauvetage de l'économie mozambicaine plongée dans une crise sans précédent. La dette publique du Mozambique - un des 15 pays les plus pauvres au monde, selon le FMI - devrait atteindre 130% du PIB en 2016, contre 86% en 2015, selon une note du ministère des Finances présentée à ses créanciers à Londres.

  • Soudan du Sud: 145 enfants soldats libérés par deux groupes armés
    AFP, 27/10/2016 08h42
    Un total de 145 enfants soldats ont été libérés mercredi par deux groupes armés à Pibor (Etat du Jonglei) dans l'est du Soudan du Sud, a annoncé le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué. "Notre espoir c'est que la libération d'aujourd'hui soit suivie par de nombreuses autres, pour que les 16.000 enfants qui sont encore dans des groupes armés puissent rentrer dans leurs familles", a déclaré Mahimbo Mdoe, le représentant de l'Unicef au Soudan du Sud, cité dans le communiqué. Ces enfants ont été libérés par la SPLA-IO, le principal groupe rebelle de l'ancien vice-président Riek Machar, et par la Faction Cobra, un ancien mouvement rebelle. La Faction Cobra avait signé un accord de paix avec le gouvernement en 2014. Certains de ses commandants ont annoncé faire défection en septembre dernier. Mais les enfants ont été libérés par l'aile restée loyale au gouvernement.

  • Nigeria: Buhari veut l'accord des députés pour un prêt extérieur
    AFP, 27/10/2016 08h41
    Le président nigérian Muhammadu Buhari a demandé aux députés de donner leur accord pour obtenir un prêt extérieur de 30 milliards de dollars afin de financer des projets clés et tenter de reboucher les déficits de l’État sur les trois prochaines années. M. Buhari a envoyé une lettre, lue devant les députés nigérians à Abuja mardi, où il les presse d'accepter cette demande pour "mettre sur pied rapidement les projets". Il a souligné que ces projets concerneraient de nombreux secteurs, plus particulièrement ceux des infrastructures, de l'agriculture, de la santé, de l'éducation, la distribution d'eau, l'emploi et la réduction de la pauvreté. "Le coût total de ces programmes atteindra 29,96 milliards de dollars en prêts", selon le président, soulignant qu'ils seront financés également par la vente d'une valeur de 4,5 milliards de dollars en euro-obligations et un apport du budget national de 3,5 milliards de dollars. Pour M. Buhari, ce prêt international sera effectif sur la période de 2016 à 2018.

  • Dopage: la suspension de Rita Jeptoo doublée, de deux à quatre ans
    AFP, 27/10/2016 08h38
    La suspension pour dopage de la star kényane du marathon Rita Jeptoo, qui s'achevait dimanche, a été prolongée de deux ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à la demande de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), a annoncé le TAS mercredi. Le TAS a estimé que cette prolongation était justifiée par des "circonstances aggravantes", notamment le fait que la prise d'EPO par l'athlète répondait à un "programme" planifié. Initialement suspendue jusqu'à ce dimanche, Jeptoo, 35 ans, l'est désormais jusqu'au 30 octobre 2018, ce qui signe sans doute la fin de sa carrière. La kényane se voit également privée des titres remportés en 2014 aux marathons de Boston et Chicago, a précisé le TAS, la plus haute instance de la justice sportive, basé à Lausanne. Selon le TAS, plusieurs éléments prouvent l'existence d'un programme de dopage à l'EPO suivi par Jeptoo: "Ses liens durables avec le docteur (auteur de l'injection d'EPO qui lui a valu un contrôle positif, ndlr), à qui elle a rendu visite à de nombreuses reprises, le fait que sa consommation d'EPO correspondait au calendrier des compétitions (...) ainsi que son manque de coopération durant la procédure".

  • Soudan: Béchir veut un Premier ministre, poste supprimé en 1989
    AFP, 27/10/2016 08h37
    Le président soudanais Omar el-Béchir a proposé de nommer un Premier ministre pour la première fois depuis sa prise de pouvoir par un coup d'Etat en 1989, a indiqué mercredi un responsable. M. Béchir avait supprimé ce poste après son coup d'Etat -soutenu par les islamistes- contre le Premier ministre de l'époque, Sadiq al-Mahdi. "La proposition du président s'inscrit dans les changements à faire dans la Constitution sur la base des recommandations du dialogue national", a indiqué un conseiller de M. Béchir, Al-Rashid Haroon. Le nouveau Premier ministre devrait être désigné dans les deux prochains mois, selon lui. Le dialogue national a été organisé par Khartoum entre octobre 2015 et octobre 2016 pour résoudre les problèmes économiques et les insurrections qui minent le pays. Il a été boycotté par la plupart des groupes armés et des partis d'opposition.

  • Génocide rwandais: la défense de Pascal Simbikangwa demande l'annulation du procès en appel
    AFP, 26/10/2016 09h19
    "Aujourd'hui, ce procès est impossible". Dès l'ouverture de l'audience en appel de Pascal Simbikangwa, premier Rwandais condamné en France pour le génocide de 1994 au Rwanda, ses avocats ont réclamé mardi, 25 octobre 2016, à Bobigny, l'annulation de ce procès pour "inégalité des armes" entre l'accusation et la défense.

  • La Gambie annonce son retrait de la CPI
    AFP, 26/10/2016 09h15
    La Gambie va se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé mardi, 25 octobre 2016, son ministre de l'Information Sheriff Bojang, après des décisions similaires de deux autres pays africains, le Burundi et l'Afrique du Sud. Cette décision constitue un revers personnel pour la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, de nationalité gambienne, qui a été ministre de la Justice du président Yahya Jammeh.

  • Calais: une éthnie éthiopienne transforme son départ en marche politique
    AFP, 25/10/2016 08h56
    Une petite centaine d’Éthiopiens de l'ethnie oromo a transformé lundi après-midi son départ de la "Jungle" de Calais en marche politique pour dénoncer les persécutions dans leur pays. Aux cris de "oromo, free Oromia" les manifestants ont quitté la Jungle à pied pour rejoindre le hangar ou les attendaient des bus qui devaient les emmener vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO) en régions. Entourés d'une nuée de journalistes présents sur le campement pour le premier jour du démantèlement, ces manifestants ont parcouru les 300 mètres de route de la zone industrielle en agitant des drapeaux aux couleurs de leur ethnie, les poings croisés au dessus de la tête. "Ils sont très politisés, ils étaient à peu près 200 à 300 sur le camp, dont des mineurs", explique Mourad Derbak, de l'Ofpra, qui les a encadrés. Ces quelque 80 Oromos, qui vivaient dans la zone nord du bidonville près du centre Jules Ferry, se sont ensuite séparés en deux groupes pour le départ.


  • Tentative de putsch au Burkina: le parti au pouvoir accuse les pro-Compaoré
    AFP, 25/10/2016 08h53
    Le parti du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a accusé lundi les pro-Compaoré d'être à l'origine de la nouvelle tentative de coup d'Etat déjouée début octobre, selon un communiqué. Le gouvernement du Burkina a affirmé vendredi avoir déjoué au début du mois une nouvelle tentative de coup d'Etat, préparée par des membres de l'ex-garde prétorienne du président Blaise Compaoré dissoute après l'échec d'un précédent putsch en septembre 2015. "La récente intention des soldats de l’ex-RSP (régiment de sécurité présidentielle) de s’attaquer aux garnisons militaires où sont détenus les putschistes confirme qu'il s’agit là d’initiatives coordonnées, civiles et militaires, concourant aux mêmes objectifs à savoir libérer leurs chefs détenus et restaurer l’ordre ancien", écrit le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

  • Centrafrique: quatre morts à Bangui lors d'une journée "ville morte" contre l'ONU
    AFP, 25/10/2016 08h51
    Quatre civils ont été tués et 14 personnes blessées lors de violences à Bangui où un collectif de la société civile centrafricaine avait appelé à une journée "ville morte" pour demander le retrait de la force de l'ONU (Minusca), accusée de "passivité" face aux groupes armés. La Minusca "est intervenue dès les premières heures de ce lundi à Bangui pour démanteler les barricades érigées par des manifestants hostiles", a indiqué la force dans un communiqué publié dans la soirée. "La Minusca dénonce avec fermeté les incidents qui ont touché certains quartiers de la capitale et déplore qu’ils aient entraîné la mort de quatre civils et blessé 14 personnes, dont cinq Casques bleus", ajoute le texte. Ces violences "constituent une nouvelle tentative des ennemis de la paix pour perturber le retour à la normalité constitutionnelle". La Minusca "rejette par ailleurs la campagne de dénigrement contre les Casques bleus et va poursuivre sa mission en République centrafricaine (...) Elle rappelle également que toute violence contre les Casques bleus est passible de poursuites pénales internationales", conclut le communiqué.

  • Côte d'Ivoire: les avocats de Simone Gbagbo suspendent leur participation au procès
    AFP, 25/10/2016 08h49
    Les avocats de Simone Gbagbo, l'ex-première dame de Côte d'Ivoire accusée de crimes contre l'humanité, ont suspendu leur participation au procès de leur cliente, parce que la Cour a refusé de faire témoigner des personnalités ivoiriennes qu'ils voulaient faire entendre . Lundi, alors que devait commencer la première audience consacrée aux témoins de la défense, celle-ci a demandé à entendre l'actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien chef de la rébellion Guillaume Soro, l'ancien Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou, l'ex-ministre Charles Koffi Diby et l'ex-patron de l'armée, le général Philippe Mangou et le directeur général de la police nationale Brindou M'Bia. "Nous suspendons notre participation jusqu'à nouvel ordre. Le procès est biaisé, la Cour n'a pas envie d'un procès équitable", a affirmé Dohora Blédé, l'un des avocats de l'accusée.

  • Somalie: Au moins deux morts et quatre blessés dans un attentat suicide à la bombe à Mogadiscio
    AFP, 24/10/2016 09h37
    Au moins deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées dans un attentat suicide à la bombe dimanche soir dans la capitale somalienne, a-t-on appris de source officielle. Le commissaire du disctrict de Bondhere Qasim Abdullahi a déclaré aux journalistes sur les lieux que le kamikaze a fait exploser son automobile en dehors d'un restaurant près du monument Daljirka Dahsoon, un endroit très fréquenté par les habitants locaux dans la nuit, dans le district de Bondhere. Aucun groupe n'a revendiqué jusqu'ici l'attentat de dimanche à Mogadiscio.

  • Burundi: cinq organisations de la société civile "définitivement radiées" de la liste des ASBL
    Xinhua, 24/10/2016 09h34
    inq organisations burundaises de la société civile (OSC) sont "définitivement radiées" de la liste des ASBL (Associations Sans But Lucratif) œuvrant sur le territoire burundais depuis le 19 octobre 2016, a annoncé dimanche, 23 octobre 2016, le gouvernement burundais. Dans une ordonnance ministérielle rendue publique dimanche à Bujumbura et signée Pascal Barandagiye, ministre burundais de l'Intérieur et de la Formation Patriotique, le ministre a pointé du doigt le Forum pour le Renforcement de la Société Civile(FORSC), le Forum pour la Conscience et le Développement(FOCODE), l'Action Chrétienne pour l'Abolition de la Torture (ACAT), l'Association pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues (APRODH) et le Réseau des Citoyens Probes (RCP).

  • Somalie: les shebab occupent une ville stratégique
    AFP, 24/10/2016 09h23
    Les militants jihadistes somaliens shebab ont annoncé dimanche, 23 septembre 2016, avoir investi la ville d'Halgan, dans le centre de la Somalie, après le départ des troupes éthiopiennes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Lesquelles se sont repliées plus au nord, à Beledweyne, capitale de la province d'Hiran, à 300 km au nord de Mogadiscio et à une trentaine de kilomètres de la frontière éthiopienne, ont indiqué des responsables de la sécurité somalienne et des témoins.

  • L’Afrique du Sud annonce qu’elle va quitter la CPI dans un courrier envoyé à l’ONU (TV publique)
    rfi.fr, 21/10/2016 10h41
    «La République de l'Afrique du Sud se retire» de la CPI, «un retrait qui prendra effet dans un an, à compter de la date de réception de cette lettre par le secrétaire général de l'ONU», a annoncé la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite NKoana-Mashabane dans ce courrier daté du mercredi 19 octobre 2016 et diffusé par la télévision publique SABC.

  • Après l'attaque jihadiste au Niger, un ministre fait état des défaillances
    AFP, 21/10/2016 09h47
    Le ministre nigérien de l'Intérieur, Mohamed Bazoum, a souligné jeudi des "défaillances" à propos de l'attaque jihadiste qui a coûté la vie à 22 soldats début octobre dans un camp de réfugiés maliens, à Tazalit, dans la région de Tahoua, à 350 km au nord-est de Niamey. "La célérité avec laquelle l'attaque a été exécutée indique que ceux qui sont venus étaient bien informés sur les habitudes, sur le comportement des éléments de garde, sur le comportement des habitants du camp, des habitants de la région, le lieu était repéré à l'avance, l'action a été rapide, il y a eu donc des défaillances", a déclaré le ministre. Pour Mohamed Bazoum, qui a visité jeudi les lieux, "c'est la preuve qu'il n'y a pas eu de vigilance" de la part "de tout le monde, des soldats, des réfugiés et des habitants" de Tazalit. Il a expliqué cette absence de "vigilance" notamment par "une routine qui s'est "installée" au sein "de la petite unité en place depuis plus de trois ans".

  • Sénégal: un hippopotame jugé dangereux abattu par des villageois
    AFP, 21/10/2016 09h42
    Un hippopotame a été abattu par les habitants d'une région du Sénégal où ces herbivores à la placidité trompeuse et menacés de disparition sont incriminés dans une trentaine de morts depuis une décennie, poussant de nombreux pêcheurs à déserter le fleuve Gambie. L'hippopotame, appartenant à une espèce protégée au Sénégal, a été tué dans la nuit de lundi à mardi dans le village de Touréman, dans le sud du pays, près du fleuve Gambie, a indiqué mercredi un haut responsable administratif local. "L'animal était entré dans un troupeau de vaches et, pour protéger leurs bêtes, les villageois - des éleveurs - l'ont attaqué et l'un d'eux l'a abattu", a affirmé ce responsable sous le couvert de l'anonymat. Selon le journal privé Le Quotidien, le mastodonte, surpris par des villageois alors qu'il était sorti du fleuve et en train de s'en prendre aux vaches, a ensuite voulu s'attaquer à eux.

  • CPI: le Congolais Bemba coupable de subornation de témoins
    AFP, 20/10/2016 09h16
    La Cour pénale internationale (CPI) a déclaré mercredi, 19 octobre 2016, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba et ses quatre co-accusés coupables de subornation de témoins afin d'obtenir son acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. "M. Jean-Pierre Bemba Gombo, la chambre vous juge coupable" d'avoir influencé "de manière corrompue" quatorze témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages, a déclaré le juge Bertram Schmitt, dénonçant les "sérieuses offenses contre l'administration de la justice".

  • RDC: la journée "villes mortes" anti-Kabila observée à Kinshasa
    AFP, 20/10/2016 08h57
    L'appel de l'opposition à une journée "villes mortes" pour exiger le départ du président Joseph Kabila en décembre a été très fortement suivi mercredi, 19 octobre 2016, à Kinshasa mais largement ignoré dans les autres grandes villes de la République démocratique du Congo. L'opération "carton jaune" au chef de l’État lancée par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement a paralysé la capitale dont les rues sont restées pratiquement désertes toute la journée.

  • Le Rwanda favorable au retour du Maroc au sein de l'UA
    AFP, 20/10/2016 08h55
    "Le moment est venu" pour le Maroc de réintégrer l'Union africaine (UA), quittée il y a plus de trente ans, a estimé mercredi, 19 octobre 2016, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au premier jour de la visite à Kigali du roi Mohammed VI. Ce qui fait "que le Maroc est absent depuis l’année 1984, tout cela pour le Rwanda, ça peut se discuter, ça peut faire partie d’une discussion au niveau de la famille africaine. Mais pour nous, le moment pour le Maroc de rejoindre ses frères et ses soeurs est venu", a déclaré Louise Mushikiwabo à la presse.

  • Somalie: attaque meurtrière des shebab contre une ville proche de Mogadiscio
    AFP, 19/10/2016 09h10
    Les rebelles islamistes somaliens shebab ont mené mardi, 18 octobre 2016, une offensive éclair contre Afgoye, ville stratégique située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio, tuant au moins dix soldats et civils, avant de se retirer. L'offensive, qui a duré plusieurs heures, a principalement visé un poste de police, attaqué à l'aide d'une voiture remplie d'explosifs, et des bases militaires de l'armée somalienne. De violents échanges de tirs ont par ailleurs été entendus dans plusieurs quartiers de la ville.

  • Tournée du roi du Maroc dans trois pays africains
    AFP, 19/10/2016 09h07
    Le roi Mohammed VI du Maroc a entamé mardi, 18 octobre 2016, des visites officielles au Rwanda, en Tanzanie et en Ethiopie, au moment où son pays cherche à réintégrer l'Union africaine qu'il a quittée il y a plus de trente ans, a indiqué un communiqué du palais royal.

  • Burundi: le président promulgue la loi prévoyant un retrait de la CPI
    AFP, 19/10/2016 09h05
    Le président burundais Pierre Nkurunziza a promulgué mardi, 18 octobre 2016, la loi prévoyant que son pays se retire de la Cour pénale internationale (CPI), et il ne reste maintenant plus au Burundi qu'à en notifier l'ONU pour lancer formellement le processus.

  • CPI: dans l'attente d'un verdict pour Jean-Pierre Bemba, accusé de subornation de témoins
    AFP, 19/10/2016 09h02
    La Cour pénale internationale rend mercredi, 19 octobre 2016, son verdict envers l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba accusé de subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. ean-Pierre Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), sont accusés d'avoir fabriqué ou présenté à la CPI des faux documents afin d'obtenir l'acquittement du chef de guerre. Un témoin de la défense, Narcisse Arido, est également poursuivi.

  • Rwanda: référendum pour permettre à M. Kagame de rester au pouvoir
    AFP, 10/12/2015 09h42
    Les Rwandais se prononceront le 18 décembre par référendum sur une révision constitutionnelle qui permettra au président Paul Kagame de se représenter en 2017 et de potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034. Le Conseil des ministres a fixé au 18 décembre ce référendum devant entériner la révision constitutionnelle adoptée le 17 novembre par le Parlement. Les Rwandais se trouvant à l'étranger - dont quelque 28.500 sont inscrits sur les listes électorales - voteront la veille, selon un communiqué officiel reçu mercredi. Si la révision porte sur plus de 175 dispositions de la Constitution de 2003, le véritable enjeu concerne deux articles - 101 et 172 - ayant trait au mandat présidentiel, jusqu'ici limité à deux septennats. Le nouvel article 101 abaisse de sept à cinq ans la durée du mandat présidentiel, dont le nombre continue d'être limité à deux. Mais le nouvel article 172 précise dans le même temps que cette réforme n'entrera en vigueur qu'à l'issue d'un nouveau septennat transitoire entre 2017 et 2024, pour lequel le président actuellement en exercice reste éligible, de même qu'ensuite pour les deux quinquennats du nouvel article 101. Ce qui autorise potentiellement M. Kagame, 58 ans, à se maintenir au pouvoir 17 ans supplémentaires.

  • Pluies torrentielles à Kinshasa : 31 morts en près de trois semaines
    AFP, 10/12/2015 09h25
    Trente et une personnes sont mortes en près de trois semaines dans des inondations provoquées par une succession de pluies torrentielles à Kinshasa, a-t-on appris mercredi auprès des autorités de la capitale de la République démocratique du Congo. Depuis le 19 novembre, "nous avons enregistré 31 décès provoqués par l'écroulement des maisons", a déclaré à l'AFP Emmanuel Akweti, ministre de l'Intérieur de la ville-province de Kinshasa. Du fait des fortes précipitations près de 20.000 familles se retrouvent sans abri, a ajouté le ministre, qui a invité les habitants des zones inondées à les "quitter sans délai en prévision d'une succession de nouvelles fortes pluies d'ici à la fin du mois. L'immense majorité des habitants de Kinshasa, mégapole d'environ 10 millions d'habitants, se débat dans la misère. La plupart des décès a été concentrée dans les quartiers particulièrement pauvres du sud et de l'est de la capitale, notamment en bordure du fleuve Congo. La saison des pluies à Kinshasa court habituellement d'octobre à mai. Cette année cependant, la saison sèche s'est prolongée jusque vers la mi-novembre. En moins de trois semaines, a déclaré M. Akweti, il est tombé 450 mm d'eau sur la capitale, soit près du tiers des précipitations annuelles moyennes.

  • Niger: pas de liberté provisoire pour l'opposant Hama Amadou
    AFP, 10/12/2015 09h24
    La Cour de cassation du Niger a jugé mercredi "irrecevable" la demande de liberté provisoire de Hama Amadou, opposant et candidat à la présidentielle de l'an prochain, écroué depuis trois semaines pour son implication dans une très sensible affaire de trafic présumé de bébés, ont indiqué ses avocats. Les avocats avaient plaidé le 2 décembre devant la Cour pour la mise en liberté provisoire de leur client. "La Cour a dit que la demande de liberté provisoire de Hama Amadou est +irrecevable+. Nous attendons de savoir pourquoi c'est irrecevable", a déclaré Me Niandou Karimou à la presse. La Cour a dit qu'"on doit aller devant le juge du fond" donc "nous attendons d'avoir (son) arrêt en main pour savoir quel est le juge du fond que la Cour de cassation va nous désigner", a expliqué Me Souley Oumarou, un autre avocat de M. Amadou. Lors de l'audience du 2 décembre, le parquet avait estimé que la demande était "irrecevable", selon une source proche du dossier. Hama Amadou, candidat à la présidentielle au Niger dont le premier tour, couplé à des législatives, est prévu le 21 février 2016, a été arrêté le 14 novembre à sa descente d'avion à Niamey à son retour au Niger après un an d'exil en France suite à sa mise en cause dans le trafic présumé de bébés avec le Nigeria. Il est écroué depuis son arrestation dans une prison à Filingué au nord-est de la capitale.

  • Soudan du Sud: violents combats dans le sud-ouest
    AFP, 09/12/2015 09h21
    Des groupes armés se sont violemment affrontés mardi à Yambio, la capitale de l'Etat d'Equateur-occidental, dans le sud-ouest du Soudan du Sud, faisant craindre que la guerre civile qui ravage le pays depuis deux ans ne s'étende à cette zone jusque-là plutôt épargnée. "Les gens fuient vers des endroits où il n'y a pas de combats", a expliqué un député local, Isaac Sumu, précisant que les violences avaient éclaté lundi à Yambio, ville proche de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC). Le porte-parole de l'armée gouvernementale Philip Aguer a déclaré à la radio locale Eye Radio que des "ivrognes et criminels provocateurs (...) tiraient au hasard" sur les gens. Selon des médias locaux, les combats opposeraient des soldats gouvernementaux à une milice de jeunes de la région appelés "Arrow Boys", qui auraient décidé de rejoindre les rangs de la rébellion, fidèle à l'ancien vice-président Riek Machar. Le Soudan du Sud a replongé dans la guerre civile en décembre 2013, quand des combats ont éclaté entre forces loyales au président Salva Kiir et troupes pro-Machar au sein de l'armée, minée par les antagonismes politico-ethniques en raison de la rivalité entre les deux hommes au sein du régime.

  • Guillaume Soro n'est plus visé par un mandat d'amener en France, selon ses avocats
    AFP, 09/12/2015 09h19
    Le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, n'est plus visé par un mandat d'amener en France, bénéficiant d'une immunité diplomatique lors de son séjour, ont assuré mardi ses avocats dans un communiqué. "Les documents attestant du caractère officiel de la présence (de M. Soro, ndlr) sur le territoire français à l'occasion de la COP21" ont été fournis à la juge d'instruction qui avait délivré le mandat lundi, ont indiqué Jean-Paul Benoit, Jean-Pierre Mignard et Pierre-Emmanuel Blard, avocats de Guillaume Soro. La juge a reconnu qu'"il bénéficiait du statut diplomatique et de l'immunité" qui l'accompagne, ajoutent-ils. Leur client n'est donc plus visé, selon eux. La délivrance de ce mandat a suscité une vive protestation des autorités de Côte d'Ivoire qui ont convoqué mardi l'ambassadeur français. La juge d'instruction parisienne Sabine Khéris cherchait à entendre M. Soro dans le cadre de la plainte déposée en 2012 par Michel Gbagbo, fils de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, pour "enlèvement, séquestration et traitement dégradant et inhumain", selon des sources concordantes. Des policiers s'étaient présentés lundi au domicile français de M. Soro qui était absent. Selon une source judiciaire, la juge a délivré un mandat d'amener parce qu'il n'avait pas répondu à des convocations précédentes.

  • Somalie: 20 personnes tuées dans des combats entre milices rivales
    AFP, 09/12/2015 09h17
    Au moins 20 personnes ont été tuées, 120 blessées et plus de 90.000 ont pris la fuite après de violents combats entre milices rivales autour de la ville de Galkayo, dans le centre de la Somalie, a annoncé l'ONU mardi. Ces combats, qui avaient commencé le 22 novembre, ont opposé pendant plusieurs jours des milices loyales aux régions autoproclamées autonomes du Puntland et de Galmudug dans la ville de Galkayo, située à 575 km au nord de la capitale Mogadiscio et à cheval sur la frontière entre ces deux régions. Ces milices avaient accepté la semaine dernière un cessez-le-feu, qui n'a pas été respecté immédiatement après sa conclusion. Mais "un calme relatif est revenu" depuis, a annoncé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) dans un communiqué, soulignant que "les violences armées ont aggravé une situation humanitaire déjà fragile". Galkayo a été le théâtre de fréquents affrontements entre clans ou groupes rivaux, distincts toutefois des insurgés islamistes shebab, liés à Al-Qaïda, qui s'opposent au gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale.

  • 70% des jeunes footballeurs venus d'Afrique échouent en Europe
    AFP, 09/12/2015 07h51
    La grande majorité des jeunes footballeurs africains qui tentent leur chance en Europe échouent à devenir professionnels, avec un taux d'échec de l'ordre de 70 %, et sont la proie de "trafiquants d'enfants", a affirmé mardi à Dakar Jean-Claude Mbvoumin, président de l'Association Foot Solidaire. "Le taux d’échec (des joueurs africains mineurs, NDLR) est plus important que chez les joueurs européens en raison de facteurs culturels", a déclaré M. Mbvoumin au terme d'une conférence lundi et mardi à Dakar, intitulée "Ensemble pour la protection des jeunes joueurs de football en Afrique". "L’échec des joueurs africains est très élevé. Les enfants sont livrés à eux-mêmes. 70% des enfants, on ne sait pas ce qu'ils deviennent", a ajouté l'ancien international camerounais, qui suit cette question depuis le début des années 2000, citant également des causes liées à "l'isolement et au froid". "Les trafiquants d'enfants ont beaucoup d'idées. Il faut qu'on arrive à un accompagnement du jeune footballeur en faisant en sorte que la masse des pratiquants aient une protection minimale. Que les parents comprennent qu'il y a un chemin légal pour devenir footballeur professionnel", a-t-il ajouté. Les intervenants ont dénoncé le "trafic" dont sont victimes ces aspirants footballeurs Quinze mille joueurs mineurs quittent chaque année dix pays d'Afrique de l'Ouest tandis que 1.500.000 s'entraînent dans des structures de formation avec pour objectif d'émigrer, selon des statistiques fournies par les organisateurs.

  • Affaire Pistorius: le champion paralympique laissé libre sous caution
    RFI, 08/12/2015 17h21
    Oscar Pistorius reste donc libre. Une liberté sous caution d’environ 700 euros et sous strictes conditions. Il reste assigné à résidence chez son oncle à Pretoria, il ne pourra sortir qu’entre 7 heures et midi, avec une autorisation préalable et dans un rayon de 20 kilomètres de la maison. Il devra également porter un bracelet électronique et doit remettre à la justice son passeport. Des conditions donc bien plus sévères qu’auparavant puisque la semaine dernière, la Cour suprême d'appel a modifié le verdict. Elle l’a requalifié d’homicide involontaire à meurtre. Apparemment, cette libération sous caution n’est pas une surprise. Le procureur avait fait savoir qu’il ne s’y opposerait pas si les conditions - notamment le bracelet électronique - étaient acceptées. La préoccupation du procureur est qu’Oscar Pistorius, qui risque maintenant 15 ans de prison, cherche à fuir. Ce mardi matin, l’audience a duré tout juste une heure, après quoi l’athlète est retourné chez son oncle où il restera jusqu'à l’annonce de sa nouvelle sentence pour meurtre. Mais d’ores et déjà, ses avocats ont fait savoir qu’ils allaient faire appel auprès de la plus haute juridiction du pays, la Cour constitutionnelle.

  • Djibouti: le président Guelleh investi comme candidat à la présidentielle en 2016
    Xinhua, 08/12/2015 08h36
    Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a été investi dimanche comme candidat du parti au pourvoir, le "Rassemblement Populaire pour le Progrès" (RPP), à l'élection présidentielle en avril 2016. Dans une déclaration faite à cette occasion, le Président Guelleh, qui a été également reconduit à la tête de son parti, a réitéré sa résolution à respecter la volonté populaire exprimée notamment lors de la marche pacifique organisée au début du mois dernier où des milliers de Djiboutiens l'ont appelé à se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Le président a promis d'amener Djibouti sur les "valeurs de paix, de tolérance, de fraternité, et de progrès", notant que le RPP, en tant que parti historique et premier parti de Djibouti, incarne encore l'espoir. Il a rappelé par ailleurs que les projets structurants tels que les ports, les aéroports, le chemin de fer ou encore la route permettront à terme de porter la croissance djiboutienne et feront de régions de l'intérieur du pays de véritables locomotives économiques. "De la même manière, les réformes sociales telles que le projet de l'assurance maladie universelle et les nombreux programmes de résilience pour nos compatriotes les plus fragiles permettront de resserrer le lien social et de traduire dans les faits la solidarité nationale", a fait savoir le Président Guelleh. Il a appelé les membres de son parti à œuvrer davantage pour la consolidation de l'unité nationale et de la concorde civile qui sont, selon lui, le socle de la nation djiboutienne et de son modèle démocratique.

  • RDC: quatre civils tués par les rebelles rwandais dans l'est
    Xinhua, 08/12/2015 08h30
    Quatre personnes ont été tuées lundi matin dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), par les rebelles des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), rapporte le Centre d'étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'homme (CEPADHO). Selon un communique du CEPADHO, l'attaque qui a eu lieu dans le territoire de Lubero alors que des éléments du FDLR étaient à la recherche des vivres". "Les rebelles des FDLR ont tué par balles leurs victimes" qui se rendaient dans leurs champs. Selon la même source, plusieurs localités où sont concentrés les milliers de déplacés ont été incendiées la semaine dernière par le rebelles des FDLR. "Pour eux (FDLR), ces attaques seront une réponse à la chasse dont ils sont victimes de la part des Mayi-Mayi, fils des communautés se trouvant dans ce même territoire", poursuit le communiqué du CEPAHDHO. L'absence de l'armée dans certaines localités dans la province du Nord-Kivu occasionne parfois des activités des groupes armés contre les populations civiles.

  • Plus de 200 Burkinabè rapatriés de Guinée-Conakry
    Xinhua, 08/12/2015 08h29
    237 Burkinabè chassés de la Guinée-Conakry ont été accueillis dimanche dernier à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso. Ces citoyens burkinabè originaires de plusieurs localités du pays ont été convoyés depuis la frontière du Mali, dans quatre cars affrétés par le ministère burkinabé de l'Action sociale. Certaines de ces personnes travaillaient dans l'exploitation artisanale de l'or et d'autres dans de petits commerces, selon les explications du département de l'Action sociale. Selon les témoignages recueillis auprès de ces personnes, elles affirment avoir été violentées par les forces de sécurité guinéenne alors qu'elles étaient auparavant détenues dans des conditions "déplorables". Jeudi dernier, le gouvernement burkinabè a déploré l'arrestation et la détention dans une prison militaire de 120 de ses citoyens vivant en Guinée. Selon une source proche du dossier, ces citoyens burkinabè seraient détenus dans le camp militaire de Siguiri à 700 kilomètres au Nord-Est de Conakry. Mais la même source n'a pas confirmé si les personnes détenues dans le camp militaire sont parmi celles qui ont été rapatriées dimanche dernier. Dans un communiqué, le gouvernement burkinabè a expliqué que des pourparlers sont en cours avec les autorités guinéennes afin de permettre à "nos compatriotes de recouvrer la liberté et la quiétude pour mener à bien leurs activités dans ce pays". En fin juin dernier, 186 Burkinabè avaient été expulsés du territoire gabonais.

  • Quadruple attentat suicide meurtrier au Tchad
    Reuters, 07/12/2015 07h42
    Quatre kamikazes, membres présumés du groupe djihadiste Boko Haram, ont tué quinze personnes et en ont blessé 130 autres samedi sur l'île de Koulfoua, sur le lac Tchad, rapporte la télévision publique tchadienne. "Le bilan provisoire s'établit à 19 morts, dont les quatre kamikazes, et 130 blessés", a-t-elle annoncé. Un précédent bilan avancé de sources proches des services de sécurité tchadiens faisait état d'une trentaine de morts. Des milliers de personnes fuyant les violences du groupe islamiste nigérian ont trouvé refuge sur cette île cette année et un responsable des Nations unies a déclaré qu'un nombre indéterminé de ces réfugiés se trouvaient toujours sur place. Deux des kamikazes ont fait exploser leurs charges en plein marché, un troisième dans une rue alors que la foule s'enfuyait, a-t-on déclaré de source proche des services de sécurité. Les autorités tchadiennes ont décrété début novembre l'état d'urgence dans la région du lac Tchad à la suite d'une série d'attaques djihadistes, notamment un double attentat suicide qui avait fait 12 morts. Ces mesures d'urgence compliquent le travail des organisations humanitaires qui cherchent à venir en aide aux 60.000 personnes déplacées vivant dans la région.

  • Plus de 4.600 immigrés secourus en trois jours entre la Libye et l'Italie
    AFP, 07/12/2015 07h40
    Plus de 4.600 immigrés ont été secourus en Méditerranée au large des côtes libyennes entre jeudi et samedi, a annoncé le centre opérationnel des garde-côtes italiens à Rome. Dans la seule journée de samedi, neuf opérations coordonnées par ce centre ont permis de recueillir 1.123 immigrés à la dérive à bord de sept canots pneumatiques et de deux barques. Une mer calme a entraîné depuis quelques jours une accélération des départs à la partir de la Libye vers les côtes italiennes les plus proches. Plusieurs navires des garde-côtes et de la marine italienne et le bâtiment militaire allemand Berlin, engagé dans le dispositif Eunavfor Med, ont pris part à ces secours. Samedi, dans le port siclien de Catane, un navire militaire italien a débarqué 301 migrants. 800 autres étaient attendus dimanche dans le port de Reggio de Calabre. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a estimé fin novembre que près de 860.000 personnes étaient arrivées en Europe cette année, ajoutant que plus de 3.500 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée.

  • Egypte: 16 morts dans une attaque au cocktail molotov
    AFP, 04/12/2015 11h00
    Au moins 16 personnes ont été tuées et deux blessées vendredi avant l'aube dans une attaque au cocktail Molotov contre une discothèque du Caire, selon un nouveau bilan fourni par des sources policières. Un précédent bilan faisait état de 12 morts et cinq blessés dans cette attaque survenue dans le quartier d'Agouza, dans le centre de la capitale égyptienne, a-t-on ajouté. Selon les mêmes sources, les assaillants ont pris la fuite et la police a commencé une chasse à l'homme pour les retrouver. L'attaque a provoqué un important incendie dans la boîte de nuit, d'où se dégageait un épais nuage de fumée. Un responsable de la sécurité a dit favoriser la thèse d'un différend entre des employés de la boîte de nuit et un groupe de jeunes, qui serait à l'origine de l'attaque. Il est rare qu'une attaque vise une boîte de nuit en Egypte, pays touché par des violences de groupes extrémistes ciblant habituellement les forces de sécurité.

  • Au moins sept morts et douze blessés dans des violences au Burundi
    AFP, 03/12/2015 08h19
    Au moins sept personnes-dont un policier-ont été tuées et douze blessées depuis mardi soir au cours de violences à Bujumbura et en province, ont indiqué mercredi la police et des responsables locaux. A Nyakabiga, un quartier contestataire du centre de la capitale, "des terroristes ont attaqué à la grenade et au fusil une patrouille de police tuant l'un de ses membres et en en blessant trois autres avant de s'enfuir", a déclaré le porte-parole de la police burundaise Pierre Nkurikiye. Les corps de quatre personnes ont par ailleurs été retrouvés mercredi matin dans les rues de Bujumbura, trois dans le quartier de Mutakura, un des hauts lieux de la contestation situé dans le nord de la capitale et un dans celui limitrophe de Cibitoke, selon M. Nkurikiye. "Il n'y a pas de sang à l'endroit où on a retrouvé" les trois corps à Mutakura, a expliqué un témoin sous couvert de l'anonymat, et "les gens pensent que (les corps) ont été amenés pendant la nuit". Selon ce témoin un des corps a été identifié comme celui d'"un habitant du quartier (voisin) de Kinama, où il y a eu de nombreux tirs pendant la nuit". Selon le porte-parole de la police, le quatrième corps retrouvé à Cibitoke était ligoté et portait des traces de strangulation. Dans la province du Bujumbura-Rural qui surplombe la capitale, deux bars ont été attaqués à la grenade faisant au total deux mort et neuf blessés, selon des responsables locaux.

  • Face aux rebelles ougandais ADF, la Force onusienne en RDC veut aller "jusqu'au bout"
    AFP, 03/12/2015 08h13
    La Force militaire de l'ONU en République démocratique du Congo est déterminée à aller "jusqu'au bout" du combat lancé contre les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliés (ADF), auteurs dimanche d'une nouvelle tuerie, a affirmé mercredi son chef. "Nous sommes déterminés à aller [...] jusqu'au bout", a déclaré le général Jean Baillaud, commandant par intérim de la Force militaire de la Mission de l'ONU au Congo (Monusco) parlant en visioconférence de Beni dans le nord de la province du Nord-Kivu (est), lors d'une conférence de presse retransmise à Kinshasa. "Ne nous méprenons pas : nous n'allons pas régler le problème en une journée. C'est très important que tous les acteurs soient engagés vers le même but", a-t-il ajouté. Mardi, les Casques bleus et l'armée congolaise ont lancé une contre-offensive visant les ADF dans la région d'Eringeti. Cette ville du territoire de Beni avait été attaquée dimanche par ces combattants musulmans, qui en avaient pris le contrôle pendant plusieurs heures avant d'être repoussés par les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Monusco. A l'issue des combats, la Monusco avait dénombré 24 morts : sept civils tués à la machette dans un hôpital, 12 assaillants, quatre soldats congolais et un Casque bleu malawite.

  • Génocide au Rwanda: des militaires français réfutent des accusations "invraisemblables" et "monstrueuses"
    AFP, 03/12/2015 08h11
    Des officiers de l'armée française, dont le chef de l'opération Turquoise au Rwanda en 1994, ont réfuté les accusations "invraisemblables" et "monstrueuses" de complicité de génocide portées par des associations parties civiles dans une enquête menée à Paris. La Fédération internationale et la Ligue des droits de l'homme (FIDH et LDH) et l'association Survie ont demandé le 24 novembre la mise en examen pour complicité de génocide de deux officiers, Jacques Rosier, qui commandait les forces spéciales, et Marin Gillier, en charge d'un commando de fusiliers marins. Elles les accusent d'avoir abandonné aux massacres des centaines de civils tutsi sur les collines de Bisesero, fin juin 1994. Lancée le 22 juin sous mandat de l'Onu, l'opération Turquoise "a protégé des centaines de milliers de personnes" et sauvé "des dizaines de milliers de vies tutsies", répondent les deux officiers, dans un communiqué également signé par l'ancien chef de Turquoise, le général Jean-Claude Lafourcade. "Nous avons toujours exprimé notre volonté de témoigner" dans l'enquête "pour mettre enfin un terme à des accusations aussi invraisemblables que monstrueuses de complicité de génocide", ajoutent-ils. L'enquête avait été lancée en 2005 après une plainte de rescapés qui reprochent à des militaires français de s'être présentés le 27 juin 1994 à Bisesero et d'avoir promis aux Tutsi de revenir pour ne le faire que le 30 juin. Pendant ces trois jours, des centaines de personnes ont été massacrées.

  • Burkina/législatives: Kaboré le président élu devra composer avec des petits partis
    AFP, 03/12/2015 08h09
    Le président élu du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a vu mercredi sa victoire à la présidentielle confortée par un succès aux législatives de son parti, qui obtient la majorité relative à l'Assemblée nationale, mais il devra composer avec des petites formations pour gouverner. L'autre grand enseignement du scrutin de dimanche est la bonne résistance du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l'ancien parti du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir en octobre 2014, et qui remporte la 3e place avec 18 sièges. Le parti du principal rival de M. Kaboré à la présidentielle, qui s'est également tenue dimanche, Zéphirin Diabré, arrive second avec 33 députés. L'Union pour le progrès et le changement (UPC) ainsi son rôle de deuxième force du pays. Avec 55 députés sur un total de 127, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) de M. Kaboré est certes le premier parti de ce pays pauvre de 18 millions d'habitants mais il ne pourra pas gouverner seul. "Il faudra qu'il forme des alliances. Je ne pense pas qu'il puisse en trouver avec les deux autres grandes forces", analyse Abdoulaye Soma, président de la société burkinabè de Droit constitutionnelle. Il devra donc chercher les 9 voix qui lui manquent dans la dizaine de petits partis qui ont obtenu moins de 5 sièges s'il veut atteindre la majorité absolue de 64 députés à l'Assemblée et ainsi former un gouvernement qui obtienne son investiture.

  • Côte d'Ivoire: attaques contre les forces de sécurité, six soldats tués
    AFP, 03/12/2015 08h08
    Au moins six soldats ivoiriens ont été tués dans des attaques mercredi contre les forces de sécurité dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, à proximité de la frontière avec le Liberia, a annoncé le ministre de la Défense. "Notre position à Olodio, près de Grabo a subi une attaque vers 04H00 qui s'est soldée par un bilan ci-après: ceux qui tenaient notre position ont perdu six hommes", a déclaré à la télévision nationale, Paul Koffi Koffi. "Quatre assaillants ont été tués dans les échanges de tirs qui ont duré une heure et fait quatre blessés et six prisonniers", a-t-il poursuivi, évoquant une "situation sous contrôle". Plusieurs positions de l'armée ont été attaquées mercredi près de la frontière avec le Liberia par des hommes armés, avait déclaré auparavant des sources sécuritaire et des habitants. "Des individus armés non identifiés ont attaqué à l'arme lourde des positions des Forces républicaine de Côte d'Ivoire (FRCI) à Olodio, près de Grabo vers 03H00" locales et GMT, avait expliqué une source sécuritaire ayant requis l'anonymat sans pouvoir donner de bilan. "Nous avons entendu des tirs et des échanges de coups de feu qui ont duré plusieurs heures (...), nous nous sommes cachés", a affirmé de son côté un habitant joint au téléphone depuis Abidjan. En janvier 2015, une attaque similaire perpétrée par une vingtaine d'individus "armés non identifiés", dans la même zone, contre les forces de sécurité ivoiriennes avait fait deux morts chez les militaires.

  • Pistorius en attente du verdict de la Cour suprême
    AFP, 03/12/2015 08h06
    Oscar Pistorius vit-il ses derniers jours de liberté surveillée? La Cour suprême d'appel sud-africaine livre jeudi son verdict, qui pourrait renvoyer le champion déchu derrière les barreaux pour plusieurs années. Pistorius, le héros handicapé des jeux Olympiques de Londres 2012, a été condamné en première instance à cinq ans de prison pour avoir tué sa petite amie Reeva Steenkamp en février 2013. Il a toujours affirmé avoir tiré par erreur, en pleine nuit, dans la porte des toilettes où se trouvait sa victime, croyant qu'un cambrioleur s'était introduit dans sa maison. La juge a prononcé un verdict d'"homicide involontaire". Le 19 octobre, après avoir purgé un an de prison, il a été remis en liberté surveillée, aux arrêts domiciliaires dans la somptueuse villa de son oncle à Pretoria, et soumis à des travaux d'intérêt général. Le parquet, qui a soutenu tout au long du procès la thèse d'un meurtre prémédité consécutif à une dispute, a fait appel, dans l'espoir d'obtenir une condamnation plus sévère. Une requalification des faits en "meurtre" vaudrait au sportif de 29 ans au moins 15 ans de prison.

  • Sénégal: 13 morts dans des accidents lors d'un pèlerinage
    AFP, 02/12/2015 17h41
    Treize personnes ont été tuées et 466 blessées dans des accidents au Sénégal lors du grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride à Touba (centre), a-t-on appris mercredi auprès des sapeurs-pompiers. Le bilan établi depuis samedi fait état de "99 accidents de la circulation" lors desquels "12 personnes sont décédées", outre une fillette tombée dans une fosse, a affirmé le colonel Moussa Niang, un responsable de la communication du Groupement national des sapeurs-pompiers. Le nombre de blessés, lors du pèlerinage célébré mardi et appelé "Magal" (célébration, en langue nationale wolof), est de 466, selon la même source. Ce bilan est comparable à celui de l'année dernière sur les routes vers Touba, ville sainte des mourides, qui accueille à cette occasion plusieurs millions de pèlerins de tout le pays, et même au-delà. Le "Magal", jour férié au Sénégal, marque l'anniversaire, dans le calendrier musulman, du départ en exil au Gabon du fondateur du mouridisme, Cheikh Amadou Bamba (1853-1927), le 12 août 1895. Cheikh Ahmadou Bamba a été exilé par les autorités coloniales françaises au Gabon (1895-1902), puis en Mauritanie (1903-1907), avant d'être placé en résidence surveillée dans le nord du Sénégal. Le pays, réputé pour sa tolérance religieuse, compte plus de 90% de musulmans, la plupart adeptes du soufisme, représenté par diverses confréries.

  • Chamboulements dans l'appareil sécuritaire après l'attentat de Tunis
    AFP, 02/12/2015 08h21
    Les autorités tunisiennes ont annoncé mardi des chamboulements à la tête de plusieurs services relevant du ministère de l'Intérieur, une semaine après l'attentat meurtrier de Tunis revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Dans un communiqué, la présidence du gouvernement a indiqué que le secrétaire d'Etat en charge des affaires sécuritaires au ministère de l'Intérieur, Rafik Chelly, avait été "relevé de ses fonctions" et qu'il serait amené à en "assumer d'autres" sans dire lesquelles. Le ministère de l'Intérieur a ensuite fait état d'une série de nominations à la tête de plusieurs de ses services, dont la "direction générale de la sûreté nationale", confiée à Aberrahmen Belhaj Ali. Imed Achour et Omar Massaoud sont nommés respectivement "directeur général des services spéciaux" et "directeur général de la sûreté publique", , a-t-il ajouté dans un communiqué. Nejib Dhaoui devient "directeur général des services techniques" et Sami Abdelsamed "inspecteur général". Le 24 novembre, un kamikaze a tué 12 agents de la sécurité présidentielle en faisant détoner ses explosifs à bord de leur bus à Tunis, à quelques centaines de mètres du ministère de l'Intérieur. L'EI a revendiqué l'attentat, tout comme les attaques contre le musée du Bardo de Tunis en mars (22 morts) et un hôtel de Sousse en juin (38 morts). Après le nouvel attentat, l'état d'urgence a été réinstauré, les autorités décrétant également un couvre-feu pour le Grand Tunis, une agglomération de plus de deux millions d'habitants, de 21H00 à 05H00.

  • Verdict en appel jeudi dans l'affaire Pistorius, le champion pourrait retourner en prison
    AFP, 02/12/2015 08h19
    Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, condamné à 5 ans de prison pour avoir tué sa compagne et actuellement en liberté surveillée, devrait savoir jeudi s'il retournera ou non en prison, quand la Cour suprême d'appel rendra son verdict dans cette affaire aux rebondissements multiples. "Le jugement sera rendu à 09H45 (07H45 GMT) le 3 décembre à la Cour suprême d'appel" à Bloemfontein (centre), la capitale judiciaire de l'Afrique du Sud, a annoncé mardi le greffier du tribunal, Paul Myburgh. Au terme d'un procès retentissant qui avait suscité un intérêt planétaire, Pistorius avait été condamné en 2014 à cinq ans de prison pour l'homicide involontaire de sa petite amie, Reeva Steenkamp, abattue de quatre balles la nuit de la Saint Valentin en 2013. Le jeune homme, qui a toujours soutenu avoir pris la top model pour un voleur, dans un contexte sud-africain de très forte criminalité, a été libéré fin octobre et assigné à résidence, après avoir purgé un cinquième de sa peine. La Cour suprême d'appel a été saisie par le procureur, qui tente d'obtenir une condamnation pour meurtre, passible d'au moins 15 ans de prison. Le verdict d'"homicide involontaire" en première instance avait suscité incrédulité et surprise de la part du parquet et de nombreux experts.



  • Centrafrique: colère et déception au PK5 après le meurtre d'un jeune musulman
    AFP, 02/12/2015 08h06
    Le répit aura été de courte durée. Moins de 24 heures après la visite triomphale du Pape François et son appel à la réconciliation en Centrafrique, déchirée par les violences intercommunautaires depuis deux ans, le meurtre d'un jeune musulman a suscité colère et déception dans sa communauté. Beaucoup voulaient croire que les mots du pape ne s'envoleraient pas trop vite après son départ. Comme en réponse à ses appels, affirmant que chrétiens et musulmans sont "tous frères", le no man's land qui sépare les quartiers chrétiens de l'enclave musulmane du PK5 - isolée et sous la menace constante de milices armées - avait repris vie, mardi matin. Taxis et motos circulaient à nouveau entre les deux, et, fait notable, même des piétons arpentait l'avenue Boganda, d'ordinaire silencieuse et déserte. Les commerces avaient ouvert "et les clients venaient nombreux depuis le matin", note un jeune commerçant, Ali. Mais dans la petite mosquée Ali Babolo, en plein coeur du PK5, l'arrivée du cadavre d'un jeune musulman a douché l'optimisme des fidèles venus prier. Zakaria, 35 ans, était le père de trois jeunes enfants.


  • L'Etat islamique freiné dans sa progression en Libye
    AFP, 02/12/2015 07h52
    Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a établi une tête de pont en Libye mais son expansion est freinée par des difficultés de financement et l'hostilité de la population, selon des experts de l'ONU. L'EI contrôle de vastes pans de territoire en Syrie et en Irak et a profité du chaos ambiant en Libye pour s'y implanter depuis 2014, d'abord à Derna (est) puis à Syrte en février 2015. L'EI est "une menace évidente à court et long terme en Libye", où le groupe bénéficie de l'attraction et de la notoriété acquises en Irak et en Syrie, reconnaissent dans un rapport des experts du comité des sanctions contre Al-Qaïda. La Libye, carrefour entre Proche-Orient, Afrique et Europe, "a une importance stratégique" pour les dirigeants jihadistes qui y voient "la meilleure occasion d'étendre leur prétendu califat", selon ce rapport. Mais l'EI "n'est pas le seul protagoniste" parmi les multiples factions rivales en Libye et le groupe "fait face à une forte résistance de la population ainsi qu'à des difficultés à bâtir et entretenir des alliances locales". Le rapport évalue le nombre de combattants locaux de l'EI entre 2.000 et 3.000 seulement dont 1.500 à Syrte. En dehors de quelque 2.000 combattants étrangers venus essentiellement du Maghreb, l'EI "n'est pas capable encore de recruter internationalement avec la même ampleur qu'en Syrie et Irak". Il n'y a ainsi pour l'instant pas de cas avéré d’Européens, ni de femme ou de famille, ayant rejoint directement l'EI en Libye.


  • Burundi: 34 policiers tués et près de 300 blessés depuis le début de la crise
    AFP, 01/12/2015 18h23
    Au moins 34 policiers ont été tués et environ 300 blessés depuis le début, fin avril, du mouvement de contestation d'un 3e mandat du président burundais Pierre Nkurunziza, indique le ministre de la Sécurité publique, dans un document officiel consulté mardi par l'AFP. "Le +mouvement insurrectionnel+ a causé des pertes importantes de tous côtés, et du côté police 34 policers ont été tués par les insurgés et 293 ont été blessés, dont huit présentent des handicaps" à vie, explique le ministre Alain-Guillaume Bunyoni dans le bilan annuel des activités de son ministère. Aucun bilan au sein des autres forces de sécurité - service national du renseignement (SNR, rattaché à la présidence) ou armée - ou des contestataires, manifestants ou "insurgés", n'est mentionné. La seule mention du nombre de victimes policières vise "à mettre en lumière les pertes de la police, dont on ne parle jamais", a expliqué le service de communication de la police. La crise émaillée de violences, déclenchée fin avril par la candidature du président Nkurunziza à un 3e mandat - contraire selon les contestataires à la Constitution et l'accord d'Arusha ayant permis de mettre fin à la longue guerre civile (1993-2006) - a déjà fait au moins 250 morts selon l'ONU et plus de 200.000 déplacés. Dans ce document, M. Bunyoni estime que, tout au long de la crise, la police a géré la situation avec beaucoup "de professionnalisme, de loyauté et d'abnégation". Un constat inverse à celui de nombreuses ONG de défense des droits de l'Homme, locales et internationales, qui ont accusé les forces de sécurité d'usage disproportionné de la force, d'arrestations arbitraires, de torture, ainsi que d'exécutions extrajudiciaires.

  • RDC: violents combats entre Casques bleus et rebelles ougandais dans l'est
    AFP, 01/12/2015 18h15
    De violents combats opposaient mardi après-midi des Casques bleus à des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source militaire onusienne. "Nous avons suivi la piste des ADF qui ont attaqué la ville d'Eringeti dimanche", a déclaré le général de division Jean Baillaud, commandant par intérim de la Force militaire de la Mission de l'ONU au Congo (Monusco). "Nous avons décidé de les engager au lever du jour avec des hélicoptères d'attaque", a ajouté l'officier, indiquant que l'artillerie avait suivi et que "les opérations (étaient) toujours en cours" vers 13h30 (11h30 GMT). Selon le général Baillaud, les combats ont lieu dans le nord de la province du Nord-Kivu, à quelques kilomètres au sud-est d'Eringeti, "dans une zone maraîchère vidée de sa population". "C'est une opération qui se fait de manière conjointe avec les FARDC" (Forces armées de la RDC), a précisé le colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole de la Monusco, "pour le moment, les troupes sont au sol, engagées". Les deux officiers ont jugé prématuré de fournir un bilan des opérations alors que celles-ci étaient encore en cours. Le général a néanmoins affirmé qu'en traquant les rebelles, les troupes avaient découvert "un certain nombre de cadavres", ce qui laisse penser qu'il y a "d'autres pertes parmi eux" car les ADF ont pour habitude de se replier avec leurs morts quand c'est possible. Située dans le territoire de Beni, à la lisière de la province de l'Ituri, Eringeti a été attaquée dimanche sur plusieurs fronts par des rebelles ADF. Après plusieurs heures de combats avec les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Monusco, les rebelles ont fini par se retirer.


  • Niger: écran noir et silence radio contre "les violences" sur les journalistes
    AFP, 01/12/2015 09h17
    Une vingtaine de radios et télévisions privées du Niger ont suspendu lundi soir leurs émissions durant deux heures, afin de protester contre "les violences policières" subies depuis janvier par des journalistes lors de manifestions à Niamey. Cette décision a été prise par les patrons de médias qui dénoncent ainsi "les violations répétées" et "les agressions" dont "sont victimes des journalistes lors de reportages", selon un communiqué commun. Ce mouvement de protestation intervient à l'occasion de la "2e Journée de la liberté de la presse", décrétée chaque 30 novembre par les autorités. Sur les écrans on peut lire: "La Liberté de la presse est menacée au Niger faisons tout pour la protéger". Des radios privées ont également cessé d'émettre pour deux heures, à partir de 19h45 (18H45 GMT). En revanche, certains médias privés et d'Etat n'ont pas observé cette consigne. La semaine passée, Reporters sans frontières (RSF) a "dénoncé" des séries d'arrestations de journalistes au Niger, en "totale violation" de la liberté de la presse. Au Niger, une loi a remplacé depuis 2010 "les peines d'emprisonnement" de journalistes pour "des délits de presse par des amendes pécuniaires".

  • Burundi: Ban propose trois options, dont une opération de maintien de la paix
    AFP, 01/12/2015 09h14
    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a proposé lundi au Conseil de sécurité trois "options" pour régler la crise au Burundi, dont l'envoi de Casques bleus dans le cadre d'une opération de maintien de la paix. Dans une lettre, M. Ban "recommande" cependant au Conseil d'adopter pour l'instant "l'option trois", c'est-à-dire l'envoi à Bujumbura d'une simple "équipe de soutien" chargée de promouvoir un dialogue politique entre pouvoir et opposition. Le Burundi est plongé depuis fin avril dans une grave crise politique dont la communauté internationale craint qu'elle ne débouche sur des massacres de grande ampleur. Dans une résolution adoptée le 12 novembre, le Conseil avait appelé à renforcer la présence de l'ONU dans le pays, y compris si nécessaire en déployant des Casques bleus. Mais il avait laissé à M. Ban le soin de présenter les "options" envisagées. Dans sa lettre, le secrétaire général souligne qu'"étant donné les réalités politiques existantes et les conditions de sécurité sur le terrain", la seule option réaliste pour le moment est une mission politique. Il recommande cependant au Conseil de "réviser le mandat de la présence de l'ONU (au Burundi) en fonction de l'évolution de la situation", ce qui laisse ouverte la possibilité d'une véritable mission de maintien de la paix si la crise dérape. Il faudrait cependant pour envoyer des Casques bleus l'accord de Bujumbura ou l'adoption d'une autre résolution contraignante du Conseil.

  • Afrique: le président chinois Xi entame une visite de cinq jours
    AFP, 01/12/2015 09h11
    Le président chinois Xi Jinping démarre mardi au Zimbabwe une visite de cinq jours en Afrique, où les gouvernements s'inquiètent des conséquences du ralentissement de la croissance de la Chine. Depuis 2009, la Chine est le premier pays partenaire de l'Afrique, multipliant les investissements et important les matières premières du continent pour nourrir sa croissance galopante. Après le Zimbabwe, Xi Jinping se rendra mercredi à Johannesburg où il rencontrera le président Jacob Zuma puis participera vendredi et samedi aux côtés des chefs d'Etat de tout le continent africain au sixième forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Ce sommet se tient alors que les investissements chinois en Afrique ont chuté de 40% au premier semestre 2015, après une forte baisse de la demande en matières premières chez le géant asiatique. Le président Xi commencera sa visite à Harare, la capitale zimbabwéenne où les projets chinois ont constitué un des principaux piliers d'une économie malmenée ces quinze dernières années par les réformes du président Robert Mugabe, comme la réforme agraire qui a brisé un secteur-clé de l'économie du pays.

  • Desmond Tutu: un échec de la COP21 provoquerait de graves "crises économiques et migratoires"
    AFP, 30/11/2015 11h14
    L'archevêque sud-africain et prix Nobel de la Paix Desmond Tutu a prévenu dimanche les dirigeants internationaux des graves risques de "crises économiques et migratoires" en cas d'échec de la conférence de Paris sur le climat, qui s'ouvre lundi. "Echouer à prendre le taureau par les cornes enverra un message direct de mépris aux nations et aux peuples plus pauvres, qui ne peuvent assumer les coûts afin de réduire l'impact de la hausse des températures", a estimé l'icône anti-apartheid dans un communiqué, à la veille d'un sommet historique réunissant 150 chefs d'Etat et de gouvernement au Bourget (nord de Paris) qui doit lancer officiellement la 21e conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP21). "Cela va provoquer des crises économiques et migratoires sans précédent, en aggravant de façon dramatique l'insécurité mondiale", a-t-il ajouté. "Le temps de l’incompréhension face aux conséquences humaines et environnementales désastreuses du consumérisme sauvage et de l'égoïsme est terminé. Nos dirigeants ne peuvent plus dire qu'ils ne savaient pas. S'ils ne passent pas à l'action, ils diront très clairement qu'ils s'en fichent", a souligné le prix Nobel de la Paix 1984.

  • RDC: au moins 12 morts dans une attaque de rebelles ougandais dans l'est
    AFP, 30/11/2015 10h57
    Douze personnes au moins ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque attribuée à des rebelles ougandais dans l'est de la République démocratique du Congo, selon un témoin et une ONG locale. "J'ai vu quatre civils tués par balles [...] et sept malades et une infirmière découpés à la machette à l'hôpital", a déclaré un notable d'Eringeti, dans le nord de la province du Nord-Kivu, où a eu lieu l'attaque. De son côté, le Centre d'études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'Homme (Cepadho), une ONG locale, avance un bilan de 30 morts: 14 rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), sept civils, huit militaires congolais et un Casque bleu. Le bilan des pertes militaires avancé par le Cepadho n'a pas pu être confirmé par l'armée ni par la Mission de l'ONU au Congo (Monusco). "Les ADF ont attaqué nos positions à Eringeti et nous les avons repoussés toute la nuit", a déclaré le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'armée congolaise dans la région, refusant à ce stade de donner le bilan des combats. Eringeti, à la frontière du Nord-Kivu et de la Province-Orientale se trouve dans la zone d'action des ADF, rebelles musulmans accusés d'être les auteurs d'une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 450 civils depuis le mois d'octobre 2014.

  • Les Burkinabè dans l'attente des résultats de la présidentielle
    AFP, 30/11/2015 10h56
    Près de 18 millions de Burkinabè étaient dans l'attente lundi des résultats de la présidentielle tenue la veille pour connaître le nom de leur nouveau président, dont l'élection doit tourner la page d'une année de transition tendue et surtout de 27 ans de régime Compaoré. Deux anciens barons du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré et Zephirin Diabré, sont donnés favoris du scrutin présidentiel dont le premier tour s'est dimanche dans le calme. Des résultats provisoires doivent être annoncés lundi dans la journée, a assuré la Commission électorale nationale indépendante (Céni). M. Kaboré a promis à ses troupes une victoire par "KO" dès le premier tour du scrutin alors que du côté de Zephirin Diabré, on compte sur un deuxième tour où "tout est possible". Quelque 5,5 millions d'électeurs étaient appelés à participer à ce scrutin, couplé à des législatives, organisées un an après l'insurrection populaire qui avait chassé du pouvoir Blaise Compaoré en octobre 2014, alors qu'il tentait de modifier la Constitution pour pouvoir briguer un nouveau mandat. Le président de la Céni, Barthélemy Kéré a reconnu "quelques anomalies" (retards à l'ouverture, absence de matériel), tout en estimant que le déroulement du scrutin avait été "globalement satisfaisant". Il a rendu hommage à la "patience, la tolérance et la compréhension" des Burkinabè.

  • Niger: le chef de file de l'opposition investi candidat à la présidentielle de 2016
    AFP, 30/11/2015 10h54
    Seïni Oumarou, le chef de file de l'opposition au Niger, a été investi candidat à la présidentielle de début 2016, a annoncé dimanche son parti. Seïni Oumarou a été investi samedi lors d'une cérémonie au stade d'Agadez, la grande ville du nord du Niger, "en présence de milliers de personnes", a indiqué Issoufou Tamboura, un membre du Mouvement national pour la société du développement (MNSD), le parti qui a dirigé le Niger de 1999 à 2010. Ancien Premier ministre (2007-2009), Seïni Oumarou, 65 ans, se présentera pour la deuxième fois à l'élection présidentielle. En 2011, il avait été battu au second tour du scrutin par l'actuel président, Mahamadou Issoufou. Son investiture porte à six le nombre de candidats officiellement déclarés à ce jour à la présidentielle, dont le premier tour couplé à des législatives est prévu le 21 février 2016. Outre M. Oumarou, cinq autres personnalités se sont officiellement déclarées candidates: l'actuel président Mahamadou Issoufou, l'ancien ministre du Plan Amadou Boubacar Cissé, Abdou Labo, ex-ministre de l'Agriculture, Hama Amadou, l'ex-président du Parlement et Kassoum Moctar, un autre ex-ministre.

  • Le pape François a atterri en Ouganda, deuxième étape de sa tournée africaine
    AFP, 27/11/2015 15h59
    Le pape François est arrivé vendredi après-midi en Ouganda, deuxième étape de sa tournée africaine après le Kenya voisin. L'appareil transportant le souverain pontife a atterri peu après 17H00 (14H00 GMT) sur l'aéroport d'Entebbe, à une quarantaine de km de Kampala, au son des percussions. De nombreux Ougandais de tous sexes et tous âges étaient massés le long du trajet menant au palais présidentiel, où le pape doit rencontrer le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de 30 ans, et la classe dirigeante ougandaise.

  • RDC: le parti historique d'opposition manifeste sans encombre à Kinshasa
    AFP, 27/11/2015 08h32
    Le parti d'opposition historique en République démocratique du Congo, désormais prêt à dialoguer avec le président Joseph Kabila, a manifesté sans encombre jeudi à Kinshasa. Près de 300 militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont manifesté en début d'après-midi à Limete, quartier-général du parti dans le centre-est de la capitale, sans être inquiétés par les forces de l'ordre. A travers cette "marche silencieuse", l'UDPS, parti du vieil opposant Étienne Tshisekedi, comptait officiellement honorer "ses militants morts suite à la répression policière du 26 novembre 2011", à l'avant-veille de la dernière présidentielle. Ce 26 novembre-là, dernier jour de la campagne électorale, le pouvoir avait interdit les manifestations d'opposition dans la capitale. Selon l'ONG américaine Human Rights Watch, 18 personnes avaient été tuées en bravant cette interdiction.L'ONU estime pour sa part qu'au moins 33 personnes ont été tuées par balles et 83 autres blessées dans les violences pré et post-électorales entre le 26 novembre et le 25 décembre 2011.

  • Bénin: le Premier ministre Lionel Zinsou désigné candidat à la présidentielle
    AFP, 27/11/2015 08h20
    Le Premier ministre du Bénin Lionel Zinsou a été désigné jeudi candidat du parti au pouvoir à la présidentielle du 28 février 2016, à l'issue d'une réunion du chef de l'Etat Thomas Boni Yayi et des députés de son parti. "Le Premier ministre Lionel Zinsou est désigné candidat FCBE à la présidentielle à l'issue de la rencontre restreinte hier avec le chef de l'Etat", a déclaré Bida Nouhoum, député et porte-parole des Forces Cauris pour un Benin Émergent (FCBE, parti au pouvoir). Le banquier d'affaires franco-béninois Lionel Zinsou, normalien au parcours brillant et neveu de l'ex-président béninois Émile Derlin Zinsou, est une personnalité incontournable des relations entre la France et l'Afrique. Il dirigeait depuis 2009 l'un des plus gros fonds d'investissement d'Europe, PAI Partners, après être passé par la banque Rothschild. M. Zinsou a également été conseiller spécial auprès du président béninois de 2006 à 2011."Lionel Zinsou a été choisi pour son expérience et sa capacité à poursuivre l'œuvre entamée par le président Boni Yayi", précise Mr Nouhoum. En juin, il a été nommé Premier ministre au Bénin à la surprise générale, à moins d'un an de la fin du mandat du président Boni Yayi. Dès sa nomination, des observateurs se sont demandé s'il ne s'agissait pas de positionner M. Zinsou comme futur dauphin du chef de l'Etat.

  • Au Kenya, le pape François dans un bidonville de Nairobi avant de gagner l'Ouganda
    AFP, 27/11/2015 08h18
    Le pape François est arrivé vendredi matin, au dernier jour de son séjour au Kenya, dans le bidonville pollué de Nairobi où se concentrent les dégradations environnementales et humaines qu'il a dénoncées jeudi devant l'ONU, avant de rejoindre sa deuxième étape africaine, l'Ouganda. Dans la petite église bondée de Saint-Joseph Travailleur, tenue par les jésuites, tout le monde attendait le pape debout, en chantant et dansant. Une foule nombreuse était massée le long des ruelles du quartier, même si la route menant à l'église avait été dégagée par les forces de sécurité, très présentes. Plus de 100.000 personnes vivent dans des conditions misérables dans ce bidonville, où le pape est arrivé en papamobile découverte. "La visite au bidonville de Kangemi sera pour le pape une manière d'illustrer de manière concrète les maux d'une mégalopole africaine qu'il a évoqués devant les institutions de l'ONU", a expliqué le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. "Après avoir parlé aux institutions, il s'adressera à la population de ce bidonville et à des représentants des mouvements populaires" qui sont à ses côtés, a-t-il précisé. Ces "mouvements populaires", chrétiens ou non, cherchent à travers le monde à organiser entre eux les plus pauvres afin qu'ils affrontent ensemble et pacifiquement leurs difficultés, plutôt que de dépendre de l'assistanat. Le pape François s'était adressé aux mouvements populaires en 2014 au Vatican et début juillet 2015 en Bolivie, tenant des discours très critiques envers le capitalisme ultralibéral.

  • Fragilisée, la Tunisie tente de faire front après un nouvel attentat
    AFP, 25/11/2015 17h31
    La Tunisie s'efforçait de faire front mercredi au lendemain de l'attentat perpétré en plein Tunis contre la sécurité présidentielle, qui a fait au moins 12 morts et fragilise un peu plus la jeune démocratie. Cette attaque a tué 12 agents de la garde présidentielle et une 13e dépouille reste à identifier, ont indiqué les autorités, en précisant qu'il pourrait s'agir du corps d'un "terroriste". Elle a été perpétrée à l'aide de 10 kilos d'explosifs contenus "dans un sac à dos ou une ceinture", a ajouté le ministère de l'Intérieur, sans dire explicitement si l'attaque avait été le fait d'un kamikaze. L'attentat n'a pas encore été revendiqué. Le groupe Etat islamique (EI) avait endossé la responsabilité des deux attentats ayant fait 60 morts dont 59 touristes étrangers à Sousse en juin et au musée du Bardo à Tunis en mars. Mais un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a également mené des actions meurtrières ces dernières années. Au Bardo et à Sousse, "le but était de troubler le processus démocratique de la Tunisie, (...) le secteur du tourisme", a commenté mercredi le Premier ministre Habib Essid. Celui de mardi "est d’un autre genre" car "il a visé l’un des symboles de l’Etat. (...) C'est grave, très grave", a-t-il ajouté.

  • Somalie: un chef shebab menace d'"égorger" ceux d'entre eux qui veulent rejoindre l'EI
    AFP, 25/11/2015 07h50
    Une figure des islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, a menacé d'"égorger" les membres du mouvement tentés de s'allier avec l'Etat islamique (EI), sur fond de divisions croissantes au sein du groupe entre partisans de l'alliance avec le réseau fondé par Oussama ben Laden et les tenants d'une nouvelle allégeance. "Quiconque dit appartenir à un autre mouvement islamique, tuez-le immédiatement", a déclaré Muhammad Abu Abdalla, haut responsable des shebab dans la région de Lower Shabelle sur les ondes d'une radio qui leur est proche. "Nous égorgerons quiconque (...) menace l'unité" des shebab, a-t-il averti. "Le monde nous veut divisés." "C'est une décision collective, quiconque veut adhérer à un autre groupe islamique doit quitter le pays et les rejoindre là où ils se trouvent", a poursuivi le chef shebab. "Je jure, au nom de Dieu, que nous ne tolérerons pas les actes de saboteurs". Muhammad Abu Abdalla est un proche de feu Ahmed Abdi "Godane", "émir" suprême des shebab tué en septembre 2014, qui avait fait allégeance dès 2009 à Oussama ben Laden. Le numéro un d'Al-Qaïda et successeur de ben Laden, Ayman Al-Zawahiri, avait promu Godane chef des "moujahidines" d'Afrique de l'Est, après la mort le 8 juin 2011 à Mogadiscio du Comorien Fazul Abdullah Muhammad, chef d'Al-Qaïda dans la région. Selon les experts, des divisions sont apparues au sein des shebab à la faveur de la montée en puissance de l'EI, qui attire de plus en plus de jihadistes étrangers et de groupes islamistes.

  • Tunisie: l'état d'urgence réinstauré après un attentat contre la sécurité présidentielle
    AFP, 25/11/2015 07h48
    L'état d'urgence a été réinstauré mardi soir en Tunisie après la mort d'au moins 12 agents de la sécurité présidentielle dans un attentat contre leur bus en plein centre de la capitale. L'explosion, qui s'est produite en fin d'après-midi près d'une des principales artères de Tunis, "est un acte terroriste. Il y a 12 martyrs", a dit Walid Louguini, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Vingt agents ont aussi été blessés, dont au moins un grièvement selon le ministère de la Santé. Tous les morts sont des membres de la sécurité présidentielle, selon les autorités. Dans une allocution télévisée en soirée, le chef de l'Etat Béji Caïd Essebsi, qui a annulé une visite d'Etat en Suisse, a annoncé que l'état d'urgence était réinstauré sur l'ensemble du territoire. Celui-ci avait été levé début octobre, quelque trois mois après l'attentat près de Sousse (38 morts). M. Essebsi a également proclamé un couvre-feu sur le Grand Tunis "à partir de 21H00 et jusqu'à demain 05H00". Cette mesure sera en vigueur "jusqu'à nouvel ordre", a indiqué le porte-parole de la présidence, Moez Sinaoui. Une réunion du conseil de sécurité nationale est aussi prévue mercredi à 10H00 (09H00 GMT).

  • Climat: un plan de 16 milliards de dollars pour aider l'Afrique
    AFP, 25/11/2015 07h46
    La Banque mondiale a annoncé mardi un plan d'action pour aider l'Afrique à lutter contre le changement climatique qui nécessite un financement de 16,1 milliards de dollars d'ici 2020. L'ambition est de lever cette somme auprès de plusieurs organisations de développement, de pays et de partenaires privés, la Banque mondiale apportant 5,7 milliards de dollars à travers l'Agence internationale de développement (AID) qui fournit des prêts sans intérêt et des dons aux pays les plus pauvres. "L'Afrique sub-saharienne est hautement vulnérable face aux chocs climatiques et notre plan identifie des étapes concrètes que les gouvernements africains peuvent suivre pour s'assurer que leurs pays ne perdront pas les gains de croissance économique si chèrement gagnés", q affirmé le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim. Le plan de la Banque mondiale sera présenté lors de la conférence sur le climat COP21 qui se tiendra à Paris à partir du 30 novembre avec l'objectif de limiter à 2 degrés Celsius la hausse du thermomètre par rapport à l'ère pré-industrielle. L'Afrique est le continent qui contribue le moins à l'émission de gaz à effet de serre, mais les pays africains sont ceux qui souffrent le plus de l'impact du changement climatique, a affirmé Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale en charge de la région Afrique.

  • Mali: un employé civil de l'ONU tué par l'explosion d'un engin dans le Nord
    AFP, 25/11/2015 07h45
    Un membre du personnel civil de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a été tué mardi par une explosion au passage d'un convoi des Nations unies dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays, a annoncé la Minusma. "Aujourd'hui vers midi (mardi vers 12H00 GMT), un véhicule de la Minusma a heurté une mine ou un engin explosif dans la région de Tombouctou, l'explosion a entraîné la mort d'un membre du personnel civil de la Mission", affirme la mission de l'ONU dans un communiqué, sans dévoiler la nationalité de la victime. L'explosion s'est produite "à environ 25 kilomètres à l'ouest de Tombouctou sur la route de Goundam. Le véhicule faisait partie d'un convoi logistique de la Minusma", précise-t-elle. Le chef de la Minusma et représentant du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, Mongi Hamdi, cité dans le texte, se déclare "outré par cet incident tragique". "La Minusma ne se laissera pas intimider par ces attaques et demeure déterminée à soutenir le peuple et le gouvernement malien dans leurs efforts pour ramener une paix durable au pays", a-t-il assuré. La Minusma est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

  • La RDC abaisse sa prévision de croissance pour 2015
    AFP, 25/11/2015 07h42
    Le gouvernement congolais a abaissé de 0,7 point sa prévision de croissance économique pour 2015 à 7,7%, à cause du ralentissement de la production minière consécutif à la baisse des matières premières, selon un communiqué officiel reçu mardi. "Au niveau national, sur la base des réalisations de la production à fin septembre, les estimations de la croissance sont revues à 7,7%", indique ce communiqué du cabinet du Premier Ministre Matata Ponyo. "Cette situation est consécutive à la décélération de la production dans le secteur des mines, liée à la baisse continue des cours des matières premières", ajoute le texte. Fin août, le gouvernement - qui tablait au début de l'année sur une croissance à deux chiffres - avait déjà abaissé sa prévision de hausse du PIB national à 8,4% en invoquant le ralentissement de l'économie chinoise. Pays parmi les moins développés au monde, la RDC connaît depuis 2012 une croissance économique supérieure à 7%, dont le secteur minier est le moteur principal, mais dont les fruits sont très inéquitablement répartis, comme en témoigne la pauvreté généralisée qui règne au Congo. En 2014, le PIB congolais a crû de 9,5% selon les statistiques officielles. Frappé par la chute des cours des métaux, le groupe de négoce de matières premières suisse Glencore a annoncé en septembre une série de mesures pour réduire son endettement, parmi lesquelles la suspension de la production dans sa mine de Kamoto (sud-est de la RDC) pour une durée prévisible de 18 mois.

  • Drogue: cinq pays d'Afrique de l'Ouest réunis avec l'ONU à Bissau contre la criminalité transnationale
    AFP, 25/11/2015 07h41
    Des représentants et experts de cinq pays d'Afrique de l'Ouest, de l'ONU et d'Interpol sont convenus mardi à Bissau de renforcer la lutte contre le trafic de drogue, notamment par le développement d'unités spécialisées dans la criminalité transnationale. Le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a salué les progrès accomplis par la Guinée-Bissau, longtemps plaque tournante de la drogue d'Amérique latine à destination de l'Europe, depuis l'élection du président José Mario Vaz l'année dernière. "Comme nous pouvons tous le constater en étant à Bissau même, les dynamiques nationales en matière de prévention et de lutte contre la criminalité transnationale organisée ont considérablement évolué depuis les élections de 2014", s'est félicité M. Ibn Chambas à l'ouverture de cette réunion de l'Initiative de la Côte ouest-africaine (West Africa Coast Initiative, Waci). La Côte d'Ivoire et la Guinée ont été invitées à se doter d'unités de lutte contre la criminalité transnationale (UCT), comme l'ont déjà fait les trois autres Etats membres de Waci (Guinée-Bissau, Liberia et Sierra Leone), avec l'aide du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité (ONUDC), et d'Interpol.

  • Kenya: fin de l'occupation des locaux de la Fédération après un accord
    AFP, 25/11/2015 07h37
    Une soixantaine d'athlètes, barricadés au siège de la Fédération kényane (AK) à Nairobi pour demander le départ des officiels accusés de corruption et un examen approfondi des allégations de dopage, ont mis fin à leur mouvement mardi après deux jours d'occupation et un accord entre les deux parties. "Nous avons eu des discussions fructueuses entre les responsables de la Fédération et les représentants des athlètes. Et nous allons commencer immédiatement à revoir les règlements actuels de l'AK afin de les mettre en conformité avec la Constitution du Kenya 2010 et le Sport Act 2013", a annoncé à la presse un responsable du ministère des Sports, Richard Ekai. "Nous avons aussi demandé à l'Association des athlètes professionnels du Kenya (PAAK) de nous soumettre un mémorandum détaillant ses griefs contre les dirigeants d'AK afin de le soumettre au ministre des Sports la semaine prochaine", a ajouté M. Ekai. Wilson Kipsang, président de la PAAK et ancien détenteur du record du monde de marathon, s'est félicité de l'issue positive de son action. "Les athlètes voulaient se faire entendre en manifestant. Ils voulaient aussi obtenir le droit de participer à la gestion de leur sport", a affirmé Kipsang. Jackson Tuwei, directeur de l'AK, est allé lui aussi dans le même sens: "Il y avait une raison à ce qui s'est passé au siège de la Fédération, et ce n'est pas sans résultat".

  • Burundi: Obama impose des sanctions contre quatre hauts responsables
    AFP, 24/11/2015 07h55
    Le président américain Barack Obama a imposé lundi des sanctions contre quatre hauts responsables burundais, parmi lesquels Alain-Guillaume Bunyoni, ministre de la Sécurité publique et véritable numéro 2 du régime, pour leur responsabilité dans les violences qui secouent ce pays des Grands Lacs depuis avril. Ces sanctions touchent deux personnalités du régime à Bujumbura ainsi que deux responsables d'un coup d'Etat militaire avorté en mai et qui visait à renverser le président Pierre Nkurunziza. Cette annonce survient alors que le ministère de l'Intérieur au Burundi vient de frapper d'interdiction "provisoire" les activités des principales organisations de la société civile burundaise. Ces organisations avaient été à la pointe du mouvement contre un troisième mandat du président Nkurunziza. Elles font l'objet de poursuites pour "insurrection" par les autorités et la plupart de leurs dirigeants sont en exil. Les sanctions imposées par Barack Obama - restriction de circulation et gel des avoirs - interviennent après celles annoncées début octobre par l'Union européenne. Elle "ne visent pas le peuple burundais" mais des individus au sein du gouvernement qui "contribuent aux troubles", "affaiblissent les institutions démocratiques" et se rendent coupables "d'atteintes aux droits de l'homme", précise l'exécutif américain.

  • Nigeria: le militant pro-Biafra Nnamdi Kanu fait l'objet d'une enquête pour "terrorisme"
    AFP, 24/11/2015 07h53
    Le militant nigérian pro-Biafra Nnamdi Kanu fait l'objet d'une enquête pour "terrorisme" et "financement de terrorisme", a annoncé lundi son avocat à l'issue d'une audience judiciaire qui a confirmé le maintien en détention de son client. Nnamdi Kanu, dont l'arrestation en octobre dernier a provoqué une vague de protestations, est déjà inculpé de "conspiration" et appartenance à une organisation illégale. Il est le directeur de Radio Biafra, tenue pour "séditieuse" par les autorités nigérianes, et un des fondateurs du groupe interdit Peuple indigènes du Biafra (IPOB). Selon l'avocat de M. Kanu, Me Vincent Egechukwu, une enquête pour "terrorisme" serait en cours devant la Haute Cour fédérale, qui, selon lui, aurait secrètement demandé le 10 novembre aux services secrets nigérians, le Département de Services d'Etat (DSS), de maintenir le militant en garde à vue. Le DSS peut ainsi le maintenir "en garde à vue pour une période de 90 jours en attendant la conclusion d'une enquête en cours pour terrorisme et financement de terrorisme", a précisé l'avocat de M. Kanu. Celui-ci a comparu lundi devant un tribunal d'instance de la capitale, mais les procédures ont été ajournées jusqu'au 1er décembre, après une demande du parquet pour que l'affaire soit jugée par une juridiction supérieure. Une audience a déjà eu lieu la semaine dernière, au cours de laquelle le DSS n'a pas présenté Nnamdi Kanu devant le tribunal. M. Kanu a nié les allégations initiales. La mise en liberté sous caution lui avait été accordée, mais les services secrets ont refusé de le libérer, les conditions de sa libération n'ayant selon eux pas été respectées.

  • Tunisie: le berger décapité par des jihadistes n'était pas un informateur
    AFP, 24/11/2015 07h47
    La Tunisie a assuré lundi que le jeune berger décapité par des jihadistes n'avait pas servi d'informateur aux forces de l'ordre, contrairement aux affirmations du groupe ayant revendiqué la veille son meurtre au nom de l'organisation Etat islamique (EI). "Le martyr n'a été employé par aucune partie militaire ou sécuritaire, et les sommes d'argent (mentionnées dans la vidéo de revendication publiée dimanche) ne lui ont pas été remises", a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué. Mabrouk Soltani, 16 ans, a été tué le 13 novembre sur le mont Mghilla, dans le centre-ouest de la Tunisie. Un groupe jihadiste se présentant comme Jund al-Khilafa (soldats du califat, en arabe) a revendiqué son meurtre au nom de l'EI, l'accusant d'avoir collaboré avec les forces de l'ordre pour les informer des mouvements des jihadistes dans la zone. Ce qui a été présenté dans la vidéo comme les aveux du jeune berger "sont des propos (...) qu'on l'a obligé à dire sous la menace d'une arme", a souligné le ministère. La vidéo vise à "tenter de justifier ce crime atroce et à démontrer la loyauté du groupe qui l'a commis envers l'organisation terroriste dont il a adopté les idées, ainsi qu'à prendre part à la campagne médiatique mondiale visant à montrer à quel point cette organisation peut être sanguinaire", a-t-on ajouté de même source.

  • Tunisie: l'ex-président Marzouki visé par un projet d'assassinat
    AFP, 24/11/2015 07h45
    L'ex-président tunisien Moncef Marzouki a été informé d'un projet d'assassinat le visant, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur, tandis que l'entourage de l'ancien chef de l'Etat a réclamé une meilleure protection. M. Marzouki "a été informé par le ministère de l'Intérieur qu'il était visé par un projet d'assassinat", a indiqué un responsable du service de communication du ministère. Lors d'une conférence de presse tenue dans l'après-midi, des proches de M. Marzouki ont confirmé avoir été mis au courant lundi matin d'un projet d'assassinat "par une partie terroriste", en faisant porter "l'entière responsabilité" de la sécurité de l'ancien chef de l'Etat aux autorités. Adnène Mancer, son ex-directeur de campagne, a indiqué que "depuis deux ou trois semaines" la protection de M. Marzouki ne relevait plus de la sécurité présidentielle mais du service de protection des personnalités, qui dépend du ministère de l'Intérieur. "Quand la protection du Dr Marzouki a été diminuée, alors peut-être les terroristes ont-ils pensé à passer à l'acte", a-t-il déploré. "Si ces menaces sont mises en application, le but serait de provoquer le chaos dans le pays", a-t-il ajouté. M. Mancer a réclamé de "meilleures conditions" de travail pour les quatre agents assurant la sécurité de M. Marzouki, affirmant qu'ils "étaient obligés de dormir dans leur voiture". Âgé de 70 ans, cet ancien opposant du régime de Ben Ali avait été élu à la présidence par l'Assemblée constituante fin 2011. Il a été battu lors des élections de fin 2014 par Béji Caïd Essebsi, premier président démocratiquement élu en Tunisie.

  • Attaque au Mali: la justice confirme des complicités
    AFP, 23/11/2015 17h32
    Des experts français et de l'ONU appuyaient les enquêteurs maliens dans leurs investigations sur l'attaque meurtrière contre un grand hôtel de Bamako, dont les auteurs ont bénéficié de l'aide de complices, toujours recherchés selon la justice lundi, au premier des trois jours de deuil national. Signe visible de recueillement, les drapeaux étaient en berne à travers la capitale, où la sécurité a été renforcée aux abords des grands hôtels. Un rehaussement de sécurité plus discret était également visible devant des mairies d'arrondissement et des banques. Par solidarité avec le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, trois pays voisins, ont également décidé d'observer un deuil jusqu'à mercredi en mémoire des 19 morts (dont au moins 14 étrangers), selon le bilan du gouvernement malien, la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) ayant évoqué "22 personnes tuées, dont deux assaillants". Une décision prise d'un commun accord par ces Etats pour montrer que "le Mali ne sera jamais seul dans ce combat", avait expliqué le président sénégalais Macky Sall lors d'une brève visite de soutien dimanche à Bamako.


  • Tunisie: un groupe revendique au nom de l'EI la décapitation d'un jeune berger
    AFP, 23/11/2015 12h01
    Un groupe jihadiste a revendiqué au nom du groupe Etat islamique (EI) la décapitation d'un jeune berger tunisien, l'accusant d'avoir informé l'armée sur ses mouvements dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), dans une vidéo diffusée dimanche sur internet. La décapitation de cet adolescent, le 13 novembre, a suscité émoi et colère en Tunisie. Ses assassins avaient ordonné à un proche de la victime, Chokri, 14 ans, témoin de la scène, de ramener la tête enveloppée dans du plastique à sa famille.La vidéo publiée dimanche, dont l'authentification n'a pu être confirmée à ce stade, commence par un message écrit sur "la vérité de l'apostat Mabrouk le berger" qui, selon le texte, donnait à l'armée tunisienne des informations sur "les soldats de l'Etat islamique". "C'est le destin de tous ceux qui sont dans les rangs des tyrans de la Tunisie contre Jund al-Khilafa (les soldats du califat, en arabe)", est-il également écrit. Puis la vidéo montre le berger, l'air effrayé, répondant aux questions d'un interlocuteur hors champ et dont la voix paraît modifiée. Les mains attachées derrière le dos, le jeune homme, qui porte un pull gris, affirme avoir été payé par un militaire pour surveiller les activités des jihadistes de la zone.

  • Attaque à Bamako: le Mali et trois pays voisins en deuil
    AFP, 23/11/2015 11h58
    Le Mali observe à partir de lundi trois jours de deuil en mémoire des victimes de l'attaque jihadiste qui a fait vendredi au moins 19 morts dans un grand hôtel de Bamako, deuil auquel se sont joints par solidarité le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée. L'enquête s'oriente vers "plusieurs pistes", sans certitude sur le nombre et la nationalité des auteurs de l'attaque, revendiquée successivement par deux groupes jihadistes distincts. L'hôtel Radisson Blu a été attaqué vendredi matin par des hommes armés qui y ont retenu quelque 170 clients et employés. Les forces maliennes, appuyées par les forces spéciales françaises et par des agents des Etats-Unis et de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), sont intervenues pour libérer plusieurs dizaines d'otages.Selon un bilan "définitif" du gouvernement malien, l'attaque a fait 19 morts - 18 clients (dont 14 étrangers identifiés par leurs pays respectifs) et un gendarme malien, outre deux assaillants tués. La Minusma a évoqué "22 personnes tuées, dont deux assaillants". Le président sénégalais Macky Sall, dont un compatriote a péri dans l'attaque, a effectué dimanche une brève visite à Bamako pour signifier au Mali le soutien de son pays, et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), qu'il préside.

  • Centrafrique: le pape maintient son voyage en dépit des craintes de violences
    AFP, 20/11/2015 08h41
    Le pape François "ne se laisse pas conditionner" par les craintes de violences en République Centrafricaine, et a maintenu toutes les étapes de sa visite prévue à Bangui la semaine prochaine, a affirmé jeudi son porte-parole. Ce dernier n'a toutefois pas exclu qu'au vu de la situation sur place, ce déplacement soit annulé in extremis ou réduit dans sa durée. Diverses sources informées estiment également que cette étape à haut risque pourrait être finalement abrégée ou annulée au dernier moment, en fonction de la situation sécuritaire sur place. "L'objectif du pape est de manifester sa proximité à un peuple qui souffre, et c'est pourquoi il consacre la première étape de son séjour à Bangui à un camp de réfugiés", a souligné le père Federico Lombardi dans une conférence de presse. "Le pape désire ce voyage, il veut encourager ceux qui depuis des années à Bangui s'efforcent de contribuer à la paix", a-t-il souligné à propos de ce déplacement qu'ont déconseillé les services de renseignement français. "Mais comme des gens sages, nous (le Vatican) surveillons la situation. Quand on surveille la situation, on prend la décision qui convient en fonction de celle-ci", a ajouté le porte-parole, sans donc écarter implicitement la possibilité d'un changement de programme si les violences devaient être trop menaçantes pour les foules, le pape et ses accompagnateurs.

  • Soudan du Sud: le Parlement lève l'obstacle à une réforme risquée pour l'accord de paix
    AFP, 20/11/2015 08h36
    Le Parlement sud-soudanais a approuvé jeudi un amendement à la Constitution qui étend les pouvoirs du président en lui permettant de créer de nouveaux Etats, une réforme qui pourrait menacer l'accord de paix devant mettre fin à deux ans de guerre civile. Cette modification a été adoptée alors que sept personnes ont été tuées par des inconnus armés qui ont attaqué un bus et quatre camions sur le principal axe reliant Juba à l'Ouganda, dont l'armée a prêté main-forte aux forces sud-soudanaises affrontant une rébellion depuis décembre 2013. "Cet amendement ouvre la voie à la création de nouveaux Etats", a expliqué le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Information Michael Makuei. Début octobre, le président sud-soudanais Salva Kiir avait décidé par décret de faire passer de 10 à 28 le nombre d'Etats dans le pays. Les adversaires de cette réforme avaient estimé que la Constitution n'autorisait pas le chef de l'Etat à prendre une telle décision. L'ancien vice-président Riek Machar, désormais à la tête de la rébellion, avait accusé M. Kiir de mettre en danger l'accord de paix signé fin août pour mettre fin à la guerre civile, en rendant obsolètes les complexes dispositions-clés sur le partage du pouvoir, basées sur 10 Etats.

  • L'épouse de Robert Mugabe dément toute ambition présidentielle
    AFP, 20/11/2015 08h34
    Grace Mugabe, épouse du président zimbabwéen, a nié jeudi vouloir succéder à son mari, appelant au contraire à soutenir la candidature de Robert Mugabe, 91 ans, à la prochaine élection présidentielle même s'il doit se présenter en "fauteuil roulant". "Je me tiens devant vous en tant qu'épouse du président et en tant que la personne que vous avez choisie à la tête de la Ligue des femmes (du parti au pouvoir). C'est tout", a déclaré Grace Mugabe devant 5.000 partisans du parti Zanu-PF réunis à Harare. "Je n'ai pas besoin d'un autre rôle", a-t-elle assuré. Grace Mugabe, 50 ans, a affirmé vouloir se concentrer sur ses fonctions au sein de la très influente Ligue des femmes de la Zanu-PF et sur le soutien à son mari en vue de la présidentielle de 2018. "Certains me rient au nez en disant que la femme de Mugabe doit être folle. J'ai dit que nous mettrons M. Mugabe sur une chaise roulante et que nous irons aux élections", a-t-elle encore lancé jeudi.Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, est le plus vieux dirigeant du continent africain. Les spéculations vont bon train sur son état de santé et sa capacité à faire campagne pour son éventuelle réélection. Preuve, selon l'opposition, qu'il n'a plus les capacités mentales à diriger un pays, il avait en septembre répété, dans son intégralité devant le parlement, le même discours que celui donné le mois précédent.

  • Aide du Maroc pour trouver le Belgo-Marocain Abaaoud, le roi reçu par Hollande
    AFP, 20/11/2015 08h09
    Un renseignement marocain a contribué à mettre les enquêteurs français sur la piste du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats de Paris tué mercredi, et le président François Hollande recevra vendredi le roi du Maroc à l'Elysée, selon les autorités françaises. C'est notamment un renseignement marocain, mais pas seulement, qui a mis les enquêteurs sur la piste du jihadiste, abattu lors d'un assaut mercredi à Saint-Denis dans la banlieue parisienne, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête. Les autorités françaises avaient aussi indiqué cette semaine avoir bénéficié d'une information de la Turquie pour localiser Abdelhamid Abaaoud, le situant en Grèce. L'Elysée a annoncé jeudi que le président français recevrait vendredi après-midi le roi du Maroc Mohammed VI, une semaine après les attentats de Paris et au Stade de France. Le roi du Maroc se trouvait en visite privée en France et a souhaité s'entretenir avec le président, a-t-on précisé auprès de l'entourage présidentiel. Les deux chefs d'Etat devraient notamment s'entretenir de la lutte contre le terrorisme et le coopération en matière de sécurité. Après un an de brouille sérieuse en 2014 à la suite d'un conflit judiciaire, la coopération franco-marocaine, notamment dans l'échange de renseignements, avait repris en janvier dernier avec l'adoption d'un accord judiciaire prévoyant notamment d’instruire prioritairement au Maroc les plaintes des binationaux franco-marocains.

  • Egypte: l'EI affirme qu'une bombe a causé le crash de l'avion russe
    AFP, 19/11/2015 09h53
    Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a revendiqué le crash de l'avion russe en octobre en Egypte, a affirmé avoir introduit une bombe à bord de l'appareil en exploitant une faille dans le système de sécurité de l'aéroport de Charm el-Cheikh. L'annonce intervient alors que Moscou a confirmé mardi que le crash avait été provoqué par l'explosion d'une bombe à bord de l'Airbus, un drame survenu le 31 octobre et qui a coûté la vie aux 224 personnes à bord. Le président russe Vladimir Poutine et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont d'ailleurs convenu mercredi de renforcer la sécurité des vols entre les deux pays afin de les rétablir, la Russie ayant interrompu ses liaisons avec l'Egypte après le crash. C'est la première fois que l'EI, qui avait dit être derrière le crash le jour même du drame dans la péninsule du Sinaï, explique comment il a procédé pour faire exploser l'avion.Dans son magazine de propagande Dabiq diffusé mercredi sur internet, l'EI publie une photo présentée comme étant celle de l'engin explosif, fabriqué à l'aide d'une canette de boisson gazeuse, ainsi que des photos de passeports que le magazine affirme être ceux de passagers du vol.


  • Soudan du Sud: Kiir appelle le Parlement et la communauté internationale à aider le processus de paix
    AFP, 19/11/2015 08h39
    Le président sud-soudanais Salva Kiir a appelé mercredi le Parlement à "coopérer" dans l'application effective de l'accord de paix signé fin août pour mettre fin à près de deux ans de guerre civile et demandé à la communauté internationale d'apporter son soutien financier. Le chef de l'Etat a répété être "prêt à mettre en œuvre l'accord dans l'esprit et la lettre" et être en train de préparer le gouvernement d'union nationale prévu par ce texte, auquel reste opposée une partie des cadres de son régime. Mais il a accusé la rébellion menée par son ancien vice-président Riek Machar d'être "occupée à attaquer les positions de l'armée" dans plusieurs régions du pays. "Je vous appelle tous, représentants du peuple, à coopérer avec moi et à me donner la main pour la mise en œuvre de l'accord (de paix), dans l'intérêt de notre peuple et de notre pays bien-aimé", a déclaré M. Kiir dans un discours aux deux chambres du Parlement et à la nation à Juba, en présence du gouvernement. "Nous devons mettre fin au bain de sang et à la destruction dans notre pays, a-t-il martelé. Nous avons tous l'obligation morale et légale de faire ce qui est bon pour notre peuple au lieu de causer plus de maux et de souffrances. "Le Soudan du Sud, plus jeune nation du monde, a fait sécession du Soudan et proclamé son indépendance en juillet 2011, après plusieurs décennies de conflit avec Khartoum.

  • Transports: 7e PDG en quatre ans pour la compagnie aérienne South African Airways
    AFP, 19/11/2015 08h38
    South African Airways (SAA) a nommé un nouveau PDG, le septième en quatre ans, a annoncé mercredi la compagnie aérienne plongée dans la tourmente en raison notamment de la renégociation d'un contrat avec l'avionneur européen Airbus. "Musa Zwane, PDG de notre branche SAA Technical chargée de la maintenance, a été nommé PDG de SAA", a annoncé le porte-parole de la compagnie, Tlali Tlali. La présidente du conseil d'administration, Dudu Myeni, au cœur de la polémique qui secoue SAA, a nommé Musa Zwane en remplacement de Thuli Mpshe, qui a occupé ce poste moins de quatre mois. C'est le septième PDG à la tête de SAA en quatre ans. Le changement de PDG "est lié à des questions de ressources humaines urgentes qui requièrent une attention immédiate et entière de la part de la directrice des ressources humaines. Par conséquent, Mme Mpshe a dû reprendre son poste à plein temps de directrice des ressources humaines", a précisé Tlali Tlali. Cette nomination intervient après le départ et la mise à l'écart en série de plusieurs hauts responsables de SAA, entreprise publique sous perfusion de l'Etat qui traverse depuis des années une profonde crise financière.

  • Deux personnalités, ivoirienne et burkinabée, démentent figurer sur un "enregistrement" téléphonique controversé
    AFP, 19/11/2015 08h36
    L'ex-ministre des Affaires étrangères burkinabè Djibrill Bassolé et le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro ont assuré via leurs porte-parole qu'ils n'étaient pas impliqués dans un enregistrement téléphonique controversé et non authentifié concernant le putsch manqué de septembre au Burkina. Cet "enregistrement" n'a pas été authentifié mais fait le buzz sur internet et a été largement repris dans les médias à la fois au Burkina et en Côte d'Ivoire en raison de propos compromettants qui y sont tenus sur le coup d'Etat alors en cours au Burkina. La conversation est présentée comme étant celle de M. Soro, ancien chef de la rébellion ivoirienne soutenue par le président burkinabè déchu Blaise Compaoré, avec l'ancien ministre de Compaoré Djibrill Bassolé, accusé de haute trahison et actuellement écroué. "L'affaire est pour le moment du domaine de la clameur publique. Si les autorités officielles du Burkina Faso portaient une telle accusation, M. Guillaume Kigbafori Soro aurait une réaction officielle", a affirmé Moussa Touré, un porte-parole de M. Soro dont l'entourage évoque une "manipulation" et un "coup bas". "L'enregistrement rendu public en fin de semaine dernière par des canaux inattendus est formellement contesté par M. Bassolé. Je l'ai écouté moi-même en compagnie de son épouse qui ne reconnaît pas sa voix", a quant à lui souligné Me Alexandre Varaut, avocat de M.Bassolé.

  • Niger: la requête de mise en accusation du président Issoufou rejetée
    AFP, 19/11/2015 08h34
    La "requête" déposée par l'opposition et demandant la "mise en accusation" du président Mahamadou Issoufou pour "haute trahison" a été "rejetée" par une commission et ne sera pas examinée par le Parlement, a indiqué mercredi le vice-président de cette institution. Le texte ne figure pas mercredi parmi les points de l'ordre du jour du Parlement. "La requête a été rejetée (car) nulle part (dans les textes) il n'a été dit que la Conférence des présidents (Commission réunissant les présidents des groupes parlementaires) doit examiner une requête aux fins de mise en accusation du président de la République", a expliqué Daouda Mallam Marthé, le premier vice-président de l'Assemblée et membre du parti au pouvoir. La conférence des présidents établit les points devant être débattus par le Parlement dont 79 députés sur les 113 sont favorables au président Issoufou. Le président du Parlement Amadou Salifou, a "envoyé une correspondance officielle" à l'opposition pour "notifier que la requête a été rejetée", a précisé Daouda Mallam Marthé. "Que vous voulez en discuter ou non, elle (la requête) reste une épée de Damoclès qui reste suspendue sur votre tête", a lancé, Bakari Saïdou, un élu de l'opposition. Une trentaine de parlementaires de l'opposition nigérienne avait déposé la "requête" demandant la "mise en accusation" du président Mahamadou Issoufou pour "haute trahison" le 11 novembre. Les opposants accusent le président Issoufou d'avoir bradé les ressources naturelles du pays" en lien avec "les conventions obscures" d'exploitation de l'uranium signées en 2014 avec Areva.

  • Le président du Yémen retourne au pays pour superviser un assaut antirebelles
    AFP, 18/11/2015 09h59
    Après un nouvel exil en Arabie saoudite, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a regagné mardi son pays pour "superviser" une nouvelle offensive militaire contre les rebelles qui fait passer au deuxième plan des pourparlers de paix souhaités par l'ONU. De violents combats opposaient les pro-Hadi soutenus par des unités arabes, aux rebelles chiites Houthis et à leurs alliés, au deuxième jour de l'offensive militaire lancée pour reprendre la province de Taëz (sud-est), contrôlée par les insurgés depuis plus d'un an. Taëz, capitale de la province et troisième ville du Yémen, est un verrou stratégique pour une progression des forces progouvernementales dans le centre et le nord du pays, y compris la capitale Sanaa, après la reconquête depuis juillet de cinq provinces du sud, dont Aden où est retourné M. Hadi. Mais les forces loyalistes peinent à sécuriser les régions reconquises, y compris Aden, déclarée capitale "provisoire" du pays. Des groupes extrémistes armés, dont Al-Qaïda, y sont apparus ces dernières semaines. Signe de cette insécurité, le président Hadi a été emmené de l'aéroport d'Aden, où son avion a atterri dans la matinée, à bord d'un hélicoptère militaire jusqu'au palais Al-Maachiq, situé sur une colline de la ville, selon une source militaire. Ce palais, fortement endommagé par les combats entre loyalistes et rebelles, a été remis en état par les Emirats arabes unis, l'un des piliers de la coalition arabe qui intervient depuis la fin mars au Yémen pour rétablir l'autorité de M. Hadi.

  • Tanzanie: 5 mineurs secourus après avoir passé 41 jours coincés sous terre
    AFP, 18/11/2015 09h56
    Cinq mineurs tanzaniens ont été retrouvés vivants après avoir passé 41 jours coincés environ 100 m sous terre après l'effondrement du puits de mine d'or dans lequel ils travaillaient, a annoncé mardi le ministère de l'Energie et des Mines. "Les mineurs étaient très faibles", a expliqué une porte-parole du ministère Badra Masoud, ajoutant qu'ils avaient été hospitalisés. Les mineurs secourus dimanche avaient été portés disparus le 5 octobre après l'écroulement d'un puits dans une mine près de la ville de Shinyanga, non loin du Lac Victoria, dans le nord-ouest de la Tanzanie. Six mineurs avaient été initialement retrouvés mais l'un d'entre eux est ensuite décédé à l'hôpital, ont indiqué des responsables de cet établissement de Kahama. Les autres seraient dans un état grave. Les survivants ont décrit l'horreur de leur séjour sous terre. Ils ont trouvé abri dans une cavité où ils avaient entreposé leurs outils, et ont survécu en mangeant des insectes et en buvant de l'eau s'écoulant des murs. "Nous étions environ une vingtaine dans le puits quand il s'est effondré, certains de nos collègues s'en sont sortis, mais nous sommes six à être restés bloqués en-dessous", a expliqué l'un des survivants Chacha Wambura à la télévision d'Etat.

  • Guinée: guérison du dernier patient d'Ebola connu
    AFP, 18/11/2015 09h54
    Le dernier cas connu d'Ebola en Guinée, une petite fille de trois semaines dont la mère est décédée, a été officiellement déclarée guérie lundi, a-t-on appris mardi auprès de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de Médecins sans Frontières (MSF). La fin de l'épidémie pourra être déclarée dans le pays 42 jours (deux fois la durée maximale d'incubation du virus) après le second test négatif si aucun cas n'est signalé d'ici là, soit fin décembre, selon les mêmes sources. La petite, dont la mère, âgée de 25 ans, a succombé au virus après l'avoir mise au monde le 27 octobre, était soignée au centre de traitement d'Ebola de MSF à Conakry. "Le dernier test sur la petite a été fait hier (lundi) ici à Conakry et elle a été déclarée guérie, elle ne présentait plus aucun signe négatif", a indiqué une source au sein de l'OMS, précisant qu'elle avait été prénommée Noubia, comme l'infirmière qui a aidé sa mère à accoucher. "Noubia a bien répondu au traitement", s'est félicitée Laurence Sailly, coordinatrice d'urgence pour MSF en Guinée, dans une déclaration. "Nous sommes contents qu'elle ait été testée négative, mais comme il s'agit premier bébé contaminé à avoir guéri, elle continuera à recevoir un soutien médical spécialisé avant de retourner chez elle", a précisé la responsable de MSF.

  • Crash dans le Sinaï: l'Egypte renforce la sécurité dans ses aéroports
    AFP, 18/11/2015 09h53
    L'Egypte a annoncé mardi avoir renforcé les mesures de sécurité dans tous les aéroports du pays, après que Moscou a affirmé qu'un attentat à la bombe était à l'origine du crash d'un avion russe dans le Sinaï le 31 octobre. Le ministre de l'Aviation civile égyptien, Hossam Kamal, a cependant affirmé lors d'une conférence de presse télévisée que la commission en charge de l'enquête "n'était pas parvenue, jusqu'à présent, à des résultats qui permettent de déterminer les causes du crash". Quelques jours après le crash de l'avion, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont dit privilégier la thèse de l'attentat à la bombe pour expliquer le crash ayant fait 224 morts, et dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a affirmé être responsable. Mais l'Egypte semble traîner des pieds pour reconnaître la thèse de l'attentat, les autorités répétant qu'on ne peut tirer aucune conclusion définitive avant la fin de l'enquête. Le gouvernement égyptien a toutefois affirmé mardi dans un communiqué qu'il prenait "en considération" l'annonce de Moscou sur la présence d'un engin explosif à bord de l'avion, qui avait décollé de la cité balnéaire de Charm el-Cheikh dans le sud du Sinaï, avant d'exploser en vol. Et le ministère de l'Intérieur a lui aussi dit "prendre en considération toutes les causes possibles derrière le crash de l'avion, y compris celle d'une attaque terroriste", et décidé par conséquent de "renforcer les mesures de sécurité dans tous les aéroports".

  • Nigeria: plus de 30 morts dans l'attentat à Yola
    AFP, 18/11/2015 09h52
    Plus de 30 personnes ont été tuées mardi par l'explosion d'une bombe dans la foule dans la ville de Yola, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué la Croix-Rouge et l'agence nationale de secours. "Nous avons décompté jusqu'à présent 32 morts et environ 80 blessés", a déclaré le coordinateur de l'agence pour Yola, Sa'ad Bello. La Croix-Rouge a donné un bilan légèrement inférieur, de 31 morts et 72 blessés.

  • Foot: Claude Le Roy quitte le Congo
    AFP, 18/11/2015 09h50
    Le sélectionneur français du Congo, Claude Le Roy, quitte son poste après avoir qualifié son équipe pour le 3e tour de la phase qualificative zone Afrique au Mondial-2018, a-t-il dit mardi. "Après deux années formidables j'ai décidé de partir vers d'autres aventures", a dit Le Roy après une victoire contre l'Éthiopie (2-1), à Brazzaville (victoire 4-3 à l'aller) au 2e tour des qualifications pour la Coupe du monde en Russie. Le Roy avait qualifié le Congo pour les quarts de finale de la précédente Coupe d'Afrique des nations (CAN-2015), pour la première participation de ce pays depuis 23 ans, et laisse l'équipe en tête du groupe E de qualification à la CAN-2017.Le "sorcier blanc" emmène avec lui son adjoint, Sébastien Migné. Parmi les prétendants africains à engager Le Roy figure le Cameroun, le pays où il s'était révélé, a-t-on appris de sources concordantes. Il y a remporté la CAN-1988 (finaliste en 1986) et a ensuite guidé les Lions Indomptables au Mondial-1998 en France (élimination au premier tour). Le Roy, 67 ans, détient le record de participation à la CAN, il en a disputé huit, avec le Cameroun, le Sénégal, la RD Congo, le Ghana (où Hervé Renard était son adjoint) et le Congo.

  • Somalie: sept personnes tuées lors d'une distribution de nourriture
    AFP, 17/11/2015 07h52
    Au moins sept personnes ont été tuées et 12 blessées lundi lors d'échanges de tirs entre policiers et militaires lors d'une distribution de nourriture près d'un camp de déplacés somaliens des environs de Mogadiscio, selon la police et des témoins. "Il y a eu un échange de tirs entre des policiers qui surveillaient le site de distribution et des membres de l'armée. On nous dit que sept civils ont été tués dans les échanges de tirs", a déclaré Mohamed Burhan, un responsable de la police. "Nous enquêtons sur cet incident", a-t-il ajouté.

  • Le Kenya promet de détruire dans l'année tout son stock d'ivoire
    AFP, 17/11/2015 07h51
    L'Agence de protection de la faune au Kenya (KWS) a promis lundi de détruire l'ensemble du stock d'ivoire du pays, provenant de plusieurs milliers d'éléphants et évalué à 137,4 tonnes. "Je suis absolument sûr" que ce stock sera détruit dans l'année à venir, a déclaré le président du KWS, le célèbre paléontologue et défenseur de la nature Richard Leakey, promettant un "événement très spectaculaire". Le président kényan Uhuru Kenyatta avait brûlé en mars à Nairobi 15 tonnes d'ivoire, le plus important volume jamais incinéré en Afrique. Il avait à cette occasion assuré que l'ensemble du stock du pays serait détruit d'ici la fin 2015. Mais M. Leakey a expliqué que la mise en œuvre de ce projet avait pris plus que longtemps que prévu. Il a précisé que le poids moyen d'une paire de défenses était d'environ 36 kilos, ce qui signifie que le stock en possession du Kenya représenterait quelque 3.820 éléphants morts. Mais cette estimation est contestée par d'autres spécialistes, pour qui le poids des défenses est très inférieur. Cela voudrait dire que le nombre d'éléphants tués pourrait être bien plus important, voire deux fois supérieur. Le kilo d'ivoire en Chine et en Asie du sud-est se négocie à plus de 2.000 dollars (1.770 euros), ce qui signifie que le stock dont dispose le Kenya a une valeur marchande d'environ 280 millions de dollars (260 millions d'euros). Le braconnage des rhinocéros et des éléphants a explosé au Kenya, comme dans le reste de l'Afrique, depuis la fin des années 2000, dopé par la demande asiatique en corne de rhinocéros, à laquelle sont attribuées à tort des vertus médicinales, et en ivoire, recherché pour la fabrication d'objets décoratifs. Le KWS estime qu'il reste 38.000 éléphants et un millier de rhinocéros au Kenya, des données très optimistes selon certains défenseurs de la nature. Environ 30.000 éléphants sont tués en Afrique chaque année, selon l'ONU.

  • Justice: l'ex-chef de milice Germain Katanga veut rentrer en République démocratique du Congo
    AFP, 17/11/2015 07h49
    L'ex-chef de milice congolais Germain Katanga, condamné et détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, veut revenir en République démocratique du Congo après sa libération en janvier, a indiqué lundi le bureau de la CPI à Kinshasa. M. Katanga a "exprimé son souhait de revenir en RDC et notamment à Aru, en Ituri [nord-est] pour devenir agriculteur et vivre près de sa famille", a affirmé Margot Tedesco, coordonnatrice chargée de la sensibilisation pour la CPI en RDC, lors d'une conférence de presse. Commandant des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), M. Katanga a été transféré à La Haye fin 2007 et condamné en mars 2014 à 12 ans de réclusion pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans l'attaque d'un village du nord-est de la RDC ayant fait environ 200 morts en 2003. Vendredi, la CPI a annoncé qu'il bénéficierait d'une libération anticipée, à compter du 18 janvier 2016 (comme le permet son règlement pour les personnes ayant purgé les deux tiers de leur peine). La Cour a motivé sa décision par les "regrets" exprimés par M. Katanga, sa "volonté [...] de coopérer" avec la justice et son "comportement" démontrant "qu'il désavoue ses crimes". M. Katanga "a été poursuivi, jugé, condamné et maintenant il bénéficie de la réduction de sa peine. Il n'y a rien de particulier dans cette libération", a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, "c'est un Congolais, il est libre de revenir dans son pays et d'aller s'installer où il veut".

  • Centrafrique: l'ONU va envoyer 300 Casques bleus sénégalais en renfort
    AFP, 17/11/2015 07h47
    La mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) va être renforcée par 300 Casques bleus sénégalais pour assurer la sécurité à l'approche des élections de décembre et de la visite du pape François, ont indiqué lundi des responsables de l'ONU. Ces renforts font partie d'une force de réaction rapide de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire. Ils seront redéployés pendant une période de huit semaines et "seront sur place dès que possible", après que le Conseil de sécurité aura donné son feu vert, a précisé le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric. A l'issue de consultations à huis clos sur la Centrafrique lundi, le représentant permanent adjoint britannique Peter Wilson, dont le pays préside le Conseil en novembre, a annoncé que le Conseil soutenait cette initiative et qu'il donnerait son aval formellement "dans les prochains jours". "En raison de l'escalade de la violence, le Conseil soutient la demande de déployer temporairement la Force de réaction rapide de l'ONUCI", a-t-il déclaré à la presse. Ce renforcement permettra aussi "d'aider à la sécurité pour la visite du pape François" prévue les 29 et 30 novembre, a-t-il précisé. Il a souligné "le niveau particulièrement inquiétant des violences" récentes en Centrafrique et leur "caractère de plus en plus inter-communautaire". Un Casque bleu camerounais avait été tué la semaine dernière à près de 400 km au nord de Bangui, dans la ville de Batangafo, à la suite de violences entre des éléments armés assimilés aux milices majoritairement chrétiennes anti-balaka d'une part, et d'autres assimilés à l'ex-Séléka, une coalition hétéroclite à dominante musulmane.

  • Afrique du Sud: des étudiants ne veulent plus que le "Docteur-La-Mort" puisse enseigner
    AFP, 17/11/2015 07h46
    Le médecin sud-africain Wouter Basson, surnommé "Docteur-La-Mort" pour son sinistre rôle pendant le régime d'apartheid, ne doit plus pouvoir enseigner, ont exigé lundi les étudiants en médecine de la prestigieuse université de Stellenbosch (sud-ouest). "Wouter Basson enseigne à des étudiants de quatrième année qui se rendent à tour de rôle à Mediclinic", un groupe d'hôpitaux privés en Afrique du Sud, a annoncé l'Association des étudiants en médecine de Tygerberg. "Pendant l'apartheid (qui a pris officiellement fin en 1994), Basson était le chef du département de guerre chimique et biologique pour le gouvernement sud-africain et est accusé de crimes multiples contre l'humanité", ajoute l'organisation. "Tout en reconnaissant que Basson n'est pas directement employé par l'université de Stellenbosch, l'Association des étudiants de Tygerberg lance un appel clair à la direction pour qu'elle lui interdise tout contact avec les étudiants", poursuit la même source. En 2002, Wouter Basson, ancien chirurgien en chef des forces armées sud-africaines, avait été acquitté par la Haute Cour de Pretoria pour 67 chefs d'inculpation dont meurtre, fraude et trafic de drogue. Mais en 2013, le Conseil sud-africain de l'ordre des médecins l'avait reconnu coupable d'infraction au code éthique. Il était poursuivi pour avoir notamment fourni des capsules de cyanure à des militaires et des drogues en vue d'enlèvements. Il se bat actuellement pour éviter son exclusion de l'ordre des médecins.

  • Congo: la CPI réduit la peine de l'ex-chef de milice Germain Katanga
    AFP, 13/11/2015 18h19
    La Cour pénale internationale a réduit vendredi à huit ans et quatre mois la peine de l'ex-chef de milice congolais Germain Katanga, notamment pour sa bonne conduite lors de son procès et en détention, et indiqué qu'il serait dès lors libéré le 18 janvier. M. Katanga, 37 ans, avait été condamné en 2014 à 12 ans de prison pour sa complicité dans l'attaque d'un village du nord-est de la RDC ayant fait environ 200 morts. Les juges ont "noté que M. Katanga avait à plusieurs reprises et publiquement assumé sa responsabilité pour les crimes pour lesquels il a été condamné, et exprimé ses regrets pour le préjudice causé aux victimes par ses actes", a indiqué la CPI dans un communiqué. Ils ont également remarqué "la volonté de M. Katanga, dès le début et de façon continue, de coopérer avec la Cour dans ses enquêtes et poursuites", ainsi que "le comportement de M. Katanga en détention, qui a démontré qu’il désavoue ses crimes". Selon les règles de la Cour, les personnes condamnées ayant purgé les deux tiers de leur peine peuvent en demander la réduction aux juges. Le temps passé en détention avant le jugement est déduit de la peine. Germain Katanga, transféré en 2007 à la CPI, avait plaidé pour sa libération anticipée début octobre, exprimant des "regrets" ainsi que de la tristesse pour les victimes de ses crimes. Il avait dit vouloir devenir agriculteur en Ituri, dans le nord-est de la RDC. Les juges ont aussi souligné que le père et le frère aîné de M. Katanga étaient "récemment décédés", et que ce dernier est désormais l'homme plus âgé de sa famille. Il doit à ce titre assumer "les responsabilités lui incombant au sein d'une société africaine", à savoir soutenir non seulement sa "famille immédiate", mais aussi les enfants de son frère décédé, selon les juges.

  • Afrique du Sud: le Danois mutilateur de femmes s'exprime pour la première fois
    AFP, 13/11/2015 08h16
    Un Danois, poursuivi en Afrique du Sud pour avoir mutilé sexuellement des femmes s'est exprimé pour la première fois devant la justice jeudi, dans une tentative d'obtenir une libération sous caution. Peter Frederiksen, 63 ans, avait été arrêté en septembre après une plainte de son épouse. Lors de la perquisition de son domicile, la police avait découvert dix morceaux provenant d'au moins sept clitoris, dissimulés dans un congélateur. Deux autres morceaux de parties génitales féminines étaient en train de sécher sur un crochet, tandis que de la chair baignait dans des bouteilles d'eau.Egalement soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de son épouse en octobre, il a nié cette accusation devant le tribunal de Bloemfontein (centre) où il comparaissait. Son épouse Anna Matseliso Molise, 28 ans, devait déposer comme témoin principal au procès. Elle a été assassinée devant chez elle à Maseru, au Lesotho, petit pays enclavé dans l'Afrique du Sud. "Vous n'avez aucune preuve pour la mort de ma femme au Lesotho, alors je vous conseille de laisser tomber", a lancé Peter Frederiksen à la procureure Amanda Bester. Requérant contre sa libération sous caution, la représentante de l'accusation a rappelé que du matériel chirurgical et des produits anesthésiants avaient été trouvés au domicile de l'accusé, ainsi que des photos d'enfants à caractère pornographique. Le Danois s'est défendu en affirmant que le matériel chirurgical était utilisé par son épouse pour se faire des piercings.

  • Un opposant congolais en exil blessé par balles près de Paris
    AFP, 13/11/2015 08h14
    Un opposant congolais en exil en France, Ferdinand Mbaou, a été blessé par balles mardi alors qu'il sortait de son domicile à Bessancourt, en banlieue parisienne, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Ce général de 59 ans a été blessé mardi après-midi par un "individu qui lui a tiré dans le dos à proximité de son domicile", a indiqué le procureur de Pontoise, Yves Jannier, confirmant une information du journal Le Parisien. Blessé à l'épaule, Ferdinand Mbaou avait été hospitalisé dans un état sérieux mais "son état s'est amélioré, il devrait sortir de l'hôpital", a précisé en fin de journée le procureur, prudent quant aux motivations de l'auteur de cette tentative d'homicide, qui a pris la fuite. "Nous n'avons toujours pas de revendication. Est-ce lié à son activité politique ou est-ce complètement étranger? Rien ne permet de le dire à ce stade, toutes les hypothèses sont envisageables", a souligné Yves Jannier. La victime "n'avait pas fait l'objet de menaces précises contre sa sécurité" ces derniers temps, a-t-il ajouté. Ancien directeur de la sécurité présidentielle du président Pascal Lissouba (1992-1997), Ferdinand Mbaou est parti en exil avec ce dernier en 1997 quand Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir par les armes à l'issue de la guerre civile.

  • Appel à la mobilisation générale pour sauver le tourisme nord-africain
    AFP, 13/11/2015 08h12
    L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a exhorté jeudi la communauté internationale à "soutenir" davantage les pays d'Afrique du nord confrontés à une grave crise du secteur, appelant notamment à une plus grande coopération pour "gagner la bataille" contre la menace jihadiste. Secteur vital de l'économie, le tourisme traverse une grave crise dans des pays comme la Tunisie et l'Egypte, en raison des craintes d'attaques d'organisations telles que le groupe Etat islamique (EI). "La communauté internationale tout entière a la responsabilité de se montrer solidaire. Nous ne laisserons jamais les forces obscures nous empêcher de voyager en Tunisie, en Egypte, ou n'importe où ailleurs", a déclaré Taleb Rifaï, secrétaire général de l'OMT, une agence onusienne. "Tout le monde doit s'entraider afin de s'assurer qu'elles ne gagneront pas cette bataille. Et elles ne la gagneront pas", a-t-il ajouté. Selon lui, "les moyens technologiques et les compétences humaines existent pour surmonter les menaces", et "nous devons accroître nos capacités à rendre les voyages plus sûrs". Mais, à ce jour, "nous ne coopérons pas assez au sein de la communauté internationale en terme de partage d'informations", a-t-il estimé. M. Rifaï s'exprimait en marge de l'ouverture d'une conférence internationale organisée par l'OMT et le gouvernement tunisien à Gammarth, dans la banlieue de Tunis. Ce rendez-vous intervient alors que ce pays a été frappé par deux attentats jihadistes, au musée du Bardo en mars et à Sousse en juin, qui ont fait 60 morts dont 59 touristes. Le secteur touristique, qui pèse près de 7% du PIB national et emploie quelque 400.000 personnes, est depuis à l'arrêt.

  • L'opposant Amadou va rentrer au Niger samedi malgré une arrestation probable
    AFP, 13/11/2015 08h09
    L'opposant nigérien et candidat à la présidentielle 2016 Hama Amadou, exilé depuis un an en France en raison d’accusations de trafic de bébés, va rentrer samedi au Niger malgré une arrestation probable, a-t-il annoncé jeudi soir sur France 24. "J'ai décidé de rentrer samedi prochain (14 novembre) à Niamey (...) Je suis un Nigérien, j'ai des devoirs envers mon pays que je compte assumer a travers ma candidature" à la présidentielle, a-t-il déclaré. "Si un dossier a été monté contre moi par mes adversaires, c'est le moment pour moi de me présenter devant les juges pour qu'ils disent où se trouve la vérité", a-t-il poursuivi. "Dans cette affaire qui a été montée par mes adversaires, est-ce que ma culpabilité a été établie? Non", a-t-il ajouté estimant que sa "moralité était meilleure" que celle de ceux qui "prétendent vouloir l'exclure". Les autorités nigériennes ont averti qu'elles arrêteraient M. Amadou à son retour. "Toutes les unités de police et de gendarmerie ont reçu l'ordre d'arrêter M. Hama Amadou dès qu'il mettra pied sur le territoire national", avait affirmé mi-septembre le ministre nigérien de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou, alors que M. Amadou venait d'être investi candidat par son parti. Opposant au président Mahamadou Issoufou, Hama Amadou, ancien président du Parlement, avait quitté le pays fin août 2014 après l'autorisation par les députés de son audition par la justice dans une affaire présumée de trafic international de bébés.

  • Ethiopie: une appli mobile pour des accouchements plus sûrs
    AFP, 12/11/2015 11h25
    En Ethiopie, où 85% des femmes accouchent à domicile, souvent sans avoir bénéficié d'aucun suivi médical pendant leur grossesse, une application mobile permet désormais aux sages-femmes de connaître les procédures d'urgence en cas de complication et de réduire les risques de mortalité en couches. Baptisée "Safe Delivery App" ("Application Accouchement sans risque"), l'appli développée par l'ONG danoise Maternity Foundation permet de visionner sur téléphone portable ou sur tablette électronique des petits films d'animation et des instructions pour parer aux situations d'urgence: hémorragies, complications dans la délivrance du placenta, réanimation du nouveau-né, infections. "Les sages-femmes ont des compétences et du savoir-faire, mais elles n'appliquent pas forcément la bonne procédure quand des complications surviennent, même bénignes", explique Mesfin Wondafrash, le responsable de Maternity Foundation en Ethiopie. Dans les zones rurales, les Ethiopiennes n'ont le plus souvent d'autre aide pour accoucher que celle d'un membre de la famille ou de matrones traditionnelles sans autre formation que leur expérience personnelle. "Les femmes enceintes attendent à la maison et en cas de complication, comme un saignement, il est parfois trop tard pour se rendre dans un centre de soins", ajoute-t-il."Safe Delivery App" a été testé pendant un an à Gimbie, une localité à 450 km d'Addis Abeba dans la région oromo. La fondation a distribué 78 téléphones portables équipés de l'application à des sages-femmes. Et les résultats à partir de cet échantillon sont prometteurs, avec des capacités de réaction efficace triplées dans certaines situations.

  • L'ONU étudie l'envoi de Casques bleus au Burundi depuis la RDC voisine
    AFP, 12/11/2015 08h15
    L'ONU étudie la possibilité d'envoyer des Casques bleus au Burundi depuis la République démocratique du Congo voisine, si les violences s'amplifient et deviennent incontrôlables, ont rapporté mercredi des diplomates. "Une option est de faire venir des soldats de la Monusco (la mission de l'ONU en RDC, NDLR) par la frontière avec le Burundi", a expliqué un diplomate du Conseil de sécurité qui s'exprimait sous couvert d'anonymat. Les 20.000 soldats de la Monusco en RDC sont soutenus par une force de réaction rapide constituée de soldats d'élite d'Afrique du Sud, du Malawi, et de Tanzanie, qui pourraient aussi être déployés au Burundi, a ajouté ce diplomate. Une autre option serait de déployer des troupes de l'Union africaine, formées de soldats issus de plusieurs pays de la région. Dans un projet de résolution présenté lundi au Conseil de sécurité, la France a exhorté la communauté internationale à mettre fin aux violences qui s'intensifient au Burundi et réveillent le spectre d'un génocide, comme au Rwanda voisin en 1994.Le texte, qui menace de sanctions les auteurs de ces troubles, pourrait être soumis au vote dès jeudi. Le projet de résolution demande notamment au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de présenter des mesures d'ici 15 jours visant au renforcement de la présence de l'ONU au Burundi. Le déploiement de Casques bleus au Burundi nécessiterait toutefois l'approbation des autorités burundaises ou une décision du Conseil de sécurité dans le cadre du chapitre 7, qui permet à l'ONU d'utiliser la force. L'ambassadeur du Royaume-Uni à l'ONU, Matthew Rycroft, dont le pays préside le Conseil de sécurité en novembre, a affirmé mercredi à la presse que les négociations sur la résolution progressaient "très rapidement".

  • Migrants: les Européens, réunis à Malte, cherchent une issue avec l'Afrique
    AFP, 12/11/2015 08h01
    Les Européens vont s'efforcer jeudi à Malte d'éviter d'apparaître comme une "forteresse" aux yeux d’Africains avec lesquels ils vont signer un plan d'action censé endiguer l'afflux de migrants, qui met à mal leur cohésion. Les dirigeants européens se réuniront ensuite entre eux pour faire le point sur les diverses décisions qu'ils ont prises pour faire face à la crise migratoire. Ce sommet extraordinaire devrait surtout se focaliser sur les tractations en cours avec la Turquie, à qui l'UE demande d'endiguer le flux de réfugiés syriens. En dépit de l'hiver qui approche, ce flux ne faiblit pas et a conduit mercredi la Slovénie à installer des barbelés le long de sa frontière avec la Croatie. Quelques heures plus tard, la Suède annonçait qu'elle rétablissait des contrôles à ses frontières, dans l'espoir là aussi de freiner les arrivées. Dans leur déclaration commune, qui doit être signée dans la journée, Européens et Africains s'engagent à "gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects", selon un projet de texte. La cinquantaine de dirigeants européens et africains présents à La Valette doit également souscrire à un plan d'action comportant une série de mesures visant à freiner les flux de migrants. La Commission européenne met sur la table 1,8 milliard d'euros, un montant qu'elle espère voir doubler avec la contribution des 28 Etats membres de l'UE. "Nous ne devrions pas voir cette crise migratoire comme une menace. Nous devrions reconnaître les opportunités offertes par les migrations", a déclaré mercredi le président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker, à l'ouverture de ce sommet entre Européens et Africains.

  • L'armée égyptienne libère le journaliste et militant Hossam Bahgat
    AFP, 11/11/2015 09h42
    L'armée égyptienne a relâché mardi le journaliste d'investigation et défenseur des droits de l'Homme Hossam Bahgat, au lendemain de l'appel de l'ONU à le libérer, a indiqué un militant des droits de l'Homme. "Il m'a appelé et m'a dit qu'il avait été relâché", a déclaré Gasser Abdel-Razek, directeur de l'Initiative égyptienne pour les droits personnels, une ONG que M. Bahgat a fondée en 2002. Mada Masr, le site d'informations pour lequel M. Bahgat travaille, a indiqué qu'il avait été libéré après avoir signé un document dans lequel il s'engage à "suivre les procédures légales et de sécurité lorsqu'il publie des informations concernant les forces armées". Le reporter de 36 ans avait été convoqué dimanche par l'armée pour être interrogé sur un article publié le 13 octobre révélant la tenue d'un procès militaire que l'armée n'avait pas officiellement confirmé ni réfuté. Dans la nuit de dimanche à lundi, le procureur militaire avait ordonné son placement en détention préventive pour quatre jours, dans le cadre d'une enquête sur la "propagation de fausses informations qui nuisent aux intérêts nationaux", selon le site d'information Mada Masr avec lequel il collabore. Selon la Constitution égyptienne, des civils peuvent être traduits devant des tribunaux militaires. Plusieurs ONG et l'ONU réclamaient depuis deux jours la libération de cette figure de proue de la révolution de 2011 qui a reçu la même année le prestigieux prix Alison Des Forges, récompensant des militants des droits de l'Homme. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'était dit lundi "inquiet" de l'arrestation du journaliste.

  • Centrafrique: la marche forcée aux élections suscite doutes et inquiétudes
    AFP, 11/11/2015 09h41
    Les autorités de transition centrafricaines ont finalement adopté un nouveau calendrier électoral maintenant l'organisation du premier tour de la présidentielle dès décembre, suscitant doutes et inquiétudes sur une telle marche forcée aux élections dans un pays qui reste une poudrière. Sous très fortes pressions internationales, et en premier lieu de la France-ancienne puissance coloniale dont l'intervention militaire Sangaris en décembre 2013 a permis de mettre fin aux massacres intercommunautaires-, les autorités de transition ont fixé lundi soir au dimanche 27 décembre le premier tour de l'élection présidentielle et des législatives et un éventuel second tour le 31 janvier. Ce nouveau calendrier fait suite à une série de reports des élections du fait de l'impossibilité pratique d'organiser des scrutins, par manque de fonds et surtout à cause de l'insécurité régnant dans le pays du fait d'une kyrielle de bandes armées issues de diverses rébellions. Le scrutin doit être précédé dès le 13 décembre d'un référendum constitutionnel. La Centrafrique n'a actuellement pas de Constitution, une charte de transition en faisant office pour le moment, donnant leur légalité aux institutions de transition jusqu'au 31 décembre. S'il n'y a pas d'élections avant cette date, il devra donc y avoir une nouvelle transition.

  • Crash en Egypte: Londres pointe les failles dans la sécurité de l'aéroport
    AFP, 11/11/2015 09h40
    Le ministre britannique des Affaires étrangères a dénoncé mardi les failles dans la sécurité de l'aéroport égyptien d'où a décollé l'Airbus russe, dont Londres attribue le crash à l'explosion d'une bombe à bord. Selon Philip Hammond, qui rencontrait un groupe de journalistes à Washington, ce sont des failles dans les mesures de sécurité de l'aéroport de Charm el-Cheikh qui ont permis au groupe Etat islamique de perpétrer son premier attentat à la bombe à bord d'un avion. "Je ne pense pas qu'il y ait encore quelqu'un qui ne reconnaisse pas qu'il s'agit très probablement d'une bombe", a-t-il déclaré, soulignant qu'il suffisait d'un petit engin explosif doté d'un simple minuteur pour faire chuter un avion. Le crash de l'Airbus de Metrojet dans le Sinaï a fait 224 morts et il a été revendiqué à deux reprises par le groupe Etat islamique. "Ce qui est en cause ici ce sont les capacités de la sécurité au sol à Charm el-Cheikh", a souligné le ministre. M. Hammond a expliqué que les autorités britanniques avaient envoyé sur place une équipe de spécialistes immédiatement après le crash pour évaluer la sécurité de l'aéroport notamment en visionnant plusieurs jours d'enregistrements des caméras de sécurité. Londres a dans la foulée décidé de ne plus desservir l'aéroport et de faire rentrer les touristes britanniques sur place, en prenant des mesures de sécurité drastiques, en rapatriant les bagages séparément. Pour le ministre, certains pays ont des problèmes pour former du personnel qualifié et motivé pour assurer la sécurité dans les aéroports. "On a à faire face à un problème culturel, et je ne montre pas du doigt les Egyptiens, c'est le cas dans une grande partie du monde", y compris dans l'hémisphère occidental, a-t-il dit.

  • Cop21: l'Afrique veut de l'électricité pour se développer et retenir sa jeunesse
    AFP, 11/11/2015 09h38
    L'Afrique compte sur le sommet de la Valette et la conférence sur le climat COP21 pour financer son électrification, clé de voûte du développement et de la maîtrise des flux migratoires, ont souligné mardi à Paris cinq chefs d'Etat africains. "Les problématiques de la migration et du changement climatique sont étroitement liées", a souligné le président ghanéen, John Dramani Mahama, devant la presse. Ce dernier était reçu par le président français, François Hollande, aux côtés de ses homologues Boni Yayi (Bénin), Alpha Condé (Guinée), Ali Bongo (Gabon) et du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Dessalegn. Cette rencontre était consacrée à la préparation de la COP21, qui s'ouvre fin novembre à Paris, et du sommet de La Valette, consacré à la question des migrants, qui réunira mercredi et jeudi les dirigeants de l'Union européenne et d'une trentaine de pays africains. "La désertification, l'érosion côtière, le manque de pluie", provoqués par le réchauffement de la planète, aggravent la pauvreté du continent subsaharien, a expliqué le président Boni Yayi. "Nous sentons cette pauvreté par la crise migratoire qui secoue l'Europe", a-t-il ajouté. "Si on veut mettre fin à cette crise migratoire, il faut aller à la racine, c'est-à-dire créer de la richesse et des emplois pour que les jeunes trouvent du travail" dans leurs pays. "Développer une énergie propre et accessible à tous (...) permettra de lutter contre la pauvreté", a fait valoir Ali Bongo.

  • Nigeria: une manifestation d'indépendantistes biafrais dispersée par la police
    AFP, 11/11/2015 09h21
    La police a procédé à des tirs de sommation et lancé des grenades lacrymogènes mardi pour disperser plusieurs centaines de Biafrais qui manifestaient pour la libération d'un militant de la cause indépendantiste à Port Harcourt, dans le sud-est du Nigeria, ont rapporté des habitants. Des hélicoptères ont également survolé Port Harcourt, selon des témoins. La police de l'Etat de Rivers, dont Port Harcourt est la capitale, a confirmé la manifestation mais nié les tirs et l'utilisation de grenades lacrymogènes. "Des mesures ont été mises en place pour gérer la situation de telle sorte que la paix publique ne soit pas troublée et que la vie et les biens soient protégés", a déclaré le porte-parole de la police, Ahmad Muhammad, sans donner davantage de précisions.



  • Scanner les pyramides d'Egypte pour découvrir leurs derniers secrets
    AFP, 11/11/2015 09h18
    La découverte d'"anomalies thermiques impressionnantes" sur une façade de la pyramide de Khéops, en Egypte, par une mission scientifique font renaître l'espoir fou d'élucider les mystères de la dernière des Septièmes merveilles du monde antique encore debout. Digne d'un film d'Indiana Jones, la bande-annonce du projet "Scan Pyramids" montre des caméras thermiques infrarouges colorant les pyramides de Gizeh du jaune au magenta puis des images des majestueuses constructions de pierre filmées par des drones. Elle promet des découvertes majeures grâce à l'union "exceptionnelle" des sciences exactes et de l'égyptologie. Avec l'espoir de répondre à la question que tout le monde se pose depuis la plus tendre enfance: "le mystère des pyramides sera-t-il résolu ?". Ce projet ambitieux lancé depuis fin octobre utilise des caméras à infrarouges, une méthode non invasive et non destructrice, pour cartographier sans la moindre égratignure le cœur des pyramides de Gizeh ces monuments funéraires vieux de plus de quatre millénaires.



  • Guinée: des blessés lors d'une mutinerie à la prison centrale de Conakry
    Romandie.com, 10/11/2015 09h58
    La ministre canadienne de l'Environnement Catherine McKenna a autorisé lundi la mairie de Montréal à déverser huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Elle a toutefois imposé des conditions "strictes" pour limiter l'impact sur la nature. Moins d'une semaine après son entrée en fonctions, Mme McKenna a pris un arrêté ministériel permettant à la métropole québécoise de déverser ses égouts et ses toilettes dans le fleuve pendant d'importants travaux sur une conduite acheminant en temps normal ces eaux usées vers une station d'épuration. "Inquiète qu'il puisse y avoir un impact" sur la biodiversité du fleuve, la ministre a assorti son arrêté de "conditions strictes, afin de surveiller et de minimiser les conséquences", a-t-elle ajouté en conférence téléphonique depuis Paris où elle participe à une réunion avant le sommet sur le climat de décembre.


  • Egypte: anomalies thermiques dans la pyramide de Khéops
    Romandie.com, 10/11/2015 09h41
    Plusieurs anomalies thermiques ont été observées dans quatre grandes pyramides près du Caire, dont la grande Khéops, a dévoilé lundi le ministre des Antiquités lors d'une conférence de presse organisée à la tombée de la nuit au pied de la pyramide. Ces premiers résultats d'analyses thermiques effectuées depuis le lancement de la mission Scan Pyramids le 25 octobre dernier par des scientifiques égyptiens, français, japonais et canadiens ouvrent la voie à une multitude d'interprétations. Les scientifiques ont pu noter quantité d'anomalies thermiques sur tous les monuments observés (...) mais l'une d'elles est particulièrement impressionnante. Elle se situe sur la face est de la pyramide de Khéops, au niveau du sol, selon un communiqué de presse de la mission. Quelques blocs de pierres présentent jusqu'à 6 degrés d'écart avec les blocs voisins. Cela se traduit sur les images de la caméra thermique par l'apparition de couleurs chaudes, alors que le reste du monument funéraire est balayé de teintes froides allant du bleu au magenta.


  • Guinée: des blessés lors d'une mutinerie à la prison centrale de Conakry
    Romandie.com, 10/11/2015 09h39
    Une mutinerie a éclaté lundi à la prison civile de Conakry, faisant au moins une dizaine de blessés parmi les prisonniers ainsi que parmi les gardiens de cet établissement surpeuplé, dont les autorités guinéennes ont repris le contrôle dans l'après-midi, a-t-on appris de sources concordantes. Des centaines de prisonniers se sont mutinés ce lundi contre le régisseur de la prison Moriba Sylla très décrié par la population carcérale, a indiqué à l'AFP une source au sein de la Sûreté urbaine de Conakry. Un dispositif impressionnant de centaines de policiers et de gendarmes a été déployé autour et à l'intérieur de la prison, d'où des coups de feu ont été entendus pendant au moins deux heures, selon les constatations de l'AFP et des témoins.

  • Deux morts lors d'un raid policier à Bujumbura
    Romandie.com, 10/11/2015 09h19
    Au moins deux personnes ont été tuées et un policier a été blessé lundi lors d'une opération de police dans un quartier contestataire de Bujumbura. Ces heurts ont eu lieu à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Burundi. A la demande de Paris, le Conseil se réunit à New York pour écouter notamment le Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, l'informer sur "la détérioration rapide de la situation au Burundi". La communauté internationale craint des violences à grande échelle, certains durs du pouvoir ayant récemment multiplié les propos incendiaires aux connotations ethniques. Une inquiétude renforcée par l'expiration samedi soir d'un ultimatum très ferme lancé aux opposants à son troisième mandat par le président Pierre Nkurunziza. Il semble décidé à en finir avec plus de six mois de contestation. Tout en promettant l'amnistie à ceux qui "déposeraient les armes", M. Nkurunziza a averti qu'ensuite la police - qui a déjà brutalement, parfois à balles réelles, mis fin à la mi-juin à six semaines de manifestations - serait autorisée à user "de tous les moyens" pour désarmer les quartiers contestataires.


  • Crash en Egypte: Moscou admet un possible acte "terroriste", Londres désigne l'EI
    AFP, 10/11/2015 09h04
    Le Premier ministre russe a admis la possibilité qu'un "acte terroriste" ait été à l'origine du crash le 31 octobre d'un avion russe en Egypte, le chef de la diplomatie britannique évoquant un attentat à la bombe du groupe Etat islamique. La branche égyptienne du groupe jihadiste EI avait assuré être responsable du crash de l'appareil dans le désert du Sinaï, qui a coûté la vie aux 224 passagers et membres de l'équipage, presque tous des Russes. "La probabilité d'un acte terroriste demeure naturellement", a déclaré lundi au journal Rossiïskaïa Gazeta Dmitri Medvedev, dont le pays est devenu une cible prioritaire pour l'EI depuis son intervention militaire début octobre en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad face aux rebelles et aux jihadistes.

  • Tunisie: le président honore le quartette, prix Nobel de la Paix
    AFP, 09/11/2015 16h49
    Le président de la République tunisien a célébré lundi le prix Nobel de la Paix attribué en octobre au quartette du dialogue national, qui "a pu sauver le pays du spectre de la guerre civile". Ce prix "a rendu hommage à la valeur du dialogue et prouvé que les révolutions pacifiques sont possibles", a déclaré le président Béji Caïd Essebsi lors d'une cérémonie au palais de Carthage, dans la banlieue de Tunis. Il y a un mois, le 9 octobre, le comité Nobel créait la surprise en attribuant le Nobel de la Paix 2015 aux représentants du quartette composé du puissant syndicat UGTT, de l'organisation patronale UTICA, de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) et de l'Ordre des avocats. Ces organisations avaient mené en 2013 un dialogue national entre les islamistes du mouvement Ennahda et leurs opposants, les obligeant à s'entendre pour sortir le pays d'une paralysie institutionnelle. Ce groupe "a pu sauver le pays du spectre d'une guerre civile et du chaos", a ajouté M. Essebsi. Les représentants du quartette, une branche d'olivier à la main, ont été très applaudis par les invités du Palais, dont le Premier ministre Habib Essid et les membres de son gouvernement ainsi que par les dirigeants de partis politiques. Si la Tunisie a réussi sa transition politique née de la révolution de 2011 et a pu dépasser plusieurs crises politiques, elle peine encore à faire redémarrer son économie, et M. Essid et son équipe font l'objet de vives critiques face au manque de résultats.

  • Afrique du Sud: "Madame anti-corruption" cultive l'optimisme malgré les revers
    AFP, 09/11/2015 08h28
    La médiatrice chargée de la lutte anti-corruption en Afrique du Sud est optimiste, un tempérament probablement indispensable à ce poste: Thuli Madonsela espère toujours, confie-t-elle, que le président Jacob Zuma remboursera l'argent public utilisé pour rénover sa résidence privée. Le scandale, qui empoisonne la vie politique, est devenu le symbole des dérives du pouvoir post-apartheid. Thuli Madonsela, elle, est devenue l'héroïne des valeurs de la jeune démocratie sud-africaine fondée par Nelson Mandela. En mars 2014, elle accuse Jacob Zuma d'avoir fait rénover, aux frais du contribuable, pour un montant de 16 millions d'euros, sa résidence privée dans son village natal de Nkandla (est), sous couvert de travaux de sécurité. Dans le collimateur: une piscine, un amphithéâtre, un enclos à bétail, un poulailler et une maison d'hôtes. Elle somme le président de "rembourser un pourcentage raisonnable des coûts". Plus d'une année a passé et Jacob Zuma n'a pas remboursé un seul rand. Mais la médiatrice chargée du bon usage des deniers publics (ou "Public Protector) n'a pas perdu espoir. Jacob Zuma "peut toujours changer et décider, en dépit des conseils qu'il a reçus, de faire la chose qui s'impose", affirme cette forte tête, courtoise, à la voix fluette. "Cette opportunité existe toujours", dit-elle.

  • Tour du Faso: victoire finale du Marocain Mouhssine Lahsaini
    AFP, 09/11/2015 08h03
    Le Marocain Mouhssine Lahsaini a remporté dimanche à Ouagadougou le 28e tour cycliste international du Burkina Faso, dénommé "Tour du Faso". Lahsaini avait ravi le maillot jaune de leader à l'Erythréen Yemane Bereket dès la deuxième étape, à l'arrivée à Ziniaré. Les coureurs marocains remportent leur 4e victoire dans la compétition, après 2002, 2007 et 2009.Le Burkinabè Rasmané Ouédraogo a remporté la 10e et dernière étape, disputée entre Korsimoro et Ouagadougou sur une distance de 123,900 km avec un circuit de 51 km à l'intérieur de la capitale. Il a parcouru cette distance en 2h 52 min 57 sec avec une vitesse moyenne horaire de 42,984km/h. C'est la deuxième victoire burkinabè à ce tour après celle de la 4e étape enlevée par Salifou Yarbanga à Koudougou.

  • Ligue des champions d'Afrique: le titre aux Congolais du TP Mazembe
    AFP, 09/11/2015 08h02
    Les Congolais du TP Mazembe de Lubumbashi ont remporté dimanche leur cinquième titre en Ligue des champions d'Afrique après leur victoire (2-0) à domicile en finale retour face à l'USM d'Alger. Les Corbeaux, qui égalent les Égyptiens de Zamalek au palmarès avec cinq titres, s'étaient déjà imposés (2-1) au match aller le 31 octobre et pouvaient se contenter d'un nul voire d'une défaite par un but d'écart. Après une première période équilibrée, ils ont confirmé leur domination par un but de l'international zambien Mbwana Aly Samata, sur penalty (74e) et un autre de l'international ivoirien Roger Assale dans les arrêts de jeux (90+4). Prudents pendant toute la première partie du match, le onze du TP Mazembe a d'abord joué en retenue face à une équipe algérienne contrainte de réaliser un exploit pour sa première participation en finale de C1. Après 45 minutes et aucun but marqué, la partie apparaissait équilibrée entre les deux équipes sans véritable occasion décisive de part et d'autre. Portés par le public d'un stade de Kamalondo (14.000 places) archi-comble, les "Bulldozers" de Lubumbashi ont subi les dix premières minutes de la seconde période. Ils ont renversé la vapeur et le Malien Adama Traore a manqué une belle occasion de libérer son équipe de la pression à la 62e minute. Après une autre occasion manquée, le danger est revenu dans le camp congolais, mais l'attaque algérienne sur une tête au centre est passée bien au-dessus des buts de Robert Kidiaba.

  • Deux fonctionnaires de l'ambassade de Serbie enlevés en Libye (officiel)
    AFP, 09/11/2015 08h01
    Deux fonctionnaires de l'ambassade de Serbie en Libye, dont une femme, ont été enlevés dimanche, a annoncé le ministère serbe des Affaires étrangères dans un communiqué. "Deux fonctionnaires de l'ambassade de Serbie en Libye ont été enlevés dimanche matin", a indiqué le ministère, sans donner de détails sur les ravisseurs. Une source dans ce ministère a précisé que les deux fonctionnaires ont été enlevés dans la ville côtière de Sabratha, un bastion d'islamistes, à environ 70 km à l'ouest de la capitale Tripoli. Selon Belgrade, les deux fonctionnaires enlevés sont Sladjana Stankovic, une femme, en charge de la communication, et son chauffeur, Jovica Stepic. Le ministère serbe précise avoir informé les autorités libyennes de ces développements et assuré faire "tout ce qui est possible, compte tenu de la situation difficile sur le terrain, pour parvenir à la remise en liberté" de ses ressortissants. Il ne précise cependant pas à quels responsables libyens il s'est adressé. Deux autorités politiques rivales se disputent le pouvoir depuis l'an dernier dans ce pays déchiré par des combats et livré au chaos: l'une-contrôlée par des milices y compris islamistes-est basée à Tripoli et l'autre-seule reconnue par la communauté internationale-dans l'est du pays. Intervenant sur les ondes de la télévision nationale RTS, le chef de la diplomatie serbe, Ivica Dacic, a précisé qu'un convoi de véhicules de la mission diplomatique serbe se dirigeait vers la Tunisie. L'ambassadeur de Serbie se trouvait dans une voiture et les personnes enlevées dans une autre. "Il y a eu quelques tirs, un citoyen libyen a été blessé à une jambe selon les premiers éléments disponibles", a dit M. Dacic.

  • Burkina: Kaboré et Ouedraogo lancent leur campagne à Bobo Dioulasso
    AFP, 09/11/2015 07h59
    Roch Marc Christian Kaboré, un des grands favoris de la présidentielle du 29 novembre au Burkina Faso, et l'ancien ministre Ablassé Ouedraogo ont lancé dimanche leur campagne à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays (ouest). Douze autres candidats sont en lice et ont aussi entamé dans divers endroits du pays leur campagne pour ces élections présidentielle et législatives qui doivent clore la "transition" démocratique ouverte après la chute de Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir. Ancien Premier ministre et proche de Compaoré avant de rejoindre l’opposition en 2014, M. Kaboré a rassemblé environ 25.000 militants dans le Stade Sangoulé Lamizana, qui avait pris les couleurs vertes de son parti le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). "Le combat que nous menons est un combat pour le développement, un combat pour accroître la production, pour remettre l'administration sur les rails et nous débarrasser de tous les paresseux, de tous les fraudeurs, de tous ceux qui ne travaillent pas dans l'intérêt du Burkina Faso", a harangué M. Kaboré, ancien apparatchik du régime Compaoré qu'il a servi pendant 26 ans. "Nous allons bâtir un Burkina Faso nouveau où il fait bon vivre, où les fruits de la croissance seront partagés entre tous les Burkinabè et non par une seule poignée de personnes qui se sucrent sur le dos de la population. Cette époque-là est à jamais révolue", a-t-il assuré. Le régime déchu de M. Compaoré était souvent décrié pour la corruption, sa gabegie et les passe-droits érigés en système de gouvernance.

  • Tanzanie: le nouveau président John Magufuli a prêté serment
    AFP, 06/11/2015 10h12
    Le nouveau président tanzanien John Magufuli a prêté serment jeudi à Dar es Salaam, la capitale économique, devant de nombreux chefs d'Etat africains et sous les applaudissements de la foule. Des milliers de personnes ont bravé les pluies matinales pour assister à la cérémonie, qui comprenait un défilé militaire, une parade aérienne, des danses traditionnelles et des chœurs. "Je me sens honoré de voir une assistance aussi nombreuse, avec des Tanzaniens et des chefs d'Etat africains", a déclaré le nouveau président. "Ce que je peux dire aux Tanzaniens, c'est que je leur suis extrêmement redevable et je promets de faire du mieux que je pourrai pour concrétiser nos promesses de campagne", a-t-il ajouté. Aux côtés de M. Magufuli, Samia Suluhu Hassan a également prêté serment. Elle est devenue la première femme vice-présidente de la Tanzanie et a promis de "faire tout (son) possible pour donner des conseils avisés et honnêtes" au président. Plusieurs chefs d'Etat ont assisté à la cérémonie, dont le président en exercice de l'Union africaine, le Zimbabwéen Robert Mugabe, et les présidents du Kenya Uhuru Kenyatta, d'Ouganda Yoweri Museveni, du Rwanda Paul Kagame, de République démocratique du Congo Joseph Kabila, d'Afrique du Sud Jacob Zuma et du Mozambique Filipe Nyusi.

  • L'UE et la Tunisie signent un accord "pilote" dans la sécurité
    AFP, 06/11/2015 10h10
    L'Union européenne a signé jeudi un accord d'un montant de 23 millions d'euros avec le gouvernement tunisien pour soutenir "la réforme et la modernisation du secteur de la sécurité" dans ce pays en proie à la menace jihadiste. Ce programme, signé par l'ambassadeur de l'UE Laura Baeza et le ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli, revêt un "caractère pilote" et accompagnera la Tunisie "dans la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, en développant une doctrine sécuritaire en phase avec les valeurs démocratiques", a déclaré Mme Baeza. Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à une augmentation des attaques jihadistes, la plupart revendiquées par des mouvements liés à Al-Qaïda, qui ont coûté la vie à des dizaines de militaires, policiers et gendarmes. Elle a en outre été frappée par deux attaques, en mars au musée du Bardo et en juin à Sousse, qui ont fait 60 morts dont 59 touristes et ont été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI). L'accord prévoit d'appuyer une "réforme des inspections, du recrutement et de la formation" des forces de sécurité, dans l'optique de "rétablir la confiance des citoyens", selon un communiqué de l'UE. Il comporte ainsi "un important volet dédié à la redevabilité, à la probité et à la transparence".

  • Tunisie: l'étudiant condamné pour homosexualité libéré sous caution
    AFP, 06/11/2015 10h09
    L'étudiant tunisien condamné à un an de prison pour homosexualité a été remis en liberté jeudi dans le cadre de son procès en appel, qui se poursuivra le 10 décembre, a-t-on appris auprès de son avocat. Arrêté le 6 septembre puis condamné à un an d'emprisonnement par un tribunal de Sousse (150 km au sud de Tunis), le jeune homme a été remis en liberté provisoire en échange du paiement d'une caution de 500 dinars (230 euros), a indiqué à l'AFP Me Fadwa Braham. Interpellé afin d'être interrogé sur une affaire d'homicide, cet étudiant avait nié toute implication dans le décès mais reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime. D'après son avocate, la police avait alors rédigé un autre procès-verbal et l'avait obligé à se soumettre à un examen anal, avant son inculpation pour homosexualité. Sa condamnation a été dénoncée par des ONG locales, dont certaines réclament une révision du code pénal en se fondant sur la nouvelle Constitution qui fait de l'Etat tunisien le "garant de la protection de la vie privée des citoyens". Parmi ces ONG figure l'association Shams ("soleil" en arabe), qui a réclamé début octobre la libération "immédiate" de toutes les personnes "détenues pour leur homosexualité". Elle a aussi lancé une campagne sur internet contre les "tests de la honte", jugeant "scandaleux" le recours à un examen anal.

  • TV: lancement en 2016 d'Africanews, petite soeur d'Euronews
    AFP, 06/11/2015 10h08
    La chaîne d'informations multilingue Euronews va lancer le 4 janvier prochain, Africanews, une chaîne sœur dédiée à l'Afrique subsaharienne, ont annoncé jeudi soir ses responsables. "Aujourd'hui, une équipe de 85 professionnels de 15 nationalités, basée au Congo-Brazzaville, prépare une chaîne d'information internationale qui couvrira l'actualité africaine et mondiale d'une perspective panafricaine", ont-ils indiqué dans un communiqué. Conçue pour être le premier service d'information panafricain, Africanews sera "produite 24h/24 simultanément en français, en anglais et partiellement en swahili", ont-ils ajouté. "L'Afrique est une terre d'opportunité. Un continent en pleine croissance. Pourquoi ne pourrions-nous pas entendre ce que les Africains ont à dire? Pas uniquement sur les affaires africaines mais sur les affaires mondiales également? La demande pour de l'information impartiale n'est pas satisfaite", a déclaré Michael Peters, président du Directoire d'Euronews et président d'Africanews, cité dans le communiqué. Ce dernier, qui a fait l'annonce de ce lancement à Johannesburg lors du Discop Africa (ndlr: Marché de développement de l’industrie, de la création et vente de contenus télévisuels), a assuré également qu'Africanews ne sera pas "Euronews Africa" et qu'elle sera "éditorialement indépendante d'Euronews et de tout agenda politique ou idéologique".

  • Soudan du Sud: 36 morts dans le crash d'un avion-cargo pas en état de voler
    AFP, 05/11/2015 08h40
    Au moins 36 personnes ont été tuées mercredi à Juba, la capitale du Soudan du Sud, dans la chute au décollage d'un avion cargo Antonov vieux de 44 ans et qui, selon son constructeur, n'était pas en état de voler. L'Antonov An-12 assemblé en 1971 à l'époque de l'URSS a percuté une petite île du Nil-Blanc, située à environ deux km en bout de piste, dans une zone de hameaux agricoles. "Jusqu'ici, 36 corps ont été récupérés" par la Croix-Rouge sud-soudanaise, a déclaré Majju Hillary, responsable de la communication de l'organisation. L'avion n'a miraculeusement pas fait de victime parmi les habitants au sol. Mais le bilan pourrait s'alourdir "car certains débris sont trop lourds pour être déplacés et nécessitent des engins" difficiles à acheminer, a poursuivi M. Hillary. Deux personnes ont initialement survécu dont une est ensuite décédée, a-t-il ajouté. Le constructeur ukrainien a déclaré dans un communiqué que l'Antonov "ne devait pas être en service car les procédures" de rénovation et entretien "prévues par la réglementation n'avaient pas été suivies (...) y compris celles visant à assurer la sécurité". L'avion enregistré au Tadjikistan avait été assemblé en Ouzbékistan. Son équipage était composé de ressortissants arméniens et Erevan a confirmé la mort de cinq Arméniens dans l'accident.

  • Mozambique: la bière qui a tué 75 personnes contenait une farine toxique
    AFP, 05/11/2015 08h02
    La bière artisanale qui a provoqué la mort de 75 personnes en janvier au Mozambique avait été brassée avec une farine contaminée par une bactérie toxique, a annoncé mercredi le ministère de la Santé, écartant tout empoisonnement criminel. "Les victimes de Chitima (nord-ouest du Mozambique) ont été intoxiquées par l’ingestion d'une boisson traditionnelle contaminée par la farine de maïs utilisée pour sa fabrication, mais impropre à la consommation, car elle contenait une bactérie toxique", a déclaré Ilesh Jani, directeur de l’Institut mozambicain de la santé, qui dépend du ministère de la Santé. La brasseuse, qui figure parmi les victimes, a utilisé une farine de maïs détériorée par de l’eau de pluie pour préparer 210 litres de bière artisanale, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Maputo. La population locale avait jugé cette farine impropre à la consommation, mais utilisable pour brasser de la bière, a-t-il précisé.Cette bière avait été servie à Chitima le 9 janvier à des personnes de retour d'un enterrement. Le soir même, des victimes avaient été retrouvées mortes chez elles, et de nombreux malades présentant des diarrhées et de fortes douleurs musculaires s'étaient rendus au poste de santé local. Au total, 232 personnes avaient été affectées par l'ingestion de cette bière frelatée, dont 75 étaient mortes dans les jours qui avaient suivi. Une enquête avait été ouverte alors que les médias et les réseaux sociaux avaient spéculé sur l’hypothèse d’un empoisonnement criminel à la bile de crocodile dont il faudrait d'énormes quantités pour intoxiquer mortellement autant de personnes.

  • Afrique du Sud: un Danois accusé d'avoir mutilé des femmes demande sa libération sous caution
    AFP, 05/11/2015 08h01
    Un Danois, poursuivi pour agression après la découverte à son domicile en Afrique du Sud de clitoris congelés et d'organes génitaux féminins séchés, a comparu mercredi devant un tribunal sud-africain pour demander sa libération sous caution. Peter Frederiksen, 63 ans, propriétaire d'armureries à Bloemfontein, avait été arrêté en septembre dans cette ville du centre de l'Afrique du Sud après une plainte de sa femme qui l'accusait d'avoir mutilé ses parties génitales.Lors de la perquisition du domicile de M. Frederiksen, la police avait fait des découvertes sordides: dix morceaux provenant d'au moins sept clitoris étaient dissimulés dans un congélateur, deux autres morceaux de parties génitales féminines étaient en train de sécher sur un crochet, tandis que de la chair baignait dans des bouteilles d'eau, selon les enquêteurs. La police avait aussi mis la main sur des journaux intimes datant de 2004 et dans lesquels étaient décrites des mutilations génitales infligées à des femmes. Elle avait aussi découvert des produits anesthésiants, du matériel chirurgical et des photos pédo-pornographiques. Peter Frederiksen n'est pas poursuivi pour meurtre mais pour agression, possession, production et distribution d'images pédo-pornographique, bigamie et complot d'assassinat. Il n'a pas encore plaidé coupable ou non coupable mais il avait nié, à la presse danoise, les charges qui pèsent sur lui.

  • Pour Londres, une bombe pourrait être à l'origine du crash de l'avion russe
    AFP, 05/11/2015 07h56
    La Grande-Bretagne a affirmé mercredi craindre qu'une bombe n'ait été responsable du crash de l'avion russe dans le Sinaï égyptien, le jour même où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) réaffirmait être à l'origine du drame. Quatre jours après la catastrophe aérienne le 31 octobre, la pire qu'ait jamais connue la Russie, les causes du crash de l'Airbus A321 de la compagnie charter russe Metrojet, qui a fait 224 morts après son décollage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, n'ont pas encore été élucidées. Au Caire, les enquêteurs espèrent que l'examen des boîtes noires permettra de trancher entre les deux hypothèses envisagées pour expliquer cette catastrophe: l'attentat ou l'accident technique. "Nous ne pouvons toujours pas dire catégoriquement pourquoi l'avion russe s'est écrasé. Mais à la lumière de nouvelles informations, nous avons des craintes que la chute de l'avion ait été provoquée par un engin explosif", a déclaré un porte-parole du Premier ministre David Cameron, alors même que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi arrivait à Londres pour une visite officielle de trois jours. "En conséquence, nous avons décidé, par mesure de précaution, de suspendre les vols entre Charm el-Cheikh et le Royaume-Uni", a ajouté le porte-parole. "Cela donnera le temps aux experts britanniques de l'aviation, en route pour Charm el-Cheikh, d'analyser le dispositif de sécurité à l'aéroport et de vérifier si des mesures supplémentaires sont nécessaires", a ajouté le porte-parole. M. Cameron, qui doit rencontrer le président égyptien jeudi, devait en outre présider une réunion de crise mercredi soir.

  • Maldives: l'état d'urgence décrété avant une manifestation de l'opposition
    AFP, 04/11/2015 15h50
    Le président des Maldives Abdulla Yameen a décrété mercredi l'état d'urgence, ce qui octroie aux forces de sécurité de larges pouvoirs avant une manifestation antigouvernementale, a annoncé son porte-parole. Cette décision a été prise deux jours avant un rassemblement prévu par le Parti démocratique des Maldives (PDM), le principal parti d'opposition dont le chef Mohamed Nasheed est en prison au terme d'un procès expéditif et inéquitable selon l'ONU. "Le président Yameen a déclaré l'état d'urgence pour assurer la sécurité de tous les citoyens", a dit son porte-parole Muaz Ali sur Twitter. La manifestation de l'opposition a pour objectif de faire pression sur le président afin qu'il libère Mohamed Nasheed. L'archipel où les jeunes mariés aiment à passer leur lune de miel a connu récemment un regain de tensions. Fin septembre, une explosion s'est produite sur le yacht transportant le président. Sa femme et deux autres personnes ont été blessées dans l'incident, dont le chef de l'Etat est sorti indemne. Le FBI américain a jugé qu'il n'y avait aucune preuve que l'explosion ait été provoquée par une bombe. Mais les autorités considèrent que le président Yameen était visé et son vice-président Ahmed Adeeb, accusé d'avoir manigancé son assassinat, a été arrêté. Cette semaine, l'armée de l'archipel de 340.000 habitants, des musulmans sunnites, a annoncé avoir désamorcé une bombe télécommandée retrouvée près de la résidence présidentielle.

  • Corruption: l'ex-patron de l'IAAF, Lamine Diack, mis en examen (source judiciaire)
    AFP, 04/11/2015 14h56
    Des cas de dopage, notamment de Russes, ont-ils été couverts par les plus hautes instances de l'athlétisme mondial? L'ex-patron de la fédération internationale (IAAF), Lamine Diack, a été mis en examen pour corruption par deux juges françaises. Après le scandale qui a coûté son poste au président de la Fédération internationale de football (Fifa) Sepp Blatter, c'est un nouveau dossier de corruption qui ébranle le sport mondial. Agé de 82 ans, le Sénégalais Lamine Diack, qui a laissé son poste cet été au Britannique Sebastian Coe, a été mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé, a indiqué mercredi une source judiciaire qui confirmait une information d'iTÉLÉ. Placé sous contrôle judiciaire, il a été laissé libre. Son conseiller juridique, l'avocat Habib Cissé, 44 ans, a également été mis en examen par deux juges financiers parisiens, uniquement pour corruption passive, a précisé la source. Ni Lamine Diack ni Habib Cissé n'avaient réagi mercredi à la mi-journée. Un médecin, Gabriel Dollé, qui était en charge de la lutte antidopage à la fédération jusque fin 2014, était mercredi en garde à vue à Nice. Mais cette enquête judiciaire française, lancée cet été, ne fait que débuter et d'autres auditions devraient avoir lieu. Elle a commencé en août quand le parquet national financier a reçu un signalement de l'Agence mondiale antidopage (AMA).


  • Zimbabwe: trois journalistes arrêtés pour un article sur le braconnage d'éléphants
    AFP, 04/11/2015 09h05
    Trois journalistes zimbabwéens ont été arrêtés pour avoir mis en cause des policiers et des responsables de parcs nationaux dans l'empoisonnement d'au moins 60 éléphants à des fins de braconnage, a indiqué mardi la police. "Ils sont accusés d'avoir publié ou communiqué de fausses informations préjudiciables à l'Etat", a déclaré la porte-parole de la police, Charity Charamba, lors d'une conférence de presse à Harare. Les trois hommes, le rédacteur en chef du Sunday Mail, Mabasa Sasa, le responsable des enquêtes de l'hebdomadaire Brian Chitemba et un reporter du journal Tinashe Farawo, ont été arrêtés lundi soir et sont détenus au commissariat central d'Harare. Le Sunday Mail avait affirmé dimanche qu'un policier de haut rang ainsi que plusieurs de ses hommes faisaient l'objet d'une enquête, de même que plusieurs officiers des parcs nationaux et un homme d'affaires asiatique, pour l'empoisonnement d'au moins 60 éléphants dans plusieurs incidents séparés. Mme Charamba a démenti que des officiers de police soient visés par une enquête interne, et a fustigé les journalistes: "On ne peut pas autoriser le rédacteur en chef et les reporters du Sunday Mail à se cacher derrière les privilèges du journalisme pour répandre des informations fausses", a-t-elle dit, appelant tous les journalistes à mieux "vérifier les informations sensibles".

  • Egypte: les boîtes noires de l'avion russe en cours d'analyse
    AFP, 04/11/2015 09h03
    Les enquêteurs ont commencé mardi à analyser le contenu des boîtes noires de l'Airbus russe pour tenter de déterminer si son crash avait été provoqué par un accident ou un attentat, mais le processus risque de prendre du temps. Le président égyptien a fustigé, dans un entretien avec la , la "propagande" du groupe Etat islamique (), qui a affirmé samedi avoir "fait tomber" l'Airbus A321 en représailles aux bombardements russes en. En l'absence de toute certitude sur les causes du crash, les autorités attendent beaucoup de l'analyse des "boîtes noires", les deux enregistreurs de vol-l'un enregistrant les conversations à bord, l'autre les paramètres de vol-qui a commencé en début d'après-midi dans les locaux du ministère de l'Aviation civile au Caire, a annoncé un haut responsable de cette administration, sous couvert de l'anonymat. L'opération, complexe, risque de prendre beaucoup de temps, en fonction de l'état des enregistreurs, a-t-on ajouté dans les milieux de l'enquête, et rien n'avait filtré en début de soirée. Parallèlement, les recherches continuent pour retrouver les derniers corps des 224 victimes et d'éventuels indices disséminés sur une large zone dans le désert du. Outre des Russes, cinq enquêteurs français sont à l’œuvre en pour le Bureau Enquête Accidents (), aux côtés d'homologues allemands du Bundesstelle für Flugunfalluntersuchung (BFU), comme le prévoit la procédure internationale pour ces deux pays piliers du consortium européen. Six experts français d' les épaulent.

  • Tunisie: Nidaa Tounes, premier parti du pays, menacé d'implosion
    AFP, 04/11/2015 09h01
    Choc des ambitions, échanges d'insultes, accusations de violences et appel acerbe au chef de l'Etat: le premier parti de Tunisie, Nidaa Tounes, apparaît au bord de l'implosion, menaçant de parasiter l'action d'un gouvernement déjà vivement critiqué. Affaibli par le départ de Béji Caïd Essebsi, 88 ans, premier président démocratiquement élu, "l'Appel de la Tunisie" est miné depuis des mois par une "bataille de succession" qui oppose principalement son secrétaire général, Mohsen Marzouk, au fils du chef de l'Etat, Hafedh Caïd Essebsi. L'animosité entre les clans des deux quinquagénaires est montée d'un cran dimanche avec des accusations de violence lors d'une réunion du bureau exécutif. Postées sur internet et abondamment reprises, des images montrent un groupe de personnes munies de bâtons bloquer l'entrée d'un bâtiment. Des accusations réciproques ont ensuite fusé. Dans un communiqué, plusieurs membres du bureau exécutif proches de M. Marzouk ont fustigé une "agression fasciste" téléguidée par "quelques dirigeants du parti ayant décidé de faire main basse sur ses structures". "Ces violences menacent le processus démocratique", a affirmé une membre de cette instance, Bochra Belhaj Hmida. Dans leur viseur, Hafedh Caïd Essebsi, dont des proches n'ont pas tardé à riposter. Mohsen Marzouk "a montré les dents" lors de ces incidents, a ainsi déclaré à la radio privée Shems le député Abdelaziz Kotti, en allusion aux ambitions jugées démesurées de l'ancien directeur de campagne de "BCE". Formation réunissant aussi bien des personnalités de gauche et de centre droit que d'anciens dignitaires du régime de Zine El Abidine Ben Ali, Nidaa Tounes ne vit pas sa première crise.

  • Ouattara, investi président, promet une "Côte d'Ivoire nouvelle"
    AFP, 04/11/2015 09h00
    Investi solennellement mardi pour un nouveau mandat de cinq ans, le président Alassane Ouattara a appelé de ses vœux la construction d'une "Côte d'Ivoire nouvelle", promettant de renforcer le processus de réconciliation, de mieux redistribuer les richesses et de rédiger une nouvelle Constitution. "Vive la République! Vive la Côte d'Ivoire nouvelle", a-t-il conclu son discours d'investiture, après avoir promis de changer son pays à la fois au niveau économique et politique. "Je n'ai aucun doute qu'ensemble nous allons réussir", a-t-il estimé lors de la cérémonie au Palais présidentiel d'Abidjan à laquelle assistaient six candidats à l'élection dont Pascal Affi N'Guessan. Le représentant du Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti créé par l'ancien adversaire de Ouattara, et ex président Laurent Gbagbo, a récolté 9,29% des voix alors que l'aile dure du parti avait prôné le boycott du scrutin. Une présidentielle apaisée et crédible dans ce pays, premier producteur mondial de cacao et poids lourd économique d'Afrique de l'Ouest, était jugée fondamentale pour tourner définitivement la page des violences meurtrières qui avaient suivi la victoire en 2010 de Ouattara sur Gbagbo.

  • Une Nigériane survivante d'Ebola donne naissance à une fille
    AFP, 04/11/2015 08h49
    Une médecin nigériane qui avait survécu après avoir contracté le virus Ebola en 2014 a donné naissance à une petite fille aux Etats-Unis, a annoncé mardi l'hôpital de Lagos où elle travaille. "Le Centre médical First Consultants annonce officiellement que son employée et survivante d'Ebola, le Dr Ada Igonoh, a donné naissance à une fille il y a quelques heures", a indiqué l'établissement dans un communiqué. Le bébé, qui pèse 4,1 kg, est né à l'hôpital de Greater El-Monte, en Californie (ouest des Etats-Unis), précise le texte. Le premier cas d'Ebola au Nigeria avait été détecté en juillet 2014 au First Consultants, une clinique privée de 40 lits située dans le quartier d'Obalende à Lagos. Le Dr Igonoh avait participé au traitement du patient, un responsable libérien du ministère des Finances, qui avait finalement succombé. Elle était tombée malade peu après. Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft et philanthrope, avait publié le témoignage de la médecin sur son blog (www.gatesnotes.com/Health/Surviving-Ebola-Dr-Ada-Igonoh (link is external)). Selon l'hôpital de Lagos, Mme Igonoh était sous surveillance médicale depuis le début de sa grossesse et les tests Ebola pratiqués sur sa fille à sa naissance se sont révélés négatifs. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le Nigeria exempt de contagion en octobre 2014. Le pays a connu un total de 7 cas mortels sur 19 cas confirmés. L'épidémie, apparue fin décembre 2013 dans le sud de la Guinée, a fait quelque 11.300 morts sur plus de 28.400 cas recensés, dont 99% en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée, selon l'OMS.

  • Burkina: l'ex-ministre de la Communication de Compaoré écroué pour malversations
    AFP, 04/11/2015 08h47
    L'ex-ministre burkinabè de la Communication et porte-parole du dernier gouvernement du président déchu Blaise Compaoré, Alain Edouard Traoré, a été arrêté mardi et écroué pour des malversations présumées concernant la Radiodiffusion télévision nationale du Burkina Faso (RTB, publique), a appris l'AFP de source judiciaire. C'est le quatrième ministre du dernier gouvernement de M. Compaoré à être écroué pour des cas de malversations. "Alain Edouard Traoré a été interpellé et amené à la MACO (Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou) aujourd'hui dans le cadre de sa mise en accusation pour des faits de détournements de deniers publics", a déclaré à l'AFP le procureur de la Haute Cour de justice, Armand Ouédraogo indiquant qu'il avait été "auparavant" auditionné et laissé en liberté par la commission d'instruction de la Haute cour de justice. Les députés du parlement intérimaire du Burkina ont voté mi-juillet une mise en accusation de neuf ministres dont M. Traoré pour "détournements de deniers publics" et "enrichissements illicites". Dans sa résolution de mise en accusation, le parlement reprochait notamment à l'ex-ministre de la Communication de "multiples violations intentionnelles des procédures de passations des marchés publics (qui) ont eu pour conséquence de détourner ou dissiper la somme de 100 millions de francs CFA (150.000 euros) appartenant à l'Etat à son seul profit". Les députés du parlement intérimaire avaient aussi voté en juillet la mise en accusation de Compaoré pour "haute trahison" et "attentat à la Constitution".

  • Egypte: au moins trois policiers tués dans un attentat dans le Sinaï
    AFP, 04/11/2015 08h40
    Au moins trois policiers ont été tués mercredi dans un attentat suicide dans le Sinaï, revendiqué immédiatement par la branche égyptienne de l'Etat islamique (EI) qui avait affirmé samedi être responsable du crash d'un avion russe ayant fait 224 morts, selon les médias d'Etat. Selon l'agence de presse gouvernementale Mena, un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée devant un club de la police à Al-Arich, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, où l'armée combat le groupe EI et où l'Airbus russe s'est écrasé après s'être disloqué en plein vol samedi.

  • Congo: l'opposition suspend ses actions de désobéissance civile
    AFP, 03/11/2015 08h35
    Les deux principales coalitions d’opposition au Congo ont annoncé lundi qu'elles suspendaient les actions de désobéissance civile auxquelles elles avaient appelé pour protester contre les résultats du référendum du 25 octobre permettant au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016. "Dans un souci d’apaisement, et en vue de permettre la tenue du dialogue (...) l'IDC et le Frocad, en toute responsabilité, décident de suspendre, à compter de ce jour, le programme d’actions", indiquent les deux mouvements dans une déclaration lue devant la presse. Le 28 octobre, au lendemain de la proclamation des résultats du référendum, le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) avaient appelé à des "journées villes mortes" tous les lundis, jeudis et vendredis à partir du 2 novembre "jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel". Les deux plateformes entendaient ainsi contester les résultats du référendum qu'elles avaient appelé à boycotter. Vendredi, déjà, les deux plateformes avaient fait machine arrière en annulant les marches auxquelles elles avaient appelé ce jour-là dans tout le pays, justifiant cette volte-face par la nécessité, à leurs yeux, de "pleurer" d'abord les personnes tuées le 20 octobre dans la répression de manifestations contre le référendum. Ces violences, qui ont fait quatre morts selon les autorités, et dix-sept selon l'opposition, ont ravivé dans l'opinion le spectre des épisodes de guerre civile ayant déchiré le Congo entre 1993 à 2003.

  • Joueur africain 2015: Aurier parmi les 10 nommés
    AFP, 03/11/2015 08h32
    Le défenseur ivoirien du Paris SG Serge Aurier est le seul représentant de L1 à figurer parmi les 10 nommés pour le prix du joueur africain de l'année 2015, a annoncé lundi la Confédération africaine de football. Le Ghanéen André Ayew et le Tunisien Aymen Abdennour, également nommés, ont quitté le Championnat de France à l'intersaison pour rejoindre respectivement Swansea en Angleterre et Valence en Espagne. Ce prix sera décernée le 7 janvier à Abuja au Nigeria à l'issue du vote des sélectionneurs nationaux ou des directeurs techniques nationaux des 54 pays membres de la CAF. Aurier a été choisi aux côtés notamment de l'un des favoris, le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (Borussia Dortmund), en tête du classement des buteurs en Bundesliga (à égalité avec le Polonais du Bayern Munich Robert Lewandowski), et du quadruple tenant du titre Yaya Touré (Manchester City).

  • Pistorius: le sort du champion paralympique à nouveau entre les mains de la justice
    AFP, 03/11/2015 08h30
    Le sort du champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius est de nouveau entre les mains de la justice mardi: le parquet a fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison, dans l'espoir d'obtenir une peine plus sévère. En octobre 2014, l'athlète avait été condamné pour l'"homicide involontaire" de sa petite amie Reeva Steenkamp, dans la nuit de la Saint-Valentin 2013 à Pretoria. Mais il est sorti de prison par anticipation, le 19 octobre 2015, et a été placé sous un strict régime de liberté surveillée. Si les faits sont requalifiés en meurtre par la Cour d'appel, Pistorius risque au moins quinze ans de prison. En cas de nouvelle condamnation, sa liberté conditionnelle sera évidemment révoquée. "Oscar", comme l'appelle la presse sud-africaine, avait abattu la jeune mannequin de 29 ans à travers la porte des toilettes où elle s'était enfermée en pleine nuit dans la résidence ultra-sécurisée du sportif. L'ancien athlète amputé des deux jambes a plaidé l'erreur tragique. Il affirme qu'il a cru qu'un cambrioleur avait fait irruption dans sa salle d'eau. Il dit avoir tiré dans la panique. Faute de preuves pour retenir une autre hypothèse, la juge a conclu à l'homicide involontaire. Le parquet contestera cette décision mardi, devant la Cour suprême d'appel de Bloemfontein (centre). Pour l'accusation, il est évident que Pistorius doit être condamné pour meurtre, puisqu'il a lui-même admis qu'il pensait ouvrir le feu sur un être humain caché dans ses toilettes lorsqu'il a tiré quatre munitions de gros calibre à hauteur d'homme. Le procès en appel sera moins spectaculaire que le procès devant la Haute Cour de Pretoria. Pistorius ne sera pas présent à Bloemfontein, selon la porte-parole de sa famille, Anneliese Burgess. Et aucun témoin n'est appelé à la barre. Seuls les avocats des deux parties présenteront leurs argumentaires et répondront aux questions des cinq juges de la Cour suprême d'appel. En Afrique du Sud, la procédure d'appel s'apparente plus à la cassation française qu'à un appel proprement dit. La Cour suprême d'appel ne se prononce pas sur le fond, mais sur le droit uniquement.

  • Crash en Egypte: pas de signe d'un acte terroriste "pour l'instant" (renseignement américain)
    AFP, 03/11/2015 08h26
    Le chef du renseignement américain James Clapper a indiqué lundi à Washington qu'il n'y avait "pas de signe pour l'instant" qu'un acte terroriste était à l'origine du crash d'un avion russe dans le Sinaï. Le directeur national du renseignement (DNI) James Clapper a estimé également "improbable" que le groupe Etat islamique ait les moyens d'abattre un avion commercial en vol, ajoutant toutefois qu'il ne pouvait pas pour autant "l'exclure" complètement. L'Airbus A321-200 de la compagnie charter russe Metrojet s'est écrasé samedi à l'aube dans le Sinaï, après avoir décollé de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh à destination de Saint-Pétersbourg. "L'EI a revendiqué" ce crash a poursuivi M. Clapper, en référence aux affirmations de la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique qui a indiqué avoir agi en représailles à l'intervention russe en Syrie. "Mais nous ne savons vraiment pas" si les jihadistes ultra-radicaux sont impliqués, a-t-il poursuivi. "Une fois que les boîtes noires seront analysées (...) peut-être pourrons-nous en savoir plus", a encore expliqué le responsable américain. D'autres responsables américains ont également souligné qu'il était impossible pour l'instant d'établir un lien avec un acte terroriste. "Nous n'avons rien en renseignement pour le moment pour corroborer une connexion avec le terrorisme", a déclaré Nicholas Rasmussen, le directeur du Centre national antiterroriste américain (NCTC).

  • Côte d'Ivoire: investiture mardi d'Alassane Ouattara réélu président
    AFP, 02/11/2015 17h38
    La réélection du sortant Alassane Ouattara à la présidence de la Côte d'Ivoire pour un mandat de cinq ans été validée lundi par le Conseil constitutionnel, une étape à forte valeur symbolique avant son investiture dès mardi. La cérémonie de prestation de serment que M. Ouattara voulait organiser rapidement aura lieu mardi matin, a annoncé la télévision publique. "Il convient de le proclamer élu, dès le premier tour, président de République de Côte d'Ivoire au terme du scrutin du 25 octobre", a déclaré Mamadou Koné, président du Conseil constitutionnel. "M. Ouattara a recueilli 2.618.229 voix réalisant ainsi un score de 83,66%", a-t-il précisé. Si dans d'autres pays la proclamation des résultats par la plus haute instance judiciaire est une formalité, la confirmation de la Cour en Côte d'Ivoire avait une valeur symbolique forte. En effet, lors de la précédente présidentielle en 2010, la Commission électorale indépendante (CEI) avait proclamé des résultats donnant M. Ouattara vainqueur mais le Conseil constitutionnel, proche de l'ancien président Laurent Gbagbo, avait attribué la victoire à ce dernier. La communauté internationale avait reconnu les résultats de la CEI, mais M. Ouattara avait dû patienter plusieurs mois avant d'accéder à la présidence. Le refus du président Gbagbo de quitter le pouvoir avait débouché sur une "double présidence" puis sur la crise post-électorale qui a fait 3.000 morts. Arrêté en avril 2011, M. Gbagbo attend son jugement pour crimes contre l'humanité dans une cellule à la Cour pénale internationale (CPI).

  • Centrafrique: le voyage du pape François reste "au programme" (Vatican)
    AFP, 02/11/2015 16h42
    L'étape risquée en Centrafrique du voyage du pape François en Afrique "reste au programme", mais le Vatican suit de près et avec préoccupation la poursuite des violences à Bangui, a-t-on indiqué lundi au Vatican. "Pour nous, la visite du pape en Centrafrique demeure au programme. C'est le grand désir de François de s'y rendre", a souligné le père Ciro Benedettini, porte-parole adjoint pour la presse au Vatican. Le pape a lui-même créé une incertitude, en déclarant dimanche lors de l'Angelus qu'il "espérait" se rendre dans ce pays marqué par les violences quotidiennes entre milices armées formées de chrétiens et de musulmans. Jorge Bergoglio a ajouté qu'il voulait ouvrir une "porte sainte" dans la cathédrale de Bangui, dix jours avant l'ouverture officielle du "Jubilé de la miséricorde" à Rome. Ouvrir une "porte sainte" est un acte solennel lors des Jubilés (ou Années Saintes), qui permet aux fidèles de faire un parcours pénitenciel en la franchissant, et d'obtenir ainsi, en vertu de la tradition catholique, le pardon de Dieu pour leurs péchés. Ce geste aurait une haute valeur symbolique pour la réconciliation, alors que les chrétiens centrafricains placent des attentes énormes dans cette visite et s'y préparent activement depuis de mois, par des prières dans les églises. Les Centrafricains sont reconnaissants au pape de rester une nuit à Bangui, alors que Jean Paul II n'était resté que quelques heures en 1985.

  • RDC: 14 agents d'une ONG locale enlevés dans l'est
    AFP, 02/11/2015 15h37
    Quatorze agents d’une ONG congolaise ont été enlevés dimanche dans le Nord-Kivu, province de l’est de la République démocratique du Congo, déstabilisée par la violence armée depuis plus de 20 ans, a-t-on appris auprès de l’organisation et des autorités locales. "Douze enquêteurs et deux chauffeurs qui revenaient d’une mission d’évaluation de la situation nutritionnelle" dans le territoire de Rutshuru ont été "enlevés à Katwiguru", localité située à environ 120 km au nord-est de Goma, a déclaré à l’AFP Paul Muhasa, directeur du Centre de développement rurale (Cederu) qui emploie les 14 agents. "L’identité des assaillants n’est pas encore connue", a ajouté M. Muhasa, joint au téléphone à partir de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, indiquant que son organisation s’occupe de l’encadrement des paysans dans le secteur agricole en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) dans le Rutshuru. Jointe par téléphone à Rutshuru, l’administrateur-adjoint de ce territoire, Liberata Burotwa, a soupçonné les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) d’être les auteurs de l'enlèvement des 14 agents. "Les FARDC (Forces armées de la RDC) traquent les FDLR dans le Rutshuru et ces derniers se rabattent sur la population", a-t-elle déclaré. Lundi, plusieurs agglomérations du territoire voisin de Lubero avaient été paralysées par une journée "villes mortes" au lendemain d’une attaque de rebelles des FDLR ayant fait trois blessés graves dans un village.

  • Un bébé né de parents saints atteint d'ébola dans une localité de la Basse Guinée
    APA, 01/11/2015 11h10
    Un bébé né de « parents saints » a été déclaré positif au virus Ebola dans la préfecture de Forécariah, non loin de la frontière sierra léonaise, a révélé ce dimanche, Fodé Tass Sylla, chargé de communication de la Coordination nationale de riposte contre cette épidémie qui a déjà causé la mort de plus de 3000 personnes.


    S'exprimant sur les antennes d'une radio locale, le chargé de communication de la Coordination nationale de riposte contre Ebola, a estimé que la maladie de nouveau né, fait partie des « cas atypiques » dans la propagation de cette fièvre foudroyante.

    Fodé Tass Sylla a indiqué dans la foulée, que le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana et son gouvernement ont été mis au courant de cette nouvelle contamination qui affecte un bébé, dont les parents sont déclarés « saints » par les résultats des laboratoires spécialisés dans la détection de cette maladie.

    A ce jour, seuls 4 cas confirmés sont notifiés en Guinée, ainsi que 3 cas suspects, a-t-il souligné.


  • La Centrafrique attend le pape et espère la paix
    AFP, 30/10/2015 16h03
    Les Centrafricains sont très touchés par la volonté du pape François de passer une nuit à Bangui fin novembre, "ce qui pour les Africains crée un lien", et ils espèrent "qu'avec cette visite, puisse venir la paix", a affirmé vendredi un prêtre centrafricain à Rome. "Jean Paul II avait passé quelques heures le 14 août 1985. Le pape François reste une nuit à Bangui. Pour les Africains, le fait qu'il reste dormir chez nous a une grande signification, nous sommes plus unis à lui, cela crée un lien", a relevé le père Paterne Koyassambia-Kozando, du diocèse de Bangui, lors d'une conférence de presse organisé par l'Université de la Sainte-Croix (Opus Dei). Le pape argentin doit se rendre dans un camp de réfugiés, à la mosquée centrale de Koudoukou, avant de célébrer une messe dans le stade Barthelemy Boganda, les 29 et 30 novembre, bien que la capitale ne soit pas sortie d'un sanglant conflit entre groupes armés opposant essentiellement musulmans d'un côté à chrétiens de l'autre. Ces étapes sont risquées, notamment à la mosquée, et les forces de sécurité de l'ONU et françaises seront sur le qui-vive. Lors de la préparation de ce séjour demeuré jusqu'au bout incertain, il avait été question d'un séjour de quelques heures seulement du pape en Centrafrique, mais celui-ci aurait accédé à la demande de l'épiscopat centrafricain de passer la nuit sur place. "La population de Bangui est facilement superstitieuse et espère qu'avec la visite du pape viendra le paix", a affirmé le père Koyassambia-Kozando. "De même, les gens se disent: si le pape réussit à aller dans le quartier de la mosquée et en ressort, je pourrais moi aussi y aller et en sortir", a remarqué le prêtre centrafricain. 45% de la population de Bangui est catholique.

  • Cote d'Ivoire: le taux de participation finalement de 52,86% et non de 54,63
    AFP, 30/10/2015 08h21
    Le taux de participation à la présidentielle du 25 octobre en Côte d'Ivoire est finalement de 52,86% et non de 54,63%, a déclaré jeudi un porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI) corrigeant une erreur de calcul faite au moment de l'annonce des résultats. Avec 3.330.928 votants sur 6.301.189 d'inscrits, le taux de participation s'établit à 52,86% pour le premier tour de l'élection remportée haut la main par le sortant Alassane Ouattara, réélu avec 83,66% des suffrages. Mercredi matin après une nuit blanche de lecture exhaustive par des porte-parole des résultats département par département, le président de la commission électorale, Issouf Bakayoko, avait donné les résultats globaux, annonçant une participation de 54,63%. Ce taux est erroné mais les chiffres en valeur absolue sont justes, a déclaré le porte-parole de la CEI. C'est le taux rectifié qui figure désormais sur le site officiel de la commission électorale. Cette erreur de calcul avait échappé aux observateurs au moment de l'annonce mais a été relevée et a amené des questionnements quelques heures plus tard alors que le taux de participation représentait justement un des enjeux du scrutin. Trois candidats et une partie de l'opposition avaient appelé au boycott, qualifiant le scrutin de "mascarade électorale, tandis que le camp Ouattara, confiant dans sa victoire, avait identifié la participation comme déterminante pour la crédibilité de l'élection.

  • Rwanda: les députés ouvrent la voie à un 3e mandat de Kagame
    AFP, 30/10/2015 08h19
    Les députés rwandais ont adopté jeudi à l'unanimité un projet de réforme de la Constitution ouvrant la voie à un troisième mandat du président Paul Kagame en 2017 et lui laissant la possibilité, en théorie, de diriger le pays jusqu'en 2034. Paul Kagame, 58 ans, homme fort du pays depuis 1994, a affirmé à plusieurs reprises ces derniers mois qu'il ne briguerait un troisième mandat que s'il était plébiscité par son peuple. La réforme constitutionnelle doit à présent être adoptée par le Sénat et par référendum. Jeudi, les députés ont modifié l'article 101 de l'actuelle Constitution, qui date de 2003: désormais, "le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans. Il ne peut être réélu qu'une seule fois", a déclaré à la presse la présidente de la chambre des députés, Donatille Mukabalisa. La Constitution de 2003 prévoyait deux mandats de sept ans. Mais, a précisé Mme Mukabalisa, un article 172 apporte une nuance de taille, permettant au président Paul Kagame, comme à tout autre candidat, d'être (ré)élu en 2017 pour un mandat de sept ans, puis par la suite, de briguer les deux mandats de cinq ans prévus par la constitution révisée. La présidente de la chambre des députés, qui n'a pas rendu public le texte voté jeudi, a démenti le fait que l'article 172 ait été rédigé sur mesure pour M. Kagame. "C'est pour tout candidat à la présidence de la République, c'est pas seulement pour le président Kagame", a-t-elle déclaré.

  • Des rebelles sud-soudanais ont enlevé 12 contractuels de l'ONU
    AFP, 30/10/2015 08h17
    Douze contractuels acheminant de l'équipement à des Casques bleus ont été enlevés lundi par une centaine de rebelles lourdement armés au Soudan du Sud, a rapporté jeudi le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric, appelant à leur libération. "Les contractuels doivent être libérés immédiatement sains et saufs", a réclamé M. Dujarric. Un responsable de l'ONU a précisé que tous étaient de nationalité sud-soudanaise. Les attaques contre des Casques bleus peuvent constituer un crime de guerre, a fait valoir Stéphane Dujarric, alors que le groupe de rebelles avait aussi enlevé 18 Casques bleus originaires du Bangladesh, qui ont ensuite été libérés. L'ONU a dans un premier temps indiqué que 20 Casques bleus avaient été enlevés, avant de rectifier ce chiffre. Le rapt s'est déroulé sur le Nil, au nord de la ville de Malakal, contre une barge transportant du carburant, des armes et de l'équipement à destination des Casques bleus. Les rebelles ont pillé le carburant et détiennent les contractuels à Kaka, en aval du fleuve. C'est depuis cette ville proche de la frontière soudanaise que les 18 Casques bleus ont été évacués par hélicoptère vers Malakal jeudi, a précisé M. Dujarric. L'ONU a appelé le chef de la rébellion Riek Machar à "prendre ses responsabilités" et à "maintenir son engagement auprès des Nations unies pour qu'ils soient libérés sans encombre", selon M. Dujarric. Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, avant de replonger deux ans et demi plus tard dans la guerre en raison de dissensions politico-ethniques, alimentées par la rivalité entre M. Machar, ancien vice-président et l'actuel chef d'Etat Salva Kiir. Quelque 12.500 soldats et policiers ont été déployés par les Nations unies dans le plus jeune pays du monde, où les combats et les massacres ont provoqué une grave crise économique et humanitaire et déplacé plus de 2,2 millions de personnes.

  • Après Ebola, la France octroie 174 millions d'euros à la Guinée
    AFP, 30/10/2015 08h13
    La France va consacrer 174 millions d'euros à la Guinée, pour aider notamment au renforcement du système de santé après l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'ouest, a-t-on appris jeudi soir de source officielle. "A la demande de la Guinée, la France va consacrer 174 millions d’euros au renforcement des systèmes de santé, au soutien à l’éducation et la formation, à l'accès à l’eau et à l'électricité, et à la relance économique", a annoncé la Secrétaire d'Etat chargée du développement et à la Francophonie, Brigitte Girardin. Cette annonce a été faite au cours d'une conférence "Ebola, retour d’expérience" à Paris, qui rassemblait de nombreux protagonistes ayant pris part à la lutte contre cette épidémie sans précédent. La Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, des pays d'Afrique de l'Ouest limitrophes, ont été les plus affectés par l'épidémie apparue fin décembre 2013 dans le sud de la Guinée. Le virus a fait quelque 11.300 morts sur plus de 28.400 cas recensés, à 99% dans ces trois pays, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle est aujourd'hui circonscrite, mais deux nouveaux cas ont été enregistrés la semaine dernière en Guinée. "C’est grâce à la solidarité internationale que nous sommes venus à bout d’Ebola. Il faut le rappeler, c’est une victoire collective face à une menace mondiale", a souligné à cette occasion Mme Girardin.

  • Centrafrique: les ministres de la Défense et de la Sécurité limogés
    AFP, 30/10/2015 08h12
    Les ministres de la Défense et de la Sécurité publique centrafricains ont été limogés lors d'un remaniement gouvernemental qui fait suite aux violences qui ont ensanglanté Bangui depuis septembre, a-t-on appris de source officielle jeudi. Deux nouvelles personnalités font leur entrée dans ce nouveau gouvernement, a annoncé à la radio nationale le porte-parole de la présidence, Clément Thierry Tito. A la Défense, Joseph Bidoumi, magistrat et jusqu'alors président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), remplace Marie-Noëlle Koyara, qui a été la première femme à occuper ce poste depuis sa nomination en janvier 2015. Le portefeuille de la Sécurité publique revient à un général de gendarmerie, Chrysostome Sambia, ancien directeur général de ce corps sous l'ex-président François Bozizé (2003-2013). Son prédécesseur, Dominique Saïd Panguindji, magistrat, devient ministre de la Justice et conserve son poste de porte-parole du gouvernement. La plupart des autres ministres conservent leurs postes ou changent de portefeuilles au sein du gouvernement. Ce remaniement intervient après de vives interpellations par des membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) à l'encontre du Premier ministre Mahamat Kamoun lors d'une séance ouverte la semaine dernière, après les violences qui ont secoué la capitale en septembre. Plusieurs d'entre eux ont ainsi critiqué l'incapacité des forces de défense et de sécurité nationales-démantelées durant la crise et aujourd'hui en restructuration-à enrayer les violences et à protéger la population.

  • Hommage à Mehdi Ben Barka, 50 ans après son enlèvement à Paris
    AFP, 30/10/2015 07h58
    Plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage jeudi soir à Mehdi Ben Barka devant la brasserie Lipp à Paris, où l'opposant marocain a été enlevé il y a 50 ans et dont le corps n'a jamais été retrouvé. "Nous sommes ici pour demander la vérité et la justice sur cette affaire d'Etat", a déclaré son fils, Bachir Ben Barka. Figure de proue du mouvement anticolonialiste, Mehdi Ben Barka, opposant au roi Hassan II, a été enlevé le 29 octobre 1965 lors d'une opération menée par les services marocains avec la complicité de policiers et de truands français. L'affaire n'a jamais été totalement élucidée. Bachir Ben Barka demande "une déclassification complète" des archives du Sdece (ancêtre de la DGSE), que "des fouilles soient entreprises dans un ancien centre de détention secret au Maroc où une partie du corps pourrait se trouver" et que "des témoins soient enfin entendus". Cinq mandats d'arrêt ont été délivrés en 2007 par le juge Patrick Ramaël, chargé de l'enquête française de 2004 à 2013. Sont notamment visés le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale, Abdelhak Kadiri, ancien patron des renseignements militaires et Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando qui a participé à l'enlèvement.

  • Niger: un candidat à la présidentielle dénonce une "persécution" du pouvoir contre les opposants
    AFP, 29/10/2015 18h04
    L'ancien ministre nigérien du Plan, Amadou Boubacar Cissé, candidat à la présidentielle de 2016, a dénoncé jeudi la "persécution" visant selon lui les adversaires politiques du président Mahamadou Issoufou qui aspire à être réélu. "De manière systématique, c'est une persécution pour l'ensemble des gens qui ont l'outrecuidance de se présenter contre lui", a déclaré M. Cissé, souvent surnommé "ABC", lors d'un entretien avec l'AFP. Candidat malheureux en 2011, M. Cissé, 67 ans, avait soutenu l'actuel président au second tour de la présidentielle. Mais début septembre le chef de l'Etat l'a limogé de son poste de ministre d'Etat du Plan, qu'il occupait depuis plus de quatre ans. "C'est une purge massive qui a été faite pour la simple raison que (j'ai) décidé de me présenter à l'élection présidentielle", a affirmé M. Cissé, relevant que le ministre de la Culture et un gouverneur-tous deux membres de son parti, l'Union pour la démocratie et la République (UDR)-avaient été limogés par la même occasion. Bazoum Mohamed, le président du parti au pouvoir, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), avait de son côté accusé la semaine dernière l'ancien ministre d'avoir "posé" des "actes de nature grave" (dont il n'a pas précisé la nature) pour justifier son éviction. Réfutant ces "allégations", M. Cissé affirme que le PNDS "s'est spécialisé depuis toujours dans la désinformation et l'attaque de tous ses adversaires comme des ennemis à abattre".

  • Tanzanie: annulation du scrutin à Zanzibar, confusion autour de l'élection nationale
    AFP, 29/10/2015 09h50
    L'incertitude régnait mercredi sur l'issue des élections générales en Tanzanie, dont les résultats étaient initialement attendus jeudi, après l'annonce de l'annulation du scrutin à Zanzibar, qui a fait monter la tension sur cet archipel semi-autonome de l'océan Indien. Les élections présidentielle, législatives et locales à Zanzibar ont été "invalidées" mercredi et un nouveau scrutin devra avoir lieu, a annoncé Jecha Salim Jecha, le président de la Commission électorale locale (ZEC). "Je suis convaincu que le processus (électoral) n'a pas été équitable et qu'il y a eu des infractions à la loi", a justifié M. Jecha, qui a évoqué des fraudes, dont des cas d'électeurs ayant voté plusieurs fois.Quelques 500.000 Zanzibarites étaient inscrits sur les listes électorales et devaient voter dimanche dernier pour désigner leur propre président et leurs députés, mais aussi le nouveau président tanzanien. L'annulation des élections sur l'archipel pourrait avoir des répercussions à l'échelle de l'union. La Tanzanie est née en 1964 de la fusion entre le Tanganyika continental et Zanzibar. Après l'annonce de l'annulation du scrutin à Zanzibar, l'opposition a demandé que la Commission électorale nationale (NEC) arrête de publier tout résultat pour les élections nationales. Elle a accusé la NEC d'avoir orchestré des fraudes, avec le "soutien" du parti au pouvoir.

  • Soudan du Sud: l’UA dénonce "l’extrême cruauté" des troupes des deux camps
    AFP, 29/10/2015 09h49
    Cannibalisme forcé, viols et "autres actes inhumains": les belligérants de la guerre civile au Soudan du Sud devront rendre des comptes, devant une cour de justice indépendante africaine, d'actes d'une "extrême cruauté" contre les populations civiles, a estimé mercredi l'Union africaine (UA). Une commission d'enquête de l'UA, conduite en 2014 par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, a documenté dans un rapport de nombreuses exactions de combattants allant jusqu’à forcer les membres d'une communauté "à boire le sang et à manger de la chair humaine brûlée" des victimes de leur ethnie qui venaient d’être tuées. "La plupart des atrocités ont été commises contre des populations civiles qui ne participent pas directement aux hostilités. Les lieux de prières et les hôpitaux ont été attaqués, l'aide humanitaire entravée, les villes pillées et détruites", peut-on lire dans le rapport de 342 pages publié mercredi. Indépendant du Soudan depuis juillet 2011 après des décennies de conflit contre Khartoum, le Soudan du Sud a replongé en décembre 2013 dans la guerre civile, à la suite d'une rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, sur fond de conflit ethnique. Ponctué de massacres et d'atrocités régulièrement dénoncés par les organisations de défense des droits de l'Homme, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de Sud-Soudanais de leurs foyers.

  • Présidentielle ivoirienne: Pascal Affi N'Guessan "prend acte" de la victoire de Ouattara
    AFP, 29/10/2015 09h47
    Pascal Affi N'Guessan, le président du parti de l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo arrivé deuxième à la présidentielle de dimanche en Côte d'Ivoire, a adressé mercredi ses "félicitations" au président sortant Alassane Ouattara, réélu dès le premier tour du scrutin. Les chiffres de la Commission électorale indépendante (CEI) "indiquent que le candidat Alassane Ouattara a remporté l'élection présidentielle. Je prends acte de ce résultat et je lui adresse mes félicitations", a déclaré à la presse Pascal Affi N'Guessan, qui a obtenu 9,29% des suffrages, loin derrière Alassane Ouattara, réélu avec près de 84% des voix. "Ce scrutin révèle que la Côte d'Ivoire est toujours en crise, la Côte d'Ivoire est toujours divisée. Ce scrutin confirme que le pays a besoin de réconciliation et de démocratie", a-t-il toutefois estimé. Il a ainsi dénoncé "des taux d'abstention élevés supérieurs à 50% dans des zones ayant vécu durement les affres de la crise postélectorale de 2010-2011 et où les populations se sont repliées sur elles-mêmes". "Appréhendant l'échéance électorale comme une grave menace à leur sécurité ces populations se sont abstenues d'aller voter", a-t-il conclu.

  • Attaque de l'UPC: la Minusca demande l’ouverture d’une enquête
    RJDH, 28/10/2015 09h52
    La MINUSCA a condamé l’attaque lundi contre un véhicule des membres de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une branche des ex-Séléka dirigée par le général Ali Daras, basé à Bambari. La mission de maintien de la paix des Nations Unies encourage le gouvernement à ouvrir une enquête. « La MINUSCA condamne énergiquement l’attaque survenue lundi à Bangui contre une délégation de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique, ex-Seleka) en provenance de Bambari (centre) pour participer aux consultations avec les Forces Vives dans la capitale centrafricaine », c’est en ces termes que Minusca introduit sa déclaration. Selon la Minusca, la délégation a été apparemment attaquée par des éléments inconnus au marché combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Un des délégués a été sérieusement blessé et, pour des raisons humanitaires, a été transporté à l’hôpital de la MINUSCA niveau II à Bangui où il reçoit des soins. Le sort d’au moins trois autres délégués est actuellement en cours d’investigation.

  • Présidentielle en Tanzanie: avantage au candidat du parti au pouvoir
    AFP, 28/10/2015 09h38
    Le candidat du parti au pouvoir à l'élection présidentielle en Tanzanie devançait mardi ses adversaires après un premier décompte des voix dans environ 10% des circonscriptions, les résultats définitifs étant attendus jeudi.John Magufuli, du parti Chama Cha Mapinduzi (CCM) au pouvoir, est en tête dans les 27 premières circonscriptions - sur 260 - dans lesquelles le décompte a été effectué, selon la Commission électorale nationale (NEC). Avec 455.454 voix, il devance son principal adversaire Edward Lowassa (308.240), un vétéran du CCM désormais à la tête de la coalition d'opposition Ukawa. John Magufuli, actuel ministre des Travaux publics, et Edward Lowassa, Premier ministre de 2005 à 2008 avant de devoir démissionner pour son implication dans un scandale de corruption, sont les deux favoris de l'élection présidentielle. Ils briguent la succession de l'actuel chef de l'Etat Jakaya Kikwete qui, conformément à la Constitution, ne se représentait pas à l'issue de son second mandat.

  • Référendum au Congo: l'opposition rejette les résutats, appelle à désobéir
    AFP, 28/10/2015 09h34
    L'opposition au président congolais Denis Sassou Nguesso a rejeté mardi les résultats officiels du référendum de dimanche sur un projet de constitution permettant au chef de l’État de se représenter en 2016 et a appelé à "la désobéissance civile" pour faire obstacle à ce texte. Le gouvernement de Brazzaville a annoncé mardi matin que près de trois congolais sur quatre avaient voté, que le oui avait obtenu 92,26% et que le projet de nouvelle constitution entrerait "en vigueur dès sa promulgation par le président". Les dirigeants d'opposition, qui avaient appelé à boycotter le scrutin, ont rejeté irrévocablement ces chiffres.

  • Côte d'Ivoire: Ouattara élu dès le 1er tour sur un score écrasant
    AFP, 28/10/2015 09h04
    Le président de la Côte d'Ivoire Alassane Ouattara, 73 ans, a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle du 25 octobre pour un mandat de 5 ans, selon les résultats officiels dévoilés mercredi par la Commission électorale indépendante (CEI).C'était un secret de polichinelle tant la victoire de ADO (Alassane Dramane Ouattara) était attendue depuis dimanche mais il aura fallu patienter pendant deux jours puis la lecture, pendant des heures, des interminables résultats des communes d'Abidjan et de tous les départements de la Côte d'Ivoire pour qu'enfin le président de la CEI Issouf Bakayoko annonce le résultat sans appel de 83,66% en faveur du président sortant.M. Ouattara, qui s'appuyait sur un bon bilan économique, devance Pascal Affi N'Guessan, le représentant du Front Populaire Ivoirien (FPI) fondé par l'ex-président Laurent Gbagbo, qui obtient 9,29% des suffrages. Une partie du FPI avait appelé au boycott au nom de la fidélité à Gbagbo, grand absent du scrutin qui attend son jugement pour crimes contre l'Humanité par la Cour pénale internationale dans une cellule aux Pays-Bas.

  • Côte D'Ivoire : Le président Ouattara réélu au premier tour avec 83% des voix
    APA, 28/10/2015 07h36
    Le président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, a été réélu dès le 1er tour de l'élection présidentielle du 25 octobre pour un nouveau mandat de 5 ans, a annoncé mercredi la Commission électorale indépendante (CEI). Le président sortant a récolté 83,66% des voix.


    Alassane Ouattara a obtenu plus de 2,1 millions de voix lors du scrutin organisé dimanche a précisé Youssouf Bakayoko, président de la CEI. Il a précisé que la participation avait été de 54,63%, alors qu'une partie de l'opposition avait appelé au boycott. Ces résultats doivent être transmis au Conseil Constitutionnel.


    Donné grandissime favori, M. Ouattara, qui s'appuyait sur un bon bilan économique, devance Pascal Affi N'Guessan, le représentant du Front Populaire Ivoirien (FPI) fondé par l'ex-président Laurent Gbagbo, qui obtient 9,29% des suffrages.


    Une partie du FPI avait appelé au boycott au nom de la fidélité à M. Gbagbo, grand absent du scrutin qui attend son jugement pour crimes contre l'Humanité par la Cour pénale internationale dans une cellule aux Pays-Bas.


    Le taux de participation (54,63%, 3'330'000 votants sur une liste électorale de 6'301'000) était un des principaux enjeux de cette élection alors que trois candidats et une partie de l'opposition avaient appelé au boycott, qualifiant le scrutin de "mascarade électorale".


    De son côté, le camp Ouattara, confiant dans sa victoire pour un nouveau mandat de cinq ans, avait identifié la participation comme déterminante pour la crédibilité de l'élection.


    Un calme fondamental
    Une présidentielle apaisée et crédible dans ce pays, premier producteur mondial de cacao et poids lourd économique d'Afrique de l'Ouest, était jugée fondamentale pour tourner définitivement la page des violences meurtrières qui avaient suivi la victoire en 2010 de Ouattara sur son prédécesseur Gbagbo.


    En 2010, son refus de reconnaître la victoire de M. Ouattara avait plongé le pays dans cinq mois de conflit. Une période qui s'était soldée par la mort de 3000 personnes, épilogue sanglant d'une décennie de crise politico-militaire.


    Environ 6,3 millions d'Ivoiriens sur les 23 millions d'habitants étaient appelés à voter. Quelque 34'000 soldats, dont 6000 Casques bleus, ont été déployés pour assurer la sécurité du scrutin.


  • Nigeria: l'ex-conseiller à la sécurité nationale accusé de blanchiment d'argent
    AFP, 27/10/2015 08h52
    L'ex-conseiller à la sécurité nationale du Nigeria sous la présidence de Goodluck Jonathan, Sambo Dasuki, a été accusé lundi de blanchiment d'argent par la justice, alors qu'il est déjà poursuivi pour possession illégale d'armes à feu. Devant le tribunal en septembre, M. Dasuki, 60 ans, avait plaidé non coupable de ce premier chef d'accusation et avait été placé en liberté sous caution. Les services de sécurité assurent avoir découvert de nombreuses armes lors de perquisitions simultanées effectuées fin juillet dans trois des propriétés de M. Dasuki. A la reprise de l'audience lundi 26 octobre 2015, les procureurs ont ajouté un nouveau chef d'accusation pour blanchiment d'argent. Les enquêteurs affirment avoir découvert quelque 210.000 dollars (191.000 euros) et 42,6 millions de naira (194.000 euros) au cours de leurs perquisitions dans ses propriétés. L'audience a été ajournée jusqu'à mercredi.



  • Niger: l'ancien ministre Amadou Boubacar Cissé candidat à la présidentielle
    AFP, 27/10/2015 08h49
    L'ancien ministre du Plan Amadou Boubacar Cissé, souvent surnommé "ABC", qui a quitté le gouvernement en septembre, a été désigné candidat à l'élection présidentielle de 2016 par son parti, l'Union pour la démocratie et la République (UDR), ont affirmé lundi ses proches. "Nous avons investi la semaine passée, Amadou Boubacar Cissé, le président de notre parti candidat à l'élection présidentielle de 2016", a déclaré Mme Rabi Arzika, une proche de Cissé, soulignant qu'une cérémonie devait officialiser sa candidature début novembre. Candidat malheureux en 2011, M. Cissé, 67 ans, avait soutenu l'actuel président, Mahamadou Issoufou au second tour de la présidentielle. Début septembre, le chef de l'Etat l'a limogé de son poste de ministre d'Etat du Plan qu'il occupait depuis plus de quatre ans. L'ex-ministre a "posé" des "actes de nature grave" alors "le président Issoufou a pris sa décision de se séparer de M. Cissé", avait expliqué la semaine dernière, Bazoum Mohamed, le président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS au pouvoir).



  • Algérie: une panne géante d'internet replonge les Algériens dans "la préhistoire"
    AFP, 27/10/2015 08h46
    Les Algériens sont restés en partie coupés du monde lundi, cinq jours après une panne géante d'internet dont l'impact est toutefois limité par la faible numérisation de l'économie nationale. "J'ai l'impression d'être revenue à la préhistoire", ironise Hassiba, un médecin qui fait ses recherches sur internet. "Je me sens comme un foetus à qui l'on a coupé le cordon ombilical", se désespère Mohamed, un banquier. L'Algérie a perdu 80% de sa capacité de connexion à la toile à cause d'une coupure sur un câble sous-marin au large d'Annaba (600 km à l'est d'Alger) survenue jeudi, a indiqué dimanche le PDG d'Algérie Télécoms, Azouaou Mehmel. Dans tout le pays, des cybercafés, dont le nombre a explosé ces dernières années et où les jeunes veillent jusqu'au milieu de la nuit pour chatter ou se livrer à des jeux en ligne, ont dû fermer les portes. Sur les réseaux sociaux accessibles par intermittence, les internautes expriment frustration et colère, notamment contre la jeune ministre des Télécommunications Houda-Imane Feraoun, 35 ans, "dépassée" selon eux. Ils critiquent le gouvernement qui n'a pas pu doter le pays d'une infrastructure "fiable" malgré une aisance financière liée aux revenus pétroliers et gaziers.



  • Tanzanie: le décompte des voix continue, l'opposition dénonce de possibles fraudes
    AFP, 26/10/2015 09h52
    Le décompte des votes se poursuivait lundi en Tanzanie après les élections générales de dimanche, le principal parti d'opposition ayant commencé à dénoncer de possibles fraudes électorales.Les Tanzaniens ont voté dimanche pour l'élection d'un nouveau président, des députés et des conseillers locaux. Ces élections s'annonçaient très indécises et pourraient mettre fin au règne du parti au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1961. Des résultats préliminaires étaient attendus dans la journée de lundi et les résultats définitifs mercredi ou jeudi. Mais l'opposition n'a pas tardé à évoquer des irrégularités. "Il y a des allégations de fraude électorale", a déclaré dimanche soir Tumaini Makena, le porte-parole du Chadema (Parti pour la démocratie et le développement), le principal parti d'opposition. Si les élections se sont déroulées dans le calme, un autre responsable du Chadema, Mwesiga Baregu, s'est dit préoccupé après avoir reçu des informations concernant des "bourrages d'urnes".

  • Les Ivoiriens ont voté pour une présidentielle cruciale, Ouattara favori pour un second mandat
    AFP, 26/10/2015 09h44
    Les Ivoiriens ont voté dans le calme dimanche pour une élection présidentielle cruciale que le président sortant Alassane Ouattara espère gagner dès le premier tour face à une opposition divisée. Une présidentielle apaisée et crédible dans ce pays, premier producteur mondial de cacao et poids lourd économique d'Afrique de l'Ouest, est jugée fondamentale pour tourner définitivement la page des violences meurtrières qui avaient suivi la victoire en 2010 de M. Ouattara sur son prédécesseur Laurent Gbagbo. La peur des violences est toujours vivace parmi les 23 millions d'habitants. "Je veux que la paix s'installe définitivement et du travail pour mes enfants", a affirmé Bintou Coulibaly, une commerçante qui a voté à Adjamé, quartier populaire d'Abidjan. Un peu plus de 6 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales. Des retards de une ou deux heures pour l'ouverture des bureaux de vote ont été fréquents, et même jusqu'à cinq heures pour un bureau à Bouaké (centre), où un électeur, Karim Konaté, a parlé de "sabotage".

  • Libye: les cadavres de 43 migrants découverts sur une plage
    AFP, 26/10/2015 07h52
    Les cadavres de 43 migrants ont été découverts depuis samedi sur des plages libyennes à l'est de la capitale Tripoli et d'autres pourraient encore échouer après le naufrage de leur embarcation, a indiqué dimanche le Croissant-Rouge libyen. "Des habitants de la région nous ont prévenu de la présence de cadavres sur les plages autour du port de Zliten (160 km à l'est de la capitale Tripoli). Nous y avons découvert d'abord 25 corps puis quatre autres", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Croissant-Rouge Mohamad Al-Misrati. Il n'a pas donné de précisions sur les pays d'origine des personnes décédées mais l'agence de presse officielle des autorités libyennes de Tripoli a indiqué que ces migrants viendraient de différents pays d'Afrique. A 40 km à l'ouest, les corps de 14 autres migrants ont été découverts près de la ville portuaire de Khoms (120 km à l'est de Tripoli), selon le Croissant-Rouge libyen. "Des informations nous sont parvenues en matinée sur la présence de cadavres sur la plage de Siline" près de Khoms, a indiqué Fawzi Abdel-Aal, porte-parole du Croissant-Rouge libyen à Khoms, selon qui il s'agirait de migrants originaires de pays africains. Selon les sources du Croissant-Rouge, les victimes se trouvaient à bord d'une embarcation qui a fait naufrage près de Zliten. La Libye et ses 1.770 km de côtes sont devenus une plaque tournante de l'immigration vers l'Europe en l'absence de contrôle des frontières et du peu de moyens de ses gardes-côtes en raison du chaos qui règne dans ce pays miné par les violences.

  • Côte d'Ivoire: à Mama, le village de Laurent Gbagbo, on boude la présidentielle
    AFP, 26/10/2015 07h39
    Le bureau est resté vide ou presque pendant toute la journée et l'urne en plastique translucide ne laisse entrevoir que quelques bulletins de vote. A Mama, le village natal de Laurent Gbagbo, ses partisans ont boudé l'élection présidentielle de dimanche. Sur les deux bureaux du village, seules 24 personnes sur les 468 inscrits ont voté, soit un taux de participation de... 5,1%. L'ancien président attend son jugement pour crimes contre l'humanité dans une cellule de la Cour pénale internationale à la Haye aux Pays-Bas. Ici, plus qu'ailleurs, son ombre plane sur le scrutin dont son adversaire de 2010, Alassane Ouattara est le grand favori. En 2010, son refus de reconnaître la victoire de M. Ouattara avait plongé le pays dans cinq mois de conflit qui s'étaient soldés par la mort de 3.000 personnes, épilogue sanglant d'une décennie de crise politico-militaire. "Je ne sais pas qu'on vote aujourd'hui", lâche d'une voix rageuse Fabrice Gokou, un habitant de ce village situé dans la région de Gagnoa, à 270 km au nord-ouest d'Abidjan. Dans la petite sous-préfecture verdoyante, aux imposants bâtiments administratifs, la plupart des "gens sont partis aux champs", explique Fabrice. La plupart des habitants qui sont restés sur place vaquaient à leurs occupations, feignant ignorer la présence des agents électoraux installés dans l'école primaire.

  • Cote D'Ivoire : L'ex-Premier Ministre Charles Konan Banny se retire de la présidentielle
    AFP, 23/10/2015 20h08
    L'ancien Premier ministre Charles Konan Banny, membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC), une coalition de l'opposition, a annoncé vendredi son retrait de la présidentielle de dimanche, dénonçant un processus inique.

    Après avoir mené jusqu'au bout le combat pour amener nos responsables à épargner à la Côte d'Ivoire de nouvelles souffrances et de nouvelles frustrations, j'ai décidé de ne plus participer à compter de cet instant au processus inique imposé aux Ivoiriens, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à son siège de campagne.

    Nous observons un recul de la Côte d'Ivoire, plus particulièrement en matière de démocratie (...) Les élections présidentielles qui sont censées se tenir dans quelques jours dans notre pays sont déjà entachées indubitablement d'irrégularités, a-t-il ajouté.

    M. Konan Banny, qui n'a cessé de critiquer les conditions d'organisation du scrutin, est le troisième candidat à se retirer de la course à la présidence après l'ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy et l'ex-président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly.

    M. Essy avait affirmé ne pas vouloir se rendre complice d'une mascarade électorale alors que M. Koulibaly dénonce des élections truquées.

    Le pouvoir et certains observateurs ont ironisé sur ce boycott l'attribuant à la peur des opposants de prendre une veste.

    Le président sortant Alassane Ouattara, qui se targue d'un bon bilan économique, est le grand favori du scrutin qu'il espère gagner au premier tour.

    Cette décision (de se retirer), j'en suis conscient, elle est grave. Elle est dramatique pour moi-même, pour ma famille, pour mes amis, a affirmé M. Konan Banny, assurant rester disponible pour le peuple de Côte d'Ivoire et pour les militants du PDCI-RDA.

    Ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), M. Konan Banny, membre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) fondé par Felix Houphouët-Boigny, s'était présenté contre l'avis de la direction du PDCI qui fait partie de la coalition soutenant M. Ouattara.

    Imposé comme Premier ministre à Laurent Gbagbo par la communauté internationale, il était resté aux commandes du gouvernement pendant un peu plus d'un an (2005-2007).

    Avec ce troisième retrait, on ne compte désormais plus que sept candidats à la présidentielle.

    Selon de nombreux observateurs, le taux de participation devrait être faible.

    Le principal adversaire du président Ouattara devrait être un autre ancien Premier ministre, Pascal Affi N'Guessan, investi par le Front populaire ivoirien (FPI) fondé par l'ex-président Laurent Gbagbo. Une partie du parti prône le boycott au nom de la fidélité à M. Gbagbo.

    Une élection apaisée et crédible est jugée fondamentale pour tourner définitivement la page des violences meurtrières qui ont suivi la victoire en 2010 d'Alassane Ouattara sur son Laurent Gbagbo dans ce pays, premier producteur mondial de cacao et poids-lourd économique de la sous-région.


  • Mauritanie: la société nationale de fer vend deux filiales après une baisse de 50% des prix
    AFP, 23/10/2015 18h00
    La Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (Snim), qui exploite le fer dans le pays, a vendu ses parts dans deux de ses filiales, à l'Etat et à des privés mauritaniens, après une baisse de 50% du prix du minerai, a indiqué jeudi une source au sein de l'entreprise. La Snim a cédé à l'Etat mauritanien 42% des parts qu'elle détenait dans le capital de sa filiale spécialisée dans les assurances, Damane Assurances et Réassurances, basée à Nouakchott, a affirmé cette source sous couvert d'anonymat. Le prix de la cession, qui a eu lieu cette semaine, n'a pas été indiqué. La Snim contrôlait 69,5% du capital de Damane, créée en 2010. Le reste appartient à des privés. La Snim a également décidé mardi de céder totalement à des privés mauritaniens sa filiale spécialisée dans la production de pierres ornementales, la société Granites et marbres de Mauritanie (GMM), basée à Nouadhibou (extrême nord-ouest), selon la même source au sein de l'entreprise. Le conseil d'administration de GMM "est toujours en négociation avec ses partenaires au sujet de prix de cession", a-t-elle ajouté. GMM, créée en 1998, est spécialisée dans l'exploration et l'exploitation des pierres ornementales.

  • Droits de l'Homme: l'UE convie le Burundi à des consultations, suspension de l'aide à la clé
    AFP, 23/10/2015 09h37
    L'UE va écrire au président Pierre Nkurunziza afin de lancer des consultations à Bruxelles sur les atteintes à la démocratie au Burundi, secoué par une grave crise depuis le printemps, une procédure susceptible de conduire à la suspension de l'aide européenne, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Les 28 pays de l'Union européenne vont décider lundi d'envoyer un courrier au président burundais à l'occasion d'une réunion des ministres du Développement le même jour à Bruxelles, selon ces sources. Dans cette lettre, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, demande des consultations avec les autorités burundaises en vue "d'examiner la situation de façon approfondie et, au besoin, de prendre des mesures pour y remédier". Mme Mogherini propose de les organiser à Bruxelles "à une date à convenir d'un commun accord". "Le président a un mois pour y répondre et à l'issue, on engage des consultations pendant 120 jours pour traiter des sujets de préoccupation", a expliqué un diplomate. "Au cas où ça se passe mal, la sanction sera la suspension de la coopération", a-t-il ajouté, précisant toutefois que seule l'aide aux projets du gouvernement, et non celle apportée directement à la société civile, serait alors concernée. "Les consultations permettront au Burundi de présenter le programme du gouvernement, notamment en ce qui concerne les principes démocratiques, les droits de l'Homme et la gouvernance", précise le courrier de Mme Mogherini.

  • Côte d'Ivoire: le président Ouattara annonce une "nouvelle Constitution dès l'année prochaine"
    AFP, 23/10/2015 09h33
    Le président ivoirien Alassane Ouattara, grand favori de l'élection présidentielle de dimanche, a annoncé jeudi "une nouvelle Constitution dès l'année prochaine" lors d'un entretien avec trois médias français dont l'AFP. "Nous aurons une nouvelle Constitution dès l'année prochaine, que je soumettrai au verdict de mes concitoyens", a affirmé le président. "Nous ferons un référendum et ceci permettra d'enlever tous les germes confligènes de l'actuelle Constitution", a-t-il souligné. "Ce sera une Constitution de la 3e République qui devra revoir le rôle des institutions, la manière dont nous voyons la Côte d'Ivoire pas sur les 5 ou 10 années à venir mais sur le demi-siècle à venir", a-t-il poursuivi. "Ce qui est important, c'est de regarder l'avenir et l'avenir fera en sorte que nous n'ayons plus de germes confligènes dans notre Constitution et que nul ne doit être exclu en raison de ses origines, de sa religion, de son ethnie ou de la couleur de sa peau", a-t-il ajouté, faisant allusion à la question de l'"ivoirité", qui a souvent fait débat dans le pays. Voté en 2000, l'article 35 de la Loi fondamentale stipule qu'un candidat à la présidentielle "doit être Ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens d'origine". Cet article 35 a souvent été considéré comme un article anti-Ouattara. Ses détracteurs ont toujours affirmé qu'il était inéligible, l'accusant d'être d'origine burkinabè.

  • Tunisie: le ministre de la Justice limogé après des propos peu "sérieux"
    AFP, 23/10/2015 08h49
    Le ministre tunisien de la Justice a été limogé après des déclarations manquant de "sérieux", dont celles en faveur d'une dépénalisation de l'homosexualité, a affirmé jeudi le porte-parole du gouvernement. Mohamed Salah Ben Aissa a été démis de ses fonctions mardi sans explication de la part des autorités. L'ancien ministre a fait état de profondes "divergences" avec le Premier ministre, expliquant son limogeage par son opposition à la dernière version d'un projet de loi controversé instaurant un Conseil suprême de la magistrature (CSM). "Disons qu’il y a des choses qui sont arrivées" avant l'épisode du projet de loi, a finalement indiqué jeudi le porte-parole du gouvernement, Dhafer Néji, sur la radio privée Shems FM. M. Ben Aissa "a donné plusieurs déclarations qui manquaient de sérieux", et sa position concernant le projet de loi a été "la goutte d’eau qui a fait déborder le vase", a-t-il ajouté, relevant qu'il existait "une ligne rouge concernant le comportement (...) au sein du gouvernement". Fin septembre, à la suite de la condamnation d'un jeune Tunisien à un an de prison pour pratiques homosexuelles, l'ex-ministre s'était dit favorable à l'abrogation de l'article 230 du Code pénal, qui punit sodomie et lesbianisme de trois ans de prison. M. Ben Aissa a par ailleurs tenu des propos peu amènes envers l'ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, ayant eu "le sentiment" que ce diplomate faisait "pression" pour que la Tunisie accélère l'adoption d'une loi contre le trafic d'êtres humains. Ces déclarations ont "en partie" joué dans la décision de le limoger, a reconnu M. Néji. Les propos du ministre de la Justice en faveur d'une dépénalisation de l'homosexualité ont été désavoués par le président Béji Caïd Essebsi lors d'un entretien sur la chaîne privée égyptienne CBC. Cette abrogation "n'aura pas lieu, je refuse cela", avait-il assené.

  • Côte d'Ivoire: un quotidien pro-Gbagbo suspendu pour un "appel au boycott" de la présidentielle
    AFP, 22/10/2015 19h02
    L'organe de régulation de la presse ivoirienne a suspendu, pour trois parutions, le journal "Le Temps", un quotidien pro-Gbagbo accusé d'avoir publié un appel au "boycott" de la présidentielle de dimanche, a annoncé jeudi son directeur de publication. Le Conseil national de la presse (CNP) "décide (...) de la suspension du quotidien 'Le Temps' pour une période de trois jours", souligne un communiqué. Le CNP reproche au journal d'avoir publié mercredi en quatrième de couverture une affiche de l'ancien président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly, sur laquelle on pouvait lire notamment: "L'heure est arrivée, Osons dire non aux élections truquées", et une liste de griefs, parmi lesquels: "Commission électorale inféodée" ou "Médias de service public caporalisés". M. Koulibaly, un ténor de l'opposition au président sortant Alassane Ouattara, s'est retiré de la course à la présidentielle, quelques jours avant le démarrage de la campagne électorale qui s'achève vendredi prochain. Le président Ouattara est le grand favori du scrutin de dimanche. Le principal adversaire du président sortant devrait être Pascal Affi N'Guessan qui a été investi par le Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l'ex-président Laurent Gbagbo. Une élection apaisée et crédible est jugée fondamentale pour stabiliser le pays et tourner définitivement la page des violences meurtrières qui ont suivi la victoire en 2010 d'Alassane Ouattara sur son prédécesseur M. Gbagbo. Ce dernier attend son jugement par la Cour pénale internationale (CPI).

  • Burkina: mandat d'arrêt international contre l'épouse du chef putschiste Gilbert Diendéré
    AFP, 22/10/2015 10h37
    La justice militaire a lancé un mandat d'arrêt international contre Fatou Diendéré née Diallo, l'épouse du général Gilbert Diendéré, le chef du putsch manqué du 17 septembre au Burkina Faso, a-t-on appris mardi de source judiciaire à Ouagadougou. "Il y a un seul mandat international qui a été lancé pour l'instant dans le cadre du putsch. C'est contre Mme Fatou Diendéré", a déclaré le directeur de la justice militaire, le Colonel Sita Sangaré. Ancienne maire de la commune de Baskuy, un arrondissement de la capitale, Mme Diendéré a ensuite été élue à l'Assemblée nationale en 2002, et réélue jusqu'en 2012 dans sa circonscription dans la province du Passoré (nord) pour le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Ce parti est celui de l'ancien président Blaise Compaoré, chassé par la rue lors de l'insurrection d'octobre 2014 après 27 ans au pouvoir. Réputée être une femme très influente et de caractère au sein de l'ex-majorité parlementaire, elle était une des figures du CDP. Sa candidature aux législatives avait été rejetée par le Conseil constitutionnel au même titre que celles d'une cinquantaine de ses camarades du parti parce qu'elle avait soutenu la réforme de la Constitution qui devait permettre à Compaoré de briguer un nouveau mandat.

  • Hollande en Grèce pour une visite de deux jours après la crise de l'été
    AFP, 22/10/2015 10h30
    Le président français François Hollande effectue jeudi et vendredi une visite officielle en Grèce en forme de message de confiance, trois mois après avoir été l'un des plus fermes soutiens du pays pour lui éviter de sortir de la zone euro. François Hollande vient accompagné d'au moins quatre ministres, dont Michel Sapin (Finances), mais aussi de nombreux chefs d'entreprises. Le sommet européen des 11 et 12 juillet à Bruxelles avait marqué un pic dans la tension entre Athènes et ses créanciers, grandissante depuis l'arrivée au pouvoir fin janvier du gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras. La semaine précédente, les Grecs avaient dit non à 62% par référendum aux dernières propositions des créanciers. Un non dramatisé par beaucoup en Europe, qui ont été tentés d'y voir un non à l'euro, monnaie à laquelle sont pourtant très attachés les Grecs. Finalement, après une nuit blanche, la Grèce avait accepté le 13 juillet un troisième plan de sauvetage financier, d'un montant de 86 milliards d'euros, conservant ainsi sa place dans la monnaie unique.


  • Tunisie: manifestation contre le limogeage contesté d'un imam de Sfax
    AFP, 22/10/2015 08h57
    Environ 250 personnes ont manifesté mercredi à Tunis devant le ministère des Affaires religieuses contre le limogeage d'un imam proche du parti islamiste Ennahda, une décision qui a suscité la colère de centaines de fidèles à Sfax, la deuxième ville du pays. A l'appel de l'Organisation tunisienne du travail (OTT), organisation pro-islamiste créée après la révolution de 2011, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au ministre des Affaires religieuses Othman Batikh. "Les mosquées sont libres, Batikh dehors", "le peuple est musulman et ne cède pas", ont-ils crié, brandissant des affiches où on pouvait lire "nous avons le droit de choisir nos imams" et "non à (la décision de) faire taire les imams". "Nous voulons la paix sociale et le ministre la met en danger (...). S'il y a un retour à la répression, il y aura un soulèvement", a dit à la presse Ridha Jaouadi, l'imam de la mosquée Sidi Lakhmi de Sfax, limogé mi-septembre. Cet imam est accusé par le ministère des Affaires religieuses d'"extrémisme" et d'avoir mené, sous couvert religieux, des activités syndicales dans la mosquée Sidi Lakhmi, la plus importante de Sfax, qui draine des centaines de fidèles notamment lors du prêche du vendredi. Furieux de ce limogeage, ces fidèles ont empêché vendredi dernier le nouvel imam d'effectuer son prêche, réclamant le retour de M. Jaouadi, selon des vidéos diffusées par des médias locaux. Dans le sillage de l’attentat de Sousse, fin juin, qui a coûté la vie à 38 touristes, les autorités ont décidé de fermer 80 mosquées n'étant "pas sous contrôle de l'Etat", soupçonnées d'"inciter au terrorisme".

  • Afrique du Sud: affrontements entre la police et des étudiants devant le Parlement
    AFP, 22/10/2015 08h56
    La police anti-émeute sud-africaine a lancé mercredi des grenades assourdissantes pour repousser plusieurs centaines d'étudiants qui tentaient de pénétrer dans le Parlement au Cap. Quelques minutes auparavant, un groupe d'étudiants était parvenu à s'introduire dans l'enceinte du Parlement pourtant protégée par un important cordon policier, tandis que d'autres lançaient des bouteilles sur les forces de l'ordre. Depuis plusieurs jours, des milliers d'étudiants sud-africains protestent contre l'augmentation des frais de scolarité pour la rentrée prochaine, perturbant le fonctionnement des principales universités du pays. La séance parlementaire qui se déroulait en présence du président Jacob Zuma a également été brièvement interrompue par l'expulsion manu militari des députés du parti radical de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) du leader populiste Julius Malema, qui réclamaient que la question des frais de scolarité soit mise à l'ordre du jour. "Les frais de scolarité doivent baisser", ont scandé les députés expulsés, reprenant le slogan des manifestants. Les cours dans les universités du Witwatersrand à Johannesburg, du Cap et de Pretoria étaient suspendus mercredi en raison de ces manifestations, alors que le mouvement estudiantin s'étendait à l'ensemble du pays. Mercredi matin, la police a aussi recouru à la force contre les manifestants à Port Elizabeth, dans le sud-est de l'Afrique du Sud.

  • Mali: le président nie avoir eu des "relations d'affaires" avec Michel Tomi
    AFP, 21/10/2015 19h04
    Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé mercredi ne jamais avoir eu de "relation d'affaires" avec l'homme d'affaires français Michel Tomi, mis en examen dans un dossier de fraude fiscale présumée concernant aussi ses liens avec le président malien. "Je reste droit dans mes bottes (...). Au-delà de la relation d'amitié (...), il n'y a jamais eu de relation d'affaires", a déclaré le président malien, lors d'une conférence de presse à Paris en marge de sa visite d'Etat de deux jours en France, où il a été reçu en grande pompe par le président François Hollande. "Je suis à l'aise et je ne courbe pas l'échine", a-t-il ajouté, se comparant à "la blanche colombe": "Je continue mon vol. On a même essayé de saboter cette visite à Paris, peine perdue", a-t-il souligné. "Certaines choses doivent mourir de leur propre venin", a-t-il conclu. Michel Tomi, figure de l'industrie du jeu en Afrique, a été mis en examen en juin 2014 pour corruption d'agent public étranger, faux et usage de faux, abus de confiance, recel d'abus de bien social, complicité d'obtention indue d'un document administratif et travail dissimulé. Les policiers cherchent à savoir dans quelle mesure l'homme d'affaires a participé à l'achat du Boeing présidentiel malien, une transaction estimée à 20 milliards de francs CFA (environ 30,5 millions d'euros). Cette acquisition a été épinglée par le Bureau vérificateur général (BVG), autorité malienne indépendante, qui a dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d'influence et de favoritisme. Cette enquête avait débuté après un signalement de la cellule française de renseignement financier Tracfin en 2012.

  • Burkina: le parti de Compaoré soutiendra un candidat à la présidentielle
    AFP, 21/10/2015 19h02
    Le parti de l'ex-chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré a annoncé mercredi qu'il va soutenir l'"un des (quatorze) candidats" retenus pour la présidentielle du 29 novembre, malgré l'exclusion de son challenger, Eddie Constance Komboïgo. "Nous allons soutenir un des candidats par rapport à l'offre qu'il fera au peuple burkinabè" a déclaré à l'AFP le vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), chargé de la jeunesse, Boubacar Sanou. Le bureau exécutif national du CDP "engage le parti à soutenir le candidat qui aura le meilleur dossier pour le peuple burkinabè", a insisté M. Sanou. Le 10 septembre, le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature de Eddie Constance Komboïgo, le président du CDP, en application d'une loi controversée votée en avril interdisant aux pro-Compaoré de briguer des mandats lors des élections qui doivent mettre fin au régime de transition au Burkina Faso. Cette loi exclut ceux qui ont soutenu le projet de modification de la Constitution voulue par Compaoré pour se maintenir au pouvoir, lequel a été finalement fatal à son régime, renversé fin octobre 2014 par une insurrection populaire. Le Conseil constitutionnel a confirmé vendredi la liste des quatorze candidats retenus pour l'élection présidentielle initialement prévue le 11 octobre mais repoussée au 29 novembre, après le coup d'Etat manqué du Régiment de sécurité présidentielle.

  • Bénin : la société civile met en place un dispositif de veille électorale
    Xinhua, 21/10/2015 10h28
    La Plateforme électorale des organisations de la société civile du Bénin vient de mettre en place un dispositif de veille pour des élections présidentielles libres, transparentes et pacifique en 2016 au Bénin, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs. Selon le vice-président de la plateforme électorale des organisations de la société civile du Bénin, Gustave Assah, ce dispositif interactif de veille électorale, conçu par une cinquantaine d'organisations de la société civile, est essentiellement destiné à observer la bonne tenue de la présidentielle béninoise du 28 février 2016. "Ce dispositif opérationnalisera une salle de situation électorale alimentée par un déploiement national d'au moins 1.085 observateurs dont les résultats d'observation serviront, après traitements et analyses par des experts présents dans trois différentes chambres complémentaires, notamment la chambre technique, la chambre des analystes et celle de réponses, à proposer des réponses rapides et à partager l'information fiable à temps utile sur le scrutin", a-t-il expliqué. Près de cinq millions d'électeurs béninois seront convoqués aux urnes dès le 28 février 2016, pour le premier tour de l'élection présidentielle, en vue d'élire le successeur de l'actuel chef d'Etat du Bénin, Boni Yayi, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel sera achevé le 6 avril 2016.


  • Burkina Faso : démission du secrétaire général du ministère de la Culture sous la pression des artistes
    Xinhua, 21/10/2015 10h27
    Le secrétaire général du ministère de la Culture et du Toursime, Désiré Ouédraogo, a démissionné lundi sous la pression des artistes et des agents du ministère qui l'accusent d'avoir soutenu le putsch avorté, a-t-on appris mardi auprès du Service d'information du gouvernement (SIG). Vendredi dernier, quelques dizaines d'agents du ministère en charge de la Culture ont manifesté devant les locaux dudit ministère pour exiger le départ du secrétaire général de ce département pour avoir assisté à une rencontre des ex-putschistes. C'est sous la pression des artistes et du personnel du ministère de la Culture et du Tourisme que le secrétaire général a fini par céder lundi, alors que les manifestants continuaient leur sit-in devant ledit ministère. Le président de la transition du Burkina Faso, Michel Kafando a, quant à lui, pris un décret mettant fin aux fonctions du directeur général du protocole d'Etat, Gille Séraphin Bayala et du conseiller technique du ministère en charge des Affaires étrangères, Abdoul Karim Traoré. Suite au coup d'Etat manqué du 16 septembre dernier qui a fait 14 morts et plus de 250 blessés, le gouvernement de transition a entrepris une "opération de nettoyage", en écartant tous ceux qui sont soupçonnés d'avoir soutenu les putschistes. L'ancien ministre en charge de la sécurité, Sidi Paré et les Secrétaires généraux des ministères en charge de l'Habitat et de l'action sociale ont été limogés pour le même motif.


  • Egypte: "deux mois" pour finir la restauration du masque de Toutankhamon
    AFP, 21/10/2015 10h04
    La restauration du masque funéraire de Toutankhamon, endommagé par une réparation qui avait laissé des traces de colle sur la barbe de ce joyau de l'Egypte antique vieux de 3.300 ans, va durer deux mois, a annoncé mardi le responsable du projet. En août 2014, durant des travaux sur le dispositif d'éclairage au musée du Caire, le masque en or massif avait été touché et la barbe s'était détachée. Des employés du musée avaient alors utilisé de la colle epoxy pour la rattacher, laissant un disgracieux paquet de colle sur la barbe symbolique du mystérieux enfant pharaon. Les travaux de restauration "pourraient être terminés d'ici la fin de l'année, ou disons dans deux mois", a indiqué mardi aux journalistes le conservateur allemand qui supervise le projet, Christian Eckmann, un spécialiste de la conservation archéologique des objets métalliques et en verre. Mort à l'âge de 19 ans en 1324 avant Jésus Christ après un bref règne de neuf ans, Toutankhamon est devenu l'un des plus célèbres pharaons de l'Egypte antique grâce à son trésor funéraire, le plus fabuleux jamais découvert en Egypte. Contrairement aux tombeaux d'autres pharaons qui ont quasiment tous été pillés au fil des millénaires, son mausolée recelait de plus de 5.000 objets intacts, vieux de 3.300 ans, dont bon nombre en or massif.

  • Vive tension à Brazzaville après l'interdiction d'une manifestation de l'opposition
    AFP, 20/10/2015 17h00
    La tension est montée fortement mardi matin entre jeunes et forces de l'ordre dans les quartiers sud de Brazzaville, après l'interdiction d'un rassemblement hostile au référendum de dimanche qui pourrait permettre au président congolais Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016. Depuis le point du jour, l'internet mobile, les services de SMS et le signal de la radio française RFI-une des stations les plus écoutées dans le pays-étaient coupés. Depuis l'aube, un déploiement inhabituel des forces de l'ordre (police et gendarmerie) était visible dans les quartiers sud de la ville, qui passent pour des bastions de l'opposition, alors que partout la quasi totalité des magasins, écoles et administrations, sont restés fermés. En début de matinée, une épaisse fumée noire s'était élevée de plusieurs points des quartiers sud et ouest. Selon des témoins, dans les quartierS Bacongo et Makélékélé (sud), des policiers ont tiré en l'air à plusieurs reprises pour disperser les jeunes brûleurs de pneus. Ils auraient tiré aussi un grand nombre de grenades lacrymogènes sans que l'on sache s'il y avait des blessés. Un retour au calme précaire était revenu vers 10h00 GMT: feux de chaussée éteints, jeunes invisibles, forces de l'ordre bien en vue.

  • Guinée: l'opposition embarrassée pour contester la réélection du président Condé
    AFP, 20/10/2015 09h45
    Déterminée à contester la réélection dès le premier tour du président Alpha Condé, l'opposition en Guinée se retrouve face à une double impasse: soit mobiliser la rue, et risquer les foudres de la communauté internationale, soit emprunter la voie judiciaire, qu'elle estime vouée à l'échec. Le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo a annoncé samedi renoncer à saisir la Cour constitutionnelle, mais promis d'appeler "le moment venu, les autres candidats et tous les citoyens qui sont les vraies victimes de ce hold-up électoral à organiser, conformément à la loi, des manifestations pacifiques". "En attendant, je demande à tous les Guinéens de faire preuve de retenue et d'éviter toute forme de violence", a précisé M. Diallo, arrivé en deuxième position avec 31,44 % des suffrages, derrière M. Condé à 57,85 %, selon les résultats proclamés par la Commission électorale, qui doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle. Le porte-parole du candidat Alpha Condé, Albert Damantang Camara, a jugé "incompréhensible que, de but en blanc, sans avoir même essayé un quelconque recours que ce soit, on déclare vouloir manifester dans la rue pour revendiquer ses droits". "Il y a une Cour constitutionnelle, celle-là même qui vient d'être mise en place, qui n'a pratiquement jamais fonctionné", a-t-il souligné. "Jamais la Cour constitutionnelle n'a été saisie d'un contentieux électoral, on ne comprend pas qu'on puisse douter a priori de sa compétence ou de son impartialité, c'est assez étrange".


  • Burundi : RFI et l'AFP portent plainte pour les tortures infligées à leur correspondant
    AFP, 20/10/2015 09h43
    La radio RFI et l'Agence France-Presse ont porté plainte contre X au Burundi après la violente agression dont a été victime leur correspondant, Esdras Ndikumana, le 2 août à Bujumbura, ont annoncé les deux groupes lundi. Le journaliste avait été arrêté par les forces de sécurité gouvernementales dans la capitale burundaise, alors qu'il prenait des photos sur les lieux de l'attaque à la roquette contre le général Adolphe Nshimirimana, un proche du président Pierre Nkurunziza. Retenu deux heures dans leurs locaux, il a rapporté avoir été violemment frappé au dos, aux jambes et sur la plante des pieds, avant d'être relâché puis hospitalisé. "Un de ceux qui me torturaient a voulu prendre mon alliance. J'ai protesté un peu. Quelqu'un m'a attrapé la main. Ils m'ont frappé avec une barre de fer qui m'a cassé un doigt et ils ont pris l'alliance", a-t-il raconté dans une interview à l’AFP-TV ce lundi. Ce journaliste expérimenté, considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la région, a dû rapidement quitter le pays, par crainte pour sa sécurité. Plus de deux mois après son agression, il continue de recevoir des soins à l’étranger. Les deux sociétés de médias françaises avaient immédiatement condamné cette agression dans un communiqué de presse et dans un courrier adressé au président de la République burundaise. Ce dernier avait, onze jours plus tard, condamné par un communiqué "le comportement violent et inacceptable dans un Etat de droit" des agents du Service National de Renseignements (SNR) et demandé à "l’Administrateur Général du SNR de déterminer d’urgence les circonstances de ces actes "afin que les auteurs soient poursuivis et châtiés conformément à la loi".


  • RDC: le gouvernement lève l'interdiction du film "L'homme qui répare les femmes"
    AFP, 20/10/2015 09h40
    Kinshasa a levé lundi l'interdiction du film "L'Homme qui répare les femmes" consacré à l’œuvre du célèbre chirurgien congolais Denis Mukwege qui vient en aide aux femmes violées dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source officielle. Le gouvernement a décidé "ce lundi 19 octobre de lever la décision d'interdiction du film", indique un communiqué du ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, lu à la télévision publique. Réalisé par le cinéaste belge Thierry Michel et sa compatriote journaliste Colette Braeckman, "L'Homme qui répare les femmes" est sorti en Europe au printemps. Début septembre, alors que le film devait être projeté à l'Institut français de Kinshasa, le gouvernement congolais avait annoncé avoir interdit sa diffusion, arguant que ce documentaire récompensé par plusieurs prix internationaux témoignait d'une "volonté manifeste de nuire" à l'armée congolaise et de "salir" son image. M. Mende, par ailleurs porte-parole du gouvernement congolais, avait alors accusé le cinéaste belge Thierry Michel, auteur de plusieurs films sur le Congo, de faire mentir dans son commentaire les témoignages de personnes apparaissant à l'écran. Dans les attendus de sa décision d'autoriser finalement le documentaire, le gouvernement relève l'"utilité" du film ("par-delà" la traduction litigieuse d'un de ses passages) pour accompagner "les efforts de la République démocratique du Congo et de la communauté internationale" pour lutter contre le fléau des violences sexuelles.


  • Oscar Pistorius libéré et assigné à résidence, après un an de prison
    AFP, 20/10/2015 09h31
    Condamné en 2014 à cinq ans de prison pour avoir tué sa petite amie, l'ex-champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius a été libéré de façon anticipée lundi soir après seulement un an de détention et sera assigné à résidence. Oscar Pistorius sort de prison un jour plus tôt que ce qu'avait prévu la commission des libérations anticipées. Il s'est aussitôt rendu au domicile de son oncle Arnold Pistorius à Pretoria, selon Anneliese Burgess, la porte-parole de la famille qui "se rassemblait dans le calme". Un communiqué sera diffusé dans la journée de mardi, a indiqué la porte-parole. "La direction de la prison de Pretoria a confirmé qu'Oscar Pistorius a été placé sous surveillance correctionnelle cette nuit", a indiqué Manelisi Wolela, le porte-parole des services pénitentiaires dans un communiqué. "La conduite de ce placement est sous l'autorité des services de la prison et ses modalités seront menées dans le meilleur intérêt des parties concernées", ajoute le communiqué. Jeudi, au terme de deux mois de rebondissements la commission avait approuvé la demande de sortie de l'ex-champion paralympique pour mardi, dont les déboires judiciaires défraient la chronique depuis deux ans et demi. La commission s'était déjà prononcée en juin en faveur de sa libération le 21 août, mais à la dernière minute le ministère de la Justice s'y était opposé.


  • Hollande aux syndicats: "Nous devons vivre dans une société apaisée", de "dialogue"
    AFP, 19/10/2015 09h52
    François Hollande a dit lundi attendre des organisations syndicales un "engagement pour le dialogue", juste avant le lancement de la conférence sociale, boycottée par la CGT qui l'a qualifiée de "grand-messe d'experts patronaux". "Qu'on ne compte pas sur moi pour discréditer le combat syndical", a-t-il déclaré sur RTL. "Ce que j'attends des organisation syndicales, ce n'est pas de la politesse, c'est de l'engagement pour le dialogue et c'est ça la conférence sociale", a dit le président. "Nous devons vivre dans une société apaisée. Il y a toujours des conflits, toujours des confrontations, toujours des intérêts qui sont divergents. Comment les surmonte-t-on? Par la violence? Sûrement pas. Par de l'apaisement, donc par le dialogue". "L'objet même de la conférence sociale, c'est de donner une feuille de route pour l'année qui vient, pour aborder les grandes questions qui sont posées dans le pays, c'est-à-dire l'emploi, de formation et de préparation de l'avenir". La CGT, premier syndicat français, a créé la surprise en annonçant qu'elle ne viendrait pas. Son secrétaire général Philippe Martinez a fustigé une "grand-messe d'experts patronaux" destinée "uniquement" à servir "la communication" du gouvernement.


  • Zimbabwe: la chasse de l'éléphant de plus de 50 ans par un touriste était légale
    AFP, 19/10/2015 09h42
    La chasse au cours de laquelle un touriste a abattu au Zimbabwe un éléphant dont les défenses pesaient plus de 100 kilos était légale, a indiqué samedi l'autorité zimbabwéenne des parcs nationaux. "Le 7 octobre 2015, un éléphant mâle a été tué dans la réserve privée de Malipati Safari (sud), dans le cadre d'une chasse au trophée organisée pour un client étranger par une agence de safari enregistrée localement", a déclaré l'autorité zimbabwéenne des parcs nationaux, Zimparks, dans un communiqué. "Un permis de chasse et un quota de chasse pour toutes les espèces animales, y compris les éléphants, sont accordés sur une base annuelle à la réserve de Malipati", a ajouté Zimparks. Les deux défenses du pachyderme abattu le 7 octobre pesaient 54 et 55 kilos, selon la même source. Elles font partie du trophée que le chasseur pourra ramener chez lui, une fois terminée la procédure habituelle de vérification des autorités. Au Zimbabwe, la chasse est autorisée, selon des quotas, dans des réserves privées et des forêts indigènes spécifiquement répertoriées, mais elle est interdite dans les parcs nationaux. La réserve de Malipati jouxte le parc national de Gonarezhou. Les deux ensembles abritent une population de 11.452 éléphants.

  • Guinée : la réélection de Condé au 1er tour accueillie dans le calme
    AFP, 19/10/2015 09h41
    Le président guinéen sortant Alpha Condé a été déclaré samedi vainqueur au premier tour de la présidentielle, une réélection contestée par l'opposition, qui compte manifester "le moment venu", mais dans l'immédiat les deux camps affichaient leur volonté d'apaisement. A l'étonnement de nombreux habitants de la capitale, rentrés chez eux par appréhension des violences post-électorales chroniques en Guinée, un calme relatif régnait samedi soir à Conakry après l'annonce des résultats. La Commission électorale a proclamé Alpha Condé élu au premier tour avec 57,85% des suffrages exprimés, soit 2.285.827 voix, devant le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo, à 31,44% (1.242.362 voix), les six autres candidats étant totalement distancés. Dénonçant une fois de plus une "mascarade", M. Diallo a annoncé renoncer à saisir la Cour constitutionnelle, institution dont il conteste l'indépendance. En revanche, le chef de l'opposition a précisé qu'il appellerait, "le moment venu, les autres candidats et tous les citoyens qui sont les vraies victimes de ce hold-up électoral à organiser, conformément à la loi, des manifestations pacifiques". "En attendant, je demande à tous les Guinéens de faire preuve de retenue et d'éviter toute forme de violence", a-t-il conclu.

  • Début des législatives en Egypte pour renforcer la mainmise de Sissi
    AFP, 19/10/2015 09h40
    Les Egyptiens ont commencé dimanche à voter pour élire un Parlement qui va renforcer la mainmise du président Abdel Fattah al-Sissi sur le pays en l'absence de toute opposition, violemment réprimée depuis qu'il a destitué son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi en 2013. Le seul enjeu de ce scrutin joué d'avance et qui s'étale sur un mois et demi sera la participation, selon les experts: elle permettra de savoir si le quasi-culte de la personnalité dont jouit l'ex-chef de l'armée depuis qu'il a mis une fin brutale à l'éphémère pouvoir civil des Frères musulmans de M. Morsi, s'effrite ou non dans un pays dont l'économie est en déliquescence. "Ce sera le Parlement du président", estime sans ambages Hazem Hosny, professeur de Sciences politiques à l'université du Caire. "Une chambre d'enregistrement", renchérissent unanimes politologues et diplomates. Car après avoir destitué M. Morsi le 3 juillet 2013, le pouvoir de M. Sissi a tué plus de 1.400 manifestants islamistes réclamant le retour de leur président, le premier élu démocratiquement en Egypte, et emprisonné plus de 15.000 partisans des Frères musulmans. Des centaines, à l'instar de M. Morsi, ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs dénoncés par l'ONU.

  • Soudan du Sud: le chef rebelle accuse le président Kiir de se comporter "comme s'il n'y avait aucun accord"
    AFP, 19/10/2015 09h38
    Le chef de la rébellion sud-soudanaise Riek Machar a accusé dimanche le président Salva Kiir de "multiplier les violations" de l'accord de paix et de chercher à "faire dérailler" le processus de règlement du conflit en faisant passer le nombre d’Etats dans le pays de 10 à 28."Salva Kiir se comporte comme s’il n’y avait pas d’accord de paix. La création de ces 28 Etats montre qu’il ne tient aucun compte des accords signés", a accusé l'ancien vice-président sud-soudanais lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, à son retour d’une visite aux Etats-Unis. "Plutôt que de progresser vers l’application de l’accord de paix, nous voyons davantage de violations tous les jours", a ajouté Riek Machar, mentionnant le non respect du cessez-le-feu et la dissolution annoncée par Salva Kiir du SPLM, le Mouvement populaire de libération du Soudan, duquel se réclame les deux rivaux. Les médiateurs internationaux, dont la Grande-Bretagne, la Norvège et les États-Unis, ont estimé que ce décret est en "contradiction directe" avec l'accord de paix signé par le gouvernement sud-soudanais le 26 août. Riek Machar appelle toutefois à de nouvelles négociations et se dit prêt à amender l'accord de paix si un terrain d’entente peut être trouver avec le gouvernement sur le nombre d'Etats et les arrangements sécuritaires en vue de son retour à Juba pour mettre en application l'accord de partage du pouvoir. Les médiateurs de l'Igad, organisation intergouvernementale est-africaine, doivent tenir une nouvelle réunion mardi avec les négociateurs des deux camps.

  • Congo: les opposants bloqués à Pointe-Noire ont pu rallier Brazzaville
    AFP, 19/10/2015 09h18
    Plusieurs dirigeants d'opposition congolais bloqués dimanche par les autorités à Pointe-Noire, dans le sud du Congo ont pu regagner Brazzaville dans la soirée, selon un porte-parole de l'opposition. "L’interdiction et les poursuites judiciaires que le procureur voulait intenter contre nous ont été levées sans autre forme de procès. J’ai accompagné les amis à l’aéroport. Ils ont tous regagné Brazzaville pour préparer le meeting déterminant du 20 octobre", a déclaré Mabio Mavoungou Zinga, porte-parole du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad)Le Frocad et l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) sont deux plates-formes d'opposition qui dénoncent comme un "coup d’État constitutionnel" le référendum convoqué pour le 25 octobre sur un projet de nouvelle Constitution devant permettre au président congolais Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016 en faisant sauter les deux verrous de la loi fondamentale actuelle qui l'en empêchent. Samedi, les deux mouvements ont tenu un meeting à Pointe-Noire, deuxième ville du Congo, en présence de plusieurs de leurs dirigeants au cours duquel quatre manifestants ont été blessés par balles par un policier. Selon l'opposition, cinq chefs de file de ces deux mouvements, Guy-Brice Parfait Kolélas, André Okombi-Salissa (IDC), Clément Miérassa, Pascal Tsaty-Mabiala et Claudine Munari (Frocad) ont été bloqués par les forces de l'ordre dimanche alors qu'ils voulaient se rendre à Dolisie, troisième ville du pays, pour une nouvelle manifestation.

  • Moins de pauvreté en Afrique, mais le nombre de personnes dans l'extrême dénuement augmente
    AFP, 16/10/2015 17h12
    La pauvreté a légèrement reflué en Afrique subsaharienne lors des vingt dernières années, mais le nombre d'Africains vivant dans un extrême dénuement n'en continue pas moins de progresser, dans le sillage de la démographie, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) publié vendredi. Moins d'un Africain sur deux (43%) vivait en 2012 sous le seuil de pauvreté, récemment relevé à 1,90 dollar par jour par la BM. La proportion était de 56% en 1990.Mais l'Afrique demeure le continent où la grande pauvreté est la plus enracinée: 388 millions d'Africains étaient pauvres en 2012 contre 280 millions vingt ans plus tôt. La tendance se poursuit, selon la BM, qui évalue à 35,2% le taux de pauvreté cette année. Derrière ces chiffres, de profondes disparités d'un pays à l'autre mais aussi entre villes et campagnes, relève le rapport, qui souligne aussi la difficulté de rassembler des données statistiques fiables - et comparables - à l'échelle du continent. Au Ghana, où le rapport était officiellement lancé vendredi par le président de la BM, Jim Yong Kim, le taux de pauvreté a chuté de 53% en 1991 à 21% en 2012.Le Rwanda et l'Ethiopie affichent aussi de réels progrès grâce à de gros efforts de productivité dans le domaine agricole, a expliqué à l'AFP le vice-président de la BM en charge de l'Afrique, Makhtar Diop.

  • Burkina: un millier de personnes pour l'anniversaire de la mort de Sankara
    AFP, 16/10/2015 15h51
    Un millier de personnes célébraient jeudi soir à Ouagadougou le 28e anniversaire de l'assassinat du président Thomas Sankara, le premier qui ne se déroule pas sous la présidence de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre par la rue. Réunis sur une place de Tampuy (périphérie nord-ouest), les participants-majoritairement des jeunes-ont écouté les témoignages d'anciens collaborateurs, de ministres ou d'amis du charismatique président, surnommé le "Che Sankara", chantre du panafricanisme et de l'anti-impérialisme. L'unique survivant lors de l'assassinat du président Sankara, Alouna Traoré a notamment rappelé les conditions dans lesquelles un commando a abattu l'ancien président le 15 octobre 1987. "Beaucoup d'émotion en pensant à cet homme qu'on a abattu comme un animal alors qu'il aimait son pays. C'était un patriote convaincu, quelqu'un qui a tout fait pour son pays", a dit, émue, Adèle Ouédraogo, ancienne ministre du Budget du président Sankara de 1984 à 1987. "Pour moi c'est le début de la réhabilitation du président Thomas Sankara. "Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 4 août 1983, le capitaine Thomas Sankara qui a rebaptisé l'ancienne Haute Volta, Burkina Faso, c'est-à-dire la "patrie des hommes intègres", a tenté de mener le pays sur la voie du développement économique. Sankara qui dirigeait le pays d'une main de fer est devenu une icône au Burkina mais aussi dans toute l'Afrique. Son héritage a été abondamment revendiqué durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Compaoré, il y a tout juste un an.Pendant les 27 ans de pouvoir de M. Compaoré, le régime a tenté d'occulter son assassinat et son souvenir. Selon les résultats de l'autopsie réalisée sur la dépouille présumée de Sankara, celui-ci a été "criblé" de balles lors de son assassinat.

  • Mali: les groupes armés rivaux du nord ont "fait la paix"
    AFP, 16/10/2015 15h28
    L'ex-rébellion du nord du Mali et ses rivaux de groupes armés progouvernementaux, qui se sont violemment affrontés en août, ont annoncé jeudi soir avoir scellé la paix après plusieurs jours de pourparlers. Ce "pacte d'honneur" devrait mettre fin aux hostilités entre les deux camps, qui ont ensanglanté le nord du Mali en août et en septembre. Mais les groupes armés jihadistes représentent toujours la principale menace dans la région, continuant de régulièrement mener des attaques et poser des mines. Selon des responsables des deux camps, les discussions entre la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et la Plateforme (coalition de groupes progouvernementaux) se sont déroulées pendant près de trois semaines à Anéfis, à plus de 100 km au sud-ouest de Kidal (nord), chef-lieu de région. "Nous avons organisé des négociations directes entre nous. Nous avons terminé ce (jeudi) soir la rencontre, tout le monde a fait la paix, à commencer par nous, de la Plateforme, et la CMA", a déclaré Ahmoudène Ag Iknass, député de Kidal et partisan de la Plateforme. "La guerre est derrière nous. La Plateforme et la CMA ont fait la paix, mais les autres tribus ou groupes qui avaient des problèmes entre eux ont aussi fait la paix", a de son côté affirmé Boubacar Ould Hamadi, de la CMA. Des groupes des deux camps s'étaient disputé le contrôle d'Anéfis dans des combats meurtriers, en violation de l'accord de paix au Mali qu'ils avaient tous signé, en mai pour la Plateforme et en juin pour la CMA.


  • En Egypte, les hommes d'affaires à l'assaut du Parlement
    AFP, 16/10/2015 14h00
    Devant des électeurs enthousiastes tirant des feux d'artifices à un meeting au Caire, Ahmed Mortada Mansour multiplie les promesses populistes à l'avant-veille des élections législatives qui débutent dimanche. "Je ne crois pas aux programmes électoraux, mais je sais ce dont vous avez besoin: je vais vous construire un hôpital moderne, de première classe, et une école pour vos enfants", tonne le candidat de 34 ans, sous les applaudissements nourris d'environ 200 personnes dans un quartier pauvre de sa circonscription, dans l'ouest de la capitale. Vêtus de tee-shirts à l'effigie du candidat, des enfants se précipitent pour embrasser M. Mansour, membre du parti de centre droit "Les Egyptiens libres", qui soutient ouvertement le président Abdel Fattah al-Sissi. Pour les observateurs, les législatives, sans surprise, vont installer à l'Assemblée nationale une majorité fidèle à M. Sissi, l'ex-chef de l'armée qui a destitué en 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi et fait réprimer violemment toute opposition. Fondé par le multimilliardaire copte Naguib Sawiris, le parti "Les Egyptiens libres" présente 231 candidats au scrutin qui se déroulera du 18 octobre au 2 décembre à travers le pays.

  • Le quartette tunisien, Prix Nobel de la Paix, reçu à l'Elysée
    AFP, 16/10/2015 13h13
    François Hollande a reçu vendredi à l'Elysée les représentants du quartette tunisien pour le dialogue national, auquel a été décerné le Prix Nobel de la Paix. "Nous avons été honorés d'avoir été reçus par le président de la République française, c'est un message très fort, la reconnaissance de la paix", a déclaré Ouided Bouchamaoui, présidente de l'UTICA (organisation patronale). "Nous avons évoqué plusieurs sujets avec le président de la République française", a-t-elle ajouté: "du terrorisme, de tout ce qui est investissements, de la sécurité. Il y a le soutien et le partenariat de la France avec la Tunisie, espérons que les Français viennent visiter la Tunisie". Ouided Bouchamaoui a également remercié "les investisseurs français qui ont cru en notre pays, qui sont restés dans notre pays", qu'elle a invités "à investir beaucoup plus parce que nous cherchons un partenariat gagnant-gagnant avec les entreprises françaises". Le président a également reçu Hocine Abassi, Secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Abessatar Ben Moussa, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, et Fadhel Mahfoudh, Bâtonnier de l’Ordre national des avocats. Le quartette a organisé un long et difficile "dialogue national" entre les islamistes et leurs opposants, les obligeant à s'entendre pour sortir d'une paralysie institutionnelle. Vendredi dernier, le président français avait estimé que ce Prix Nobel consacrait "la réussite de la transition démocratique en Tunisie". "Il faut permettre à la Tunisie d'aller encore plus dans la réussite de sa transition. Ce sera la position de la France", avait-il ajouté.

  • Le Niger accueillera la Conférence des Chefs d'Etat de l'UA en 2019 (officiel)
    Xinhua, 16/10/2015 09h07
    Le Niger accueillera la 33e session de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine (UA) en 2019, annonce jeudi le gouvernement nigérien dans un communiqué. C'est la première fois que le Niger accueille une réunion au sommet de l'organisation panafricaine depuis sa création le 25 mai 1963 sous le nom d'Organisation de l'Unité africaine (OUA). L'organisation a par la suite pris le nom d'"Union africaine" (UA) en 2002. L'UA regroupe une cinquantaine de pays membres. Elle vise notamment à unir et à solidariser davantage les pays et les peuples d'Afrique, à défendre la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de ses Etats membres, à accélérer l'intégration politique et socio-économique du continent, à favoriser la coopération internationale et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent.


  • Présidentielle béninoise 2016: les acteurs politiques et candidats appelés à préserver la paix
    Xinhua, 16/10/2015 09h06
    La plate-forme électorale des organisations de la société civile, invite les acteurs politiques et potentiels candidats à la présidentielle 2016, à préserver la paix sur toute l'étendue du territoire national du pays, apprend-t-on de source officielle à Cotonou. A travers une déclaration publiée jeudi, la plateforme des organisations de la société civile du Bénin, appelle aux acteurs politiques et aux potentiels candidats à la présidentielle de février prochain, de veiller au strict respect des dispositions du code électoral et de la Constitution du Bénin pour un processus équitable, la paix et l'unité nationale. Aux forces de sécurité publique, la plateforme des organisations de la société civile, leur demande, de viser le professionnalisme, la neutralité et le respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales dans leurs actions en cette période sensible. De même, aux militants politiques et à la population en générale, la plateforme des organisations de la société civile, leur recommande de participer massivement au processus d'actualisation de la liste électorale permanente et informatisée, d'éviter de céder à quelques manipulation et incitation à la violence et violations du code électoral. Le personnel des médias est appelé à traiter dans la responsabilité et le professionnalisme toutes les informations pendant la période électorale et de veiller à l'équité de l'accès des différents candidats. Près de cinq millions d'électeurs béninois, de l'intérieur comme de l'étranger, seront aux urnes dès le 28 février 2016, pour le premier tour de l'élection présidentielle, en vue d'élire le successeur de l'actuel chef d'Etat du Bénin, Boni Yayi, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel sera achevé le 6 avril 2016.


  • Dix footballeurs de l'équipe nationale d'Erythrée demandent l'asile au Botswana
    AFP, 15/10/2015 18h03
    Dix footballeurs de l'équipe nationale érythréenne ont demandé l'asile politique au Botswana, après avoir participé à un match de qualification pour la Coupe du monde de 2018, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Mercredi, "dix footballeurs ont refusé de monter à bord de l'avion qui les ramenait chez eux, expliquant qu'ils demandaient l'asile politique. Ils ont été placés en garde à vue pour être interrogés", a déclaré Dick Bayford, avocat représentant le Mouvement érythréen pour la démocratie et les droits de l'Homme (EMDHR) basé à Pretoria, en Afrique du Sud. L'équipe des Red Sea Camels est composée de footballeurs vivant en Erythrée et de membres de la diaspora jouant à l'étranger. La majorité des joueurs qui ont demandé l'asile au Botswana habitent en Erythrée et "font partie de l'armée érythréenne", a précisé Adane Ghebremestel, de l'EMDHR. S'ils sont renvoyés chez eux, ils seront "inculpés pour trahison et tués ou emprisonnés", a-t-il affirmé. L'association de football au Botswana a confirmé l'incident. "Dix joueurs de l'équipe nationale d'Erythrée ont refusé de rejoindre le reste de l'équipe qui a quitté par la route Francistown (ville de l'est du Botswana où se jouait le match de qualification mardi) pour Gaborone où ils devaient prendre l'avion", a déclaré le vice-président de l'association, Basadi Akoonyatse. Dans le cadre d'un match de qualification pour la Coupe du monde de football 2018, les Red Sea Camels ont joué contre l'équipe nationale du Botswana, les Zèbres. Les Erythréens se sont inclinés 3-1.

  • Trois militaires des forces spéciales françaises blessés par une mine au Mali
    AFP, 15/10/2015 17h46
    Trois militaires des forces spéciales françaises déployées au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane ont été blessés cette semaine par une mine, a révélé jeudi le ministère français de la Défense. "Trois membres des forces spéciales ont été blessés dans le cadre de l'opération Barkhane cette semaine", a déclaré lors d'un point presse le porte-parole du ministère, Pierre Bayle. "Ils ont sauté sur une mine dans le nord du Mali" mardi en fin d'après-midi, a précisé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Gilles Jaron. Le ministère s'est refusé à toute précision sur l'état de gravité des blessés et les circonstances précises dans lesquelles ils ont été touchés. L'opération Barkhane compte 3.000 militaires français, dont environ 1.300 au Mali. Elle est concentrée sur la lutte, notamment transfrontalière, contre les groupes jihadistes. Elle a succédé à l'opération Serval, lancée en janvier 2013 pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occupaient depuis plus de neuf mois le nord du Mali. Neuf soldats français sont morts au combat au Mali dans ces opérations, le dernier en juillet 2014 dans un attentat suicide. Fin août, un soldat de 23 ans était par ailleurs décédé à la suite d'un "tir accidentel" effectué par l'un de ses camarades dans l'enceinte d'un camp de la force Barkhane, à Gao. Des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.

  • Une vingtaine d'interpellations à Paris après des dégradations dans l'ambassade du Congo
    AFP, 15/10/2015 17h07
    Les forces de l'ordre françaises ont procédé jeudi à "une vingtaine d'interpellations suite à des dégradations dans l'ambassade du Congo-Brazzaville" à Paris commises par des opposants, selon des sources concordantes. Une vingtaine de personnes sont entrées dans l'ambassade jeudi matin pour demander l'annulation d'un référendum constitutionnel qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso, 72 ans, de briguer un nouveau mandat, a annoncé l'un d'eux par téléphone. Les forces de police sont alors intervenues "sur réquisition écrite de l'ambassadeur" du Congo à Paris, a précisé une source policière. Selon une source à l'ambassade du Congo, il ne s'agissait "pas d'opposants mais de combattants, qui sont venus faire de la casse. Les CRS les ont sortis" et un bilan des dégâts est en cours au sein de l'ambassade. "Quand on parle avec eux, il ressort qu'ils sont au chômage, qu'ils ont des problèmes financiers. Le référendum ne les intéresse pas du tout, c'est un prétexte", a ajouté cette source à l'ambassade. Le président Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir, a annoncé au début du mois l'organisation d'un référendum le 25 octobre en vue d'adopter une nouvelle Constitution qui ferait sauter les deux verrous qui l'empêchent de présenter une candidature à la présidentielle de 2016.La Constitution limite à deux le nombre de mandats que peut exercer un chef de l’État, et à 70 ans l'âge maximal pour être candidat à la magistrature suprême. L'opposition congolaise a dénoncé un "coup d'Etat constitutionnel".

  • Bénin: l'ancien président Kérékou, ayant passé 30 ans à la tête du Bénin, est décédé
    AFP, 15/10/2015 11h17
    L'ancien président béninois Mathieu Kérékou, décédé mercredi à l'âge de 82 ans, a régné pendant 30 ans sur le pays qu'il a d'abord dirigé d'une main de fer comme dictateur militaro-marxiste, avant d'être démocratiquement élu. Surnommé "le caméléon" depuis son coup d'Etat des années 1970, il avait quitté le pouvoir en 2006, à l'âge de 72 ans, atteint par la limite d'âge constitutionnelle. Né le 2 septembre 1933 à Kouarfa (nord), le général Kérékou est l'un des hommes politiques les plus marquants du Dahomey, ancienne colonie française devenue Bénin. Son parcours le conduit des écoles d'enfants de troupes de Kati (Mali) et Saint-Louis (Sénégal), à l'armée française avec des formations à Fréjus, Montpellier, puis à l'école d'état-major à Paris. Ancien aide de camp du premier président du Dahomey, Hubert Maga, Mathieu Kérékou est commandant lorsqu'il prend les rênes du pouvoir en 1972 à la faveur d'un putsch, après une période d'instabilité politique marquée par une succession de coups d'Etat depuis l'indépendance en 1960.Fasciné par la lutte "révolutionnaire des peuples opprimés du Tiers-Monde", il installe un régime marxiste-léniniste, proclame la République populaire du Bénin en 1975, et impose la chemise à "col Mao". Son régime survit à l'invasion avortée de Cotonou par les mercenaires du Français Bob Denard en 1977.

  • Turquie: les premières sanctions tombent après l'attentat d'Ankara
    AFP, 15/10/2015 10h30
    Les autorités turques ont limogé mercredi les responsables de la police d'Ankara, quatre jours après l'attentat le plus meurtrier de l'histoire du pays qui a suscité un nouveau vent de fronde contre le président Recep Tayyip Erdogan à la veille des législatives. M. Erdogan avait concédé mardi soir l'éventualité de "fautes" de ses services avant l'attaque. Quelques heures plus tard, le ministère de l'Intérieur a annoncé la destitution du chef de la police de la capitale, Kadri Kartal, ainsi que de ses deux adjoints en charge du renseignement et de la sécurité publique. Cette décision a été prise "afin de faciliter l'enquête", a justifié le ministère dans une déclaration. A l'occasion de sa première apparition publique depuis le drame, le chef de l'Etat a annoncé l'ouverture d'une enquête du Conseil d'inspection de l'Etat (DDK) afin d'identifier d'éventuels manquements à la sécurité avant l'attentat, qui a fait samedi 99 morts selon un nouveau bilan annoncé mercredi soir par le Premier ministre Ahmet Davutoglu. Depuis trois jours, l'homme fort du pays est à nouveau sous le feu des critiques de ses adversaires, notamment de l'opposition prokurde qui pointe du doigt ses responsabilités dans l'attentat. Le chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas, lui reproche d'avoir délibérément négligé la sécurité des partisans de la cause kurde qui voulaient défiler samedi contre la reprise de l'offensive des forces de sécurité turques contre les rebelles kurdes.


  • Massacre de Marikana: la chef de la police sud-africaine suspendue
    AFP, 15/10/2015 10h11
    Plus de trois ans après le massacre de mineurs par la police à Marikana, le président sud-africain Jacob Zuma a suspendu mercredi la chef de la police nationale Riah Phiyega, dans l'attente des conclusions d'une enquête sur sa "capacité à occuper son poste". Trente-quatre mineurs avaient été abattus par la police le 16 août 2012 sur le site de la mine de platine près de Rustenburg (nord), la pire fusillade policière depuis la fin de l'apartheid en 1994.Après trois ans de travail, en juin 2015, la commission indépendante sur le massacre avait recommandé une enquête sur les capacités de Riah Phiyega à occuper son poste. Cette commission présidée par un juge indépendant avait attribué la responsabilité de ce drame essentiellement aux policiers et exonéré tous les responsables politiques. Mercredi, le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma "a suspendu la générale Riah Phiyega dans l'attente des conclusions d'une enquête sur des allégations de faute professionnelle, sa capacité à occuper son poste et à faire son devoir efficacement", a annoncé la présidence dans un communiqué. Riah Phiyega, dont Amnesty International avait réclamé la suspension, a été remplacée temporairement par le lieutenant-général Johannes Khomotso Phahlane, commissaire divisionnaire des services médico-légaux de la police nationale.

  • Burkina Faso: les élections présidentielle et législatives fixées au 29 novembre
    AFP, 15/10/2015 10h10
    Initialement prévues le 11 octobre mais reportées en raison du coup d'Etat manqué, les élections présidentielle et législatives au Burkina Faso auront lieu le 29 novembre, a annoncé mercredi le gouvernement. Ces élections doivent mettre fin à la transition politique mise en place après l’insurrection populaire ayant chassé fin 2014 l'ex-président Blaise Compaoré, après 27 ans au pouvoir. Le conseil des ministres a adopté un décret prévoyant de "convoquer le corps électoral le dimanche 29 novembre 2015 pour le premier tour de l'élection du président du (Burkina) Faso", selon le communiqué officiel, qui évoque dans un deuxième décret "l'élection des députés à l'Assemblée nationale" à la même date. Mardi, des candidats avaient annoncé que la date du 29 novembre avait été retenue par l'ensemble des acteurs politiques du Burkina Faso et qu'elle devait encore être entérinée par le gouvernement. "Notre position de base était que les élections se déroulent le 15 novembre (...) La nouvelle date proposée est le 29 novembre", avait souligné Roch Marc Christian Kaboré, un des favoris du scrutin. Le 16 septembre, trois jours avant l'ouverture de la campagne, des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de Compaoré, avaient fait irruption au Conseil des ministres, prenant le président et le gouvernement en otage avant de proclamer un putsch le 17 au matin. Parmi leurs revendications figuraient notamment des "élections inclusives", c'est à dire la participation au scrutin des candidats pro-Compaoré, qui avaient été invalidés ces derniers mois suite à une loi votée par l'Assemblée intérimaire.

  • RDC: le FMI exhorte Kinshasa à lutter davantage contre la pauvreté "généralisée"
    AFP, 15/10/2015 09h53
    Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte les autorités congolaises à lutter davantage contre la pauvreté "généralisée" qui persiste en République démocratique du Congo en dépit de la forte croissance économique que connaît ce pays, selon une série de documents transmis mercredi à la presse. Le conseil d'administration du FMI a "félicité les autorités (congolaises) pour leur politique macroéconomique prudente ayant permis une croissance économique robuste", indique un compte-rendu d'une réunion de l'instance dirigeante du Fonds consacrée à la RDC. Néanmoins, "la pauvreté et le chômage restent élevés et (...) des efforts plus soutenus sont nécessaires pour diversifier l'économie, promouvoir une croissance économique mieux partagée et améliorer les indicateurs sociaux", ajoute le texte. Dévastée par deux guerres entre 1996 et 2003, la RDC connaît selon le Fonds une croissance économique supérieure à 7% par an depuis 2012, tirée essentiellement par le secteur minier. Selon le FMI, le pays présente le visage paradoxal d'un pays immensément riche en ressources naturelles où la pauvreté est "généralisée". Premier producteur de cobalt au monde, la RDC figure parmi les plus grands producteurs de cuivre et de diamant de la planète, et est très bien dotée en ressources hydrauliques et forestières. Malgré cela, le Congo, dont la partie orientale reste déstabilisée par la présence de nombreuses milices prospérant grâce au trafic de ressources naturelles, peine à décoller des dernières places des classements internationaux en terme de développement, de climat des affaires ou de corruption.

  • Burkina: deuil national de trois jours pour les victimes de la bousculade de La Mecque
    AFP, 15/10/2015 09h49
    Le gouvernement du Burkina Faso a décrété un deuil national de trois jours à compter de vendredi pour rendre hommage aux 22 burkinabè tués lors de la bousculade au pèlerinage de La Mecque, a-t-on appris mercredi de source officielle. "A la date du 13 octobre 2015, la bousculade survenue à Mina a occasionné 22 décès et sept personnes disparues", a indiqué le gouvernement à l'issue d'un conseil des ministres. Quinze autres décès ont été enregistrés "par suite de maladie", souligne le texte, précisant que les recherches sur les personnes disparues se poursuivent. Au total, 5.662 musulmans burkinabè s'étaient rendus en Arabie saoudite pour accomplir le cinquième pilier de l'islam. Des dispositions ont été prises pour l'accueil des pèlerins de retour du pèlerinage. Par ailleurs, l'Etat prévoit "la mise en place d'un numéro vert pour l'information du public et d'une cellule de crise pour la prise en charge des blessés à l'aéroport, l'assistance psychologique aux pèlerins et aux parents".

  • Afrique du Sud: la demande de libération anticipée de Pistorius de nouveau étudiée
    AFP, 15/10/2015 09h31
    Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, condamné à 5 ans de prison pour avoir tué sa compagne la nuit de la Saint-Valentin en 2013, pourrait savoir jeudi s'il est libéré ou non, au terme d'une nouvelle réunion de la commission des libérations anticipées. Sa demande de libération a fait l'objet de plusieurs examens depuis quatre mois, donnant lieu à autant de rebondissements. En juin, la commission des libérations anticipées décide de libérer Oscar Pistorius le 21 août, dix mois après son incarcération. Mais contre toute attente, le ministère de la Justice s'y oppose à la dernière minute, demandant à une commission en appel de réexaminer la demande. En octobre, troisième rebondissement: cette commission refuse finalement de trancher et renvoie, à la surprise générale, le dossier à la première commission. Oscar Pistorius est en théorie libérable depuis le 21 août, la loi sud-africaine permettant aux condamnés pour homicide involontaire de sortir après avoir purgé un sixième de leur peine. Si la star déchue était libérée de façon anticipée, ses ennuis judiciaires seraient cependant loin d'être terminés. Le ministère public a fait appel du verdict en première instance et le procès en appel est prévu le 3 novembre. Oscar Pistorius avait acquis la stature de héros en devenant le premier athlète handicapé à courir avec des valides aux jeux Olympiques de 2012 à Londres. Le sportif amputé des deux jambes faisait alors la fierté de l'Afrique du Sud, et de millions de handicapés dans le monde. Quelques mois plus tard, il faisait la Une des journaux mais à la rubrique faits divers, après avoir tué par balles sa compagne la top-modèle Reeva Steenkamp, enfermée dans les toilettes. L'ancien sportif a toujours plaidé la méprise: il a affirmé qu'il pensait qu'un voleur s'était introduit dans sa maison sous haute protection de Pretoria et s'était caché dans les toilettes.

  • Décès de l'ex-président béninois Mathieu Kérékou
    AFP, 15/10/2015 01h23
    L'ex-président Mathieu Kérékou, qui a dirigé le Bénin pendant 30 ans, est mort mercredi à l'âge de 82 ans, a annoncé le président en exercice Thomas Boni Yayi. Il avait quitté le pouvoir en 2006, à l'âge de 72 ans, atteint par la limite d'âge constitutionnelle.


    "J'ai le regret et la profonde douleur de vous annoncer la disparition ce mercredi 14 octobre du général président Mathieu Kérékou", a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse.


    Né le 2 septembre 1933 à Kouarfa, dans le nord du Bénin, Kérékou est l'un des hommes politiques ayant le plus marqué le Dahomey, devenu Bénin, qu'il a dirigé comme dictateur militaro-marxiste avant d'être démocratiquement élu.


    Ancien enfant de troupes formé dans l'armée française, la puissance coloniale, Kérékou devient aide de camp du premier président du Dahomey, Hubert Maga.


  • Guinée/présidentielle: 75% de participation, pas de résultat global avant la fin de la semaine
    AFP, 14/10/2015 18h55
    Les résultats nationaux du premier tour de l'élection présidentielle de dimanche en Guinée ne devraient pas être connus avant la fin de la semaine au plus tôt, a déclaré mercredi la commission électorale qui a annoncé une forte participation de quelque 75%. Le porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a ajouté que les premiers résultats partiels devraient être publiés dans la soirée de mercredi. "Nous allons commencer a donner les résultats partiels certainement a partir de ce soir", a dit Amadou Salif Kébé. A la mi-journée, la commission avait reçu les procès-verbaux de deux des cinq communes de la capitale, Conakry, d'une préfecture sur 33, ainsi que 11 des 18 ambassades du pays. Les résultats de plusieurs autres préfectures étaient en cours d'acheminement. "Nous espérons que toutes les circonscriptions auront fini et que nous auront envoyé les résultats a partir de vendredi après-midi où nous allons faire les totaux provisoires", a-t-il ajouté. Légalement, la Céni dispose pour annoncer les résultats de 72 heures après réception du dernier procès-verbal en provenance des quelque 14.000 bureaux de vote, répartis dans ce pays d'Afrique de l'Ouest grand comme le Royaume-Uni. "La journée du 11 octobre 2015 a été fondamentalement caractérisée par la sérénité, le calme et un engouement exceptionnel", a par ailleurs rapporté la Céni dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi. "Selon les premières informations (...) le taux de participation à cette élection est d'environ 75%, ce qui prouve à suffisance tout l'intérêt que les électeurs, les citoyens, bref, tout le peuple de Guinée, accorde à cette élection", ajoute la Céni.

  • Plusieurs milliers de Sud-Africains défilent contre la corruption
    AFP, 14/10/2015 18h28
    Plusieurs milliers de Sud-Africains ont manifesté mercredi à Johannesburg à l'appel d'organisations syndicales et politiques, contre la "corruption et les pertes d'emploi", accusant le président Jacob Zuma d'avoir "détruit le pays". C'est la deuxième marche anti-corruption organisée en deux semaines en Afrique du Sud. La manifestation de mercredi a rassemblé environ deux fois plus de monde-autour de 5.000-que celle du 30 septembre à Pretoria. Fin septembre, le rassemblement avait pâti du refus du gouvernement d'accepter un préavis de grève déposé par les syndicats pour que leurs adhérents puissent venir manifester. Mercredi, les manifestants-parmi lesquels de nombreux employés des mines, un secteur en pleine crise-ont afflué par milliers dans le centre de Johannesburg, en bus et en train. Leurs billets avaient été pris en charge par leurs syndicats, une pratique courante en Afrique du Sud. "La corruption, ennemi public numéro 1", "La corruption nous tue", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants vêtus de rouge et jaune, les couleurs de leurs organisations syndicales. "Nous voulons la fin de la corruption parce que nous voyons une relation directe entre la corruption et l'état de notre économie", a lancé Zwelinzima Vavi, ancien syndicaliste proche du pouvoir, désormais engagé dans la campagne anti-corruption.

  • Burkina/coup: Amnesty refuse l'amnistie pour les soldats ayant tué des civils
    AFP, 14/10/2015 18h05
    Amnesty International s'est prononcée mercredi contre une éventuelle amnistie des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d'Etat manqué du 17 septembre au Burkina Faso, qui ont tué "14 manifestants et passants" dans la répression qui a suivi le putsch. "Pas d'amnistie pour les soldats ayant tué des civils non armés. 14 personnes, dont deux enfants, ont été tuées; six se sont fait tirer dans le dos", souligne l’organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué. "L'ancienne garde présidentielle du Burkina Faso a fait preuve d'un mépris flagrant pour la vie humaine, tuant 14 manifestants et passants non armés et blessant des centaines d'autres avec des armes automatiques", selon Amnesty. "Si le général Gilbert Diendéré, à la tête du coup d'État, et le général Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères, ont été arrêtés (...) les membres du RSP sont réintégrés dans l'armée nationale" souligne l'organisation. "Que des soldats ouvrent le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international" estime Amnesty. "Les membres du RSP jouissent depuis longtemps de l'impunité, alors qu'ils sont à l'origine de graves violations des droits humains. Il faut des enquêtes indépendantes en vue de traduire en justice les personnes soupçonnées d’avoir une responsabilité pénale et de les juger dans le cadre d’un procès équitable", poursuit Amnesty.

  • Burundi: au moins six tués dans des violences à Bujumbura
    AFP, 14/10/2015 16h19
    Au moins six personnes, dont un policier, ont été tuées mardi dans des violences dans un quartier contestataire de Bujumbura, a annoncé le porte-parole de la police burundaise. Mais ce bilan est contesté par de nombreux habitants, qui accusent les forces de l'ordre burundaises d'avoir "massacré" au moins sept civils. Selon un message publié sur le compte twitter du porte-parole de la police Pierre Nkurikiye, deux policiers auraient été enlevés par des "insurgés" dans le quartier de Ngagara, majoritairement opposé au pouvoir du président Pierre Nkurunziza. Un policier a été tué et l'autre gravement blessé, tous deux par balles. La police est intervenue et a tué cinq personnes au cours d'affrontements qui ont suivi, selon M. Nkurikiye. Un troisième policier avait été enlevé, mais a été retrouvé sain et sauf, toujours selon M. Nurikiye. Mais d'après plusieurs habitants, les hommes de l'API, une unité de l'armée chargée de la protection des institutions (sorte de garde présidentielle), se sont livrés à "un véritable massacre" dans le quartier 3 de Ngagara, où ils ont "exécuté" de balles dans la tête et dans la poitrine au moins sept civils. Parmi les victimes, on dénombre un journaliste de la Radio-télévision nationale burundaise (RTNB), Christophe Nkezabahizi, tué en compagnie de sa femme et de deux de ses enfants, une fille de 16 ans et un garçon de 14 ans. Le Burundi a plongé dans une grave crise politique émaillée de violences depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat qui, selon l'opposition, la société civile et jusqu'à une partie de son propre camp, viole la Constitution et l'Accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006).


  • Afrique du Sud: fin de la grève des mineurs du charbon
    AFP, 14/10/2015 09h11
    Les mineurs sud-africains de l'industrie du charbon ont mis fin mardi à une grève de 10 jours après avoir obtenu une augmentation salariale annuelle de 5 à 7,5% sur une période de deux ans, a-t-on appris de source syndicale. L'accord a été accueilli avec soulagement par le ministre des Ressources minières, Mosebenzi Zwane, tout mouvement social menaçant l'approvisionnement des centrales à charbon de l'Afrique du Sud, alors que le pays souffre régulièrement de coupures d'électricité. "Nous sommes encouragés par le fait que les parties soient parvenues à s'entendre. La résolution rapide du conflit est dans l'intérêt des travailleurs, des entreprises et de l'économie sud-africaine dans son ensemble", a estimé le ministre dans un communiqué. Plus tôt mardi, le principal syndicat des mineurs du charbon en Afrique du Sud, le Num, avait annoncé avoir "accepté l'offre revue à la hausse des groupes miniers". Ces derniers se sont entendus sur une augmentation de salaire variant, d'une entreprise à l'autre, entre 750 et 1.000 rands (entre 49 et 66 euros) par mois sur une période de deux ans, a précisé le porte-parole du Num, Livhuwani Mammburu. L'accord, obtenu après dix rounds de négociations, représente des augmentations de 5 et 7,5% par an, a précisé un autre syndicat, Solidarity. En échange, les employés ont accepté un report de l'âge de la retraite de 60 à 63 ans, selon la même source. L'espérance de vie chez les hommes est de 59 ans en Afrique du Sud. "La grève est terminée", a ajouté Livhuwani Mammburu.

  • Tunisie: un berger enlevé par des jihadistes retrouvé mort
    AFP, 14/10/2015 09h09
    Le corps sans vie d'un berger tunisien enlevé dimanche par des jihadistes retranchés dans la région de Kasserine (centre-ouest) a été découvert mardi, a indiqué le porte-parole du ministère de la Défense. "Vers 15H10 (14H10 GMT), dans le cadre de l'opération de recherches, le berger enlevé dimanche a été retrouvé mort, sur le mont Sammama, avec un impact de balle au niveau de la tête", a déclaré Belhassan Oueslati. Selon la même source, la dépouille de Nejib Guesmi, un trentenaire originaire du village de Sidi al-Harrath, a été transportée à l'hôpital de Kasserine pour autopsie. Elle a été identifiée par son père, a indiqué un proche à la radio Jawhara FM. Il s'agit du premier enlèvement d'un civil revendiqué par des jihadistes en Tunisie, pays qui fait face depuis 2011 à une augmentation des attaques extrémistes, la plupart revendiquées par des mouvements liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ces attaques ont jusque-là coûté la vie à 59 touristes et des dizaines de militaires, policiers et gendarmes. Lundi, deux soldats ont ainsi été tués et quatre autres blessés dans le cadre des opérations de ratissage pour tenter de retrouver le berger dans la région du mont Sammama, voisine du mont Chaambi, considéré comme la principale base arrière du maquis jihadiste, près de la frontière algérienne. Selon Site intelligence group, spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes sur internet, ce double meurtre a été revendiqué par le principal groupe extrémiste armé tunisien lié à Aqmi, la Phalange Okba Ibn Nafaa.

  • Mali: six civils tués dans une embuscade "terroriste" dans la région de Tombouctou
    AFP, 14/10/2015 09h08
    Six civils ont été tués dans une embuscade "terroriste" contre leur convoi mardi dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, a annoncé le gouvernement malien, confirmant des informations rapportées auparavant par des sources de sécurité et administrative. D'après Ces sources, il s'agit d'une double attaque attribuée à des islamistes-et qui n'avait pas été revendiquée jusqu'à mardi soir-dans une localité proche de Gossi, au sud-est de Tombouctou, chef-lieu de la région. La zone est à plus de 100 km au sud-ouest de Gao, autre capitale régionale et plus grande ville du Nord malien. Mardi "aux environs de 7H30 (locales et GMT), un convoi de véhicules civils parti de Hombori (région de Mopti, centre), escorté par des éléments des forces armées et de sécurité nationales, est tombé dans une embuscade à 105 km de Gao", écrit le gouvernement dans un communiqué diffusé mardi soir. "L'attaque terroriste perpétrée à coups de lance-roquettes a causé la mort de six personnes, des civils, et a fait deux blessés dont un militaire" qui ont été "évacués sur l'hôpital régional de Gao", explique-t-il. Le bilan comprend également trois camions-citernes "brûlés". Le détachement de l'escorte "a aussitôt engagé la riposte et la poursuite des assaillants" après l'embuscade, "un renfort des FAMa (Forces armées maliennes) s'est rendu sur place", indique encore le gouvernement, fustigeant une "attaque barbare et terroriste".

  • Assassinat Sankara: premières inculpations au Burkina, dont des militaires du régiment putschiste
    AFP, 13/10/2015 19h01
    "Huit à neuf" personnes, dont plusieurs soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d'Etat manqué du 17 septembre, ont été inculpées pour leur implication présumée dans l'assassinat en 1987 du président du Burkina Faso Thomas Sankara, a indiqué mardi Me Bénéwendé Stanislas Sankara, avocat de la famille. "Il y a huit ou neuf inculpés", dont certains ont déjà été déférés, a déclaré Me Sankara. Parmi les inculpés, "il y a des militaires de l'ex-RSP", a ajouté le principal avocat du dossier dans l'assassinat de l'ancien président. Le juge d'instruction a présenté mardi les rapports d'autopsie et de balistique.

  • Présidentielle en Guinée: la communauté internationale appelle les candidats à la retenue
    AFP, 13/10/2015 18h45
    La communauté internationale exhortait mardi les candidats à la présidentielle en Guinée à régler leurs différends en justice plutôt que dans la rue, au lendemain de la demande par les sept adversaires du sortant Alpha Condé de l'annulation du premier tour. Les premiers résultats se faisaient encore attendre, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) disposant légalement de 72 heures après réception du dernier procès verbal des quelque 14.000 bureaux de vote pour annoncer les données provisoires. Le scrutin s'est globalement déroulé dans le calme dimanche et avec une importante participation, mais sous tension, l'équipe de campagne de M. Condé visant une réélection au premier tour. Un objectif jugé par ses adversaires totalement irréalisable sans une fraude caractérisée, cinq ans après une victoire à l'arraché au second tour d'Alpha Condé sur le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo. Le président Condé table pour l'emporter sur son bilan: réforme de l'armée et de la justice, achèvement du barrage hydro-électrique de Kaléta, transparence sur l'attribution aux sociétés minières des contrats d'exploitation des précieuses ressources du pays. Ses détracteurs l'accusent de mauvaise gestion-notamment de l'épidémie d'Ebola qui s'est déclarée en décembre 2013-d'autoritarisme et d'attiser les tensions ethniques, particulièrement envers les Peuls, première communauté du pays, à laquelle appartient le chef de l'opposition. La mission d'observation de l'Union européenne pour le scrutin a appelé les protagonistes à recourir à la justice plutôt qu'à la violence en cas de contestation.


  • Madagascar: perpétuité pour les deux assassins d'un couple de Français
    AFP, 13/10/2015 12h38
    Deux Malgaches ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité lundi à Tuléar, dans le sud-ouest de la Grande Ile, pour l'assassinat d'un couple de restaurateurs français dont les corps avaient été retrouvés affreusement mutilés à Madagascar en 2012. La cour criminelle ordinaire de Tuléar a suivi le réquisitoire de l'avocat général, en reconnaissant coupables les deux principaux accusés, Victorien Lahiniriko et Régis Alain, et en les condamnant aux travaux forcés à perpétuité. Huit autres accusés ont eux été acquittées au bénéfice du doute. Le 12 avril 2012, Johanna Delahaye, 31 ans, et son conjoint Gérald Fontaine, 41 ans, qui habitaient Tuléar dans le sud-ouest de Madagascar, où ils possédaient un restaurant, s'étaient rendus en quad sur une plage sauvage pour se baigner. Le corps de Gérald avait été découvert neuf jours plus tard, charrié à 60 km de Tuléar. Il avait fallu trois jours de battue pour retrouver celui de Johanna, plus près de la plage. La jeune femme, qui était enceinte, avait "été retrouvée presque décapitée", tandis que son compagnon avait "les membres coupés", selon l'un des avocats des familles, Me Frank Berton. "On avait deux questions. Qui les a assassinées? Ca, on le sait, ce sont ceux qui ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Pourquoi? Là, on n'a pas de réponse", a réagi lundi soir M. Berton

  • Afrique du Sud: une vidéo douteuse tournée dans la propriété de Pistorius, sur les lieux du crime
    AFP, 13/10/2015 08h56
    Deux Sud-Africains qui louent la propriété d'Oscar Pistorius où l'ancien athlète a tué sa compagne en 2013 ont mis en ligne une vidéo tournée dans la maison du crime où ils fanfaronnent sur leur souhait d'y organiser des soirées. Selon les médias locaux, deux associés, David Scott, 33 ans, et Kagiso Mokoape, 23 ans, louent la vaste et luxueuse maison de Pretoria, où Reeva Steenkamp a été tuée par balles en février 2013. "C'est à coup sûr une maison pour faire des soirées. Oscar a construit cette maison pour recevoir", affirme David Scott sur la vidéo postée sur YouTube, alors qu'il ouvre une canette de bière. "Tous les week-ends, on va s'éclater ici", lance Kagiso Mokoape. Le champion paralympique Oscar Pistorius a dû vendre sa maison pour payer ses frais d'avocat. L'an dernier, il a été reconnu coupable d'homicide involontaire et purge une peine de cinq ans de prison. Il a toujours affirmé avoir tué sa petite amie par accident en la prenant pour un cambrioleur introduit dans les toilettes de la maison en pleine nuit. Dans la vidéo postée sur YouTube, les deux locataires, visiblement éméchés, font visiter la somptueuse maison. Une fois dans la salle de bain où Oscar Pistorius a tiré sur Reeva Steenkamp à travers la porte fermée à clé des toilettes, David Scott donne sa version des faits. "Ils ont eu une dispute (...). Il s'en est pris à elle, elle s'est enfuie, elle s'est enfermée dans les toilettes", affirme David Scott. Elle "a dit qu'elle allait téléphoner à quelqu'un et il lui a tiré dessus. Voilà ce qui s'est passé", ajoute-t-il avec assurance.

  • Guinée: l'opposition réclame l'annulation de la présidentielle avant même les résultats
    AFP, 13/10/2015 08h54
    Les sept adversaires du chef de l'Etat guinéen sortant Alpha Condé à la présidentielle ont réclamé lundi l'annulation du premier tour qui s'est tenu la veille, sans attendre les résultats, assimilant les multiples problèmes d'organisation à "une fraude massive". Le scrutin s'est globalement déroulé dans le calme, mais sous tension, la campagne de M. Condé le donnant réélu dès le premier tour, un objectif que ses concurrents jugent irréalisable sans fraude caractérisée, cinq ans après une victoire à l'arraché au second tour sur le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo. Bien qu'aucune statistique de participation nationale ne soit disponible, les Guinéens ont voté massivement dimanche, malgré des difficultés en tout genre: retards, manque de matériel, électeurs sans carte ou au contraire munis de carte mais ne figurant pas sur le registre de leur bureau, listes sans ordre ni alphabétique ni numérique ..." Ca a été une mascarade, une fraude massive qui a été organisée toute la journée et qui continue aujourd'hui à nouveau dans les commissions administratives de centralisation de vote", a affirmé M. Diallo lors d'une conférence de presse conjointe avec les six autres concurrents d'Alpha Condé. "Nous demandons son annulation et nous ne reconnaîtrons pas les résultats qui vont être issus de ces urnes", a-t-il précisé, promettant de mobiliser ses partisans dans la rue.

  • Le Zimbabwe renonce à poursuivre le dentiste américain qui a tué le lion Cecil
    AFP, 13/10/2015 08h53
    Le Zimbabwe a renoncé lundi à poursuivre en justice le dentiste et chasseur américain qui a tué en juillet l'emblématique lion Cecil, car "ses papiers étaient en règle" et il ignorait qu'il commettait une infraction. "Il s'avère que (le dentiste Walter) Palmer est venu au Zimbabwe parce que tous ses papiers étaient en règle", a affirmé la ministre de l'Environnement Oppah Muchinguri à la presse à Harare, ajoutant que le dentiste était toujours le bienvenu au Zimbabwe, "mais pas pour chasser". En réalité, a expliqué la ministre, le propriétaire du terrain sur lequel la chasse a eu lieu n'avait pas le droit de proposer de tuer un lion sur ses terres, car aucun quota ne lui avait été attribué. Walter Palmer, qui suivait son guide, ignorait sur quel terrain il se trouvait lorsqu'il a tiré à l'arc sur Cecil. Mais le dentiste américain avait payé en toute légalité 55.000 dollars (50.000 euros) pour le permis de chasse et le safari. "Comment pourrions-nous le poursuivre?", a demandé Mme Muchinguri, ajoutant: "Le problème est maintenant interne (au Zimbabwe). Nous allons revoir notre politique de distribution des quotas. "Du coup, c'est l'organisateur du safari, le chasseur professionnel zimbabwéen Theo Bronkhorst, qui risque de se retrouver en première ligne. Il doit de nouveau comparaître le 15 octobre devant un tribunal, après un renvoi du procès fin septembre.

  • Le Burkina met en place la commission d'enquête sur le putsch
    AFP, 13/10/2015 08h52
    La commission d'enquête sur le putsch du 16 septembre au Burkina Faso a été officiellement installée lundi à Ouagadougou et elle dispose de 30 jours pour rendre ses conclusions. "Je voudrais déclarer la commission d'enquête sur le putsch manqué du 16 septembre, composée de huit membres présents, officiellement installée dans ses fonctions", a déclaré le Premier ministre Isaac Zida lors d'une brève cérémonie organisée à Ouagadougou. Des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, avaient fait irruption dans le palais présidentiel le 16 septembre en plein conseil des ministres, prenant en otage le président Michel Kafando, le Premier ministre Zida et plusieurs ministres, avant de proclamer le coup d'Etat le lendemain. Créée le 25 septembre par le gouvernement, la Commission a pour mission de "situer les responsabilités, d’identifier les auteurs, complices, militaires et civils, impliqués dans la tentative de coup d’Etat perpétrée le 16 septembre 2015" par le RSP. La commission, présidée par l'avocat général à la Cour de cassation Simplice Poda, dispose d'un mois pour rendre ses conclusions. "Le peuple burkinabè attend vos résultats", a souligné M. Zida avant d'avoir un long entretien à huis clos avec les membres de la commission. "Nous avons 30 jours et la tâche est immense. Nous espérons terminer le travail dans le délai malgré l'ampleur de la tâche qui nous attend", a déclaré M. Poda.

  • Référendum constitutionnel au Congo: l'opposition aimerait pouvoir lire le texte
    AFP, 13/10/2015 08h50
    L'opposition congolaise a déploré lundi que le texte de la nouvelle Constitution devant être soumise à référendum le 25 octobre, et qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat, ne soit pas encore disponible pour le corps électoral. "Personne n’a pris connaissance de ce projet constitutionnel", a déclaré à l’AFP Paul-Marie Mpouelé, coordonnateur du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad). "C'est parce qu’on n’a pas pris connaissance de ce projet que nous dénonçons un coup d'État constitutionnel", a-t-il ajouté au nom de cette plate-forme d’opposition. Le texte intégral du projet de Constitution devant être soumis au référendum n'avait pu être trouvé lundi par le correspondant de l'AFP à Brazzaville. Selon les informations publiées par le gouvernement le 5 octobre, la nouvelle constitution ferait sauter les deux points de la Constitution de 2002 qui interdisent à M. Sassou de se représenter: l'âge maximal de 70 ans imposé aux candidats à la magistrature suprême, et la limitation à deux du nombre de mandats que peut exercer un chef de l’État. Selon le gouvernement, la nouvelle constitution ferait entrer le pays dans une nouvelle République en instaurant un "exécutif bicéphale" avec un Premier ministre "chef du gouvernement, à la place du chef de l'État".

  • Guinée: Sidya Touré se dit "particulièment visé par la fraude" et se retire
    AFP, 13/10/2015 08h49
    L'ex-Premier ministre guinéen Sidya Touré, candidat à la présidentielle, se disant particulièrement ciblé par la fraude imputée au pouvoir lors du premier tour dimanche, a annoncé lundi le retrait de ses représentants des instances électorales pour ne "pas cautionner" ce processus. Cette décision fait suite à la demande d'annulation du premier tour par les sept adversaires du président sortant Alpha Condé à ce scrutin, lors d'une conférence de presse lundi. "Notre constat est que les anomalies observées dans les différents bureaux de vote sont particulièrement ciblées dans les fiefs de l'Union des forces républicaines" (UFR), a déclaré à l'AFP M. Touré, président de l'UFR et arrivé en troisième position en 2010, derrière M. Condé et le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo. Dans un communiqué, l'UFR invoque la "fraude qui a particulièrement visé" son candidat et précise agir "en conformité avec la décision solidaire des sept candidats à l'élection présidentielle de ne pas reconnaître les résultats". "L'objectif est très clair, c'est un objectif qui a toujours été celui du gouvernement: éliminer le parti le plus consensuel qui puisse exister, pour maintenir toujours la fracture politico-communautaire que les uns et les autres veulent entretenir", a estimé M. Touré.

  • Guinée-Bissau: formation d'un nouveau gouvernement après 2 mois de blocage politique
    AFP, 13/10/2015 08h30
    Un nouveau gouvernement a été formé en Guinée-Bissau après deux mois de blocage politique depuis la destitution, mi-août, par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, selon un décret présidentiel rendu public dans la nuit de lundi à mardi. La nouvelle équipe comprend 15 ministres et 14 secrétaires d'Etat en plus du Premier ministre Carlos Correia, nommé le 17 septembre par le président Vaz, mais les portefeuilles de l'Intérieur et des Ressources naturelles n'ont pas été attribués en raison d'un désaccord sur les choix des noms, d'après le décret lu sur les médias d'Etat. Ils ont été confiés par intérim au Premier ministre Correia, 81 ans, un vétéran de la lutte pour l'indépendance du pays et qui fut chef du gouvernement à trois reprises (1991-1994, 1997-1998, 2008). "Le choix des membres du gouvernement est de la compétence à la fois du président et du Premier ministre. Il exige une convergence de points de vue qui n'a pas été atteinte dans sa totalité à propos du choix des noms proposés", explique le texte, sans plus de détails. Les nouveaux ministres sont pour la plupart issus de l'équipe dissoute en août et membres du parti majoritaire au Parlement, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), formation du président Vaz et ses anciens et nouveau chefs de gouvernement.

  • Attentat d'Ankara: l'opposition intensifie ses attaques contre Erdogan
    AFP, 12/10/2015 11h08
    L'opposition prokurde intensifie ses attaques contre le président Recep Tayyip Erdogan, qu'elle accuse d'être responsable de l'attentat d'Ankara, le plus meurtrier de l'histoire de la Turquie, à trois semaines des élections législatives. "L'Etat a attaqué le peuple. Les condoléances devraient aller au peuple et non à Erdogan", a lancé dimanche sur Twitter Selahattin Demirtas, chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde). A l'appel des mouvements qui avaient convoqué la "marche pour la paix" frappée par l'attentat, plus de 10.000 manifestants se sont rassemblés dimanche sur une place d'Ankara proche du site de l'attentat, qui a fait au moins 97 morts. La foule a largement conspué M. Erdogan et son gouvernement, accusés de ne pas avoir, délibérément, assuré la sécurité du rassemblement de samedi. "Erdogan meurtrier", "l'Etat rendra des comptes", ont scandé les manifestants, encerclés par les forces de l'ordre.


  • RDC: le chef de la commission électorale démissionne, l'opposition s'inquiète
    AFP, 12/10/2015 10h55
    A 13 mois de la présidentielle en République démocratique du Congo, les autorités de Kinshasa ont annoncé samedi soir la démission du président de la commission chargée d'organiser ces élections que, soupçonne l'opposition, le pouvoir voudrait retarder. L'abbé Apollinaire Malu-Malu a présenté "sa démission de ses fonctions de président de la Céni" (Commission électorale nationale indépendante) au président de la République Joseph Kabila, "pour raisons de santé" et celui-ci en a "pris acte", selon un communiqué officiel lu à la télévision publique. La Céni est composée de membres représentatifs de diverses composantes de la population congolaise. Selon le communiqué officiel lu à la télévision, M. Kabila demande à la société civile, dont était "issu" l'ecclésiastique quinquagénaire, de se réunir "pour désigner son remplaçant". Cette démission est "un nouveau coup de tonnerre dans le paysage" politique congolais, a rapidement réagi sur son compte Twitter Olivier Kamitatu, un des dirigeants du G7, groupe de sept partis récemment passés à l'opposition en septembre en accusant M. Kabila de chercher à se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Samy Badibanga, chef du premier groupe parlementaire d'opposition (UDPS et alliés) à l'Assemblée nationale ne se montrait pas étonné samedi de cette démission, notant auprès que l'abbé Malu-Malu "était indisponible depuis un bon moment".

  • Les Guinéens votent en masse pour une présidentielle disputée
    AFP, 12/10/2015 10h52
    Les Guinéens ont voté massivement dimanche pour désigner leur président, un scrutin sous tension dont l'opposition compte déjà contester les résultats, alors que le camp du sortant Alpha Condé le donne vainqueur dès le premier tour. Les bureaux de vote étaient fermés à partir de 20H00, après l'autorisation accordée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à tous ceux ayant ouvert en retard à prolonger d'autant leur période d'ouverture. Le dépouillement a aussitôt débuté, mais les premiers résultats n'étaient pas attendus avant mardi. "Je demande à tous les Guinéens, quel que soit leur bord, de remplir leur devoir civique dans la paix et la tranquillité et d'attendre les résultats", a dit M. Condé, en allusion aux violences électorales qui ont fait une dizaine de morts cette semaine, après avoir voté dans la matinée à Conakry. "Après l'épidémie d'Ebola, la Guinée a vraiment besoin de s'unir pour reprendre sa marche en avant", a ajouté le chef de l'Etat, qui impute à l'épidémie déclarée en décembre 2013 dans le pays le fléchissement de sa croissance.

  • Centrafrique: combats entre forces internationales et ex-rebelles Séléka
    AFP, 12/10/2015 10h50
    Des échanges de tirs opposaient dimanche les forces internationales en Centrafrique à des ex-Séléka, au deuxième jour d'une opération militaire contre des positions rebelles dans la région de Sibut, à environ 180 kilomètres au nord de Bangui, a déclaré une source militaire. "Des tirs nourris d'armes automatiques ont été entendus dans la région de Sibut, où une opération des forces internationales contre des ex-Séléka a été lancée pour mettre ces derniers en déroute", a dit cette source à Bangui, précisant qu'il y avait eu des morts, sans toutefois pouvoir donner de bilan. L'opération menée par les soldats français de l'opération Sangaris et les forces de l'ONU visait, selon cette source, "à contraindre les ex-Séléka à regagner leur position vers Kaga Bandoro", à environ 200 km plus au nord. Les rebelles de Kaga Bandoro avaient quitté leur position le mois dernier, "affirmant vouloir descendre à Bangui". "Ils ont réussi à contourner le dispositif (de la force onusienne) et se sont rapprochés de Sibut ces derniers jours", a ajouté cette source. "Après avoir sommés en vain les ex-Séléka de regagner leur position, les forces internationales ont lancé un ultimatum qui est arrivé à expiration samedi. Ce qui a justifié l'opération qui est en cours", a dit la source. Les forces internationales n'avaient pas confirmé officiellement l'opération dimanche matin.

  • Foot: Aubameyang et Yaya Touré tête de liste pour le joueur africain 2015
    AFP, 12/10/2015 10h47
    L'attaquant gabonais Pierre-Emerick Aubameyang et l'Ivoirien Yaya Touré sont parmi les 37 nominés pour le titre de joueur africain de l'année. Les deux autres représentants de la L1 sont le Nigérian Vincent Enyeama (Lille) et, surprise, le Congolais Férébory Doré (Angers). Le milieu de terrain ivoirien de Manchester City Yaya Touré, quadruple détenteur de ce trophée, fait évidemment partie de la liste, tout comme un des grands favoris pour le titre, le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (Borussia Dortmund).


  • Burkina : trois gendarmes et un civil tués lors d'une attaque près de la frontière malienne
    AFP, 09/10/2015 18h24
    Trois gendarmes et un assaillant ont été tués vendredi lors d'une attaque lancée par "une cinquantaine d'hommes armés" contre la gendarmerie de Samorogouan, dans l'ouest du Burkina, près de la frontière malienne, a annoncé le ministère de la Défense burkinabè. Selon des sources sécuritaires concordantes, un civil a en outre été "égorgé" et un gendarme enlevé. Il s'agit d'une "attaque de jihadistes", a-t-on ajouté de source sécuritaire à Ouagadougou. "Le matin du 9 octobre, aux environs de 04h00 (locale et GMT), une cinquantaine d'hommes armés non encore identifiés venant des frontières ouest du Burkina ont attaqué la brigade de gendarmerie de Samorogouan", a rapporté un communiqué signé du chef d'état-major, le général Pingrenoma Zagré, parvenu. "Cette attaque a causé la mort d'un assaillant et malheureusement celle de trois de nos gendarmes", a-t-il ajouté. Selon une source locale, les assaillants ont attaqué les bâtiments publics de Samorogouan jeudi et ont été chassés par les gendarmes qui avaient alors récupéré 7 motos. Le lendemain, les gendarmes ont été attaqués par ces mêmes hommes armés qui étaient revenus. Selon la source locale, un assaillant et deux gendarmes ont alors été tués. Un autre gendarme a perdu la vie lors de la poursuite tandis qu'un autre était aussi enlevé. Samorogouan se trouve à environ 400 km au nord-ouest de Ouagadougou, 45 km au nord de la ville burkinabè d'Orodara, à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne et quelque 150 km au nord de la Côte d'Ivoire.

  • RD Congo: le gouverneur du Nord-Kivu accuse l'ONU d'avoir tué 5 civils
    AFP, 09/10/2015 11h15
    Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a affirmé jeudi que cinq civils avaient été tués dans une attaque héliportée menée lundi par des Casques bleus contre des rebelles. "Je viens de recevoir une délégation" qui s'est rendue dans la région de l'attaque et elle "confirme que la Monusco [Mission des Nations unies au Congo] a pilonné un village composé essentiellement de civils", et que l'attaque a fait à "la date d'aujourd'hui (...) cinq civils tués", a déclaré Julien Paluku, joint par téléphone de Kinshasa. La Monusco avait annoncé mardi avoir mené la veille une opération offensive contre des rebelles près de Pinga (territoire de Walikale), dans le centre du Nord-Kivu, dans le cadre de "son mandat de protection des civils". M. Paluku a déclaré qu'il allait "convoquer d'urgence" une rencontre entre les autorités provinciales et la Monusco pour déterminer sur quelles informations les Casques bleus se sont basés pour "bombarder" alors que les autorités n'avaient pas entendu parler d'"exactions" commises contre les civils dans cette zone. Sur son compte Twitter, la Monusco indique qu'elle a participé mercredi à une "mission conjointe" dans la région de Pinga avec des responsables du gouvernement et des notables suite aux "attaques aériennes (...) contre les groupes armés" dans cette zone. "Ces attaques qui avaient fait 4 morts sont au centre d'une controverse" et la mission conjointe doit "évaluer la situation", précise un autre tweet du compte, supprimé par la suite.

  • Le Soudan du Sud en guerre parie sur le café haut de gamme
    AFP, 09/10/2015 11h14
    Du café sud-soudanais va être exporté pour la première fois ce mois-ci dans le cadre d'une initiative à long terme destinée à revitaliser l'industrie du café dans ce pays d'Afrique de l'Est, parrainée par la marque Nespresso. Le projet avait été lancé en juillet 2013 par l'acteur américain George Clooney, défenseur de longue date du Soudan du Sud et visage publicitaire de Nespresso, filiale du géant suisse de l'agro-alimentaire Nestlé. "Il y a là une réelle opportunité", avait-il alors estimé. Mais cinq mois plus tard, le pays devenu indépendant du Soudan en juillet 2011, après des décennies de conflit, sombrait dans la guerre civile, marquée par des massacres et des atrocités qui ont fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de Sud-Soudanais de leurs foyers. Les combats continent dans plusieurs régions en dépit de la signature le 26 août d'un accord de paix conclu par le président Salva Kiir et le chef de la rébellion, son ancien vice-président Riek Machar. Dans le même temps, l'organisation à but non lucratif basée à Washington TechnoServe, chargée par Nespresso de mettre en œuvre son projet, avait redoublé d'efforts pour aider l'industrie du café sud-soudanaise.

  • Zimbabwe: 14 éléphants morts empoisonnés dont 11 au parc national de Hwange
    AFP, 08/10/2015 09h53
    Au moins quatorze éléphants sont morts empoisonnés au Zimbabwe ces dernières semaines, ont indiqué les autorités des parcs nationaux mercredi, qui soupçonnent des actes de braconnage dans onze cas. "Onze éléphants sont morts à la suite d'un empoisonnement chimique dans le parc national de Hwange (ouest du Zimbabwe) et dans la réserve de Deka (qui jouxte le parc), et trois autres se sont empoisonnés dans une décharge", a annoncé la porte-parole des autorités des parcs naturels du Zimbabwe, Carol Washaya, dans un communiqué. Cinq des pachydermes "ont été empoisonnés par des braconniers dans le parc de Hwange" et six autres ont été retrouvés morts par une patrouille de rangers, juste en dehors du parc, a-t-elle ajouté. Les défenses de certains animaux avaient été coupées, probablement par des braconniers, selon Carol Washaya. La police a arrêté cinq hommes suspectés d'être impliqués dans la mort de ces animaux. Les trois autres éléphants ont été empoisonnés au cyanure après avoir consommé des déchets toxiques dans une décharge de la ville de Kariba (nord), selon des tests effectués en laboratoire. Carol Washaya a toutefois écarté un acte criminel dans ce cas précis. Le braconnage est fréquent dans les parcs nationaux zimbabwéens où les éléphants et les rhinocéros représentent les principales cibles. L'an dernier, plus de 100 éléphants avaient été empoisonnés au cyanure pour le braconnage de leur ivoire.

  • Ethiopie: un nouveau gouvernement quasi-inchangé
    AFP, 08/10/2015 09h51
    Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, reconduit lundi à son poste pour cinq ans par les députés, a présenté au Parlement un gouvernement largement inchangé, essentiellement marqué par de nouveaux portefeuilles visant à maintenir la forte croissance économique. M. Hailemariam, qui a présenté sa nouvelle équipe mardi devant la Chambre des représentants du peuple (chambre basse du Parlement), maintient à leurs postes ses trois vice-Premiers ministres, Demeke Mekonnen, Aster Mamo et Debretsion Michael, issus des ethnies ahmara, oromo et tigréenne, les trois principaux peuples du pays. Les ministres de la Défense, de la Justice et des Affaires étrangères restent également à leur poste. Un proche conseiller de M. Hailemariam, Getachew Redda, accède au poste de ministre des Communications et de porte-parole du gouvernement. Deux nouveaux ministères font leur apparition: celui des des Constructions et celui des Entreprises publiques, deux secteurs stratégiques en Ethiopie où l’économie est en pleine expansion, mais reste encore largement sous la coupe de l’Etat et où le secteur privé peine à émerger. Cette nouvelle équipe ministérielle, forte de 25 ministres et quatre directeurs généraux avec rang de ministres, ne compte que quatre femmes. La nouvelle équipe aura pour mission de mener à bien sur les cinq prochaines années la deuxième phase du Plan de Transformation et de Croissance (GTP), lancé en 2010 et qui vise à faire de l’Ethiopie un pays à revenu intermédiaire d’ici à 2025.

  • L'Algérie veut rééquilibrer ses relations économiques avec l'UE
    AFP, 08/10/2015 09h47
    L'Algérie estime "nécessaire" la réévaluation des relations économiques et commerciales avec l'Union européenne, misant sur davantage d'investissements de l'UE dans le pays, selon un communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres. L'économie algérienne, qui tire du pétrole plus de 95% de ses recettes extérieures et dont la fiscalité de l'or noir représente 60% de son budget, a énormément pâti de la baisse des prix des hydrocarbures. Le Conseil des ministres présidé mardi par le président Abdelaziz Bouteflika a précisé que la chute de près de la moitié des recettes extérieures du pays, du fait de la crise du marché pétrolier, "rend davantage nécessaire" l'évaluation du volet économique et commercial de l'Accord d'association avec l'UE, note un communiqué diffusé par l'agence APS. "Le doublement de nos importations à partir de l'espace européen n'a pas été accompagné de la hausse attendue dans les investissements européens en Algérie", ajoute-t-on. L'Accord d'association entre l'UE et l'Algérie, mis en œuvre en septembre 2005, encadre la coopération économique, sociale, culturelle, et judiciaire entre les deux zones. Il prévoyait notamment un démantèlement des barrières douanières entre les deux espaces. Mais il s'est révélé largement défavorable à l'Algérie dont l'économie est peu compétitive et qui n'est pas parvenue à exporter des produits hors hydrocarbures, perdant de ce fait d'importantes recettes. D'où sa demande répétée de renégocier le texte.

  • Centrafrique: enquête judiciaire sur les violences de fin septembre
    AFP, 08/10/2015 09h40
    La justice centrafricaine a ouvert une enquête notamment pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et incitation à la guerre civile contre les auteurs des dernières violences à Bangui qui ont fait 61 morts, a annoncé mercredi soir le ministre de la Justice. Dans sa déclaration à la radio d'Etat, le ministre Aristide Sokambi a affirmé que "devant des comportements flagrants, qui sont constitutifs d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, de complot, d'incitation à la guerre civile, à la désobéissance civile, à la haine, et de complicité, le gouvernement a instruit les autorités judiciaires compétentes, aux fins d'ouvrir une enquête à l'effet de rechercher et d'arrêter les présumés auteurs et complices". D'après lui, des responsables politiques se sont réunis pour réclamer une troisième transition afin de retarder le processus électoral prévu début octobre "et soutenir publiquement ces violences". "Des officiers de l'armée, comme le capitaine Eugène Ngaïkosset, le lieutenant Olivier Koudémon "alias Gbangouma", le nommé Mokom et autres, recherchés par la justice centrafricaine pour divers crimes commis dans notre pays, se sont impliqués ouvertement dans tous les différents mouvements pour attenter à l'ordre établi", a-t-il dit. Ces officiers faisaient partie de la garde rapprochée de l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion de la Séléka.

  • Génocide au Rwanda: non-lieu pour le prêtre visé par la première plainte en France
    AFP, 07/10/2015 10h10
    Vingt ans après, les juges d'instruction ont prononcé un non-lieu pour le prêtre Wenceslas Munyeshyaka, premier Rwandais visé par une plainte en France pour le génocide de 1994, dont l'enquête avait pourtant relevé le rôle "trouble" dans sa paroisse de Kigali. "C'est une décision incompréhensible", a réagi le président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), Alain Gauthier, qui n'a pas exclu de faire appel. Au terme d'une enquête de vingt ans, nourrie de centaines de témoignages et de plusieurs confrontations, ainsi que de déplacements des juges sur place, le parquet de Paris avait déjà demandé un non-lieu dans ses réquisitions, en raison d'une insuffisance de charges. Installé en France après le génocide, avec l'aide de l'Église, le prêtre était à l'époque des massacres vicaire de la paroisse de la Sainte-Famille à Kigali, où furent accueillis des milliers de civils. Il était connu pour y circuler armé et protégé d'un gilet pare-balles pendant le génocide, qui a fait entre avril et juillet 1994 quelque 800.000 morts, principalement au sein de la minorité tutsi. L'acte d'accusation du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui s'était dessaisi en 2007 au profit de la justice française, fait de lui un bourreau. Le procureur du TPIR lui reprochait d'avoir participé à des réunions planifiant des massacres et d'avoir livré des civils tutsi aux milices extrémistes hutu, les Interahamwe. Il était aussi accusé d'avoir lui-même abattu trois jeunes Tutsi, et encouragé ou commis des viols. En 2006, un tribunal militaire rwandais l'avait condamné en son absence à la prison à vie.

  • RDC: les autorités ont fomenté l'attaque d'un rassemblement de l'opposition, seloh HRW
    AFP, 07/10/2015 10h09
    L'organisation américaine de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) affirme mardi dans un rapport que des responsables des services de sécurité et du parti au pouvoir à Kinshasa ont été impliqués dans l'attaque d'un rassemblement d'opposition le 15 septembre. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a dénoncé un rapport "politiquement motivé" et "pas crédible". "Nous sommes intéressés à toute dénonciation fondée sur des faits vérifiables pour permettre à la justice de faire son travail", a-t-il ajouté. Selon Human Rights Watch, "plusieurs jeunes hommes qui ont reconnu avoir participé à l'attaque ont affirmé [à l'ONG] qu'ils se trouvaient parmi plus de 100 jeunes recrutés par de hauts responsables de la sécurité et des responsables du PPRD", le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie. D'après le rapport, les jeunes interrogés par HRW ont indiqué avoir été formés dans un camp militaire la veille du rassemblement du 15 septembre et y avoir reçu instruction d'attaquer "dès qu'un des leaders de l'opposition insulterait le président" de la République. Chacun aurait été payé environ 65 dollars. HRW cite des témoins selon lesquels le chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, plusieurs fois accusé de graves violations des droits de l'Homme, "figurait parmi au moins trois hauts responsables" ayant "donné des instructions". Aux termes de la Constitution de la République démocratique du Congo, le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut se représenter lors de la présidentielle devant avoir lieu en novembre 2016.

  • Protestations après la fermeture d'une chaîne somalienne et l'arrestation de deux journalistes
    AFP, 07/10/2015 10h07
    Journalistes somaliens et défenseurs de la liberté de la presse ont condamné mardi la fermeture par les autorités somaliennes d'une chaîne privée de télévision et l'arrestation de deux de ses journalistes. Les services somaliens de renseignement ont mené le 2 octobre une descente dans les locaux de la chaîne indépendante Universal TV à Mogadiscio, au lendemain de la diffusion d'un débat sur le rôle des forces étrangères en Somalie, selon le Syndicat national des Journalistes somaliens (NUSOJ). Abdullahi Hersi, directeur pour l'Afrique de l'Est d'Universal TV, et Awil Dahir Salad, producteur et présentateur de l'émission en cause, Doodwadaag (Le Débat), ont été arrêtés, a ajouté le syndicat, précisant qu'ils avaient été placés en détention préventive pour 21 jours, le temps de l'enquête. "Nous condamnons la façon dont les bureaux d'Universal TV ont été fermés et les journalistes arrêtés", s'est insurgé le directeur du NUSOJ, Mohamed Ibrahim, dont l'organisation a dénoncé "une violation flagrante de la liberté de la presse et de la liberté d'expression". Le Comité pour la protection des Journalistes (CPJ), basé à New-York, a appelé le gouvernement somalien à "cesser de harceler arbitrairement les journalistes et à respecter la liberté de la presse". Reporters sans frontières (RSF) a de son côté dénoncé "une mesure absolument illégale" et "une violation des principes de liberté de l’information et d’expression, pourtant inscrits dans la Constitution" somalienne.

  • CPI: l'ex-chef de milice congolais Germain Katanga demande une réduction de sa peine
    AFP, 07/10/2015 10h06
    L'ancien chef de milice congolais Germain Katanga, condamné à 12 ans de prison pour avoir été complice de l'attaque d'un village en RDC ayant fait environ 200 morts, a demandé mardi aux juges de la CPI de le libérer plus tôt que prévu. "La souffrance infligée aux victimes est réelle, je l'ai reconnu, je l'ai regretté, je le regrette encore et je ne la mépriserai jamais", a affirmé Germain Katanga aux juges lors d'une audience à La Haye, où siège la Cour pénale internationale (CPI). "Je tiens à vous assurer de la sincérité de mes regrets et de la tristesse ressentie", a-t-il ajouté, soulignant qu'il voulait, s'il était libéré, devenir agriculteur en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Son avocat, David Hooper, a rappelé que M. Katanga avait démontré "sa volonté de collaborer avec la Cour: il a été condamné sur la base d'informations qu'il avait lui-même fournies à la Cour et a renoncé à interjeter appel". Les juges n'ont pas donné de date pour le rendu de cette décision. La CPI avait jugé en mars 2014 que Germain Katanga, 37 ans, s'était rendu coupable de complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Selon les juges, il avait facilité et coordonné l'approvisionnement en armes des membres de sa milice qui avaient attaqué le 24 février 2003 le village de Bogoro, tuant 200 personnes environ, par balle ou à la machette.

  • Mauritanie : quatre morts de fièvre de la vallée du Rift
    AFP, 07/10/2015 10h05
    La fièvre de la Vallée du Rift (FVR), maladie qui touche principalement les animaux mais peut aussi contaminer l'homme, a fait quatre morts en Mauritanie depuis septembre, selon un nouveau bilan communiqué par le ministre mauritanien de la Santé. "A ce jour, quatre personnes sont mortes de la fièvre" de la Vallée du Rift, et "six sont complètement guéries", a affirmé le ministre Ahmed Ould Jelvoune dans une déclaration lundi soir à la télévision publique. Lundi, le ministère de la Santé avait rapporté un décès de cas suspect de FVR à Magtaa Lahjar, dans le centre du pays, signalé à ses services le 14 septembre. Une source au ministère avait ensuite fait état à l'AFP de "15 à 16 cas" suspects recensés et placés sous surveillance à Nouakchott, "en attendant les résultats des analyses de leurs prélèvements envoyés à Dakar avec l'appui de l'OMS", l'Organisation mondiale de la Santé. Le ministre Ould Jelvoune n'a pas donné de détails, notamment sur les dates et zones où se sont produits les quatre décès. "Les personnes suspectes sont prises en charge par les autorités", il n'y a pas lieu "de s'inquiéter", a-t-il précisé. Aucun nouvel élément n'avait été officiellement communiqué mardi. La fièvre de la Vallée du Rift, du nom de la région du Kenya où elle a été identifiée en 1931, avait fait 17 morts en Mauritanie en 2012.

  • Eutelsat s’allie à Facebook pour proposer de l’internet haut débit en Afrique
    AFP, 06/10/2015 09h22
    L'opérateur européen Eutelsat et Facebook vont proposer de l'internet à haut débit en Afrique dès 2016, à des tarifs moins élevés, grâce au satellite géostationnaire AMOS-6, pour reprendre l'initiative face aux projets alternatifs de constellations satellitaires. "Nous sommes enthousiastes à l'idée (…) de collaborer avec Facebook sur ce nouveau projet qui vise à fournir des services d'accès à Internet en Afrique", s'est réjoui Michel de Rosen, le PDG d'Eutelsat, dans un communiqué. "Nous ferons en sorte d'offrir des solutions Internet fiables et à des prix avantageux, pour que davantage d'usagers puissent surfer et bénéficier ainsi de l'économie de la connaissance", a-t-il ajouté. Le projet s'insère dans le cadre de l'initiative "internet.org" de Facebook, visant à accélérer l'accès à la connectivité "en concentrant ses efforts sur les barrières physiques, économiques et sociales qui privent les citoyens de connexion à Internet". "La mission de Facebook est de connecter le monde (...), les satellites joueront un rôle important dans la lutte contre les obstacles majeurs qui empêchent de connecter les Africains à Internet", a commenté Chris Daniels, vice-président de l'initiative Internet.org. dans le communiqué d'annonce. La collaboration avec Eutelsat vise à "rechercher de nouvelles façons d'utiliser les satellites pour connecter les gens le plus efficacement possible dans les zones les plus reculées du monde", selon M. Daniels.

  • Pistorius, l'ex-champion paralympique, reste en prison pour le moment
    AFP, 06/10/2015 09h19
    L'ex-champion paralympique Oscar Pistorius, qui purge une peine de cinq ans de prison pour avoir tué sa petite amie en 2013, va devoir encore attendre pour obtenir une libération anticipée. Lundi, une commission d'appel chargée d'examiner sa demande de libération devait se réunir. Rien n'a filtré publiquement de cette réunion, mais l'un des avocats de Pistorius a laissé entendre qu'aucune décision favorable à son client n'avait été prise. "Je crois qu'ils vont renvoyer le dossier à la commission des libérations anticipées", a déclaré l'avocat, Brian Webber. C'est cette même commission qui avait décidé de libérer Pistorius le 21 août. Mais, à la dernière minute, le ministère de la Justice avait bloqué la décision et maintenu Pistorius en détention. La loi sud-africaine permet aux condamnés pour homicide involontaire de sortir après avoir purgé un sixième de leur peine. Condamné le 21 octobre 2014, Pistorius est donc en théorie libérable depuis le 21 août. S'il sort, il sera assigné à résidence et probablement astreint à des travaux d'intérêt général. Mais la saga judiciaire est loin d'être terminée puisque le parquet a fait appel de sa condamnation pour "homicide involontaire", et demande à ce que les faits soient reclassés en "meurtre".

  • Centrafrique: le président tchadien réclame la fin de la transition
    AFP, 06/10/2015 09h17
    Le président tchadien Idriss Deby, très influent en Centrafrique, a estimé lundi que la transition en cours dans ce pays devait "s'arrêter" et des élections être organisées avant la fin 2015, après une flambée de violences fin septembre à Bangui. "Cette transition doit s'arrêter. Il faut (mieux) une mauvaise élection plus qu'une transition chancelante", a déclaré le président Deby, à l'issue d'un entretien à Paris avec le président François Hollande. "Que la communauté internationale trouve les moyens financiers nécessaires pour permettre à la transition de faire les élections avant la fin de l'année 2015", a-t-il ajouté.

  • Migrations: Hollande et la présidente de l'UA en faveur d'un plan au sommet de Malte
    AFP, 06/10/2015 09h16
    Le président français François Hollande et la présidente de la commission de l'Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma ont fait part lundi de leur volonté d'élaborer un plan contre "les causes" des migrations lors du prochain sommet de Malte entre l'UE et des pays africains. "A la Valette les 11 et 12 novembre, il y aura une rencontre entre l'Union européenne et l'Afrique sur les migrations. Nous voulons que ce ne soit pas simplement le constat, pas simplement la prévention de ces mouvements de population mais véritablement un plan qui permettra d'agir contre les causes de ces phénomènes et agir à la source", a déclaré M. Hollande. "Cela suppose de mettre en place une grande politique de développement", a-t-il ajouté lors d'une déclaration conjointe à l'Elysée. Mme Dlamini-Zuma a pour sa part jugé qu'il était prioritaire de réduire la pauvreté sur le continent, de moderniser l'agriculture et former la jeunesse pour que lorsque les Africains quittent leur pays, ce soit "parce qu'ils le veulent et non par désespoir". Nous devons nous attaquer aux réalités sur le terrain dans nos pays", a souligné la Sud-Africaine. Le sommet de Malte a également été évoqué lundi à Paris lors d'une rencontre bilatérale entre le président français et son homologue ghanéen John Dramani Mahama. La Commission européenne a proposé en septembre de mettre sur pied un fonds d'urgence pour l'Afrique d'1,8 milliard d'euros pour lutter contre les causes de l'émigration.

  • Congo: référendum sur la nouvelle Constitution le 25 octobre
    AFP, 06/10/2015 09h13
    Le gouvernement de Brazzaville a appelé lundi soir les Congolais à se rendre aux urnes le 25 octobre pour un référendum sur un projet de nouvelle Constitution qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016. Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou avait annoncé le 22 septembre son intention de soumettre à référendum une nouvelle loi fondamentale. En moins de deux semaines, la commission chargée d'adopter le projet de Constitution susceptible de faire entrer le pays dans une "Nouvelle République", a rendu sa copie. "Au terme d'un débat enrichissant (...) le Conseil des ministres, chacun ayant pleinement conscience du caractère historique de l'événement, a décidé d'adopter avec amendements le projet de loi portant Loi constitutionnelle", indique un compte-rendu officiel de la session. "Le référendum sur le projet de loi constitutionnelle est convoqué pour le dimanche 25 Octobre 2015", ajoute le texte, précisant que la campagne en vue de cette consultation populaire s'étendra du 9 au 23 octobre. La nouvelle Constitution ramènerait la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans mais stipule que le mandat du chef de l'État "est renouvelable deux fois". Conformément aux recommandations du "dialogue national" de juillet-dénoncé comme une farce par l'opposition-le projet de nouvelle constitution abaisse à 30 ans (contre 40) l'âge minimum pour être candidat à la magistrature suprême en faisant disparaître l'âge maximal de 70 ans inscrit dans la Constitution de 2002.

  • Dix recruteurs présumés de l'EI arrêtés en Espagne et au Maroc
    AFP, 05/10/2015 09h45
    Dix personnes soupçonnées de chercher à recruter pour le compte du groupe Etat islamique, notamment des femmes, ont été arrêtées au Maroc et en Espagne, a annoncé dimanche le ministère espagnol de l'Intérieur. Les dix suspects ont été appréhendés lors d'une opération menée conjointement par les services de renseignement du Maroc et de la police espagnole. Six ont été interpellés à Casablanca (nord-ouest du Maroc) et quatre dans les villes espagnoles de Tolède (centre), Badalona (nord-est), Xeraco (est), "ces dernières heures", précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. En Espagne, deux Marocaines, un Espagnol d'origine marocaine et un Portugais ont été interpellés, tous soupçonnés d'avoir eu un "rôle actif dans la radicalisation, l'endoctrinement et le recrutement de nouveaux adeptes pour Daech (acronyme de l'EI), visant principalement des femmes. "L'un des hommes arrêtés au Maroc a par ailleurs déjà été condamné en Italie pour des activités en lien avec le terrorisme, selon le ministère marocain de l'Intérieur, qui n'a pas livré davantage de précisions. Ce réseau avait pour but "l'envoi de combattants étrangers vers les régions de Syrie et d'Irak sous contrôle de Daesh", ajoute le communiqué.

  • Afrique du Sud: la demande de libération d'Oscar Pistorius de nouveau devant les juges
    AFP, 05/10/2015 09h41
    Une commission sud-africaine doit examiner lundi la demande de libération anticipée de l'ancien champion paralympique Oscar Pistorius, qui avait été bloquée fin août par le ministre de la Justice. "L'audience se tiendra lundi", a assuré samedi Manelisi Wolela, porte-parole du département des Affaires correctionnelles. Cette demande de libération devait être examinée le 18 septembre, mais la Commission sud-africaine des libérations anticipées n'avait finalement pas traité le dossier d'Oscar Pistorius, faute de temps. Si la commission devait accéder à la demande l'ancien champion, il serait assigné à résidence. Oscar Pistorius a été condamné à cinq ans de prison le 21 octobre 2014, et immédiatement incarcéré, pour homicide involontaire sur sa petite amie Reeva Steenkamp, abattue chez lui le jour de la Saint-Valentin 2013. La porte-parole de la famille Pistorius Anneliese Burgess a confirmé la tenue de cette audience lundi, tout en précisant que la commission ne se réunirait pas cette fois à Durban, mais dans la province de Gauteng qui abrite les villes de Pretoria et Johannesburg. C'est dans cette province que Reeva Steenkamp a été tuée.

  • Guinée: un mort et 80 blessés dans des violences pré-électorales à N'Zérékoré
    AFP, 05/10/2015 09h39
    Les violences entre partisans de candidats à la présidentielle en Guinée à N'Zérékoré ont fait un mort et 80 blessés selon une ONG, et ont conduit à l'instauration d'un couvre-feu dans cette ville du sud-est, selon des sources administratives locales. Les heurts ont éclaté vendredi après-midi et se sont poursuivis jusque tard samedi entre partisans du président Alpha Condé, candidat de la majorité en campagne pour le scrutin du 11 octobre, et sympathisants de candidats de l'opposition dont son principal adversaire, Cellou Dalein Diallo, selon des témoins et des sources de sécurité. Samedi, une source hospitalière avait fait état de 23 blessés-16 par balles, six par des jets de pierres ou des coups de bâton, un dans un accident de la circulation. Le bilan a été revu à la hausse par le chef de mission en Guinée de l'ONG médicale humanitaire indépendante Alima, Olivier van Eyll. "Nos équipes, en collaboration avec la Croix-Rouge guinéenne, ont assisté l'équipe médicale de l'hôpital régional de N'Zérékoré pour soigner environ 80 blessés par balle ou par des jets de pierres plus ou moins graves entre vendredi et samedi", a déclaré M. van Eyll, précisant: "Il y a eu malheureusement un cas de décès parmi les blessés". Selon lui, douze des blessés ont passé une nuit à l'hôpital et ont été libérés le lendemain, les autres cas n'ont pas requis d'hospitalisation. En raison des violences, le préfet de N'Zérékoré, Aboubacar Mbop Camara, a imposé un couvre-feu de 18H00 à 06H00 dans la ville à compter de dimanche et jusqu'à nouvel ordre, a affirmé une source à la préfecture.

  • Madagascar: reprise du procès du lynchage d'un Français et d'un Italien en 2013
    AFP, 05/10/2015 09h37
    Le procès de 37 personnes poursuivies pour le lynchage de trois hommes, un Français, un Italien et un Malgache accusés à tort du meurtre d'un enfant en 2013 et de pratiques pédophiles, reprend lundi à Antananarivo. Le 3 octobre 2013, sur l'île touristique de Nosy Be, dans le nord de Madagascar, un touriste français, Sébastien Judalet, et un résident franco-italien, Roberto Gianfalla, avaient été tabassés à coups de rondins et brûlés par une foule en furie. Celle-ci les accusait à tort d'avoir tué un enfant et les soupçonnait de pratiques pédophiles. Quelques heures plus tard, l'oncle malgache du garçonnet avait également été tabassé à mort pour le même motif. Peu avant les lynchages, le corps de l'enfant avait été retrouvé après avoir dérivé plusieurs jours en mer. Déjà attaqué par les organismes marins, il était amputé notamment du pénis, ce qui avait conduit la famille à conclure hâtivement à un trafic d'organes sur fond de pédophilie. Une rumeur rapidement propagée a fait le reste, que trois hommes ont payé de leur vie. Une enquête menée en France sur Sébastien Judalet avait rapidement levé tout soupçon de pédophilie à son endroit. Prévu pour le 8 septembre, le procès avait été reporté, le parquet demandant la convocation de deux gendarmes accusés de non-assistance à personne en danger mais absents à l'audience.

  • Tombeau de Néfertiti ou pas, l'Egypte espère "la découverte du siècle"
    AFP, 02/10/2015 08h58
    L'Egypte s'attend à faire bientôt "la découverte du XXIe siècle" dans le tombeau du pharaon Toutankhamon en espérant y découvrir une chambre secrète où reposerait la momie de la légendaire reine Néfertiti, d'une autre épouse d'Akhenaton ou de sa fille. "Le tombeau de Toutankhamon au siècle dernier fut la plus grande découverte culturelle en Egypte dans l'histoire de l'Humanité. Si l'on y trouve aujourd'hui autre chose, ce sera la plus importante découverte du XXIe siècle", s'est enthousiasmé jeudi le ministre égyptien des Antiquités Mamdouh al-Damati, lors d'une conférence de presse au Caire. Accompagné de l'égyptologue britannique Nicholas Reeves, venu au Caire défendre son audacieuse hypothèse sur la tombe cachée de Néfertiti, M. Damati penche plutôt pour la découverte de la momie de Kiya, une épouse secondaire du pharaon Akhenaton, ou celle de sa fille, Mérytaton. Les deux hommes s'accordent néanmoins sur un point: dans un mois espèrent-ils, des radars sophistiqués vont sans doute révéler l'existence d'une autre chambre funéraire, au cœur du tombeau de Toutankhamon, dont la mise au jour le 4 novembre 1922 avait été la "découverte du XXe siècle".

  • Cacao ivoirien: hausse de près de 20% du prix d'achat aux producteurs
    AFP, 02/10/2015 08h55
    Le prix d'achat du cacao aux planteurs de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, a été fixé à 1.000 francs CFA (1,52 euros) le kilo à l'ouverture jeudi de la campagne cacaoyère 2015-2016, soit une hausse de d'environ 20%, a-t-on appris de source officielle. La campagne 2015-2016 de commercialisation du cacao de Côte d'Ivoire a fixé à "1.000 FCFA" le prix d'achat au kilo de la fève, a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara, évoquant "un prix record et historique", devant des planteurs à Yamoussoukro (centre). 850 FCFA (1,3 euro) le kilo, était le prix pratiqué lors de la campagne précédente 2014-2015 qui s'est soldée par une production de 1,8 millions de tonnes. "Avec ce prix, c'est la joie dans les campagnes", a affirmé Bléhoué Aka, un grand producteur ivoirien. L'ouverture de la campagne 2015-2016 coïncide avec l'annonce de la délocalisation à Abidjan du siège de l'Organisation internationale pour le cacao (ICCO) basé à Londres depuis plus d'un demi-siècle. "Le processus de déménagement va débuter le 1er octobre pour s'achever le 31 mars 2017", a affirmé Jean-Louis Billon, le ministre ivoirien du Commerce, saluant une "très bonne nouvelle pour la Côte d'Ivoire". La campagne cacaoyère ivoirienne s'est soldée en 2014 par une production record de plus de 1,7 million de tonnes en 2014, soit 35% des récoltes mondiales.

  • Burkina: la reddition du général Diendéré, épilogue de la crise
    AFP, 02/10/2015 08h51
    Le général Gilbert Diendéré, auteur du coup d'Etat avorté du 17 septembre, s'est rendu jeudi aux autorités et se trouvait dans un camp de gendarmerie de Ouagadougou, dans ce qui semble être l'épilogue de la crise qui a secoué le Burkina Faso. Il avait promis à maintes reprises qu'il se mettrait à la disposition de la justice. Il s'est rendu jeudi après-midi, sortant de lui-même de la résidence du nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) où il s'était réfugié mardi, peu avant l'attaque sur la caserne où étaient retranchés les derniers éléments de l'unité putschiste Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Après deux jours de négociations, Diendéré, sans doute l'homme le plus détesté du pays, a accepté d'être conduit au camp de gendarmerie Paspanga, près du centre-ville. Ce très proche de l'ex-président Blaise Compaoré dépend désormais de la justice militaire. "Le général Diendéré et ses complices répondront de l'ensemble des infractions qui leur sont reprochées", a annoncé dans un communiqué le gouvernement, en précisant que la "commission d'enquête" sur l'ensemble du putsch était "à pied d'œuvre". Une autre figure du coup, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba, qui avait lu les communiqués des putschistes à la télévision, s'est lui aussi rendu tandis que la veille, six officiers ayant participé au coup de force avaient été arrêtés. Par ailleurs, Mahamadou Djeri Maïga, le vice-président d'une rébellion touareg active dans le nord du Mali, le MNLA, a été brièvement interpellé jeudi à l'aéroport de Ouagadougou. Le gouvernement avait accusé les putschistes de "mobiliser des forces étrangères et des groupes jihadistes qu'ils ont appelés à leur secours".

  • RDC: le départ de Moïse Katumbi est un "non-événement", selon le parti au pouvoir
    AFP, 01/10/2015 10h15
    Le parti au pouvoir à Kinshasa a qualifié mercredi de "non-événement" la démission de ses rangs du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, qui a défié ouvertement mardi le président congolais Joseph Kabila en l'accusant de chercher à violer la Constitution pour se maintenir en poste. "Nous prenons acte de cette décision de Moïse Katumbi, qui constitue en réalité un non-événement car son comportement trahissait son désengagement du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie" (PPRD), a déclaré le sénateur Léonard She Okitundu, premier vice-président du parti. M. Kabila dirige la République démocratique du Congo depuis 2001, et la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat lors de la présidentielle de novembre 2016. L'opposition et une frange de la majorité-dont sept partis (G7) ont fait dissidence mi-septembre-accusent son clan de comploter pour le maintenir en poste, quitte à retarder le scrutin. Richissime et populaire, M. Katumbi, président du célèbre club de football TP Mazembe de Lubumbashi, la capitale du Katanga (sud-est), avait pris ses distances publiquement avec le chef de l'État depuis plusieurs mois. Dans une déclaration publiée mardi soir, il enfonce le clou: "Les faits indiquent que depuis maintenant un an, tout est mis en œuvre pour ne pas respecter la Constitution" alors que "nous (...) entrons dans la dernière ligne droite du dernier mandat constitutionnel du président de la République".

  • Afrique du Sud: des milliers de manifestants contre la corruption
    AFP, 01/10/2015 10h14
    Plusieurs milliers de Sud-Africains ont défilé mercredi au Cap et à Pretoria pour manifester contre la corruption, visant particulièrement le président Jacob Zuma et son gouvernement. Les organisateurs de la manifestation-ONG, syndicats, églises-ont remis un mémorandum au ministre de la Justice Jeff Radebe, devant le palais présidentiel dans la capitale sud-africaine, tandis qu'une marche similaire se déroulait simultanément au Cap, siège du Parlement. "Nous, citoyens et résidents d'Afrique du Sud sommes réunis ici (...) pour dire au gouvernement que nous en avons assez de la corruption qui affecte notre économie, détruit nos emplois, spolie les pauvres et mine les bases de notre démocratie", a indiqué l'ONG Unite Against Corruption, organisatrice de l'évènement, dans un communiqué. Le ministre de la Justice a tenté de prendre la parole devant le palais présidentiel mais il a été interrompu par les huées des manifestants. Julius Malema, le président du parti d'opposition des Combattants pour la Liberté Economique (EFF), a interpellé Jacob Zuma, dont il demande la démission: “Les gens sont venus ici car ils souffrent de la corruption. Le palais présidentiel, vous le verrez à la télévision", a-t-il lancé, provoquant les rires de la foule.

  • Nigeria: le président Buhari va s'attribuer le crucial ministère du Pétrole
    AFP, 01/10/2015 10h12
    Le président nigérian Muhammadu Buhari va prendre en charge le portefeuille clé du Pétrole au sein du gouvernement dont il a soumis la composition mercredi au Parlement, quatre mois après sa prise de fonction. A New York, mercredi, où il participait à l'Assemblée générale de l'ONU, le président Buhari a indiqué qu'il prendrait en main le ministère du pétrole. Il sera assisté d'un secrétaire d'Etat en charge de gérer les affaires courantes de ce secteur, a confirmé mercredi le porte-parole de la présidence, Femi Adesina. Le Nigeria, premier producteur africain de pétrole, dépend à 70% de ses exportations de brut pour son budget et à 90% pour ses recettes en devises. Plus tard dans la journée, le président du Sénat Bukola Saraki a annoncé avoir reçu la liste du gouvernement proposé par M. Buhari, mais sans en dévoiler la composition. Le Parlement devra l'approuver mardi prochain. Le président Buhari aura mis quatre mois à composer son cabinet. Ce retard serait lié à sa volonté de vérifier, dans le cadre de sa lutte contre la corruption, les parcours des candidats potentiels à des postes gouvernementaux. M. Buhari, 72 ans, a pris ses fonctions le 29 mai et s'en est pris en priorité, dans sa campagne contre la corruption, au géant national du pétrole, la NNPC. Il avait participé à la mise en place de la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) en 1977, lorsqu'il était ministre du Pétrole sous la présidence du général Olusegun Obasanjo. M. Buhari a aussi été en charge du Petroleum Trust Fund (PTF) dans les années 90.

  • Centrafrique: la présidente de transition dénonce une "tentative" de coup de force
    AFP, 01/10/2015 10h09
    La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a qualifié de "tentative de prise de pouvoir par la force" les violences qui ont éclaté samedi à Bangui, dans une allocution diffusée par la radio nationale mercredi soir, peu après son retour dans la capitale. "Il s'agissait ni plus ni moins d'une tentative de prise de pouvoir par la force", a affirmé Mme Samba Panza, sans autre précision sur les auteurs d'une telle tentative, qui a précipité son retour de New York où elle participait à l'Assemblée générale des Nations unies. Après les violences qui ont fait au moins 36 morts et près de 30.000 déplacés dans la ville- placée sous couvre-feu-, la nuit de mercredi à jeudi a été calme, selon des habitants joints par l'AFP et jeudi matin la grande majorité des barricades érigées par des groupes de manifestants depuis le week-end avaient disparu. Dans son allocution, la présidente a également dénoncé "une manipulation savamment orchestrée d'une partie de la population" pour l'inciter "à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels (...) avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et certains pays amis". Les manifestants qui tenaient les barricades réclamaient notamment la démission de Mme Samba Panza et le départ des Casques bleus et des soldats français de l'opération Sangaris déployés dans le pays pour le stabiliser après les massacres intercommunautaires de fin 2013 début 2014.

  • Biens mal acquis: la justice saisit plusieurs propriétés du clan Sassou près de Paris
    AFP, 30/09/2015 11h00
    Les juges en charge de l'enquête dite des biens mal acquis ont saisi plusieurs propriétés, notamment une luxueuse demeure dans les Yvelines, soupçonnant un neveu du président congolais Denis Sassou Nguesso d'en être le véritable propriétaire, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Les juges ont ordonné le 15 août la saisine de deux biens immobiliers à Courbevoie (Hauts-de-Seine) et de la villa Suzette, une demeure de près de 500 mètres carrés au Vézinet (Yvelines). Les enquêteurs sont persuadés que "leur véritable propriétaire", dissimulé derrière des sociétés-écrans, est le neveu du président, Wilfrid Nguesso, selon la source proche du dossier. Tout comme le Gabonais Omar Bongo, décédé en 2009, et son homologue de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, le président du Congo et sa famille sont visés depuis 2009 par une enquête sur leur patrimoine français. Elle a été déclenchée par une plainte de l'association Transparency International qui le soupçonnait "d'avoir détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière" de ce pays d'Afrique centrale. Âgé de 72 ans, Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir en République du Congo, a annoncé le 22 septembre vouloir soumettre à référendum une nouvelle Constitution qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat.


  • Soudan du Sud: Ban demande aux deux dirigeants rivaux ne pas le "trahir"
    AFP, 30/09/2015 10h51
    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé mardi aux dirigeants sud-soudanais rivaux de ne "pas trahir ni décevoir" l'ONU après que le président Salva Kiir eut promis d'appliquer un accord de paix. "Nous sommes ici pour vous aider, j'espère que vous n'allez pas nous trahir ni nous décevoir, je compte sincèrement sur vous", a plaidé M. Ban au cours d'une réunion à New York sur la guerre civile au Soudan du Sud. L'accord de paix du 26 août au Soudan du Sud est censé mettre fin à 21 mois de combats acharnés, accompagnés d'atrocités, entre les partisans de M. Kiir et de son rival et ancien vice-président Riek Machar, mais il a déjà été violé à plusieurs reprises. Sept autres accords de cessez-le-feu précédents sont aussi restés lettre morte. "Je m'engage à appliquer pleinement et rapidement l'accord et j'ai la responsabilité morale et constitutionnelle de rétablir la paix et le développement pour mon peuple", a promis M. Kiir par vidéo-conférence. La président de la plus jeune nation du monde, qui a émis des "réserves" sur l'accord de paix, a toutefois ajouté être "déterminé à mettre fin à cette guerre insensée et de s'assurer avec (ses) frères de l'opposition armée (...) d'instaurer un état démocratique, uni et harmonieux en mettant en oeuvre l'accord". Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, grâce à la partition du Soudan, sous les auspices des Etats-Unis. La plus jeune nation du monde a replongé deux ans et demi plus tard dans la guerre en raison de dissensions politico-ethniques, alimentées par la rivalité entre MM. Kiir et Machar.


  • Tunisie: les arrivées de touristes européens réduites de près de moitié depuis janvier
    AFP, 30/09/2015 10h26
    La Tunisie, touchée par deux attentats, en mars et en juin, a enregistré depuis janvier une chute de près de la moitié sur un an des arrivées de touristes européens, a déclaré mardi la ministre chargée du secteur, Selma Elloumi Rekik. "Il y a une baisse importante au niveau des chiffres, 25% en moyenne, et une baisse de 48% s'agissant de l'Europe pour la période du 1er janvier au 31 août", a-t-elle souligné en marge d'un salon professionnel du tourisme auquel elle participait à Paris. "C'est une situation conjoncturelle, et nous avons pris les mesures sécuritaires nécessaires pour sécuriser les accès au pays, les aéroports, les zones touristiques". "La Tunisie est dans une phase où elle se démocratise, et cela ne plaît pas à tout le monde", a-t-elle ajouté, faisant allusion aux attentats revendiqués par l'organisation Etat islamique contre le musée du Bardo à Tunis en mars (21 étrangers et un policier tués) et contre un hôtel de Sousse en juin (38 touristes tués). Le Syndicat des voyagistes français (Seto) a fait état de son côté mardi d'une baisse de 55% des voyages à forfait (vol+séjour) organisés par ses membres en Tunisie pour la période estivale, soit entre le 1er mai et le 31 août.



  • La bousculade à La Mecque coûte la vie à 64 Nigérians
    Xinhua, 30/09/2015 09h59
    Le nombre officiellement reconnu de Nigérians décédés le 24 septembre lors de la bousculade à Mina, près de La Mecque, a été porté à 64, suite à l'identification de dix nouveaux corps mardi, a rapporté un responsable nigérian. Le porte-parole de la Commission nationale du Hadj au Nigeria, Uba Mana, confirmant ce chiffre, a déclaré que 244 pèlerins nigérians étaient toujours portés disparus suite à ce tragique incident. Ce responsable a indiqué que dix nouveaux pèlerins nigérians blessés dans cette bousculade avaient été ajoutés au bilan, portant le nombre total à 71. Auparavant, on signalait 61 blessés dans cette bousculade. Les autorités nigérianes ont déclaré officiellement lundi le décès de 54 citoyens dans cet événement tragique à Mina. Parmi les pèlerins nigérians décédés, 46 avaient été emmenés en Arabie saoudite par les agences provinciales d'aide aux pèlerins tandis que 18 autres ont entrepris le pèlerinage par le biais d'agences de voyage privées, a rapporté mardi le responsable nigérian. Les pèlerins décédés provenaient de 15 États du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, selon ce responsable. Samedi, le pays a commencé le décompte de ses ressortissants partis en pèlerinage saint en Arabie saoudite, pour déterminer le nombre de pèlerins touchés par cet incident fatal. Dans un communiqué publié lundi, le dirigeant nigérian Muhammadu Buhari a appelé la commission locale du hadj à accélérer le recensement des Nigérians en pèlerinage saint en Arabie saoudite. Samedi dernier, les autorités saoudiennes ont annoncé que le nombre total des pèlerins décédés dans la bousculade s'élevait à 769.


  • Burkina: arrestation du général Bassolé, dernier chef de la diplomatie de Blaise Compaoré
    Xinhua, 30/09/2015 09h56
    Le général de gendarmerie, Djibril Bassolé, dernier ministre des Affaires étrangères de l'ex-président burkinabé Blaise Compaoré, accusé d'être de connivence avec les putschistes a été arrêté, mardi à Ouagadougou, a-t-on appris de source sécuritaire. M. Bassolé, dont la candidature à la présidentielle avait été invalidée par le Conseil constitutionnel pour avoir figuré dans le dernier gouvernement de l'ancien régime, a été mis en accusation, lundi, par le gouvernement de transition, de s'associer à Gilbert Diendéré, pour "instrumentaliser", les militaires de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d'Etat manqué. Il leur est également reproché d'être en contact avec des groupes terroristes et djihadistes pour les soutenir au Burkina Faso. Dans un communiqué plus tôt mardi, M. Bassolé avait parlé d'une "campagne de diabolisation" après les mesures d'exclusion et d'acharnement politico-judiciaire dont il a été "victime". Le gouvernement de la transition a rassuré le peuple du Burkina Faso qu'il a pris des dispositions pour la garantie de sa sécurité, la poursuite du processus du désarmement de l'ex-RSP et la reddition de la poignée d'"irréductibles" retranchés au camp Naaba Koom, situé à Ouaga 2000. Les éléments du RSP, auteur du putsch, et dont la dissolution a été prononcée par le gouvernement sont toujours cantonnés dans leur camp, non loin de la présidence du Faso, dans le quartier huppé de Ouaga 2000 où les mouvements des populations sont limités par crainte d'éventuels affrontements entre ex-putschistes et loyalistes. L'aéroport international de Ouagadougou a fermé ses portes, il y a quelques heures, a-t-on constaté sur place.


  • Nigeria: risque de nouvelles violences dans le delta du Niger
    AFP, 30/09/2015 09h25
    Les violences pourraient reprendre dans le sud du Nigeria, une région riche en pétrole, risquant de fragiliser encore l'économie du pays qui souffre déjà de la chute des prix du brut et de la rébellion des islamistes de Boko Haram dans le nord, a alerté mardi l'ONG International Crisis Group (ICG). D'après cette ONG spécialisée dans le règlement des conflits, le gouvernement nigérian doit vite s'attaquer aux causes profondes de la rébellion dans le delta du Niger, afin de maintenir une paix fragile dans cette région. "Les violences dans le delta du Niger risquent de nouveau d'éclater prochainement, à moins que le gouvernement nigérian agisse rapidement pour répondre à des griefs qui fermentent depuis longtemps", souligne l'ICG dans un rapport. "Une résurgence de la violence et des crimes liés au pétrole dans le Delta pourrait sérieusement ébranler la sécurité nationale et la stabilité économique du Nigeria, déjà affaibli par l'insurrection de Boko Haram et des revenus pétroliers en baisse", prévient l'ONG. Cette région marécageuse du sud du Nigeria, d'où provient la grande majorité de l'or noir du premier producteur de pétrole africain, constitue l'un des grands dossiers sécuritaires du président Muhammadu Buhari, après le groupe islamiste Boko Haram dans le Nord-Est.

  • RDC: après la fronde du G7, le gouverneur du Katanga défie Kabila
    AFP, 30/09/2015 09h13
    Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a défié ouvertement mardi le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, en démissionnant de son parti et en accusant le pouvoir à Kinshasa de "dérives inacceptables" à 14 mois de la présidentielle de 2016. Après la fronde de sept partis (le "G7") ayant quitté jeudi la majorité, M. Katumbi a ouvert une nouvelle brèche, au sein même du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de M. Kabila. Jugeant "suicidaire" la politique d'un chef de l'État entretenant le mystère sur ses intentions alors que la Constitution lui interdit de se représenter, le "G7" avait exhorté M. Kabila à ne pas succomber à la tentation du pouvoir et à préparer l'alternance au sein de la majorité, mais il s'est vu opposer une fin de non recevoir par celle-ci. Dans une "déclaration politique" publiée mardi soir, M. Katumbi annonce tout à la fois sa démission du PPRD, son opposition ferme "à tout prétexte pour retarder les élections" et lance "un appel à toutes les forces vives de la Nation" à sauvegarder la "jeune démocratie" congolaise. Richissime hommes d'affaires, populaire et charismatique, M. Katumbi n'a pas annoncé officiellement sa candidature à la présidentielle, mais il "suit sa feuille de route", et c'est pour "bientôt", estime Tryphon Kin-kiey, ministre des Relations avec le Parlement et fidèle de M. Kabila.

  • Le Maroc bloque l'ouverture du premier magasin Ikea
    AFP , 30/09/2015 09h07
    Les autorités marocaines ont annoncé leur décision de bloquer l'ouverture, prévue mardi, du premier Ikea dans le royaume évoquant l'absence d'un "certificat de conformité" mais des médias locaux ont expliqué cette mesure par la position de la Suède sur le dossier du Sahara occidental. L'enseigne suédoise Ikea, numéro un mondial de l'ameublement, devait inaugurer en grande pompe son magasin, le premier au Maghreb, mardi à Zenata, en périphérie de Casablanca, capitale économique du Maroc et mégapole de cinq millions d'habitants. Dans un communiqué, les autorités locales ont annoncé l'annulation de cette ouverture. Le magasin "ne peut ouvrir sans un certificat de conformité que les responsables administratifs du projet n'ont pas remis aux autorités compétentes", précisent-elles. La nature exacte de ce document n'est pas précisée. Plusieurs médias marocains, dont le site d'information Le360, proche du palais royal, ont toutefois affirmé que cette décision constituait une mesure de rétorsion au fait que la Suède s'apprête "à reconnaître" la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée par le Front Polisario).

  • Mali: un Touareg devant la CPI pour destruction de mausolées à Tombouctou
    AFP, 30/09/2015 09h04
    Un des chefs touareg d'un groupe islamiste malien lié à Al-Qaïda, soupçonné d'avoir dirigé la destruction en 2012 de mausolées à Tombouctou, doit comparaître mercredi devant la Cour pénale internationale, qui instruit son premier dossier du genre. Cette comparution dite "initiale" fait suite au transfèrement d'Ahmad Al Faqi Al Mahdi dans la nuit de vendredi à samedi au centre de détention de la CPI à La Haye. Il était précédemment détenu au Niger. L'audience, qui débutera à 11h00 (09h00 GMT), doit servir à informer le suspect des crimes de guerre qui lui sont imputés, de vérifier son identité ainsi que la langue dans laquelle il peut suivre les procédures. La CPI pourrait également fixer mercredi la date de l'audience de confirmation des charges, étape de la procédure devant déterminer si le dossier du procureur est assez solide pour mener à un procès. Il s'agit des premières poursuites de la CPI, entrée en fonction en 2003, pour des destructions d'édifices religieux et de monuments historiques. M. Al Faqi est par ailleurs le premier suspect arrêté dans l'enquête de la CPI ouverte début 2013 sur le Mali et portant sur les exactions commises par les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

  • Amnesty appelle la Centrafrique à confisquer les diamants "sales"
    AFP, 30/09/2015 09h03
    Amnesty International a appelé le gouvernement centrafricain à confisquer les diamants vendus par les compagnies du pays, sans contrôle sérieux sur leur provenance, estimant qu'ils finançaient des milices armées responsables de massacres et de pillages. "Le gouvernement devrait confisquer tous les diamants sales, les vendre et utiliser l'argent pour le bien public", juge Amnesty dans un rapport paru mercredi. "Si des compagnies ont acheté des diamants de sang, elles ne doivent pas pouvoir en profiter", a souligné Lucy Graham, juriste à Amnesty. "Alors que le pays cherche à se reconstruire, les diamants doivent être une bénédiction, pas une malédiction". Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé la Centrafrique, ex-colonie française, dans la plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes, en 2013 et 2014, dont le pays peine à se relever. Avant les troubles, les diamants représentaient la moitié des exportations du pays.D'après Amnesty, "il y a un fort risque" que le principal négociant du pays, Sodiam, ait amassé pendant le conflit quelque 60.000 carats de diamants, d'une valeur de 7 millions de dollars, ayant servi à financer les milices chrétiennes anti-balaka. Les Nations unies ont déjà mis sur liste noire le 2e négociant du pays, Badica, et sa filiale belge Kardiam, pour trafic de diamants venant de mines contrôlées par l'ex-rébellion Séléka, dans l'est du pays.

  • Burkina: le gouvernement accuse l'ex-chef putschiste de faire de la résistance
    AFP, 29/09/2015 10h05
    La tension est remontée d'un cran lundi au Burkina, le gouvernement de transition accusant l'ancien chef putschiste Gilbert Diendéré et certains membres de l'ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d'Etat avorté, de faire de la résistance en refusant de désarmer. "Le processus de désarmement commencé samedi (...) a été brutalement remis en cause hier par le général Diendéré qui a fait savoir à ses éléments que le RSP ne saurait être dissous par la Transition et qu’il valait mieux résister", déplore le gouvernement dans un communiqué. Selon lui, le camp putschiste a "pris en otage non seulement les membres de l'ancien RSP désireux de rejoindre le camp de la raison, mais aussi le personnel des forces armées nationales chargé de l'enlèvement des armes" prévu par l'accord récemment conclu avec les forces loyalistes. Le gouvernement accuse aussi les anciens putschistes de vouloir faire appel à des groupes jihadistes sahéliens pour les soutenir. Des affirmations démenties aussitôt par les intéressés. Une source à l'état-major a par la suite tempéré ces accusations, déclarant qu'il n'y avait pas de prise d'otages mais que des ex-putschistes avaient empêché des loyalistes de quitter leur caserne avec des camions remplis de matériel militaire. Une source au sein du RSP avait elle aussi nié une quelconque prise d'otage tout en reconnaissant des incidents.

  • Nigeria: le président promet devant l'ONU de libérer les lycéennes
    AFP, 29/09/2015 10h00
    Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, s'est engagé lundi devant l'Assemblée générale des Nations unies à secourir les quelque 200 lycéennes enlevées il y a un an et demi dans le nord-est du Nigeria et à vaincre le groupe Boko Haram qui les retient. "L'une de nos principales volontés est de secourir les lycéennes, vivantes et en bonne santé", a déclaré le chef d'Etat sous les applaudissements de l'Assemblée, devant laquelle il s'exprimait pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir cette année. L'enlèvement de ces jeunes filles dans leur établissement scolaire le 14 avril 2014 avait suscité une indignation internationale et une vaste campagne sur les réseaux sociaux baptisée #bring back our girls ("Ramenez-nous nos filles"). Les islamistes du groupe Boko Haram avaient enlevé 276 lycéennes, dont 57 ont réussi à s'échapper. Aucune nouvelle n'a filtré sur les 219 autres depuis la diffusion en mai 2014 d'une vidéo en montrant plusieurs dizaines, vêtues de noir et récitant le Coran avec résignation. Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, a affirmé qu'elles avaient été converties à l'islam et "mariées" à des militants du mouvement islamiste. Muhammadu Buhari a affirmé devant l'Assemblée générale de l'ONU que son gouvernement avait mis en place une "stratégie audacieuse et robuste pour vaincre Boko Haram". Le Cameroun, le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Bénin ont mis sur pied une Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF) pour combattre Boko Haram, a aussi rappelé M. Buhari. "Nous les avons chassés de plusieurs de leurs bastions, avons tué et capturé plusieurs de leurs chefs et libéré des centaines d'otages", a-t-il assuré.

  • Côte d'Ivoire: Ouattara appelle "au pardon" dans le fief de Gbagbo
    AFP, 29/09/2015 09h58
    Le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé lundi à Gagnoa (ouest) au "pardon" et promis de renforcer la cohésion nationale mise à mal après une crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait plus de 3.000 morts. "Nous devons avoir la grandeur et l'humilité de savoir pardonner", a déclaré M. Ouattara, au deuxième jour de sa visite à Gagnoa, ville natale de son prédécesseur Laurent Gbagbo. "Je mettrai tout en œuvre pour renforcer la cohésion nationale, pour que l'union soit notre objectif", a poursuivi le président ivoirien lors d'une rencontre avec les chefs coutumiers. "Nous demandons pardon à la nation, la crise a certes pris fin mais la tension qu'elle a engendrée demeure entretenue par des esprits chagrins et irresponsables", a déploré Joseph Gadji Dagbo au nom des chefs traditionnels de la région. La région de Gagnoa (230 km au nord-ouest d'Abidjan) a été à la mi-septembre dernier le théâtre de violentes manifestations qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, en réaction à l'annonce de la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature de l'actuel président aux élections du 25 octobre. Dimanche, Alassane Ouattara a lancé à Daloa (ouest), au premier jour de sa tournée, un "message de réconciliation nationale" et appelé les Ivoiriens à des élections "apaisées". "Nous sommes très heureux parce que le thème de la visite était: Gagnoa-Alassane Ouattara, dialogue pour un départ nouveau", s'est félicité l'ancien ministre et cadre de la région Maurice Kacou Guikahué.

  • Guinée: le fils du président Alpha Condé visé par une enquête financière à Paris
    AFP, 28/09/2015 17h17
    Le fils et conseiller du président de Guinée Alpha Condé est visé par une enquête depuis fin mai sur le financement de son train de vie lors de ses passages à Paris, après la plainte d'une ONG, a-t-on appris lundi de source judiciaire. Cette enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier (PNF) et confiée à l'Office central pour répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), a-t-on précisé, confirmant une information du Parisien. "Nous nous sommes étonnés du train de vie mené par l'intéressé", Mohamed Alpha Condé, "qui ne correspond pas à ses revenus déclarés, 800 euros mensuels", a expliqué le président de l'ONG basée à Bruxelles, Fondation pour la démocratie et la gouvernance, Grégory Mathieu. L'organisation, qui a déposé plainte en avril, pointe la jouissance par le fils du président guinéen d'un appartement dans un quartier huppé et les locations de véhicules de luxe dont il profite dans la capitale, a ajouté M. Mathieu. L'ONG s'interroge aussi sur le financement de ce train de vie et des liens qui apparaissent selon elle avec des sociétés basées en France et actives en Guinée dans le secteur minier, a-t-il expliqué. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de l’ambassade de Guinée à Paris.

  • Centrafrique: trois manifestants tués par des Casques bleus à Bangui
    AFP, 28/09/2015 17h15
    Trois manifestants ont été tués lundi à Bangui par des Casques bleus qui ont ouvert le feu dans le centre de la capitale centrafricaine pour disperser un rassemblement de plusieurs centaines de personnes qui se dirigeaient vers la présidence, a-t-on appris de source hospitalière. Trois manifestants ont été tués et sept blessés par les tirs alors que les manifestants se dirigeaient à la mi-journée vers la présidence en réclamant la démission de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, après les violences meurtrières du week-end, a indiqué cette source sous couvert d'anonymat. Mme Samba Panza se trouve actuellement à New York pour prendre part à l'Assemblée générale des Nations unies. Après la dispersion de la manifestation, des tirs d'origine indéterminée ont été entendus dans un autre quartier de la capitale et un adolescent a été tué par "une balle perdue", selon cette source hospitalière. Bangui était paralysée lundi par des barricades érigées sur les principaux axes de la ville, dans un climat d'extrême tension après un week-end de violences meurtrières ayant fait plus de 20 morts et une centaine de blessées et accompagnées de pillages.

  • Burkina: les ex-putschistes "refusent" de poursuivre le désarmement
    AFP, 28/09/2015 17h13
    L'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'unité d'élite de l'armée burkinabè, auteur d'un coup d'Etat avorté contre le gouvernement de transition, "refuse" de poursuivre le désarmement, a annoncé lundi l'état-major général des armées dans un communiqué. Ce processus de désarmement, prévu par un accord entre l'armée loyaliste et les putschistes est "dans une impasse", souligne l'état-major, qui dénonce "le refus de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP, dissoute vendredi par le gouvernement, ndlr) de poursuivre le désarmement en créant des incidents et en agressant le personnel chargé de cette mission".

  • Côte d'Ivoire: Ouattara prône la réconciliation peu avant la présidentielle
    AFP, 28/09/2015 17h11
    Le président ivoirien Alassane Ouattara a lancé dimanche un "message de réconciliation nationale" au premier jour de sa visite dans le fief de son prédécesseur Laurent Gbagbo, à moins d'un mois de la présidentielle du 25 octobre. "Je viens ici pour lancer un message de réconciliation nationale...Nous devons tout faire pour que ce qui nous est arrivé, il y a une dizaine d'années ne se reproduise plus", a déclaré M. Ouattara aux cadres, chefs traditionnels et religieux de Daloa, (centre), première étape d'une visite de trois jours dans le fief de l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo. "En venant à Daloa, cela réveille un certain nombre de problèmes que ce pays a vécu au moment de la crise de 2002...Oui, Daloa a connu des crimes, des meurtres et des moments très douloureux", a-t-il rappelé. En février 2012, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) avaient notamment évoqué le fait que "les 27 et 28 novembre 2002, les forces gouvernementales avaient tué 120 civils à Monoko-Zohi, un village près de Daloa" comme prétexte à élargir leur enquête aux crimes commis en Côte d'Ivoire depuis 2002. "Nous devons, chacun, oublier ce qui s'est passé pour mieux bâtir l'avenir", a prôné le président sortant ivoirien, vantant les performances réalisées par la Côte d'Ivoire lors de son premier mandat. Alassane Ouattara qui est candidat à sa propre succession, a appelé les Ivoiriens à des élections "apaisées".

  • La Mecque: deux jours après la bousculade, le pélerinage s'achève
    AFP, 28/09/2015 09h37
    Des centaines de milliers de fidèles musulmans, encadrés par un dispositif de sécurité renforcé, ont achevé samedi le dernier rituel du grand pèlerinage de La Mecque, deux jours après la pire tragédie à endeuiller ce rassemblement annuel depuis 25 ans. Jeudi, 769 pèlerins de différentes nationalités ont été tués et 934 blessés dans une bousculade sur le site de la lapidation des stèles à Mina près de La Mecque, selon un dernier bilan officiel, Ryad se trouvant depuis sous le feu des critiques pour une organisation du hajj jugée défaillante. Un autre drame avait touché des fidèles musulmans le 11 septembre, moins de deux semaines avant le début du grand pèlerinage, quand plus de 100 d'entre eux avaient péri dans la chute d'une énorme grue sur la Grande mosquée à La Mecque, premier lieu saint de l'islam. Samedi, dès les premières heures de la journée, des groupes de pèlerins se sont relayés sur le site de la lapidation à Mina pour la fin du rituel consistant à jeter des cailloux sur trois stèles symbolisant Satan. Les déplacements de la foule étaient canalisés par un grand nombre de forces de sécurité, pour éviter de nouveaux incidents. Les autorités saoudiennes n'ont pas encore établi la liste des victimes par nationalité et de nombreux pèlerins sont toujours confrontés à la pénible tâche d'essayer de retrouver des proches, morts ou vivants.

  • Mozambique: 20 morts dans la fusillade impliquant des membres de l'opposition
    AFP, 28/09/2015 09h34
    Vingt personnes sont mortes vendredi au Mozambique dans une fusillade impliquant, pour la seconde fois en quinze jours, le convoi du leader de l'opposition, selon un nouveau bilan de la police dimanche, l'opposition (Renamo) dénonçant une embuscade contre son chef. "Le bilan s'élève à présent à 19 morts dans les rangs de la Renamo, et toujours un civil (un conducteur de taxi)", a indiqué dimanche le commandant de police Armando Mude, qui faisait état samedi de 10 morts. "La police a trouvé 10 corps supplémentaires en patrouillant dans les environs", a-t-il expliqué dimanche. Afonso Dhlakama, leader de l'ancienne rébellion de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) voyageait près d'Imchope dans le centre du pays vendredi quand des hommes armés de son convoi de 12 véhicules ont ouvert le feu sur un taxi collectif, selon la version donnée par la police. "Il semble que le minibus se soit approché trop près du convoi, qui a cru à une attaque et a donc ouvert le feu", avait affirmé le commandant Mude. Le chauffeur du taxi était mort dans cette fusillade. Lorsque la police est arrivée sur place, une seconde fusillade a éclaté dans sont mortes les 19 victimes de la Renamo, selon le responsable policier. "Le président (Dhlakama) a été victime d'une embuscade pour la seconde fois en deux semaines", avait accusé samedi le porte-parole du parti, Antonio Muchanga. D'après la Renamo, sept de ses membres ont été tués dans la fusillade de vendredi, ainsi que des "dizaines" d'assaillants en civil. "Le président Dhlakama est sain et sauf et moralement très préoccupé par le chemin que nos détracteurs ont choisi de suivre," a indiqué M. Muchanga, sans préciser où se trouvait le leader d'opposition.

  • Centrafrique: couvre-feu à Bangui après une nouvelle flambée de violences meurtrières
    AFP, 28/09/2015 09h32
    Le gouvernement centrafricain de transition a décrété dimanche un couvre-feu de 18H00 (17H00 GMT) à 06H00 à Bangui après la flambée de violences qui a fait samedi plus de 20 morts et une centaine de blessés dans la capitale. Dans la journée de dimanche, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de la ville par des groupes de manifestants, perturbant la circulation. La plupart de ces barricades ont été démantelées par les forces de sécurité centrafricaines qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Des tirs d'origine indéterminée ont également été entendus à la mi-journée. "A compter de ce jour, le couvre-feu est instauré de 18 heures à six heures dans la capitale. Les forces internationales et les forces de défense et de sécurité centrafricaines sont instruites afin que cette mesure soit strictement respectée", a déclaré à la radio nationale le Premier ministre, Mahamat Kamoun. L'instauration du couvre-feu fait suite aux violences qui ont secoué samedi Bangui, après l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi dans le quartier du PK-5, dans le centre de la capitale. Selon des habitants, le conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin, pour une raison encore inconnue, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman qui fut l'épicentre des massacres inter-communautaires à Bangui de fin 2013 à début 2014. Des troupes françaises de l'opération Sangaris et une force de l'ONU sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser.

  • L'opposition au président Sassou mobilise en masse à Brazzaville
    AFP, 28/09/2015 09h30
    L'opposition congolaise a tenu dimanche à Brazzaville son plus grand rassemblement depuis le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso en 1997 pour dire "non au coup d'État constitutionnel" qui permettrait au chef de l’État de se représenter en 2016. Cinq jours après l'annonce d'un référendum à venir sur un projet de nouvelle Constitution, le boulevard des Armées a résonné pendant deux heures des slogans "Non au coup d’État constitutionnel!", "Non au troisième mandat!", "Non au référendum!", "Sassou dégage!". Répondant à l'appel du Front pour l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) et de l'Union pour la démocratie congolaise (UDC), les sympathisants de ces deux plateformes rassemblant la quasi-totalité de l'opposition avaient commencé à converger vers le lieu de rassemblement dès la fin de la matinée. Le meeting, qui s'est déroulé dans le calme, a commencé vers 14H00 (13H00 GMT). Pendant près de deux heures, les dirigeants des formations membres du Frocad et de l'UDC se sont relayés sur une tribune de fortune en haranguant la foule avant que celle-ci commence à se disperser sans encombre vers 16H00.

  • Zimbabwe: l'organisateur de la chasse de "Cecil le lion" devant la justice
    AFP, 28/09/2015 09h27
    Le procès de Theo Bronkhorst, le chasseur professionnel zimbabwéen qui avait organisé le safari fatal au célèbre lion Cecil, doit débuter lundi au Zimbabwe, mais ses avocats vont tenter de faire annuler la procédure. Le chasseur de 52 ans devait initialement être jugé le 5 août devant le tribunal de Hwange, mais l'audience avait alors été reportée. Theo Bronkhorst est poursuivi pour n'avoir "pas empêché une chasse illégale". Concrètement, la justice lui reproche d'avoir organisé la traque du lion Cecil, près du parc national de Hwange, pour son riche client américain Walter Palmer, qui a abattu le félin avec un arc le 1er juillet. Le dentiste américain avait payé 55.000 dollars (50.000 euros) pour le permis de chasse. La mort de Cecil, mâle dominant du parc, remarquable par sa crinière noire, a provoqué un tollé dans le monde auprès des défenseurs des animaux. L'animal, âgé de 13 ans, portait par ailleurs un collier GPS car il était suivi dans le cadre d'un programme d'études scientifiques. Lors du renvoi de son procès, le chasseur zimbabwéen avait assuré qu'il ne pensait pas "avoir fait quoi que ce soit d'illégal" et que son client américain, dont le Zimbabwe réclame l'extradition, était "totalement innocent". "Je lui ai vendu une chasse qui était légale", avait-il ajouté, assurant que tout était en règle, du paiement de 55.000 dollars au permis de chasse. Selon l'acte d'accusation, le propriétaire du terrain sur lequel Cecil a été abattu n'avait cependant pas de quota pour abattre un lion. D'après d'autres informations non confirmées, l'animal aurait été attiré hors de la réserve par un appât.

  • Burkina: le coup terminé, l'armée reste divisée
    AFP, 28/09/2015 09h25
    Avec le putsch raté du 17 septembre au Burkina Faso, l'armée a connu un véritable séisme qui a débouché sur la dissolution de l'unité d'élite putschiste et l'émergence d'une jeune garde qui a forcé la main à l'état-major pour ranger l'armée du côté de la population. Une image a été particulièrement symbolique de la crise qui a vu le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré chassé par la rue après 27 ans de pouvoir en octobre 2014, tenter de faire dérailler la transition. Le 22 septembre au soir, quatre officiers loyalistes et un officier du RSP ont signé chez le Mogho Naaba, roi des Mossis, l'ethnie majoritaire au Burkina Faso, un "accord pour éviter l'affrontement" qui sonnait le glas du putsch. A la sortie, un des officiers loyalistes a mis son bras sur les épaules du commandant Abdoul Aziz Korogo du RSP pour le consoler et les deux hommes, marchant côte à côte enlacés ont ainsi disparu dans la nuit noire autour du palais mal éclairé. Les deux militaires sont des "promotionnaires" issus du Prytanée militaire de Kadiogo, surnommé PMK, qui forme les officiers burkinabè. Les commandants de corps à l'origine de l'échec du putsch sont aussi majoritairement des "promotionnaires" du PMK dont l'hymne affirme: "Il était le lieu où la nation plaça des hommes forts et de conscience". Répartis à travers le pays, ces officiers ont communiqué entre eux et décidé de refuser le coup alors que les chefs des régions militaires et l'état-major restaient dans une neutralité gênante.

  • Burkina: Accord putschistes-loyalistes,le président remis en fonction
    AFP, 23/09/2015 10h34
    Les putschistes burkinabè ont signé mardi soir un accord prévoyant un retour dans leur caserne et accepté de "rétablir" dans ses fonctions le président renversé par un coup d'Etat, comme demandé par la Cédéao qui dépêche mercredi une délégation à Ouagadougou. Putschistes et forces loyalistes semblent donc être dans une logique d'apaisement après des déclarations musclées. Les chefs d'État et de gouvernement de la Cédéao, réunis mardi en sommet extraordinaire à Abuja, au Nigeria ont décidé de "dépêcher" mercredi une délégation de chefs d'Etat "pour rétablir Michel Kafando dans ses fonctions de président de la transition au Burkina Faso". Ils ont également "appelé la garde présidentielle à déposer les armes et demandé aux autres unités de l'armée de ne pas faire usage de la force pour éviter des pertes en vies humaines", selon le président de la commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo. M. Kafando a été libéré lundi par les putschistes après plusieurs jours de séquestration. Il avait été renversé le 17 septembre par un coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d'élite de l'armée burkinabè et garde prétorienne de l'ancien président Blaise Compaoré. Ce putsch avait porté un brusque coup d'arrêt à l'organisation d'élections générales prévues en octobre, censées clore la période de transition ouverte par la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014.

  • Libye : l'ONU annonce la finalisation d'un projet d'accord de paix
    Xinhua, 23/09/2015 10h22
    Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Bernardino Leon, a annoncé mardi la finalisation d'un projet d'accord de paix dans le cadre du dialogue inter-libyen entamé en janvier 2015 sous l'égide de l'ONU, tout en soulignant qu'il appartient désormais aux parties de signer un accord final, selon un communiqué de l'ONU. "Nous sommes parvenu à un texte qui est désormais le document final", a déclaré mardi soir le représentant spécial dans une conférence de presse à Skhirat, au Maroc, qui était le cadre du dialogue. "Notre rôle dans le processus est désormais terminé. Il appartient maintenant aux parties, aux participants au dialogue, de réagir par rapport à ce texte", a-t-il ajouté. Bien que certaines parties puissent être en désaccord avec des dispositions contenues dans ce projet d'accord, "elles se doivent de placer l'intérêt de leur pays au-dessus de toute autre considération", a poursuivi M. Leon. "Elles doivent penser à tout le bien que ce processus pourra apporter à leur pays et ne pas se focaliser sur ce qu'elles auraient aimé voir figurer dans le texte", a-t-il insisté. "Ce qui doit leur importer aujourd'hui est de mettre la Libye sur la voie de la paix, du développement et de la prospérité".

  • Somalie : la force de l'UA lance des raids aériens contre Al-Shabaab dans le sud
    Xinhua, 23/09/2015 10h11
    Les avions de combat de la force de maintien de la paix de l'Union Africaine (UE) ont lancé des raids sur la région de Bay, dans le sud de la Somalie, visant des militants d'Al-Shabaab, a-t-on appris mardi de source officielle. Hassan Hussein, ministre chargé de la Réinsertion des milices au sein de l'Administration régionale du sud-ouest, a déclaré aux médias que les avions de combat de l'UA ont lancé des attaques contre les cachettes des rebelles dans certaines zones de la région de Bay. "Le bombardement a atteint son but, et pendant l'opération beaucoup de combattants qui se cachaient dans la région de Bay ont été tués", a-t-il souligné. L'officiel n'a pas donné plus de détails concernant cette opération, mais a souligné que ces opérations contre le groupe terroriste allaient se poursuivre. Les habitants de la région ont témoigné avoir entendu plusieurs explosions. "Les avions de combat ont lancé d'intenses bombardements sur la région de Bay. Les frappes aériennes ne sont pas chose nouvelle dans cette région", a expliqué Ahmed Kadiye, un habitant. L'Administration du sud-ouest est une région autonome du sud-ouest de la Somalie, formée en novembre dernier comme un des systèmes fédéraux du pays. Elle est dirigée par l'ancien président du parlement du gouvernement fédéral de transition, Sharif Hassan Cheikh Adan. Lundi, Al-Shabaab a fait exploser une voiture piégée près du palais présidentiel à Mogadiscio, tuant 11 personnes.


  • Côte d'Ivoire: La Commission électorale rassure sur la sécurisation "effective" de la présidentielle
    Xinhua, 23/09/2015 09h59
    La Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d'Ivoire a rassuré mardi à Abidjan sur une sécurisation effective de l'élection présidentielle du 25 octobre prochain. Lors d'une rencontre avec les médias, le vice-président de la CEI Sourou Koné a indiqué que plan de sécurisation concernant les élections est achevé. "Ce plan va être déployé dans quelques jours pour rassurer les électeurs", a-t-il souligné. Le plan global de sécurisation du processus électoral inclut la sécurisation des élections, avant, pendant et après le scrutin. A en croire les autorités sécuritaires ivoiriennes, au total 34.000 soldats seront mobilisés à partir du 1er octobre pour sécuriser l'élection présidentielle. Le dispositif restera le même jusqu'à l'issue d'un éventuel second tour du scrutin présidentiel. L'élection présidentielle devrait fermer de manière définitive la page de la crise post-électorale de 2010-2011.

  • Au Burkina, les putschistes refusent de se rendre et s'en remettent à la médiation
    AFP, 22/09/2015 20h07
    Le chef des putschistes au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, refusait mardi de déposer les armes comme l'exige l'armée loyaliste qui a pris position dans la capitale, préférant s'en remettre aux conclusions de la médiation ouest-africaine en discussion au Nigeria. "Nous n'avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement. Nous avons entamé des discussions (avec l'armée loyaliste, ndlr), nous avons des échanges très très fructueux et ces échanges ont continué ce matin afin de trouver une solution", a déclaré mardi devant la presse le général Diendéré, chef du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui a mené le coup d'Etat du 17 septembre. "Nous n'avons pas envie de verser du sang pour rester dans un pouvoir quelconque", a ajouté le général, ancien bras droit de l'ex-président Blaise Compaoré renversé après 27 ans de pouvoir en octobre 2014.

  • Afrique du sud:procès d'un danois retrouvé avec morceaux d'organes génitaux féminins dans son freezer
    AFP, 22/09/2015 11h51
    Un Danois, accusé d'agression sexuelle après que 21 morceaux d'organes génitaux féminins ont été retrouvés dans son freezer, a comparu lundi devant la justice sud-africaine, selon la police. Ce propriétaire d'une armurerie, âgé de 58 ans, a été arrêté la semaine dernière à Bloemfontein, ville du centre du pays. Son identité exacte ne peut pas être divulguée, les lois sud-africaines l'interdisant. Des anesthésiants et du matériel chirurgical ont également été retrouvés à son domicile. Il aurait "drogué ses victimes avant de réaliser des opérations (chirurgicales) illégales sur elles", a indiqué la police dans un communiqué, sans préciser la nature exacte des mutilations ni l'état des victimes. La police pense que ses victimes pourraient venir du Lesotho, royaume totalement enclavé dans l'Afrique du Sud, situé à une centaine de kilomètres de Bloemfontein. D'après certaines médias, il aurait avoué par le passé à un journaliste se livrer à des mutilations génitales féminines. Il est apparu que l'homme était également recherché au Danemark pour commerce illégal d'armes à feu, selon la police. Sa prochaine audience aura lieu le 28 septembre, où il devrait demander une libération sous caution.

  • Syrie: 38 jihadistes de l'EI tués dans des raids aériens du régime
    AFP, 22/09/2015 11h14
    Au moins 38 jihadistes de groupe Etat islamique (EI) ont péri lundi dans des frappes de l'armée de l'air du régime de Bachar al-Assad sur des positions du groupe dans le centre de la Syrie, rapporte une ONG mardi."Il s'agit de frappes précises sur des positions de l'EI à Palmyre, al-Soukhna et al-Qaryataïn dans la province centrale de Homs", a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'armée du régime multiplie ces derniers jours ses frappes contre l'organisation extrémiste, parallèlement au renforcement de la présence militaire de son allié russe en Syrie. "Les raids se multiplient et les frappes se font plus précises, l'armée syrienne ayant reçu des armes et des avions plus performants de Moscou", précise M. Abdel Rahmane, dont l'ONG se base sur un large réseau de sources civiles, militaires et médicales à travers le pays. Selon des experts proches du régime de Damas interrogés, la Russie a dépêché des conseillers pour former des troupes syriennes sur de nouveaux matériels, notamment un système de défense aérien à courte portée et des chars, pour changer l'équation militaire sur le terrain. Des responsables américains ont par ailleurs affirmé lundi que la Russie avait déployé 28 avions de combat en Syrie. Moscou avait démenti avoir pris des mesures supplémentaires en vue d'un renforcement de sa présence en Syrie, où le conflit entre le pouvoir et les forces rebelles a fait plus de 240.000 morts en quatre ans et demi.


  • Burkina: les Etats-Unis demandent à leurs ressortissants de partir
    AFP, 22/09/2015 10h18
    Les Etats-Unis ont demandé lundi à leurs ressortissants de quitter le Burkina Faso et ont annoncé le départ d'une partie des familles et d'employés de leur ambassade à Ouagadougou, compte tenu de la crise dans ce pays du Sahel. Dans une note consulaire, le département d'Etat "met en garde les ressortissants américains face aux risques de se rendre au Burkina Faso et recommande aux ressortissants actuellement (dans ce pays) de le quitter tant que cela est possible". Le ministère américain des Affaires étrangères a également autorisé le "départ volontaire" de certains membres des familles et d'une partie du personnel de son ambassade à Ouagadougou. Les employés de la chancellerie américaine qui restent au Burkina Faso sont réfugiés sur place et l'ambassade continue de fonctionner, notamment pour fournir des services consulaires d'urgence aux citoyens américains, selon le département d'Etat. La crise au Burkina Faso a pris lundi un tournant dramatique: des chefs de l'armée ont intimé l'ordre aux putschistes de la garde présidentielle de "déposer les armes" tandis que des unités de province ont convergé vers la capitale.

  • Somalie: 7 tués dans l'explosion d'un véhicule piégé près de la présidence à Mogadiscio
    AFP, 22/09/2015 10h14
    Au moins sept personnes ont été tuées et dix blessées, pour la plupart des passants, dans l'explosion lundi d'un véhicule piégé près de l'entrée de la Villa Somalia, complexe ultra-sécurisé abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre à Mogadiscio, selon un nouveau bilan officiel. Aucun combat ou tentative de pénétrer dans la Villa Somalia par des hommes armés n'ont été signalés après l'explosion, qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat. Les islamistes shebab, qui mènent régulièrement des attaques, notamment à Mogadiscio, utilisent souvent un véhicule piégé, conduit par un kamikaze pour ouvrir l'accès à des assaillants à pied vers l'intérieur d'un bâtiment ou d'un complexe visé. "Concernant le bilan, au moins sept personnes ont été tuées et plus de dix blessées", a déclaré à la presse Abdifatah Halane, porte-parole du gouvernement régional de Banadir, région à laquelle appartient Mogadiscio, précisant que "la plupart de ceux tués ou blessés étaient des civils". "Il s'agissait d'une voiture piégée, mais leur cible n'est pas claire, elle a explosé sur une rue menant à l'avenue principale, près du poste de contrôle" marquant l'entrée de la Villa Somalia.Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui le soutient.

  • Le Kenya commémore le massacre du Westgate qui fit au moins 67 morts en 2013
    AFP, 21/09/2015 18h19
    Le Kenya a commémoré lundi le 2e anniversaire du massacre perpétré par les islamistes somaliens shebab dans le centre commercial Westage de Nairobi, rouvert en juillet, et qui avait au moins 67 morts. Les employés du supermarché Nakumatt, où furent exécutées de nombreuses victimes, ont prié et allumé des bougies dans le centre commercial. "Nous commémorons un moment durant lequel nous avons perdu beaucoup de nos amis, durant lequel le destin de beaucoup de nos amis a été brisé", a déclaré le pasteur Dennis Pamba. Le 21 septembre 2013, un samedi à la mi-journée, au moment où il est le plus fréquenté, quatre shebab avaient pris d'assaut le centre commercial, l'un des plus courus de la clientèle expatriée et de la classe moyenne kényane, lançant des grenades et tirant au fusil d'assaut sur les employés et les clients des nombreux magasins et restaurants. "Bien qu'ils aient tué ces 67 personnes, ils n'ont jamais tué notre esprit", a souligné le responsable du supermarché, David Muturi, assurant que "le Westgate est sûr". Dimanche, parents et amis des 67 victimes recensées par le bilan officiel avaient également prié devant le mémorial qui leur est dédié dans la forêt de Karura, située à une dizaine de km du centre commercial.

  • Appel à manifester au Cap contre Pharrell Williams accusé de soutenir Israël
    AFP, 21/09/2015 18h16
    Une organisation de défense de la cause palestinienne a appelé à manifester lundi contre le chanteur américain Pharrell Williams en marge de son concert au Cap, en raison de son partenariat avec une chaîne de supermarchés sud-africains qui importe des produits d'Israël. La branche sud-africaine du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) compte organiser lundi soir au Cap (sud-ouest de l'Afrique du Sud) "la plus grande manifestation contre un artiste depuis la fin de l'apartheid" en 1994. Vendredi, BDS avait remporté une victoire juridique, en obtenant gain de cause contre les autorités municipales du Cap, qui souhaitaient limiter le nombre de manifestants à 150. Pharrell Williams a été nommé cette année directeur artistique du groupe sud-africain Woolworths "dans le cadre d'une collaboration révolutionnaire pour des projets axés sur la durabilité", selon la chaîne de supermarchés haut de gamme. BDS accuse Woolworths d'importer des produits agricoles israéliens qui viennent des territoires occupés, une accusation que Woolworths rejette formellement. La chaîne affirme par ailleurs que moins de 0,1% de ses produits alimentaires proviennent d'Israël.

  • Burkina: les chefs de l'armée demandent aux putschistes de "déposer les armes"
    AFP, 21/09/2015 18h06
    Les "chefs de corps de l'armée nationale" burkinabè ont demandé lundi aux putschistes de la garde présidentielle de "déposer les armes", dans un communiqué, alors que des troupes se dirigeaient vers la capitale. "Toutes les forces armées nationales convergent vers Ouagadougou dans le seul but de désarmer le Régiment de sécurité présidentielle (RSP-garde présidentielle) sans effusion de sang", indique le communiqué. "Nous leur demandons de déposer les armes et de se rendre au camp Sangoulé Lamizana (dans l'ouest de Ouagadougou), et eux et leurs familles seront sécurisés", ajoutent les chefs de corps. Une source de l'état-major a précisé que trois colonnes de l'armée burkinabè, loyales au régime de transition renversé par le putsch du 17 septembre, faisaient route vers Ouagadougou. Ces trois colonnes proviennent de garnisons stationnées dans l'ouest du pays (Dédougou et Bobo Dioulasso), l'est (Kaya et Fada N'Gourma) et le nord (Ouahigouya), selon cette source. Le communiqué ne précise pas les noms des officiers signataires. Le RSP, unité d'élite forte de 1.300 homme et ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, a renversé le régime de transition qui préparait la tenue d'élections générales prévues le 11 octobre. L'ancien commandant du RSP et bras droit du président Compaoré, le général Gilbert Diendéré a pris la tête des putschistes. Lundi en début d'après-midi, le général Diendéré rencontrait les chefs d'état-major de l'armée burkinabè. Depuis le coup d'Etat du RSP, véritable armée dans l'armée, le reste de la troupe et de la hiérarchie militaire du pays étaient restés en retrait.

  • Somalie: 12 soldats tués dans une attaque d'une base par des shebab
    AFP, 21/09/2015 10h13
    Douze soldats somaliens ont été tués dans une attaque des insurgés islamistes shebab, affiliés à Al-Qaida, qui ont également essuyé des pertes, ont affirmé un responsable de l'armée et un témoin. L'attaque s'est produite vendredi matin dans une base militaire somalienne dans la région de Yaq-Bariweyne, à environ 100 kilomètres au sud de la capitale Mogadiscio. "Plusieurs miliciens ont également été tués pendant les combats", a assuré Mohamed Adan, un responsable de l'armée somalienne. Des témoins ont affirmé que des miliciens avaient attaqué le camp, volé du matériel militaire et s'étaient enfui. "Les combattants shebab ont pris le contrôle du camp, qu'ils ont pillé. Les commandants se sont adressés aux habitants du village, ils ont assuré que bientôt, la charia serait de nouveau en place", a rapporté un témoin local, Abdirahman Somow. "Les moudjahidines ont mené un raid à l'aube sur le camp militaire de Yaq-Bariweyne, près de 15 soldats apostats ont été tués et énormément de matériel militaire saisi", ont également assuré les shebab dans un communiqué publié sur un site internet. Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, continuent de mener des opérations de guérilla et des attentats-suicides contre la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom), qui a ainsi perdu au moins 50 soldats ougandais lors de l'attaque au début du mois de leur base du sud du pays.

  • Pistorius: pas de décision sur la demande de libération avant au moins deux semaines
    AFP, 21/09/2015 10h11
    La commission sud-africaine des libérations anticipées a reporté à au moins deux semaines l'examen de la demande de libération anticipée de l'ancien champion paralympique Oscar Pistorius, bloquée fin août par le ministre de la Justice, a indiqué samedi une responsable sud-africaine. La commission "s'est réunie vendredi, et n'a pas pu s'occuper de tous les dossiers, y compris celui concernant Oscar Pistorius. Elle va se réunir de nouveau dans deux semaines pour se pencher sur ce cas", a déclaré Manelisi Wolela, porte-parole du département des affaires correctionnelles. Cette commission s'était séparée vendredi sans fournir aucune indication sur l'issue de la procédure. "Nous ne savons pas quand la décision sera rendue. Je crains que tout cela soit assez vague", avait déclaré vendredi Anneliese Burgess, la porte-parole de la famille Pistorius. Très peu de détails ont filtré cette semaine sur le fonctionnement de cette commission qui se réunit à Durban dans le sud du pays, selon Mme Burgess. "Il n'y a pas de calendrier spécifique (pour rendre une décision), ses pouvoirs sont très larges", a expliqué Joey Moses, un avocat spécialiste des questions de liberté conditionnelle. M. Pistorius, condamné pour la mort de sa petite amie abattue par balles dans sa maison en février 2013 à cinq ans de prison pour homicide involontaire, est incarcéré à Pretoria depuis le 21 octobre 2014.

  • Kenya: cérémonie interreligieuse à la veille de l'anniversaire de l'attaque de Westgate
    AFP, 21/09/2015 10h10
    Des dizaines de proches des victimes de l'attaque de Westgate se sont réunis à Nairobi dimanche pour une cérémonie interreligieuse, à la veille du second anniversaire de l'attentat mené par les insurgés somaliens shebab dans le centre commercial, qui avait fait 67 morts en 2013. Une cérémonie interreligieuse réunissait des survivants et des proches de victimes pour la plupart, dans la forêt de Karura, en banlieue de Nairobi, où une plaque en l'honneur des victimes avait été dévoilée et où les familles des victimes avaient planté des arbres, un pour chaque personne tuée, il y a un an. Le 21 septembre 2013, quatre hommes armés de grenades et de kalachnikovs avaient fait irruption dans le Westgate vers midi. Comme tous les samedis, le centre était bondé de représentants de la classe moyenne kényane et d'expatriés. Hommes, femmes et enfants, ce sont 67 personnes qui sont tombées sous les tirs du commando, qui très vite allait se retrancher dans le bâtiment, et tenir tête quatre jours durant aux forces de l'ordre. Selon les enquêteurs et médecins légistes, les quatre assaillants sont morts dans les affrontements avec les forces kényanes au cours du siège.


  • François Hollande et Mohammed VI tirent un trait sur la brouille entre Rabat et Paris
    AFP, 21/09/2015 10h00
    François Hollande et le roi Mohammed VI se sont employés à consolider la réconciliation franco-marocaine lors d'une visite de deux jours du président français à Tanger, tirant un trait sur la brouille entre Paris et Rabat. M. Hollande a décollé de Tanger vers 21H00 locales (20H00GMT), après deux journées durant lesquelles il a multiplié avec le souverain marocain les signes d'amitié et de proximité. Les difficultés entre les deux pays "sont non seulement effacées, surmontées mais surtout dépassées", a déclaré dimanche M. Hollande, devant la communauté française réunie au consulat. Le chef de l'Etat français a également assuré avoir "ouvert" avec Mohammed VI "une nouvelle étape" du partenariat franco-marocain. L'objectif de ce déplacement à Tanger, le grand port du nord du Maroc, était de démontrer que la crise diplomatique de près d'un an provoquée par des dépôts de plaintes en France pour "torture" visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, était bel est bien terminée. Et que le temps était venu de renouer les liens traditionnellement forts de la France avec le royaume, allié de poids sur les plans sécuritaire, politique et économique. "Nous avons une coopération qui n’a jamais cessé" et "rien ne pourra l’altérer", a affirmé M. Hollande, en évoquant la sécurité. Car, a-t-il précisé, les deux pays sont "confrontés aux mêmes défis" dans la lutte contre le terrorisme, notamment du groupe jihadiste Etat islamique.

  • Le nouveau gouvernement égyptien prête serment
    APA, 19/09/2015 15h04
    Le nouveau gouvernement égyptien présidé par Cherif Ismail, a prêté serment samedi à la tête d’un cabinet marqué par d’importants changements au niveau des départements de services, a-t-on appris de source sure au Caire. Les titulaires des portefeuilles des affaires étrangères, de l'intérieur, de la défense, des finances, de l'investissement et de la justice ont gardé leurs postes au sein de la nouvelle formation. Cette dernière compte 16 membres dont l'ex vice ministre de la défense et membre du Haut conseil des forces armées, le général Mohamed Al-Assar, nommé, contre toute attente, ministre de la production militaire.


  • Algérie : 66 contrebandiers arrêtés en une journée
    Xinhua, 17/09/2015 14h17
    Un total de 66 contrebandiers ont été arrêtés madi par l'armée algérienne dans différentes zones frontalières du pays, a-t-on indiqué mercredi dans un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). Les contrebandiers ont, selon la même source, été appréhendés dans les localités d'In Guezzam et de Bordj Badji Mokhtar, relevant respectivement des provinces de Tamanrasset et d'Adrar, à la frontière avec le Niger et le Mali. Les contrebandiers avaient en leur possession un camion, deux véhicules 4x4, sept motos, 35 détecteurs de métaux, deux marteaux piqueurs, deux groupes électrogènes, une quantité d'explosifs, des détonateurs, 4.000 litres de carburant et des téléphones portables. Ces individus se dirigeaient, vraisemblablement, vers l'un des gisements d'or dans le Sahara, lesquels sont généralement non surveillés et non exploités par une quelconque entité officielle. En renforçant la surveillance des frontières terrestres dans le but d'empêcher les groupes terroristes, en provenance notamment de Libye, Tunisie et Mali, de pénétrer sur le territoire de son pays, l'armée algérienne déjoue quasi-quotidiennement des tentatives de trafic de tout genre mené par des bandes de crimes organisés.

  • Maurice, premier pays en Afrique pour le bien-être des personnes âgées selon Global Age Watch
    Xinhua, 17/09/2015 13h51
    L'île Maurice est classée premier pays en Afrique pour le bien-être des personnes âgées, selon l'indice Global Age Watch 2015 qui évalue les pays selon le bien-être social et économique des personnes âgées. Le rapport rendu public à Port-Louis mardi met l'île Maurice en 42e au niveau mondial grâce notamment à la pension universelle et le régime d'assurance sociale établi dans les années 1950, ce qui en fait parmi le top 10 au niveau mondial dans la sécurité du revenu. L'indice Global Age Watch montre non seulement ce qui fonctionne pour les personnes âgées, mais aussi répond à des questions fondamentales qui préoccupent les personnes âgées. En utilisant les dernières données disponibles comparables au niveau international, il classe 96 pays, couvrant 91 pour cent de la population mondiale âgée de 60 ans et plus.Cette année, la Suisse est au sommet, tandis que l'Afghanistan reste au fond. Comme en 2013 et 2014, les meilleures 19 places sont prises par les pays industrialisés. L'Afrique est surreprésentée au fond, avec les pays de la région en occupant sept des 10 endroits les plus bas. Malgré la croissance économique rapide de l'Afrique, le bien-être social et économique reste médiocre pour les personnes âgées, ce qui fait la plupart des pays continuent à être classés dans le quart inférieur de l'indice.

  • Burkina Faso: à la télévision, un homme en uniforme du RSP annonce la démission du président
    AFP, 17/09/2015 10h48
    Le militaire s’est présenté au nom d’un Conseil national pour la démocratie. Il a annoncé la démission du président Kafando et la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.

  • Afrique du Sud: rejet de la demande d'appel du gouvernement dans l'affaire Béchir
    AFP, 17/09/2015 10h08
    La justice sud-africaine a rejeté mercredi la demande du gouvernement de faire appel de la décision de justice qui lui avait ordonné d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir lors de sa visite en juin à Johannesburg, une décision que Pretoria avait ignorée. Le président soudanais est inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide dans le conflit au Darfour (ouest du Soudan) qui a fait plus de 300.000 morts. Il échappe à la justice internationale depuis 2009. En juin, alors qu'Omar el-Béchir participait en Afrique du Sud à un sommet de l'Union africaine, un tribunal de Pretoria lui avait interdit de quitter le territoire, dans l'attente d'un jugement définitif. Le gouvernement sud-africain n'avait cependant pas tenu compte de cet ordre et l'avait laissé reprendre son avion depuis une base militaire, provoquant une vive polémique. "Nous estimons que la demande d'appel n'a pas de chance d'aboutir", a déclaré mercredi le juge Hans Fabricius de la Haute Cour de Pretoria. Par conséquent, "la demande de faire appel a été rejetée, et l'Etat devra s'acquitter des frais judiciaires", a-t-il ajouté. Le ministère de la Justice a indiqué qu'il allait étudier la possibilité de saisir la Cour suprême d'appel dans cette affaire. "Nous allons compiler un dossier substantiel. Nous disposons de 20 jours pour le soumettre", a déclaré le porte-parole du ministère Mthunzi Mhaga.

  • RDC: divorce consommé au sein de la majorité à 14 mois de la présidentielle
    AFP, 17/09/2015 10h07
    Le président congolais Joseph Kabila a démis mercredi de leurs fonctions au sein de l'exécutif deux chefs de partis frondeurs de la majorité au pouvoir à Kinshasa, consommant un divorce qui couvait depuis de longs mois, à un peu plus d'un an de la date prévue pour la présidentielle. Selon deux ordonnances lues à la télévision publique, le chef de l’État a révoqué son conseiller spécial en matière de sécurité, Pierre Lumbi, et démis de ses fonctions le ministre du Plan, Olivier Kamitatu. M. Lumbi est le chef du Mouvement social pour le renouveau (MSR), deuxième parti de la Majorité présidentielle (MP) soutenant M. Kabila. M. Kamitatu est le chef d'une formation plus modeste, l'Alliance pour le renouveau du Congo (ARC). Le MSR et l'ARC appartiennent à une plate-forme désormais connue sous le nom de "G7" regroupant sept partis de la majorité ayant soutenu jusque-là M. Kabila mais l'ayant mis en garde, d'abord en février, puis dans une lettre ouverte publiée lundi, contre la tentation de s'accrocher au pouvoir. M. Kabila est à la tête de la République démocratique du Congo depuis 2001 et la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat lors de la présidentielle prévue pour la fin du mois de novembre 2016.

  • Tunisie: révocation de membres des forces de l'ordre pour lien avec le terrorisme
    AFP, 17/09/2015 10h06
    Cent-dix membres des forces de l'ordre tunisiennes ont été limogés ces derniers mois en raison notamment de forts soupçons de liens avec des groupes ou idéologies "terroristes", a indiqué mercredi un responsable du ministère de l'Intérieur, Walid Louguini. Ces agents appartiennent à "différents corps: police, Garde nationale (gendarmerie, ndlr), armée, douane", a dit M. Louguini, chargé de communication au sein du ministère. Leur limogeage est "lié, après enquêtes, à des soupçons très sérieux d’appartenance à des organisations terroristes ou à leur sympathie" pour de tels mouvements, ainsi que pour "activités de contrebande" et "abus de pouvoir", a-t-il ajouté, sans autre précision. Il a en revanche indiqué que ces enquêtes avaient surtout été diligentées "depuis le début de l'année". Un haut responsable du ministère, Taoufik Bouaoun, avait évoqué un chiffre similaire lundi sur la radio privée Radio Med, ajoutant que "cinq ou six" agents de l'ordre avaient été arrêtés sur ordre de la justice pour "liens directs" avec la contrebande ou le "terrorisme". Parmi eux, certains vont être jugés, d'autres font toujours l'objet d'une enquête, a-t-il signalé.

  • RDC: le verdict du procès de l'affaire Chebeya attendu à Kinshasa
    AFP, 17/09/2015 10h04
    Plus de cinq ans après les faits, le verdict dans le procès en appel de cinq policiers congolais accusés de l'assassinat du défenseur des droits de l'Homme Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana est attendu jeudi à Kinshasa. Avant même l'ouverture de l'audience de la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo, prévue pour 10H00 (09H00 GMT), les parties civiles disent n'attendre pas "grand chose de ce prononcé". "Ce procès ne s'est pas bien déroulé", il "laisse des zones d'ombres" et un "goût d'inachevé", a déclaré à l'AFP Me Richard Bondo, coordonnateur des avocats des parties civiles. "Nous espérons qu'il y aura quelques condamnations à perpétuité", a-t-il néanmoins ajouté. Du côté de la défense, Me Bokata Ikundaka, avocat du principal accusé, le colonel Daniel Mukalay, espère qu'à défaut d'un "acquittement total" de son client, la cour "disqualifiera l'infraction d'assassinat en homicide involontaire (...) et le condamnera à quelques années de prison". En première instance, le colonel Mukalay avait été condamné à mort, reconnu coupable d'avoir orchestré l'assassinat de Chebeya et de Bazana, conviction partagée par le procureur dans son réquisitoire en août. Fondateur de l'ONG la Voix des sans-voix pour les droits de l'Homme (VSV), devenu au fil des ans très critique vis-à-vis du président Joseph Kabila, Chebeya a été retrouvé mort dans sa voiture le 2 juin 2010 en périphérie de Kinshasa.

  • Le groupe bancaire camerounais Afriland First Bank s'installe au Bénin
    APA, 16/09/2015 13h16
    Le groupe bancaire camerounais Afriland First Bank a officiellement ouvert une filiale au Bénin. La succursale béninoise dont le capital s'élève de 10 milliards de francs CFA est promue par la CCEI Bank Guinée Equatoriale, qui fait partie du groupe Afriland First Bank. L'ouverture de cette banque au Benin a été annoncée par le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et son homologue béninois Thomas Boni Yayi. "Ici, nous sommes aujourd'hui convaincus de l'importance de la coopération sud-sud. Ceci est un exemple de coopération complémentaire. Ceci est un investissement qui doit bénéficier aux pays africains", a déclaré le président Nguema. CCEI Bank Guinée Equatoriale a été mise en avant pour l'ouverture de la filiale béninoise du groupe Afriland, à cause de ses ratios jugés plus intéressants et susceptibles de favoriser une décision positive des autorités monétaires béninoises et du régulateur du secteur bancaire dans l'espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine). Groupe bancaire en pleine expansion, Afriland First Bank est présente dans une dizaine de pays en Afrique et dispose de deux bureaux de représentation en Chine et en France.

  • Burundi: risque de conflit régional majeur si la crise n'est pas contenue
    AFP, 16/09/2015 09h57
    Un échec de la communauté internationale à intervenir sur la crise au Burundi pourrait aboutir à de "nouvelles atrocités de masse" et même déboucher sur un conflit régional majeur, a mis en garde mardi un expert de l'ONU. Pablo de Greiff, expert pour les droits de l'Homme, a estimé que le pays, qui traverse une crise politique majeure liée à la réélection du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, a "tourné le dos" aux règles du droit et de la loi. "Je tire la sonnette d'alarme pour dire que la communauté internationale, y compris les organisations régionales et internationales, ne peuvent se permettre d'attendre que de nouvelles atrocités de masse reprennent", a-t-il dit mardi devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies à Genève, après une brève visite au Burundi. "Il y a le risque d'un conflit majeur dans la région des Grands Lacs, dont personne ne peut prédire les proportions", a averti M. de Greiff, rapporteur spécial de l'ONU sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition. "La situation est en train de dégénérer et le Conseil doit jouer son rôle d'alerte" a par ailleurs déclaré un diplomate français. "Une résolution est en préparation avec les pays de l'Union Européenne et des pays africains", a-t-il indiqué, prévenant: "cela risque d'être la prochaine tragédie africaine". La candidature fin avril du président Nkurunziza a plongé le Burundi dans une grave crise, marquée par des manifestations étouffées via une sanglante répression, et par une tentative déjouée de coup d'Etat militaire. Les violences continuent avec des attaques nocturnes contre la police et des assassinats ciblés, et font craindre des violences à grande échelle, 10 ans après la fin d'une guerre civile qui fit 300.000 morts entre 1993 et 2006.

  • RDC: heurts violents en marge d'une manifestation d'opposition à Kinshasa
    AFP, 16/09/2015 09h56
    Une personne au moins a été grièvement blessée mardi après-midi à Kinshasa lors d'affrontements en marge d'un rassemblement d'opposants ayant appelé le président congolais Joseph Kabila à abandonner le pouvoir fin 2016 comme la Constitution l'y oblige. Le bilan provisoire des heurts est de "trois blessés emmenés à l'hôpital", a déclaré mardi soir Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Réunis sur la place Sainte-Thérèse de Ndjili, dans le sud de la capitale de la République démocratique du Congo, une dizaine de dirigeants de la "Dynamique de l'opposition" ont exigé tour à tour la tenue à temps de la prochaine présidentielle prévue en novembre 2016. La situation a dégénéré peu avant 15H00 (14H00 GMT), quand le rassemblement a été attaqué à coups de pierres et de bâtons par une dizaine de jeunes gens. L'un d'entre eux a été intercepté par la foule.

  • Zimbabwe: Mugabe se trompe et répète un discours déjà prononcé devant le parlement
    AFP, 16/09/2015 09h55
    Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 91 ans, a prononcé par erreur mardi au parlement le même discours que celui donné le mois dernier, devant des députés de l'opposition qui affirment avoir reçu des menaces anonymes par SMS avant cette intervention. "Il y a eu un mélange dans les discours et le président a prononcé le mauvais discours" à l'occasion de l'ouverture de la session parlementaire, a déclaré George Charamba, le porte-parole du président zimbabwéen, au quotidien gouvernemental The Herald. L'inamovible Robert Mugabe, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, a relu pendant 25 minutes l'intégralité du texte déjà prononcé devant les députés lors de son intervention sur l'état de la nation le mois dernier, sans visiblement s'apercevoir qu'il prononçait le mauvais discours. "La confusion s'est produite au niveau du secrétariat. Nous regrettons sincèrement cette erreur et des mesures disciplinaires sont envisagées", a poursuivi M. Charamba. Les journalistes qui couvraient l'évènement avaient rapidement pointé les similitudes entre les deux discours. Mais les députés de l'opposition, qui avaient chahuté le président lors de son précédent discours le 25 août, sont cette fois restés silencieux, malgré la méprise. Innocent Gonese, leader parlementaire du Mouvement pour la Démocratie et le Changement (MDC), principal parti d'opposition, a affirmé que sept de ses députés avaient reçu un SMS anonyme, les mettant en garde contre toute perturbation pendant le discours de M. Mugabe.

  • Zimbabwe: arrestation de l'organisateur du safari fatal au lion Cecil
    AFP, 16/09/2015 09h53
    Le chasseur professionnel zimbabwéen qui avait organisé le safari fatal au désormais célèbre lion "Cecil", a été arrêté dans le cadre d'un trafic illégal de 29 antilopes rares à forte valeur marchande, a affirmé mardi la police. Theo Bronkhorst, 52 ans, arrêté et détenu à Bulawayo, deuxième ville du pays (sud-ouest), est accusé d'avoir "déplacé des animaux sauvages sans permis" et de "complicité dans le trafic d'animaux sauvages", selon un communiqué de Charity Charamba, la porte-parole de la police zimbabwéenne. Cette interpellation est liée à celle, il y a quelques jours, de trois Sud-Africains accusés d'avoir sorti clandestinement 29 hippotragues-un antilope rare et très chère-du Zimbabwe. Hewitt Edwin, 49 ans, Blignaut Hendricks Johannes, 41 ans, et Pretorius Herbert John, 49 ans sont accusés de capture illégale, translocation d'animaux sauvages et de passage de frontière en utilisant un point de sortie non officiel. Six petits se trouvaient parmi les 29 animaux qui ont été capturés dans une réserve privée près de la ville touristique de Victoria Falls (nord-ouest) et dont la valeur totale est estimée à 384.000 dollars, selon les autorités zimbabwéennes.

  • Egypte: Huit touristes mexicains tués par erreur par l'armée
    AFP, 16/09/2015 09h52
    Huit touristes mexicains ont été tués au total dans l'attaque menée par erreur dimanche par l'armée égyptienne contre leur convoi dans le désert, a annoncé Mexico, un drame qui suscite "indignation" et "tristesse" au Mexique, a déclaré le président Enrique Peña Nieto. La chef de la diplomatie mexicaine Claudia Ruiz Massieu est arrivée au Caire très tôt mercredi en compagnie de proches de quatre des personnes décédées, pour tenter d'élucider les circonstances du drame, selon un responsable du ministère. Le Caire rejette la responsabilité de l'attaque sur les organisateurs égyptiens du voyage des touristes, assurant qu'ils étaient entrés dans une "zone interdite" à un moment où les forces de sécurité pourchassaient des jihadistes. Des diplomates mexicains ont pu voir les corps des victimes et ont "pu confirmer la mort de six autres Mexicains"-dont le sort était jusqu'alors inconnu-, s'ajoutant aux deux autres déjà identifiés dans un premier temps, a indiqué le ministère des Affaires étrangères mexicain dans un communiqué. Mexico a indiqué en outre que six de ses ressortissants avaient été blessés. La ministre des Affaires étrangères devrait se rendre à leur chevet mercredi matin, a indiqué un haut responsable qui l'accompagne au Caire.

  • Soudan du Sud: président et rébellion invités à l'ONU pour une paix durable
    AFP, 16/09/2015 09h49
    Ban Ki-moon a invité mardi le président du Soudan du Sud et le chef de la rébellion à se réunir à l'ONU fin septembre pour trouver une paix durable, le Conseil de sécurité se montrant toutefois divisé après le rejet de sanctions par la Russie et l'Angola. Gouvernement et rébellion s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu conclu le 29 août au Soudan du Sud. Le chef des rebelles et ancien vice-président Riek Machar a annoncé qu'il participerait à la réunion proposée par le secrétaire général de l'ONU, prévue en marge de son Assemblée générale le 29 septembre, a indiqué mardi son porte-parole. Le vice-président du Soudan du Sud, James Wani Igga, figure lui sur une nouvelle liste d'intervenants à cette assemblée publiée mardi, suggérant que le président Salva Kiir ne compte pas venir. Le chef de l'ONU Ban Ki-moon "espère que la réunion se tiendra au plus haut niveau pour s'assurer que le cessez-le-feu soit bien mis en œuvre et très largement soutenu par la communauté internationale", a rapporté mardi un porte-parole de l'ONU. Des représentants des pays voisins, ainsi que des Etats-Unis, du Royaume-Uni et d'autres pays européens devraient aussi participer à cette rencontre. Le président Salva Kiir s'est dit mardi à Juba "déterminé" à appliquer "sincèrement" l'accord de paix.

  • Gabon: le président Bongo dénonce une tentative d'humiliation après l'interpellation d'un proche en France
    AFP, 15/09/2015 10h06
    Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a dénoncé lundi une tentative "d'humilier le Gabon" après la brève interpellation de son directeur de cabinet début août à Paris, soupçonné par la justice d'avoir perçu illégalement de l'argent d'une entreprise française. "Nous disons qu'on a voulu humilier le Gabon par la manière dont cette intervention a été conduite", a déclaré M. Bongo sur le perron de l'Elysée, à l'issue d'un entretien avec son homologue français François Hollande. Maixent Accrombessi, influent directeur de cabinet du chef de l'Etat gabonais, avait été arrêté le 4 août par la police française, alors qu'il séjournait à Paris. Relâché pour des raisons d'immunité diplomatique après quelques heures de garde à vue, il était ensuite rentré à Libreville. La justice française le soupçonne de corruption dans l'attribution, fin 2005, d'un marché public de sept millions d'euros au Gabon au groupe Marck, spécialisé dans la fabrication d'uniformes militaires, alors qu'il était un collaborateur de M. Bongo, ministre de la Défense à l'époque.

  • Algérie: les préparatifs de l'après-Bouteflika s'accélèrent
    AFP, 15/09/2015 10h04
    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika et son entourage ont désormais toute latitude pour préparer la succession à la tête de l'Etat après le départ du puissant général Toufik, qui marque leur prise de contrôle totale sur l'armée et ses services de renseignements. Après seize ans à la tête de l'Etat, M. Bouteflika "est aujourd'hui seul sur la scène", résume le politologue Rachid Grim, au lendemain de l'annonce de la mise à la retraite du "Dieu de l'Algérie", le surnom donné au général Toufik. "Maintenant, on passe à la deuxième étape: la succession" du président de 78 ans, affaibli par la maladie à la suite d'un AVC qui a affecté en 2013 son élocution et sa mobilité, précise M. Grim. "Il se prépare à laisser le pouvoir mais en contrôlant sa propre succession". Signe du choc qu'il a provoqué à Alger, le limogeage du tout-puissant patron du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) depuis un quart de siècle a fait lundi la une de toute la presse, qui titrait sur "la fin d'une époque". Pour quelle finalité? s'interrogent les commentateurs. Le scénario a-t-il été écrit par M. Bouteflika lui-même malgré sa maladie, ou par ses proches, notamment son frère Saïd, discret conseiller à qui l'on prête d'immenses pouvoirs et même des ambitions présidentielles? Un ancien fonctionnaire de la présidence assure sous le couvert de l'anonymat que "Bouteflika prend des conseils mais décide lui-même malgré sa maladie parce que personne ne connaît le sérail autant que lui".

  • Elections en RDC: sept dirigeants de la majorité jugent "suicidaire" le jeu du pouvoir
    AFP, 15/09/2015 10h01
    Sept dirigeants de la majorité en République démocratique du Congo dénoncent dans une lettre au président Joseph Kabila publiée lundi la "stratégie suicidaire" suivie selon eux par le pouvoir en entretenant la "confusion" sur la "tenue des prochaines élections". "La stratégie actuelle nous paraît suicidaire", écrivent ces responsables de formations politiques alliées au Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de M. Kabila, qui avaient déjà interpellé le chef de l'État en février par voie épistolaire. L'évolution politique des dernières semaines a "conduit l'écrasante majorité des Congolais à la conviction qu'il y a des intentions inavouées de ne pas respecter la Constitution", ajoutent les membres de ce groupe, surnommé G7, dans ce texte publié à la veille de la rentrée parlementaire. "Quant à la tenue des prochaines élections tant attendues par le Peuple congolais, chaque jour qui passe apporte plus de confusion que de clarté", ajoute la lettre, transmise à l'AFP par le cabinet de l'un de ses auteurs, Gabriel Kyungu, chef de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) et président sortant de l'assemblée provinciale du Katanga (sud-est). La lettre est notamment signée par Yves Mobando-Yogo, vice-président du Mouvement social pour le renouveau, plus gros parti de la coalition gouvernementale après le PPRD, et par Olivier Kamitatu, président de l'Alliance pour le renouveau du Congo (ARC) et ministre du Plan. Sa publication intervient alors que le parti d'opposition historique, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi avoir rompu ses pourparlers avec le pouvoir destinés à préparer le "dialogue national" proposé par M. Joseph Kabila en vue de la tenue d'"élections apaisées".

  • De nouveaux combats mettent à mal le cessez-le-feu au Soudan du Sud
    AFP, 15/09/2015 09h58
    L'armée sud-soudanaise a accusé lundi la rébellion d'avoir mené de nouvelles attaques en dépit du cessez-le-feu qui devait mettre un terme à 21 mois de guerre civile. Le porte-parole de l'armée, Philip Aguer, a affirmé que des rebelles avaient attaqué des positions proches de la ville de Malakal, capitale de l’État pétrolier du Haut-Nil (nord) mais que les troupes gouvernementales les avaient "repoussés et que la situation était désormais calme". Il a toutefois ajouté qu'un grand nombre de miliciens nuer de l'Armée blanche, appartenant à l'ethnie du chef de la rébellion, l'ex vice-président Riek Machar, se "rassemblaient au sud de Malakal en vue d'une attaque". L'armée et les rebelles s'accusent mutuellement de ne pas respecter la trêve conclue le 29 août pour mettre fin au conflit qui ravage le jeune pays depuis décembre 2013. En dépit des combats, les deux parties assurent que l'accord signé le mois dernier reste en vigueur. Dimanche, M. Aguer avait déclaré que les rebelles et l'armée s'étaient affrontés dans l’État voisin d'Unité dans des combats qui ont fait cinq morts parmi les soldats. Une femme a également été tuée et de nombreuses personnes ont été blessées dans les affrontements qui se sont produits dans le comté de Guit, à l'est de la ville de Bentiu (nord).

  • Niger: l'ex-président du Parlement Hama Amadou investi candidat à la présidentielle de 2016
    AFP, 15/09/2015 09h54
    L'ex-président du Parlement du Niger, Hama Amadou, exilé depuis un an en France, a été investi dimanche candidat à l'élection présidentielle de 2016 par son parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden). "Nous décidons d'investir Hama Amadou, qui est le seul espoir pour le Niger, candidat à l'élection présidentielle de 2016", a indiqué dans un communiqué le Moden, dirigé par M. Amadou. Il est le premier candidat officiellement déclaré au scrutin présidentiel, dont le premier tour couplé à des législatives est programmé le 21 février 2016. Hama Amadou a été investi en son absence par un congrès extraordinaire du Moden à Zinder (sud), la deuxième ville du Niger, en présence de plusieurs milliers de ses partisans et des responsables de l'opposition. Opposant au président Mahamadou Issoufou, il avait précipitamment quitté le pays fin août 2014 après l'autorisation par les députés de son audition par la justice dans une présumée affaire de trafic de bébés. L'opposant dénonce un "dossier politique" visant à "l'écarter de la présidentielle", le gouvernement parle d'un "dossier de droit commun". Une vingtaine de personnes, dont M. Amadou, sont poursuivies pour "supposition d'enfants", délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme ne l'ayant pas mis au monde. Toutes sont accusées d'avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria, puis amenés au Niger. L'ONU a demandé jeudi des élections "apaisées et crédibles" pour garantir la "stabilité" du Niger, au moment où la tension monte entre l'opposition et le régime à six mois du scrutin présidentiel.

  • Algérie: limogeage du puissant chef des renseignements militaires
    AFP, 14/09/2015 10h30
    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a mis fin dimanche aux fonctions du puissant patron des services de renseignements militaires, le général Toufik, confirmant sa domination totale sur l'armée considérée jusqu'à présent comme la détentrice du pouvoir réel dans le pays. Le chef de l'Etat algérien a nommé à sa place son propre conseiller à la sécurité, le général Athmane Tartag dit Bachir, qui fut longtemps le numéro 2 du DRS (Département du renseignement et de la sécurité), selon un communiqué de la présidence. M. Bouteflika "a mis fin ce jour aux fonctions de chef du Département du renseignement et de la sécurité, exercées par le général de corps d'armée, Mohamed Mediene, admis à la retraite", précise le communiqué. Le général Mohamed Médiene, dit Toufik, 76 ans, dirigeait le DRS depuis 25 ans. Durant ce temps, il a vu passer cinq chefs d'Etat et une dizaine de chefs de gouvernement, apparaissant aux yeux des observateurs comme le "faiseur de rois" en Algérie. Certains allaient jusqu'à l'appeler "rab dzayer" (le Dieu de l'Algérie).Jusqu'à ce dimanche, il était le dernier chef militaire en activité parmi le collège des généraux qui ont fait appel à M. Bouteflika en 1999 pour diriger l'Algérie et redorer son image ternie par une décennie de guerre civile.

  • Mozambique: le leader de l'opposition échappe à des tirs contre son convoi
    AFP, 14/09/2015 10h28
    Le leader d'opposition du Mozambique Afonso Dhlakama a échappé indemne à des tirs qui ont touché son convoi samedi soir, dénonçant une attaque ciblée de la police, qui a démenti. Dans un premier temps, un inspecteur de police de la province de Manica (centre) a expliqué dimanche que les tirs venaient de policiers mais ne visaient pas le convoi du leader de l'ancienne rébellion de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo). "La police a ordonné à une voiture (qui ne faisait pas partie du convoi de la Renamo) de s'arrêter pour un contrôle de routine. Mais la voiture ne s'est pas arrêtée, donc la police a ouvert le feu", a déclaré l'inspecteur Manuel Lourenço. "Cependant un convoi de la Renamo passait par là et il a reçu des balles", a-t-il ajouté. La voiture transportant M. Dhlakama a échappé aux tirs, qui ont touché les trois véhicules la suivant dans le convoi. Trois personnes ont été blessées, d'après un journaliste local, témoin de l'attaque. Dans un deuxième temps dimanche après-midi, le commandant de la police de la province de Manica, Armando Mude, a contredit la version de son subalterne et nié toute implication des forces de l'ordre dans l'attaque.

  • Côte d'Ivoire: le président Ouattara demande à ses militants de pardonner
    AFP, 14/09/2015 10h26
    Le président ivoirien sortant, Alassane Ouattara, a demandé dimanche lors d'un meeting électoral à ses militants de "pardonner" à leurs adversaires tout en réclamant une mobilisation pour l'emporter dès le premier tour de la présidentielle du 25 octobre. Il faut "renforcer la réconciliation et la cohésion sociale (...) Je vous demande à chacune et chacun d'accepter de pardonner (...), de faire comme si vous n'aviez rien vécu dans le passé, quelles qu'aient été les offenses et les humiliations", a déclaré M. Ouattara, qui a appelé de ses vœux "une transformation non seulement de l'économie, mais aussi des mentalités". Le président sortant, qui peut se targuer d'un bon bilan économique, est le favori de ce scrutin crucial pour la stabilisation du pays après la crise qui a suivi sa victoire en 2010 sur son prédécesseur Laurent Gbagbo. Ce dernier attend dans une cellule de la Cour pénale internationale (CPI) l'ouverture de son procès le 10 novembre pour crimes contre l'humanité en raison de son rôle présumé dans la crise de fin 2010-début 2011. Plus de 3.000 Ivoiriens étaient morts en cinq mois de violences causées par son refus de reconnaître sa défaite. La campagne électorale commence officiellement le 9 octobre, mais le président a rassemblé plusieurs milliers de partisans à Abidjan pour une "cérémonie de mobilisation". Il s'est fixé "l’objectif de gagner dès le premier tour sur un score sans appel".

  • Egypte: 12 personnes dont deux Mexicains tués par erreur par les forces de sécurité
    AFP, 14/09/2015 10h24
    La police et l'armée égyptiennes ont tué dimanche 12 personnes, des touristes mexicains et des Egyptiens, en prenant pour cible par erreur leurs voitures alors qu'elles pourchassaient des jihadistes dans l'ouest de l'Egypte. Le gouvernement mexicain a confirmé la mort d'au moins deux de ses ressortissants. Le désert de l'Ouest, très prisé par les touristes, est aussi l'un des repaires de groupes jihadistes, dont la branche égyptienne de l'Etat islamique (EI), qui commet de nombreux attentats contre les forces de sécurité dans tout le pays. "Les forces conjointes de la police et de l'armée, qui pourchassaient des terroristes à Wahat, dans le désert occidental, ont ouvert le feu par erreur sur quatre pick-up qui transportaient des touristes mexicains", indique un communiqué du ministère de l'Intérieur égyptien. "Douze personnes ont été tuées et 10 blessées parmi les touristes mexicains et des Egyptiens" qui les accompagnaient, poursuit le ministère, selon lequel les victimes étaient dans une zone "non autorisée aux touristes". Le ministère ne précise pas le nombre de Mexicains tués, ni quel type d'arme a touché les voitures. Le ministre des Affaires étrangères mexicain a rapidement confirmé la mort d'au moins deux touristes mexicains, ajoutant que cinq autres Mexicains blessés dans l'attaque avaient été conduits dans un hôpital du Caire, où ils se trouvaient dans un état stable.

  • Niger: l'ex-président du Parlement Hama Amadou investi candidat à la présidentielle de 2016
    AFP, 14/09/2015 10h22
    L'ex-président du Parlement du Niger, Hama Amadou, exilé depuis un an en France, a été investi dimanche candidat à l'élection présidentielle de 2016 par son parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden). "Nous décidons d'investir Hama Amadou, qui est le seul espoir pour le Niger, candidat à l'élection présidentielle de 2016", a indiqué dans un communiqué le Moden, dirigé par M. Amadou. Il est le premier candidat officiellement déclaré au scrutin présidentiel, dont le premier tour couplé à des législatives est programmé le 21 février 2016. Hama Amadou a été investi en son absence par un congrès extraordinaire du Moden à Zinder (sud), la deuxième ville du Niger, en présence de plusieurs milliers de ses partisans et des responsables de l'opposition. Opposant au président Mahamadou Issoufou, il avait précipitamment quitté le pays fin août 2014 après l'autorisation par les députés de son audition par la justice dans une présumée affaire de trafic de bébés. L'opposant dénonce un "dossier politique" visant à "l'écarter de la présidentielle", le gouvernement parle d'un "dossier de droit commun".

  • Côte d'Ivoire: manifestations contre la candidature du président Ouattara
    AFP, 11/09/2015 10h11
    Des heurts se sont produits jeudi à Abidjan et dans plusieurs autres villes de Côte d'Ivoire lors de manifestations contre la candidature du président Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 25 octobre, ont déclaré des habitants et témoins. Le Conseil Constitutionnel ivoirien a dévoilé, mercredi, la liste définitive des dix candidats, autorisant notamment M. Ouattara à briguer un deuxième mandat face à une opposition morcelée. Le président sortant est le favori de ce scrutin crucial pour la stabilisation du pays après la crise postélectorale qui a suivi sa victoire en 2010 sur son prédécesseur Laurent Gbagbo. Ce dernier attend dans une cellule de la Cour pénale internationale (CPI) l'ouverture de son procès le 10 novembre pour crimes contre l'humanité en raison de son rôle présumé dans la crise de fin 2010-début 2011. Plus de 3.000 Ivoiriens étaient morts en cinq mois de violences causées par son refus de reconnaître sa défaite. Une partie de l'opposition favorable à l'ancien président et qui conteste l'éligibilité de M. Ouattara avait appelé à des marches jeudi.

  • Procès Habré: un ex-ministre décrit "un pouvoir absolu, tribal" et une suspicion permanente
    AFP, 11/09/2015 10h09
    Un ancien membre du gouvernement tchadien a décrit jeudi "un pouvoir absolu, tribal" sous le régime de Hissène Habré (1982-1990), devant le tribunal spécial africain qui juge le président déchu à Dakar. Comme depuis l'ouverture des débats, le prévenu refuse de s'exprimer devant ce tribunal qu'il récuse, seuls ses trois avocats commis d'office, avec lesquels il refuse tout contact, tentant d'assurer sa défense. "J'étais dans une prison à ciel ouvert parce que suivi par la DDS (Direction de la documentation et de la sécurité, police politique du régime, NDLR) partout. Tous mes mouvements, tous mes déplacements étaient enregistrés", a témoigné Faustin Facho Balaam, secrétaire d’État au Plan et à la Coopération de 1988 à 1990. Le procès devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), tribunal spécial créé en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA), s'est ouvert le 20 juillet et a été ajourné de 45 jours dès le lendemain pour permettre aux avocats commis d'office pour assurer la défense de prendre connaissance du dossier. En détention depuis deux ans au Sénégal, où il a trouvé refuge en décembre 1990 après avoir été renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno, il est poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture". S'il est reconnu coupable, il encourt jusqu'aux travaux forcés à perpétuité. La répression sous son régime a fait 40.000 morts, selon les estimations d'une commission d'enquête tchadienne.

  • Rwanda: une Commission chargée de réviser la Constitution pour permettre un 3e mandat de Kagame
    AFP, 11/09/2015 10h06
    Le Rwanda a désigné une commission de sept membres, essentiellement des juristes, chargée d'élaborer un projet de réforme de la Constitution devant notamment permettre au président Paul Kagame de briguer un 3e mandat en 2017. "Cette commission va étudier une révision de la Constitution de l'article 1 à l'article 203"-soit la totalité du texte-et va "élaborer un avant-projet de Constitution révisée", a expliqué jeudi à la presse le ministre rwandais de la Justice, Johnston Busingye. Le 11 août, après trois semaines de "consultations populaires" à travers le pays, le Parlement rwandais avait donné son feu vert à une révision constitutionnelle devant permettre à M. Kagame de briguer un nouveau mandat. L'article 101 de l'actuelle Constitution interdit d'"exercer plus de deux mandats présidentiels" et donc à M. Kagame, élu en 2003 et réélu en 2010, de se représenter en 2017. M. Busingye a toutefois précisé que le projet de révision ne portait pas sur le seul article 101. Quelque 3,7 millions de Rwandais ont signé les pétitions lancées à travers le pays pour demander un maintien au pouvoir de M. Kagame, 57 ans, homme fort du pays depuis que sa rébellion du FPR (Front patriotique rwandais), a chassé en juillet 1994 le régime hutu et mis fin au génocide déclenché en avril précédent. Les massacres ont fait environ 800.000 morts. Cette démarche a été présentée par le pouvoir comme une pure initiative populaire, mais de nombreux observateurs y voient une manœuvre orchestrée par les autorités, dans un pays régulièrement épinglé pour ses atteintes à la liberté d'expression et son peu d'ouverture politique.

  • Soudan du Sud: sous les menaces, un pilier du journalisme jette l'éponge
    AFP, 11/09/2015 10h04
    Le très réputé journaliste sud-soudanais Nhial Bol, qui avait lancé le premier quotidien indépendant du Soudan du Sud, a renoncé au journalisme en raison des menaces qui pèsent sur lui, a annoncé jeudi la presse locale. Nhial Bol, éditeur du quotidien The Citizen et de sa chaîne de télévision-fermés par les forces de l'ordre sud-soudanaises début août-, avait été parmi les premiers fervents supporters de l'indépendance du Soudan du Sud en 2011. Il avait aussi été par la suite un des plus grands détracteurs de la guerre civile qui ensanglante le plus jeune Etat du monde depuis décembre 2013, renvoyant dos-à-dos les deux protagonistes de la guerre, le président Salva Kiir et son ancien numéro deux Riek Machar. "J'ai tout enduré à cause du rêve que j'avais. Mais maintenant le rêve est mort, et j'ai choisi d'arrêter", a expliqué Nhial Bol au quotidien Sudan Tribune. "Ma sécurité est menacée", a-t-il affirmé. "C'est un choix difficile, mais j'ai décidé d'arrêter après avoir conclu avec ma famille qu'il fallait le faire pour des raisons de sécurité", a-t-il ajouté. Journaliste respecté pour son indépendance, Nhial Bol avait été arrêté et emprisonné à de multiples reprises au Soudan, avant l'indépendance. Pour contourner la censure soudanaise, il avait notamment importé d'Europe une rotative qui lui avait permis de sortir ses premières éditions en janvier 2011 pour le référendum qui devait déboucher six mois plus tard sur l'indépendance du Soudan du Sud.

  • Non-lieu confirmé sur l'assassinat de l'opposant algérien Mécili à Paris en 1987
    AFP, 11/09/2015 10h02
    La justice française a confirmé jeudi le non-lieu dans l'enquête sur l'assassinat, en 1987, de l'opposant algérien en exil Ali Mécili en plein Paris, une affaire où la famille soupçonne un crime d'Etat, apprend-t-on jeudi de sources concordantes. La cour d'appel de Paris a confirmé le non-lieu général rendu dans ce dossier par une juge d'instruction en novembre 2014, non-lieu que la femme et les deux enfants d'Ali Mécili contestaient. Contacté , leur avocat, Me Antoine Comte, n'a pas exclu d'autres recours, notamment devant la Cour de cassation. "Il est hors de question qu'on accepte que cette affaire se termine. Ca ne ferait qu'encourager les services étrangers à commettre des assassinats d'opposants sur le territoire français", a-t-il déclaré. L'avocat a rappelé que l'Elysée avait assuré par écrit à l'épouse de la victime, Annie Mécili, que François Hollande souhaitait "que la lumière soit faite sur cette affaire". Le 7 avril 1987, Ali Mécili, 47 ans, avait été exécuté de trois balles dans le hall de son immeuble, boulevard Saint-Michel. Devenu avocat au barreau de Paris, Ali Mécili avait un rôle charnière au sein des oppositions algériennes.

  • RDC: des réfugiés burundais veulent rester dans l'est du pays
    AFP, 11/09/2015 10h00
    "Mon espoir est perdu de retourner dans mon pays natal parce que c'est la quatrième fois que je fuis", raconte Célestin, Burundais de 24 ans qui s'est exilé dans l'est de la République démocratique du Congo pour échapper à la nouvelle crise qui mine son pays. Célestin vit avec près de 7.500 réfugiés dans le camp de Lusenda, mis en place en juin dans la province troublée du Sud-Kivu et situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Burundi. Quelque 6.500 autres Burundais se sont installés dans des familles d'accueil de la région. Entre 1993 et 2006, beaucoup d'entre eux avaient fui la guerre civile (300.000 morts) ayant opposé l'armée dominée par la minorité tutsi et la rébellion hutu CNDD-FDD (Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces de défense de la démocratie) de l'actuel président Pierre Nkurunziza. Cette fois, ils ont fui la crise qui a éclaté en avril avec la volonté marquée de M. Nkurunziza de briguer un troisième mandat, contre l'avis de l'opposition, qui jugeait sa démarche anticonstitutionnelle. A Bujumbura, les manifestations dénonçant les ambitions du président sortant ont été réprimées dans le sang et celui-ci a finalement été réélu en juillet lors d'un scrutin jugé non crédible par la quasi-totalité de la communauté internationale.

  • La Tunisie va demander un nouveau plan d'aide au FMI (Banque centrale)
    AFP, 10/09/2015 10h17
    La Tunisie, dont l'économie fait face à des difficultés, va demander un nouveau plan d'aide au Fonds monétaire international (FMI), a annoncé mercredi le gouverneur de la Banque centrale Chedly Ayari. "Oui, nous allons demander un nouveau programme", a dit M. Ayari lors d'une conférence de presse conjointe avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, en visite à Tunis. Le montant et les modalités de ce plan d'aide n'ont pas été arrêtés mais il devrait être au moins égal à la ligne de crédit consentie par le FMI à la Tunisie en 2013, soit 1,7 milliard de dollars, a ensuite déclaré le responsable à des journalistes. "C'est l'estimation la plus basse et ça peut être plus, suivant les besoins, les possibilités et les conditions", a-t-il précisé. Les négociations avec le Fonds devraient commencer en "novembre parce que mon idée, c'est faire en sorte qu'au plus tard ce programme soit efficient au mois de mars 2016", a poursuivi M. Ayari. Mme Lagarde a de son côté appelé les autorités à "finir le travail engagé". "Si en 2016 les autorités tunisiennes souhaitent à nouveau dans le cadre d'un partenariat poursuivre (...) le financement et mettre en œuvre d'autres réformes qui paraissent nécessaires aux deux parties, le Fonds monétaire international sera évidemment prêt à répondre à cet appel, et je suis sûre que le conseil d'administration aura à cœur d'y répondre de manière favorable", a-t-elle affirmé.

  • La démission forcée du Premier ministre replonge la Guinée-Bissau dans la crise politique
    AFP, 10/09/2015 10h14
    Deux jours après la formation d'un nouveau gouvernement, la Guinée-Bissau a replongé mercredi dans la crise politique qui l'agite depuis un mois, le nouveau Premier ministre étant contraint à la démission par une décision de la Cour suprême. La crise a éclaté le 12 août lorsque le président José Mario Vaz a limogé son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, en poste depuis 14 mois, en arguant d'une "crise de confiance au sommet de l'Etat". Cette décision avait été vivement critiquée par le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), majoritaire au Parlement et auquel appartiennent les deux hommes. Le président avait nommé le 20 août Baciro Dja, lui-même membre du PAIGC, au poste de Premier ministre. Le parti au pouvoir, qui réclame le retour de M. Pereira, avait alors saisi la Cour suprême pour contester cette nomination. Les tensions politiques inquiètent la communauté internationale, qui a salué le retour progressif à la légalité constitutionnelle depuis l'élection de M. Vaz en mai 2014 dans cette ex-colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest jusqu'alors en proie à une instabilité chronique. L'armée, à l'origine de nombreux coups d'Etat par le passé, s'est engagée à rester neutre, a indiqué fin août le représentant spécial de l'ONU dans le pays Miguel Trovoada, devant le Conseil de Sécurité.

  • Maroc: un enfant syrien dont le sort avait ému autorisé à rejoindre son père
    AFP, 10/09/2015 10h12
    Un enfant syrien refoulé fin juin à l'aéroport de Casablanca et dont le sort avait ému le royaume est entré mercredi légalement au Maroc afin de rejoindre son père, marié à une Marocaine. Haider Jalabi, 10 ans, a atterri à Casablanca en provenance d'Istanbul, accompagné de Boutaïna Azzabi, la journaliste néerlando-marocaine qui l'hébergeait en Turquie. Ils ont été salués par des responsables marocains et ont emprunté un tapis rouge pour monter dans un véhicule officiel, sans faire de déclarations. Après le décès sa mère en Syrie il y a plusieurs années, l'enfant avait vécu au Liban puis en Turquie. Il devait venir au Maroc rejoindre son père Bachar, un Syrien disposant d'un titre de séjour, présenté par les médias locaux comme un déserteur de l'armée de Damas. Mais en juin, faute de pouvoir entrer sur le territoire marocain avec un titre de séjour valide, Haider était resté quatre jours dans l'aéroport avant d'être renvoyé en Turquie, selon des médias locaux. Il avait essuyé trois refus à sa demande de visa, d'après les mêmes sources.

  • Somalie: les shebab revendiquent l'enlèvement de soldats ougandais
    AFP, 10/09/2015 09h44
    Les jihadistes somaliens shebab ont affirmé mercredi détenir des soldats ougandais à la suite d'une attaque contre une position de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), tandis que Kampala affirmait qu'aucun de ses militaires n'était porté disparu. "Les soldats sont dans une prison des moujahidines", a affirmé le porte-parole des shebab Abdiaziz Abu Musab dans un communiqué diffusé par la radio du groupe affilié à Al-Qaïda, Radio Andalus. "Ils sont en bonne santé et nous donnerons très prochainement leurs noms, leurs grades et d'autres détails", ajoute le communiqué sans préciser le nombre des soldats retenus en otage. "Les shebab ne peuvent sûrement pas affirmer détenir de nos soldats, c'est un pur mensonge", a affirmé le porte-parole de l'armée ougandaise Paddy Ankunda: "ils ont peut-être emporté quelques uniformes, il est possible qu'ils déguisent quelques personnes pour monter une mise en scène". Selon Kampala, douze soldats ougandais de l'Amisom avaient été tués lors de l'attaque de leur base par les shebab, le 1er septembre dans le sud de la Somalie.

  • Mines: la RDC demande à Glencore de "respecter ses engagements"
    AFP, 10/09/2015 09h37
    Les autorités de la République démocratique du Congo demandent au groupe suisse Glencore de "respecter ses engagements" après que celui-ci eut annoncé lundi son intention de suspendre la production dans une mine de cuivre congolaise, a-t-on indiqué mercredi de source proche du gouvernement à Kinshasa. "Nous demandons à Glencore de respecter ses engagements en matière d'investissement et d'emploi pour préparer la prochaine reprise de production", a déclaré un conseiller du Premier ministre Augustin Matata Ponyo. "Nous estimons par ailleurs que la durée de suspension annoncée par Glencore est purement indicative. Quant aux pertes de revenus pour l’État, elles seront compensées par les autres miniers et une diversification économique déjà engagée", a ajouté ce conseiller, sous le couvert de l'anonymat.

  • HRW accuse une force paramilitaire de viols, meurtres et pillages au Darfour
    AFP, 10/09/2015 09h35
    Human Rights Watch (HRW) a accusé mercredi une force paramilitaire soudanaise d'avoir "tué et violé en série des civils" lors de deux campagnes menées depuis février 2014 dans la région en conflit du Darfour. Les Rapid Support Forces (RSF), une milice proche du gouvernement de Khartoum, ont dirigé "deux campagnes de contre-insurrection au Darfour durant lesquelles ses hommes ont attaqué des villages, pillé des maisons, battu, violé et exécuté des villageois", affirme l'ONG dans un rapport. Deux opérations "Eté décisif 1" et "Eté décisif 2", avaient été annoncées respectivement en février et décembre 2014 contre les rebelles au Darfour par le président Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre dans cette vaste région de l'ouest du Soudan déchirée par les violences depuis 2003. C'est durant ces opérations que les abus ont été commis, selon l'ONG. Cette organisation de défense des droits de l'Homme basée à New York a pu interroger des victimes des RSF, ainsi que des déserteurs de cette puissante milice qui dépend officiellement du Service national de renseignements et de sécurité (NISS). "Parmi les abus les plus monstrueux subis par les civils figurent la torture, les meurtres et les viols de masse", accuse HRW, en parlant de "crimes de guerre". S'y ajoutent les déplacements de masse et la destruction de puits et de magasins de nourriture.

  • Bolloré lance la réhabilitation de plus de 1.000 km de rail d'Abidjan à Ouagadougou
    AFP, 10/09/2015 09h33
    Le groupe français Bolloré a lancé, mercredi à Abidjan, les travaux de réhabilitation de 1260 km de rail entre la capitale ivoirienne et Ouagadougou (Burkina Faso)pour un coût de 400 millions d'euros sur cinq ans. "Ces travaux marquent un nouveau départ (...) et un tournant important de notre histoire" s'est félicité Michel Roussin, président du Conseil d'administration de la Société internationale de transport africain par rail (Sitarail), gérant de cette ligne et filiale de Bolloré. "Il y avait urgence à développer ce chemin de fer pour en faire un instrument de haute productivité" a ajouté M. Roussin. "Ce projet permettra ainsi d’accélérer le mouvement déjà croissant des échanges commerciaux entre notre pays et le Burkina Faso depuis la sortie de la crise ivoirienne. La valeur de ces échanges est passée d’environ 165 milliards de francs CFA (250 millions d'euros) en 2011 à environ 290 milliards de francs CFA (440 millions d'euros) en 2014", a souligné le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan. "En volume, ces échanges sont passés de 402 mille tonnes en 2011 à environ 658 mille tonnes en 2014", a-t-il précisé.

  • Campagne en Afrique contre le fléau des faux médicaments
    AFP, 09/09/2015 09h48
    Une campagne va être lancée à destination de l'Afrique pour informer le grand public sur le fléau des faux médicaments, souvent achetés dans la rue et qui peuvent "tuer", a annoncé mardi la fondation française Chirac. Cette campagne internationale de sensibilisation "en direction du grand public tout particulièrement africain" sera lancée le 14 septembre sur plusieurs grands médias présents sur ce continent. Avec le slogan "le médicament de la rue tue", cette campagne sera diffusée sous forme de spots radio et télé notamment sur la radio francophone internationale RFI, sur les chaînes de télévision France 24, TV5 Monde et les chaînes musicales Trace, selon la fondation. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 10% des médicaments qui circulent dans le monde sont faux. La moitié des médicaments vendus sur internet sont contrefaits.

  • Zimbabwe: le dentiste qui a tué le lion Cecil de retour à son cabinet
    AFP, 09/09/2015 09h47
    Le dentiste américain Walter Palmer qui avait tué le lion Cecil, emblématique félin du parc national de Hwange au Zimbabwe, est revenu mardi matin travailler dans son cabinet du Minnesota (nord). Sans dire un mot, M. Palmer est revenu pour la première fois depuis six semaines à son cabinet River Bluff de Bloomington, près de Minneapolis. Plusieurs manifestants brandissaient des panneaux dénonçant la chasse aux grands fauves. Mettant fin à des semaines de silence après la virulente polémique internationale qui a suivi la mort du lion Cecil en juillet, le riche chasseur de trophées a maintenu, dans une interview dimanche au quotidien local StarTribune, que cette chasse n'avait rien d'illégal et qu'il ignorait qu'il tuait un lion spécial. M. Palmer a révélé que cette histoire avait été difficile pour sa femme et sa fille, qui ont été menacées sur les réseaux sociaux. Il s'est également dit inquiet pour l'impact sur ses employés. "Il faut que je retrouve mon équipe et mes patients. Ils veulent que je revienne. C'est pour ça que je reviens", a-t-il affirmé. Le Zimbabwe avait réclamé début août l'extradition du dentiste, par la voix de sa ministre de l'Environnement, Oppah Muchinguri, "pour qu'il puisse être jugé pour les infractions qu'il a commises". Mâle dominant du parc, Cecil, remarquable par sa crinière noire, était étudié par l'université britannique d'Oxford qui l'avait équipé d'un collier émetteur, dans le cadre de recherches sur la longévité des lions.


  • Sierra Leone: trois nouveaux cas d'Ebola
    AFP, 09/09/2015 09h44
    Trois nouveaux cas d'Ebola ont été découverts dans un village du nord de la Sierra Leone placé en quarantaine après la mort d'une femme de 67 ans, ont annoncé mardi les autorités sanitaires. Ces trois nouveaux cas, portant le total à cinq dans le village de Sella Kafta, en comptant la femme décédée fin août, ont été identifiés lundi, a précisé aux journalistes le porte-parole du Centre national de lutte contre Ebola (NERC), Sidi Yahya Tunis. Tous faisaient partie des 50 "personnes à haut risque" identifiées comme des proches de la défunte, a-t-il souligné. "Le risque d'épidémie reste une préoccupation mais comme ces cas se sont déclarés dans un foyer en quarantaine, il peut être aisément surveillé pour prévenir d'autres contaminations", a-t-il ajouté. Aucun des nouveaux cas ne figure parmi la centaine d'habitants qui ont fait depuis la semaine dernière l'objet d'une vaccination par un vaccin testé avec succès en Guinée voisine, a indiqué le NERC. Juste avant ces nouveaux cas, la Sierra Leone espérait être en voie d'éradication du virus après la sortie d'hôpital, le 24 août à Makeni (centre-nord), de la dernière malade d'Ebola connue, après plus de deux semaines sans nouvelle contamination signalée. L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest-la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976-est partie en décembre 2013 du sud de la Guinée. Elle a fait depuis plus de 11.300 morts pour quelque 28.000 cas, un bilan sous-évalué, de l'aveu même de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

  • Guinée: sept morts, douze blessés et des biens détruits après un glissement de terrain
    AFP, 09/09/2015 09h40
    Sept personnes ont été tuées et douze blessées dans l'ouest de la Guinée après un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies qui ont détruit des ponts, des habitations et des plantations, a-t-on appris mardi auprès du gouvernement, d'un élu local et de témoins. Dans la nuit de dimanche à lundi sur la côte ouest de la Guinée ce "glissement de terrain sur trois lambeaux du flanc d'une montagne a rasé tout le village de Kolonkola", 480 habitants, a indiqué le gouvernement dans un communiqué. Le bilan est de "sept morts, dont deux corps retrouvés, cinq ensevelis" mardi sous les décombres, ainsi que douze blessés, selon la même source. Les deux corps sont ceux de deux adolescents "tués dans leur sommeil dimanche vers 02H00 du matin (locales et GMT) lorsqu’un pan de la montagne Lakhiyiré a atterri sur le toit de leur maison", a précisé Alya Camara, un habitant. Des habitations ont été détruites à la suite de ces intempéries qui ont également endommagé des ponts, des routes et des aménagements agricoles, dont des plantations de palmiers, et fait disparaître du bétail et de la volaille, selon le gouvernement.

  • Kenya: des hommes munis d'une bombe arrêtés dans un centre commercial à Nairobi
    AFP, 09/09/2015 09h39
    La police kényane a arrêté mardi trois hommes munis de ce qui semble être une bombe artisanale, à l'entrée du plus grand centre commercial de luxe du pays, à Nairobi, a-t-elle fait savoir. "Nous avons arrêté trois hommes qui étaient en possession d'un engin explosif improvisé," a déclaré le chef de la police locale, Robinson Mboloi, responsable du quartier de Kasarani de la capitale, dans lequel est situé le Garden City Mall. "Des démineurs l'ont fait exploser et la zone est désormais en sécurité," a-t-il ajouté. Ce centre commercial, qui a ouvert cette année, se présente comme le plus grand d'Afrique de l'Est. Les trois hommes arrêtés sont tous kényans et ont été interpelés ensemble par les agents effectuant les contrôles de sécurité à l'entrée du centre commercial, a rapporté la police. "L'engin a été détecté au point de contrôle, et je remercie les services de sécurité pour leur rapidité," a ajouté M. Mboloi. "Une enquête sera menée pour déterminer leurs liens avec le terrorisme et les shebab. "En septembre 2013, le centre commercial Westgate de Nairobi a été attaqué par les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont tué 67 personnes durant un siège de quatre jours. Depuis, les shebab ont multiplié les attaques spectaculaires au Kenya, auquel ils reprochent son intervention militaire dans le Sud somalien frontalier. Les shebab ont notamment revendiqué le massacre le 2 avril de 148 personnes, surtout des étudiants, par un commando de quatre personnes à l'université de Garissa, dans le nord-est du Kenya.

  • RDC : recherche de survivants après un éboulement meurtrier dans une mine
    AFP, 09/09/2015 09h37
    Les services de secours congolais recherchaient mardi d'éventuels survivants dans une mine du sud-est de la République démocratique du Congo après un éboulement qui aurait coûté la vie à 13 personnes, a-t-on appris mardi de source officielle. "Les recherches pour retrouver des survivants se poursuivent", a déclaré le ministre des Mines du Katanga, Odax Sompo, joint par téléphone à Lubumbashi, capitale de cette province du sud-est de la RDC. M. Sompo a refusé de donner un bilan de cet accident survenu lundi dans la mine de cobalt de Mabaya, près de la frontière zambienne, à environ 80 km au sud de Lubumbashi. Cette mine est exploitée par des "creuseurs artisanaux", autrement dit des mineurs clandestins. Ils seraient jusqu'à 10.000 à risquer leur vie dans cette mine à la teneur particulièrement riche. Un journaliste local et un fonctionnaire d'un service social dédié aux mineurs affirment que 13 d'entre eux sont morts dans l'éboulement de lundi, survenu après deux accidents similaires ayant fait 18 morts au cours de la semaine précédente.

  • Irrité, le Premier ministre égyptien abrège une conférence de presse à Tunis
    AFP, 09/09/2015 09h36
    Le Premier ministre égyptien Ibrahim Mahlab a abrégé une conférence de presse mardi à Tunis, visiblement irrité par une question sur la corruption. Evoquant l'affaire du ministre égyptien de l'Agriculture, contraint à la démission puis arrêté pour son rôle dans une affaire de corruption, un journaliste tunisien de la télévision pro-islamiste Zitouna a lancé au responsable égyptien que lui-même était accusé dans "l'une des plus grosses affaires de corruption". "C'est une affaire interne", a d'abord répondu M. Mahlab en réaction à l'affaire du ministre de l'Agriculture. Mais lorsque son propre nom a été évoqué, le Premier ministre a interrompu le point de presse et quitté la salle, suivi par la délégation égyptienne et le chef du gouvernement tunisien Habib Essid. Le ministre égyptien de l'Agriculture Salah Helal a été arrêté lundi "dans le cadre d'une enquête sur une importante affaire de corruption au sein de son ministère", juste après avoir été contraint à la démission par le président Abdel Fattah al-Sissi. Au Caire, un responsable judiciaire a affirmé à l'AFP que le nom du Premier ministre Ibrahim Mahlab n’était cité dans aucune affaire de ce genre. La corruption a été l'un des principaux vecteurs de la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir, les manifestants dénonçant la collusion entre de hauts responsables de l'Etat et des hommes d'affaires influents.

  • Darfour: le Qatar insatisfait du niveau d'aide internationale
    AFP, 08/09/2015 09h34
    Le Qatar a critiqué lundi les pays n'ayant pas honoré leur engagement à contribuer au développement de la région soudanaise du Darfour, dévastée par la guerre, et annoncé le déblocage cette année de 70 millions de dollars pour y financer des projets. S'exprimant à Doha après une réunion de suivi de la conférence des donateurs sur le Darfour, le vice-Premier ministre qatari Ahmed Ben Abdallah Al-Mahmoud a déclaré à la presse qu'il n'était "pas pleinement satisfait" du niveau d'aide apporté et qu'il pensait à trouver de nouveaux donateurs. "Nous sommes satisfaits de certains pays qui ont déjà rempli leurs promesses", a-t-il ajouté, sans citer de noms. "Des pays se montrent engagés, d'autres commencent à faire des promesses (...). Nous n'allons pas attendre ceux qui font des promesses, mais nous voulons impliquer de nouveaux partenaires", a-t-il dit. Le représentant du Qatar à la réunion, Chahin Ali Al-Kaabi, a indiqué pour sa part que Doha allait construire "10 autres villages modèles au Darfour, d'un coût de 70 millions de dollars cette année". Des délégués du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l'Union européenne (UE) et de pays donateurs ont participé à cette réunion.

  • Guinée-Bissau: formation d'un nouveau gouvernement après un mois de crise
    AFP, 08/09/2015 09h33
    Un nouveau gouvernement bissau-guinéen dirigé par le Premier ministre Baciro Dja a été formé lundi, selon un décret du président José Mario Vaz, après quasiment un mois de crise provoquée par le limogeage du précédent chef de gouvernement. Le nouveau gouvernement, dont la formation a été rendue possible par un accord avec le Parti de la rénovation sociale (PRS), deuxième parti au Parlement avec 41 députés sur 102 et le ralliement de membres du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), majoritaire, compte 16 ministres et 15 secrétaires d'Etat. Parmi les principaux portefeuilles, seul celui des Finances n'a pas été pourvu dans l'immédiat, les Affaires étrangères revenant à Rui Dia de Souza, du PAIGC, la Défense à Eduardo Costa Sanha, l'Intérieur au ministre sortant, Octavio Alves, et la Justice à Dionisio Cadi, du PDS. Le nouveau gouvernement, dont la composition a été annoncée à la radio publique, devaient prêter serment lors d'une cérémonie à la présidence dans la soirée. Le président José Mario Vaz, son Premier ministre destitué le 12 août Domingos Simoes Pereira et son successeur Baciro Dja, nommé le 20 août, appartiennent tous les trois au PAIGC - 57 députés sur 102-qui réclamait en vain la reconduction de M. Pereira.

  • Côte d'Ivoire: 2.000 faux fonctionnaires découverts en 2015
    AFP, 08/09/2015 09h28
    Quelque 2.000 "fonctionnaires fraudeurs" ont été découverts en 2015 dans l'administration publique de Côte d'Ivoire, le plus gros employeur du pays, a annoncé lundi le ministre ivoirien de la Fonction publique, Cissé Ibrahim Bacongo. "Nous avons identifié 2.000 agents qui émargeaient à la Fonction publique alors qu'ils bénéficiaient de numéros matricules acquis frauduleusement", a expliqué M. Bacongo, évoquant un "travail de tous les jours pour expurger les fonctionnaires véreux". Ces personnes exercent à la fonction publique sans jamais avoir été admis à un concours d'entrée et de recrutement dans l'administration publique ivoirienne, comme l'exige son statut. Le ministre a également évoqué la situation administrative de 6.000 personnes à "régulariser". "Ces fonctionnaires présents à tous les échelons de l'administration publique, détiennent des grades supérieurs différents de ceux inscrits sur leurs fichiers officiels", a expliqué M. Bacongo. En 2013, 3.000 emplois "fictifs" avaient été identifiés dans la fonction publique à l'occasion d'un recensement. L'administration ivoirienne compte actuellement 183.000 fonctionnaires identifiés dont "167.000 présents et payés", selon les chiffres officiels. Les autorités ivoiriennes ont lancé depuis quatre ans un programme de modernisation de la fonction publique en vue de réduire la masse salariale du pays qui avoisinait 50% des recettes fiscales, alors que la norme communautaire est de 35%.

  • Migrants: A Rabat, allongés sur la plage pour rendre hommage au petit Aylan
    AFP, 08/09/2015 09h26
    Une trentaine de personnes se sont allongées lundi, le visage contre le sable de la plage de Rabat au Maroc, pour rendre hommage à Aylan Kurdi, cet enfant syrien dont la photo du corps sans vie est devenue le symbole du drame des migrants en Méditerranée. Vêtues d'un tee-shirt rouge comme le garçonnet, et pour certaines d'un bermuda bleu, elles ont imité la position dans laquelle le corps de l'enfant a été retrouvé par la police turque, échoué sur une plage, et sont restées figées ainsi pendant environ vingt minutes, a constaté un journaliste de l'AFP. "J'ai mal pour cette humanité et je me dis qu'en tant qu'artiste mon devoir est de réagir et de venir ici avec mes collègues pour dire qu'un petit geste peut valoir beaucoup", a expliqué l'actrice marocaine Latifa Ahrar, une des organisatrices de ce rassemblement. "Nous sommes là pour dire que la Méditerranée doit rester un espace de partage et d'échanges et non pas une barrière (qui se dresse) devant ceux qui sont victimes des dictatures, des guerres civiles et du terrorisme", a indiqué Rachid el-Belghiti, un journaliste participant à l'opération. Une centaine de badauds ont applaudi quand les protagonistes se sont relevés. Le corps du petit Aylan, 3 ans, a été découvert mercredi, gisant sur une plage turque, le visage contre le sable. La photo de cette scène a créé une onde de choc mondiale. Son frère Ghaleb, 5 ans, et leur mère sont également morts noyés en tentant de rallier l'île grecque de Kos, une des portes d'entrée vers l'Union européenne pour ceux qui fuient la guerre en Syrie. Depuis le début de l'année, 366.402 personnes sont arrivées en Europe par la Méditerranée, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), et 2.800 sont mortes ou portées disparues.

  • Libye: trois soldats loyalistes tués dans une attaque de l'EI près de Benghazi
    AFP, 08/09/2015 09h20
    Trois soldats des forces du gouvernement internationalement reconnu de Libye ont été tués dans une attaque des jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) près de la ville de Benghazi (est), a rapporté lundi l'agence Lana proche de ce gouvernement. "Trois soldats ont été tués et quatre autres blessés dans une attaque menée à l'aube par des terroristes liés à la branche libyenne de l'EI", a indiqué l'agence, citant un porte-parole militaire. Elle a précisé que les assaillants avaient attaqué une position de l'armée située à 8 km au sud-ouest de la ville de Benghazi. Dans un message sur twitter, l'EI a revendiqué avoir attaqué deux positions de l'armée, faisant plusieurs morts et saisissant un char et deux véhicules militaires. Epicentre de la révolte populaire ayant renversé Mouammar Kadhafi en 2011, Benghazi (un millier de km à l'est de Tripoli), est depuis plus d'un an une cité meurtrie par des combats incessants entre les forces gouvernementales et des groupes armés. Parmi ces groupes figurent les islamistes radicaux d'Ansar Asharia, une organisation proche d'Al-Qaïda, et l'EI, qui a fait son apparition en Libye l'an dernier et a déjà revendiqué des attaques dans cette ville. En proie au chaos depuis la chute du régime Kadhafi, la Libye est livrée aux milices et compte deux Parlements et deux gouvernements qui se disputent le pouvoir, l'un basé à Tripoli et l'autre à Tobrouk (est), ce dernier étant le seul reconnu par la communauté internationale. Profitant de l'anarchie, l'EI, qui contrôle déjà de vastes pans de territoire en Irak et en Syrie, s'est notamment emparé en juin de la ville de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli.

  • Burkina: le candidat à la présidentielle Kaboré veut tourner la page Compaoré
    AFP, 07/09/2015 09h47
    Révision de la Constitution, dissolution de la garde présidentielle: Roch Marc Christian Kaboré, souvent présenté comme l'un des favoris à la présidentielle du 11 octobre au Burkina Faso, veut une "rupture" avec l'ancien régime de Blaise Compaoré. "Notre parti", le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), "prêt" pour le scrutin, a "comme objectif de satisfaire les demandes des Bukinabè", a déclaré M. Kaboré, de passage à Paris. Un an après la chute de Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans de pouvoir, le Burkina Faso organise le 11 octobre une présidentielle couplée à des législatives, premières élections véritablement "ouvertes" de l'histoire du pays, selon M. Kaboré. Ancien baron du régime déchu, plusieurs fois ministre, ex-président de l'Assemblée nationale (2002-2012), M. Kaboré avait d'abord été à l'origine d'un projet de révision constitutionnelle autorisant le maintien au pouvoir de l'ex-président, avant de tomber en disgrâce en 2012. Il avait ensuite mené la fronde en 2014 contre cette même tentative de révision constitutionnelle, qui finalement précipitera la chute de M. Compaoré. "J'aurai un exercice du pouvoir différent", assure-t-il aujourd'hui, "en phase avec la social-démocratie" et "dans le sens de l'intérêt général". "Je travaillerai à la bonne gouvernance, l'intégrité, à lutter contre la corruption et l'impunité".

  • Ebola: début des vaccinations dans une ville sous quarantaine en Sierra Leone
    AFP, 07/09/2015 09h45
    Une centaine de personnes sur le millier d'habitants d'une localité du nord de la Sierra Leone où a été découvert un nouveau cas d'Ebola ont commencé à recevoir un vaccin testé avec succès en Guinée voisine, ont annoncé les autorités médicales. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait indiqué mercredi dans son rapport hebdomadaire que l'essai du VSV-EBOV était désormais étendu de Guinée à la Sierra Leone et que ce vaccin serait proposé aux contacts directs ou indirects d'une vendeuse de 67 ans, testée positive après son décès fin août à Sella Kafta, dans la province de Kambia (nord-ouest). Au total, 116 personnes devaient être vaccinées dans la localité, ont précisé vendredi soir à la radio les autorités sanitaires sierra-léonaises. Le porte-parole du Centre national de lutte contre Ebola (NERC), Sidi Yahya Tunis, a souligné dans cette émission spécialisée que le vaccin était "administré aux personnes de 18 ans révolus, les femmes enceintes étant exclues". Des personnels médicaux sont venus de Guinée pour prêter main forte à leurs collègues en Sierra Leone dans cette opération, a-t-on appris de sources médicales. Parmi les vaccins en cours d'élaboration contre Ebola, le VSV-EBOV-développé par l'Agence de la santé publique du Canada et dont la licence est détenue par les laboratoires américains NewLink Genetics et Merck-est le premier à s'être révélé efficace, selon les publications médicales. Les autorités locales ont annoncé vendredi la mise en quarantaine de la localité de Sella Kafta pendant 21 jours, soit la durée maximale d'incubation du virus.

  • CAN-2017: le Sénégal prend la tête, le Maroc se balade
    AFP, 07/09/2015 09h43
    Le Sénégal a pris la tête du groupe K à la faveur de son succès 2 à 0 en Namibie, tandis que le Maroc a décroché sa deuxième victoire en autant de matches dans les qualifications de la CAN-2017, aux dépens de Sao Tomé et Principe (3-0), samedi, dans le groupe F. C'est grâce à un duo estampillé "Premier League", composé de Cheikhou Kouyaté (West Ham) et Sadio Mané (Southampton), que les "Lions de la Teranga" ont pu décrocher ce succès précieux en Namibie. Les "Lions de l'Atlas" marocains avaient déjà précédemment battu la Libye 1 à 0. Lors de la démonstration face à Sao Tomé-et-Principe, Nabil Dirar, joueur de Monaco, en a profité pour inscrire son premier but en sélection. Petite surprise, la Tunisie a été battue au Liberia (1-0) dans le groupe A, laissant la tête au Togo. Dans le groupe C, le Soudan du Sud a écrit son histoire en s'imposant à domicile contre la Guinée équatoriale 1 à 0. C'est la première victoire de cet état indépendant depuis 2011, reconnu par la Fifa depuis 2012 seulement. Avec ce succès, le Soudan du Sud revient à hauteur de points (3) avec le Mali en tête de poule.

  • Est de la RDC: 7 civils tués dans une attaque attribuée à des rebelles ougandais
    AFP, 07/09/2015 09h42
    Sept civils ont été tués dans l'est de la République démocratique du Congo dans une attaque perpétrée samedi par des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), a déclaré dimanche un responsable local, alors qu'une ONG parle de neuf tués. L'attaque a eu lieu dans l'après-midi à une dizaine de kilomètres à l'est de Mbau, dans le nord de la province du Nord-Kivu, a précisé Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni. Rebelles musulmans implantés depuis vingt ans dans l'est de la RDC, les ADF sont accusés d'avoir tué plus de 400 civils-essentiellement à l'arme blanche, dans une série de massacres au cours des dix derniers mois dans le territoire de Beni et ayant débordé dans la Province-Orientale voisine. "Hier on a retrouvé trois corps et aujourd'hui quatre autres, cela fait sept morts", a déclaré M. Kalonda, joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu. L'administrateur a affirmé que l'attaque avait eu lieu dans une zone où les forces armées nationales (FARDC) "ne sont pas installées" et dont les habitants avaient été évacués face à la menace des ADF. N'en pouvant plus de leurs conditions de déplacés, les habitants étaient rentrés récemment chez eux pour pouvoir cultiver leurs champs et se nourrir, a-t-il ajouté. Dans un communiqué publié dimanche soir, le Centre d'étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l'homme (Cepadho), ONG basée à Beni (250 km au nord de Goma), affirme que la tuerie a fait neuf morts.

  • Un avion d'évacuation médicale du Burkina s'abîme au large du Sénégal: 7 disparus
    AFP, 07/09/2015 09h40
    Un avion d'évacuation médicale transportant sept personnes, dont une patiente française, du Burkina Faso au Sénégal, s'est abîmé samedi soir au large de Dakar, a-t-on appris dimanche auprès de l'aviation civile. L'appareil, un bimoteur HS 125 appartenant à la compagnie privée Senegalair, avait à son bord, outre la patiente, trois membres d'équipage-deux Algériens et un Congolais-, ainsi qu'un médecin et deux infirmiers sénégalais, a annoncé dans un communiqué l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim) du Sénégal. Le contact a été perdu avec l'avion, appartenant à la compagnie privée Senegalair, peu après 19H00 (locales et GMT) à 111 km à l'ouest de Dakar, a précisé l'Anacim, soulignant que l'armée de l'Air menait des recherches dans la zone. Ces recherches ont repris dimanche à 06H00 (locales et GMT), conduites par deux avions et un navire de la marine nationale, a annoncé l'agence de presse étatique sénégalaise APS, citant le service de communication du ministère des Transports aériens, et se poursuivaient en milieu d'après-midi, près de 24 heures après l'accident.

  • Tanzanie: le candidat du parti au pouvoir promet de redistribuer les terres non utilisées
    AFP, 07/09/2015 09h25
    Le candidat du parti au pouvoir en Tanzanie à l'élection présidentielle du 25 octobre, John Magufuli, a promis dimanche de redistribuer les terres non utilisées, entendant ainsi mettre fin à des années de conflits fonciers. "Il y a des personnes haut placées, y compris dans les institutions de l’État, qui possèdent des milliers d'hectares de terre qui ne sont ni cultivées, ni utilisées pour l'élevage", a déclaré le candidat du Chama Cha Mapinduzi (CCM) au cours d'un meeting télévisé. "Je les redistribuerai", a promis M. Magufuli, 55 ans, qui espère succéder au chef de l'Etat actuel Jakaya Kikwete. La terre est source de conflits intercommunautaires souvent meurtriers en Tanzanie, la démarcation entre les terres destinées à l’agriculture et celles affectées à l'élevage posant régulièrement problème. Dans les années 1980 et 1990, ce pays a été marqué par une vague de privatisations, ainsi que par des accaparements de terrains et une forte corruption. Actuellement ministre des Travaux publics, M. Magufuli a mis la lutte contre la corruption au centre de sa campagne.

  • Côte d'Ivoire: la Fnac va ouvrir deux magasins, premier pas en Afrique
    AFP, 07/09/2015 09h23
    Le distributeur de biens culturels et technologiques Fnac a annoncé lundi la prochaine ouverture de deux points de vente en Côte d'Ivoire, marquant ses premiers pas en Afrique sub-saharienne et prélude à un développement futur de l'enseigne dans la région. "Consciente du fort potentiel de croissance de cette région ainsi que de la réelle appétence dans beaucoup de ces pays pour les biens culturels et les produits techniques, la Fnac amorce son développement en Afrique par l'ouverture en décembre et février prochains de deux magasins en franchise à Abidjan", indique le groupe français dans un communiqué. Ces ouvertures se feront dans le cadre d'un partenariat avec le groupe Prosuma, l'un des leaders de la distribution en Afrique francophone. Ces deux nouveaux magasins-le premier de 300 mètres carrés ouvrira en décembre suivi d'un deuxième de 800 mètres carrés en février-proposeront l'ensemble des produits et services de la Fnac: livres, disques, DVD, gaming, billetterie, téléphonie, objets connectés, photo, TV, jeux et jouets, etc. L'enseigne avait déjà ouvert un premier magasin au Maroc en 2011. En mai dernier, elle avait également inauguré son premier point de vente en franchise à Doha (Qatar).

  • Sénégal: reprise du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré
    AFP, 07/09/2015 09h21
    Le procès du président tchadien déchu Hissène Habré pour crimes contre l'humanité reprend lundi devant un tribunal spécial africain à Dakar après une interruption de 45 jours, destinée à permettre à ses avocats commis d'office de le représenter devant une juridiction qu'il récuse. Mais l'unique accusé refuse de se défendre devant ce tribunal où il a dû être amené de force lors des deux premiers jours du procès, les 20 et 21 juillet. Persistant dans sa volonté de guérilla judiciaire, il rejette tout contact avec ses trois avocats commis d'office. Ce procès devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), tribunal spécial créé en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA), doit servir de test pour la lutte contre l'impunité sur le continent, où la Cour pénale internationale est fréquemment accusée de ne poursuivre que des dirigeants africains. En détention depuis deux ans au Sénégal, où il a trouvé refuge en décembre 1990 après avoir été renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno, Hissène Habré est poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture". Il encourt entre 30 ans de prison ferme et les travaux forcés à perpétuité. Dans un communiqué publié dimanche, les avocats qu'il a désignés, Mes Ibrahima Diawara et François Serres, ont confirmé "les instructions du président Habré reçues ce jour à la prison du Cap Manuel".

  • Afrique du Sud: les fermiers noirs veulent bousculer les préjugés raciaux
    AFP, 04/09/2015 09h55
    En Afrique du Sud, l'élevage de gibier sauvage est encore largement l'affaire des Afrikaners blancs. Mais certains entrepreneurs noirs comme Mike Gcabo tentent de devenir eux aussi des acteurs majeurs de ce secteur lucratif. Jusqu'au début des années 90, ces Blancs ont prospéré grâce aux lois du régime raciste de l'apartheid, qui privait les populations noires de l'accès à la terre. Aujourd'hui, de nouveaux éleveurs comme Mike Gcabo entrent dans le jeu. "Plusieurs investisseurs noirs m'ont rejoint et j'ai tout fait pour les intégrer", explique l'éleveur de 48 ans, casquette de base-ball vissée sur le front. "Si je ne le fais pas, qui le fera?", poursuit-il. Chasse, parcs privés et investisseurs sont de gros consommateurs d'animaux "sauvages" de qualité génétique supérieure, et chaque année de riches fermiers dépensent des dizaines de millions de dollars dans des enchères à travers le pays, où les éleveurs vendent leurs animaux sauvages de premier choix. Certains de ces animaux iront directement enrichir l'armoire à trophées de chasseurs prêts à payer des fortunes pour abattre un impala noir, un gnou doré ou un buffle avec d'énormes cornes. Mais les plus beaux animaux sont conservés pour l'élevage, un investissement encore plus rentable que l'immobilier ou la finance.

  • Dossier Habré: plainte à Dakar contre le président tchadien Idriss Deby Itno
    AFP, 04/09/2015 09h53
    Moins d'une semaine avant la reprise du procès du président tchadien déchu Hissène Habré à Dakar, son successeur Idriss Deby Itno, qui l'a renversé après l'avoir servi, est visé par une plainte devant le même tribunal spécial africain, une procédure vouée à l'échec, selon des juristes. Les avocats français du chef de l'Etat tchadien ont dénoncé "une plainte fantasque", estimant dans un communiqué jeudi qu'elle n'avait "d'autre objectif que d'entraver le déroulement de ce procès et de tenter de porter atteinte à l'image du président Idriss Deby Itno". L'avocat sénégalais Mbaye Jacques Ndiaye a annoncé à la radio française RFI avoir déposé la plainte mercredi au nom de "victimes tchadiennes" auprès des Chambres africaines extraordinaires (CAE), tribunal spécial créé en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA) et devant lequel doit reprendre lundi le procès de M. Habré. Aux termes de cet accord et d'après ses statuts, cette juridiction est compétente pour les "crimes et violations graves du droit international" qui auraient été "commis sur le territoire tchadien au cours de la période du 7 juin 1982 au 1er décembre 1990", soit sous Hissène Habré, réfugié au Sénégal depuis décembre 1990. La répression de son régime, particulièrement par sa redoutée police politique, la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), aurait fait 40.000 morts, selon les estimations d'une commission d'enquête tchadienne de 1992.La plainte concerne des "crimes de génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et tortures, a affirmé Me Ndiaye. Interrogé, le tribunal spécial a simplement confirmé le dépôt de la plainte mercredi aux CAE, qui "vise M. Deby", sans autre détail.

  • Soudan du Sud: réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour évoquer les combats
    AFP, 04/09/2015 09h47
    Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir vendredi pour évoquer les combats qui se poursuivent au Soudan du Sud malgré l'accord de paix signé fin août et qui devait mettre fin à 20 mois de guerre civile. Les 15 membres du Conseil doivent se réunir à huis clos à partir de 14H00 GMT à la demande des Etats-Unis, parrains de l'indépendance de ce jeune pays et qui ont encore brandi mardi la menace de sanctions onusiennes contre les belligérants accusés de violer le cessez-le-feu. Le secrétaire d'Etat John Kerry a d'ailleurs téléphoné une nouvelle fois jeudi au président sud-soudanais Salva Kiir pour exprimer "l'inquiétude" de Washington face aux "dernières violations du cessez-le-feu", a rapporté un diplomate du département d'Etat. "Le président Kiir a confirmé au secrétaire d'Etat qu'il s'était engagé à appliquer l'accord de paix et le cessez-le-feu". Cette trêve est prévue dans l'accord signé fin août par le président Kiir et par son rival et ancien vice-président, le chef de la rébellion Riek Machar. Vendredi, les membres du Conseil devraient notamment entendre un rapport de l'envoyée spéciale de l'ONU, Ellen Margrethe Loej, ont indiqué des diplomates. Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, grâce à la partition du Soudan, sous les auspices des Etats-Unis. La plus jeune nation du monde a replongé dans la guerre en décembre 2013 en raison de dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité entre MM. Kiir et Machar. Le conflit, marqué par des massacres et des atrocités, a fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de Sud-Soudanais de leurs foyers.

  • RDC: la communauté internationale tire la sonnette d'alarme pour les élections
    AFP, 04/09/2015 09h30
    La communauté internationale tire la sonnette d'alarme pour les élections en République démocratique du Congo et appelle à un sursaut de "tous les acteurs politiques" pour permettre de réussir d'ici à fin 2016 la première transition démocratique depuis l'indépendance de 1960. La RDC est censée tenir à partir d'octobre une série d'élections devant conduire à la présidentielle et aux législatives, prévues pour novembre 2016. Leur organisation accumule cependant les retards et l'arrestation de nombreux opposants ou militants de la société civile au cours des derniers mois a contribué à maintenir forte la tension politique exacerbée en janvier par la répression meurtrière de manifestations hostiles au pouvoir. L'opposition soupçonne le président Joseph Kabila, à la tête du pays depuis 2001, de jouer la montre en vue de se maintenir à son poste au-delà de la fin de son mandat en décembre 2016, alors que la Constitution lui interdit de se représenter. Cette question du maintien éventuel d'un président contraint légalement à se retirer agite plusieurs pays voisins de la RDC, comme le Rwanda ou le Congo, où l'on semble s'acheminer respectivement vers une révision de la constitution ou un changement de loi fondamentale. Sans oublier le Burundi, où le président Pierre Nkurunziza a été réélu en juillet à l'issue d'une présidentielle jugée non crédible par la quasi-totalité de la communauté des nations.

  • Ouganda: l'un des principaux opposant met en garde contre des élections mal organisées
    AFP, 04/09/2015 09h26
    "L'Ouganda est à la croisée des chemins" et risque "le chaos" si l'organisation des élections de 2016 n'est pas revue pour les rendre incontestables, estime Kizza Besigye qui affrontera pour la 4e fois à la présidentielle de l'an prochain l'inamovible président Yoweri Museveni. Battu en 2001, 2006 et 2011, Kizza Besigye, incarnation de l'opposition au chef de l’État, avait dit qu'il ne se représenterait pas, jugeant impossibles des élections libres et équitables en Ouganda. Mais mercredi, son parti, le Forum pour le Changement démocratique (FDC), l'a préféré à son concurrent l'ex-général Mugisha Muntu, pour porter ses couleurs l'an prochain et affronter à nouveau M. Museveni. A 71 ans, celui-ci a été désigné candidat par son parti, le Mouvement national de Résistance (NRM)-l'ancienne rébellion qui l'a porté au pouvoir en 1986, un pouvoir qu'il n'a plus quitté depuis. "Je veux croire que la dynamique de changement ne peut plus être arrêtée", explique M. Besigye lors d'un entretien à Kampala, demandant une refonte totale de l'organisation des élections, notamment de la Commission électorale. "Nous sommes très, très déterminés à faire tout ce qui est dans nos moyens pour obtenir des changements dans la gestion de l'élection", dit-il. L'Ouganda est "désormais clairement à la croisée des chemins" et si "cette situation n'est pas corrigée à ce moment-là (de l'élection), je crois que le pays courra un grand risque de retomber dans l'instabilité politique, la violence et le chaos", avertit M. Besigye.

  • 50 soldats de l'UA présumés tués dans l'attaque de leur base mardi en Somalie
    AFP, 03/09/2015 09h59
    Au moins 50 soldats ougandais de la Force de l'Union africaine (Amisom) auraient été tués lors de l'attaque mardi de leur base du sud de la Somalie par les islamistes shebab, selon des militaires occidentaux incorporés à l'Amisom. "Les estimations sont qu'au moins 50 militaires de l'Amisom ont été tués", dans l'attaque de la base de Janale, dont les shebab se sont un temps rendus maîtres, indique une note rédigée à l'intention de diplomates et consultée mercredi. Au total "une centaine de soldats de l'Amisom manquent à l'appel, ce qui ne veut pas dire qu'ils sont morts", poursuit cette note, estimant que certains sont toujours cachés dans les environs du camp, repassé mardi soir sous le contrôle de la Force africaine. Ce bilan rejoint celui des shebab, qui ont revendiqué l'attaque et affirmé avoir tué une cinquantaine de soldats de l'Amisom. Mardi soir, l'Amisom avait indiqué être toujours "en train de d'évaluer le nombre de tués et les dégâts". Selon un porte-parole de la Force, environ 150 militaires ougandais ainsi que des soldats de l'Armée nationale somalienne étaient stationnés dans cette base, située dans la région de Basse Shabelle. Selon la note, 25 soldats somaliens ont également été tués durant l'attaque.

  • Durban, première ville d'Afrique à organiser les Jeux du Commonwealth, en 2022
    AFP, 03/09/2015 09h57
    La ville sud-africaine de Durban, désignée officiellement mercredi à Auckland par la Fédération des Jeux du Commonwealth (CGF), sera la première ville d'Afrique à accueillir les Jeux du Commonwealth, en 2022. Malgré l'absence de suspense, Durban étant la seule candidate à l'organisation de cette édition des Jeux après le retrait d'Edmonton (Canada) en février pour raisons financières, l'annonce du choix de la troisième ville d'Afrique du Sud a provoqué des réactions de joie chez ses habitants. "Je suis réjoui, la ville est réjouie", s'est exclamé le président du comité de candidature de Durban, Mark Alexander, à Auckland après le vote des 71 membres de la CGF réunis en assemblée générale. "C'est une décision historique pour nous tous, que ma commission assume totalement", a déclaré de son côté la nouvelle présidente de la CGF, Louise Martin, qui a présidé la commission d'évaluation ayant examiné dans les moindres détails la candidature de Durban. Les organisateurs, qui ont fait campagne derrière le slogan "Prêt à faire rêver", ont récemment affirmé que 90% des infrastructures étaient déjà prêtes, la plupart situées dans un rayon de 2 kilomètres au coeur de la ville. Le gouvernement sud-africain avait déclaré la semaine dernière que Durban allait utiliser certaines infrastructures ayant servi au Mondial-2010, dont le stade Moses Mabhida Stadium, d'une capacité de 85.000 places assises, afin de réduire les coûts de ces Jeux. Les Jeux du Commonwealth 2022 débuteront le 18 juillet, jour de la date de naissance de Nelson Mandela et férié en Afrique du Sud. Les prochains Jeux du Commonwealth, dont la première édition date de 1930, auront lieu à Gold Coast, en Australie, en 2018.

  • Libye: le parlement non reconnu hésite à se joindre aux négociations
    AFP, 03/09/2015 09h56
    Le parlement non reconnu par la communauté internationale et siégeant à Tripoli hésitait encore mercredi à se joindre au nouveau round de négociations sur la Libye prévu jeudi et vendredi à Genève sous l'égide de l'ONU. Les responsables du Congrès général national (CGN) devaient prendre une décision au cours d'une réunion dans l'après-midi, a indiqué l'un de ses responsables. Sa participation est appelée avec force par l'émissaire de l'ONU pour la Libye, Bernardino Leon, qui a encouragé mardi le CGN à "participer, discuter, à exposer ses points de vue et continuer à essayer de trouver une solution le plus tôt possible". L'ONU va chercher à Genève à faire progresser les négociations en vue d'un accord pour mettre fin au conflit en Libye, minée par les rivalités politiques, les violences meurtrières et l'effondrement de son économie. Elle a souligné "l'extrême urgence" d'un règlement politique. Le Parlement reconnu par la communauté internationale, siégeant à Tobrouk (est), participe aux discussions mais son rival, le CGN, sous la coupe de la coalition de milices Fajr Libya, les boycotte après avoir refusé de ratifier l'accord "de paix et de réconciliation" conclu le 11 juillet.

  • Burundi: affrontements nocturnes à Bujumbura, au moins 4 morts
    AFP, 03/09/2015 09h55
    Au moins quatre personnes ont été tuées depuis mardi soir dans plusieurs quartiers de Bujumbura, hauts-lieux de la contestation contre le 3e mandat du président Pierre Nkurunziza, selon un bilan établi mercredi à partir de déclarations de la police et de témoignages. Au moins dix grenades ont explosé depuis le début de la matinée dans le quartier de Musaga, où des tirs continuaient d'être entendus. Des policiers ont également essuyé des tirs et des jets de grenades depuis mardi soir et durant la nuit dans les quartiers de Jabe et Nyakabiga (centre) et Musaga (sud), auxquels ils ont répliqué à l'arme automatique. Ce regain de violence survient après plusieurs jours de calme dans la capitale. "Deux insurgés ont été tués ce (mercredi) matin alors qu'ils tiraient en direction de la police à Jabe et leurs armes saisies", a annoncé le directeur adjoint de la police, le général Godefroid Bizimana, une opération de "fouille et perquisitions est en cours à Jabe, plusieurs armes ont été saisies". Deux cadavres ont également été découverts mercredi matin à Musaga, selon des témoins et un responsable administratif. "Ces cadavres n'ont pas encore été identifiés, pas plus que les circonstances de leur assassinat", a précisé ce responsable. Pour la première fois depuis plus de deux mois, plusieurs barricades ont été érigées et des pneus enflammés mercredi dans le quartier où une opération de police était en cours, ont indiqué des habitants.

  • Afrique du Sud: deux braconniers de rhinocéros condamnés à 11 ans de prison
    AFP, 03/09/2015 09h53
    Deux Mozambicains ont été condamnés à onze ans de prison chacun pour avoir braconné des rhinocéros dans le célèbre parc national Kruger en Afrique du Sud, a annoncé mercredi la police sud-africaine. Les deux hommes, âgés de 22 et 23 ans, ont été reconnus coupables de "possession illégale d'arme et de munitions et d'entrée illégale dans le parc" lundi par le tribunal de White River (nord-est de l'Afrique du Sud).Ils avaient été arrêtés le 27 octobre 2014 par des rangers du parc Kruger, frontalier avec le Mozambique, dans la partie sud de la réserve. "Ils étaient armés d'un fusil de chasse et d'une hache", précise la police, qui estime que cette condamnation "dissuadera les possibles braconniers". "Ils doivent savoir que nos équipes les arrêteront avant même qu'ils ne commettent leur crime", ajoute le communiqué. En avril, quatre hommes avaient écopé de 15 ans de prison pour les mêmes charges.

  • Kenya: face à la menace terroriste, Nairobi et Mombasa ont de nouveaux chefs de police
    AFP, 03/09/2015 09h52
    Le Kenya a annoncé mercredi des changements majeurs à la tête de plusieurs polices locales, dont Nairobi et Mombasa, dans le but de "renforcer la lutte contre le terrorisme" lié aux islamistes somaliens shebab. La capitale Nairobi a un nouveau chef de la police, ainsi qu'un nouveau chef pour son comté. Les comtés de Mandera, Wajir et Garissa, frontaliers de la Somalie, ont eux aussi de nouveaux chefs, ainsi que de nouveaux responsables à des positions clés de l'administration. Un nouveau chef de la police a également été nommé pour la ville côtière de Mombasa, où la police peine à faire face à la fois à une recrudescence du recrutement des shebab dans cette région majoritairement musulmane et au trafic de drogue grandissant. Le ministre de l'intérieur Joseph Nkaissery a affirmé que ces changements "renforceraient les efforts pour combattre la menace du terrorisme (...), mettraient fin à la menace du vol de bétail et renforceraient les campagnes contre la trafic illégal d'alcool, de drogue et contre la toxicomanie". Ces changements sont "cruciaux pour répondre efficacement aux menaces sécuritaires actuelles", a-t-il ajouté. Les shebab ont revendiqué le massacre de 148 personnes à l'université kényane de Garissa (nord-est), en avril. Ils avaient également attaqué en 2013 le centre commercial Westgate de Nairobi, y massacrant au moins 67 personnes.

  • Conflit au Soudan du Sud: Washington brandit la menace de sanctions à l'ONU
    AFP, 02/09/2015 09h21
    Les Etats-Unis, parrains de l'indépendance du Soudan du Sud, ont une nouvelle fois brandi mardi la menace de sanctions à l'ONU contre les belligérants accusés de violer le cessez-le-feu en vigueur en théorie depuis quelques jours. Dans un communiqué, le département d'Etat a "condamné les derniers combats" dans deux provinces du Soudan du Sud, exhortant "toutes les parties à mettre fin immédiatement aux actes provocateurs et hostiles". "Quiconque agissant pour ruiner l'application de l'accord de paix en subira les conséquences", a mis en garde la diplomatie américaine, renvoyant dos à dos le camp gouvernemental du président Salva Kiir et celui de la rébellion de l'ancien vice-président Riek Machar. "A cette fin, nous travaillerons avec nos partenaires au Conseil de sécurité pour prendre, si nécessaire, des sanctions telles qu'elles sont autorisées par la résolution 2206 du Conseil de sécurité de l'ONU", a encore averti le département d'Etat. Vendredi dernier, le Conseil avait adopté à l'unanimité de ses 15 membres une déclaration appelant à un "cessez-le-feu immédiat et permanent" au Soudan du Sud et avait brandi la menace de sanctions contre les belligérants qui violeraient l'accord de paix signé la semaine dernière à Juba. Mais lundi le chef de la rébellion, M. Machar, a demandé à la médiation de pays d'Afrique de l'Est de faire respecter la trêve entrée en vigueur dimanche, à la suite, selon lui, de "graves violations" par l'armée du président Kiir. Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, grâce à la partition du Soudan, sous les auspices des Etats-Unis. La plus jeune nation du monde a replongé dans la guerre en décembre 2013 en raison de dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité entre MM. Kiir et Machar. Le conflit, marqué par des massacres et des atrocités, a fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de Sud-Soudanais de leurs foyers.

  • Fifa: le Nigérian Segun Odegbami candidat à la présidence
    AFP, 02/09/2015 09h07
    Segun Odegbami, ancien capitaine de la sélection du Nigeria, s'est lancé à son tour dans la campagne pour devenir président de la Fifa en remplacement de Joseph Blatter, démissionnaire, alors qu'un énorme scandale de corruption secoue l'institution. "La Fifa traverse la pire crise de ses 111 ans d'existence. Pour aller de l'avant, la Fifa a besoin d'une nouvelle génération de leadership afin de restaurer la dignité d'un sport noble et celle d'une institution internationale estimée", a expliqué Odegbami, 63 ans et membre de la sélection championne d'Afrique des nations en 1980. "Dans des moments comme celui-ci, chaque membre de la famille du football doit participer au renouvellement des objectifs de la Fifa, en élisant une personne méritante et qualifiée, une personne dont le caractère permettra d'accomplir les objectifs désirés et de restaurer la confiance et l'intégrité de l’organisation", a ajouté Segun Odegbami. Michel Platini, président de l'UEFA, et le milliardaire sud-coréen Chung Mong-joon, un ancien vice-président de la Fifa, sont les deux principaux candidats à la succession de Sepp Blatter, en poste depuis 1998 et réélu en mai avant de présenter sa démission. Le Congrès extraordinaire électif doit élire le président de la Fifa le 26 février 2016.

  • Egypte: 25 morts dans l'incendie d'une usine de meubles
    AFP, 29/07/2015 09h26
    Vingt-cinq personnes sont mortes mardi dans l'incendie d'une usine de meubles au nord du Caire, déclenché par l'explosion d'une bonbonne de gaz, ont annoncé des responsables de sécurité et de santé. Le propriétaire de l'usine, son vice-président et le directeur administratif ont été arrêtés, a précisé un responsable de la sécurité, ajoutant que l'usine fonctionnait sans les autorisations nécessaires, et que le département de la sécurité civile au ministère de l'Intérieur avait déjà réclamé sa fermeture car elle ne répondait pas aux normes de sécurité. Vingt-deux personnes ont également été blessées dans cet incendie qui s'est déclaré dans la zone industrielle d'Al-Obour, a précisé le porte-parole du ministère de la Santé, Hossam Abdel Ghaffar. Le feu, provoqué par l'explosion d'une bonbonne de gaz, s'est propagé aux trois étages de l'usine spécialisée dans le mobilier de bureau et son entrepôt. Une vidéo diffusée sur le site du quotidien Akhbar Al-Youm montrait une épaisse fumée blanche s'échappant du bâtiment, tandis qu'une foule compacte se pressait aux abords du site. Vingt-trois voitures de pompiers ont été dépêchées pour éteindre l'incendie, selon le ministère de l'Intérieur. Ces drames sont relativement fréquents en Egypte en raison de la vétusté des bâtiments et du non-respect des normes de sécurité.

  • Zimbabwe: un Américain fait scandale en tuant le lion préféré des touristes
    AFP, 29/07/2015 09h23
    Un riche dentiste américain a déclenché une nouvelle polémique sur les pratiques des amateurs de grande chasse en Afrique, en s'offrant la tête d'un lion à crinière noire, star du plus grand parc zimbabwéen, grâce à des intermédiaires locaux qui comparaîtront mercredi. Quelques mois après le scandale suscité par la chasse d'un rhinocéros noir de Namibie, espèce menacée d'extinction, un Américain est accusé d'avoir franchi la ligne rouge en abattant Cecil, un lion mâle de 13 ans, vedette du parc Hwange et célèbre pour sa crinière noire. Après sa mise en cause par l'ONG Zimbabwe Conservation Task Force (ZCTF), son implication a été confirmée par l'Association des opérateurs de safari du pays (SOAZ) mardi à Harare. "Selon nos informations, il semble qu'il a déjà commis des crimes similaires ailleurs", a affirmé Emmanuel Fundira, le président de l'association. "Beaucoup de gens viennent de très loin pour admirer notre faune et il est évident que l'absence de Cecil est une catastrophe", a poursuivi M. Fundira, précisant que le lion était "quasiment semi-domestiqué". Ni le parc de Hwange ni la police ne pouvaient confirmer si cet Américain, Walter James Palmer, dentiste dans le Minnesota (nord des Etats-Unis) était encore sur le sol zimbabwéen mardi soir, ni s'il serait jugé, alors que deux complices doivent comparaître mercredi pour braconnage.

  • Afrique du Sud: Desmond Tutu de nouveau hospitalisé
    AFP, 29/07/2015 09h21
    L'archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix Desmond Tutu a été de nouveau hospitalisé mardi au Cap (sud), une semaine seulement après avoir quitté un établissement hospitalier où il avait reçu des soins pour une infection persistante, a annoncé sa fondation. Desmond Tutu "a été réadmis cet après-midi après avoir manifesté une nouvelle gêne", a indiqué sa fondation dans un communiqué. "Ses médecins estiment prudent pour lui qu'il retourne à l'hôpital en observation", a précisé sa fille, le révérend Canon Mpho Tutu dans ce communiqué. "Il aura quelques jours de repos au lit, le temps pour sa formidable équipe médiale de reprendre le contrôle de la situation et de décider du traitement suivant s'il y a lieu. Il restera à l'hôpital jusqu'au weekend prochain, au moins", a-t-elle ajouté. Agé de 83 ans, cet infatigable figure de la lutte contre l'apartheid et conscience morale de l'Afrique du Sud, n'a jamais véritablement quitté le devant de la scène publique, critiquant sans relâche les imperfections de son pays et dénonçant les travers de l'ANC et des successeurs de Nelson Mandela, au pouvoir depuis la fin du régime raciste en 1994.

  • Ghana: 10 ans de prison pour un homme qui projetait de "tuer" le président
    AFP, 29/07/2015 09h18
    On ne sait rien de sa santé mentale, mais ses déclarations en ont laissé beaucoup perplexes: un homme a été condamné à dix ans de prison mardi à Accra après avoir avoué qu'il projetait de "tuer" le président du Ghana. Charles Antwi, un homme de 36 ans, a été arrêté dimanche en possession d'un pistolet dans une église fréquentée habituellement par le président John Dramani Mahama et sa famille. La famille Mahama était absente lors de l'incident, selon un communiqué officiel publié dimanche. "Je voulais tuer le président Mahama pour prendre sa place", a affirmé M. Antwi mardi devant un tribunal de la capitale, qui l'a condamné à 10 ans d'emprisonnement, la peine maximale pour possession illégale d'armes. "Essayer de tuer le président était un moyen de me battre pour la nation. Je devais être investi président quand le président John Evans Atta-Mills est mort" en juillet 2012, a-t-il lancé. Ces propos n'ont pas manqué de surprendre l'assistance: l'homme est inconnu du public et n'a jamais joué aucun rôle sur la scène politique. Interrogé sur la façon dont il avait trouvé l'église fréquentée par le président ghanéen, M. Antwi a également fourni une explication pour le moins intrigante. "Un militaire au Fort Osu (siège de la présidence, ndlr) m'a indiqué l'église du président", a-t-il assuré, sans en dire davantage. Il a aussi déclaré que l'arme qu'il détenait alors lui avait été donnée par un Burkinabè, dont il n'a pas dit le nom. Charles Antwi a été arrêté pour son "comportement agité et suspect" pendant l'office du matin dans l'église en question, a indiqué un porte-parole du gouvernement, Edward Omane Boamah, dans le communiqué publié dimanche.

  • Burundi: le principal opposant siège à l'Assemblée nationale
    AFP, 28/07/2015 09h19
    Le principal opposant burundais, Agathon Rwasa, a pris part lundi en tant que député à la première session de l'Assemblée nationale fraîchement élue, disant vouloir "jouer le jeu" pour aider à sortir son pays de la crise, un choix qui crée des remous dans l'opposition. Selon des sources concordantes, cette session a été précédée ce week-end par des combats dans le Sud-Ouest, opposant l'armée à un groupe armé non identifié en provenance de République démocratique du Congo (RDC) voisine. A Bujumbura, M. Rwasa a déclaré: "on doit se rendre à l'évidence, le forcing de Nkurunziza (le président réélu) a bien réussi". "Faut-il abandonner à leur sort tous ces gens qui ont voté pour nous, quand bien même les résultats publiés ne sont pas si réalistes que ça?", a-t-il ajouté. En dépit d'une crise politique sans précédent depuis la fin de la guerre civile (1993-2006), déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, le pouvoir burundais a organisé des législatives et communales le 29 juin et une présidentielle le 21 juillet. Les trois scrutins, décriés par l'opposition et la quasi-totalité de la communauté internationale, ont été remportés haut la main par le camp présidentiel. Pierre Nkurunziza a été réélu avec plus de 69% des voix. L'ensemble de l'opposition, dont Agathon Rwasa, avait dit boycotter les scrutins, mais la Commission électorale (Céni) avait maintenu leurs candidatures. L'opposition juge ce troisième mandat anticonstitutionnel et contraire à l'accord de paix d'Arusha qui avait permis de mettre fin à la guerre civile.

  • Burundi: l'élection présidentielle "paisible" mais pas crédible, selon l'ONU
    AFP, 28/07/2015 09h16
    La mission d'observation électorale de l'ONU au Burundi (Menub) a conclu lundi que le scrutin présidentiel du 21 juillet s'était globalement déroulé dans le calme mais n'était pas "libre, crédible et inclusif". Dans leur rapport préliminaire publié lundi, les observateurs ont souligné que le scrutin avait été marqué par des violences et que les libertés d'expression, de réunion et d'association "ont été sévèrement entravées". De même, ajoute la mission, "la liberté de la presse a fait l'objet de sévères restrictions". Elle note en particulier que "les médias publics n'ont pas assuré une couverture équilibrée aux candidats en compétition". Le rapport note aussi que l'élection a eu lieu "dans un climat de profonde méfiance entre les partis politiques" à la suite de la décision du président sortant Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat. La Menub a constaté cependant que "les Burundais se sont rendus dans les bureaux de vote dans le calme dans la plupart des cas". La mission, ajoute le rapport, "a conclu que même si le jour du scrutin était paisible et les opérations conduites d'une manière adéquate, l'environnement général n'était pas propice aux déroulement d'un processus électoral libre, crédible et inclusif". La mission avait rendu le même verdict pour les précédentes élections législatives et locales tenues fin juin. Ces conclusions rejoignent celles d'autres observateurs internationaux, dont ceux de la Communauté est-africaine.

  • Football: Didier Drogba rejoint l'Impact Montréal
    AFP, 28/07/2015 09h13
    L'attaquant ivoirien Didier Drogba a conclu lundi un accord avec l'Impact Montréal et va donc quitter les terrains européens pour le Championnat nord-américain de football (MLS), a annoncé le club de la métropole québécoise. "C'est un moment historique" pour l'Impact avec l'arrivée d'"un joueur international que le monde connaît et qui a choisi Montréal", a déclaré le responsable du recrutement de l'Impact, Nick de Santis, en conférence de presse. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé, "tel que le stipule la politique de la MLS", a précisé la formation montréalaise. Le buteur de 37 ans avait annoncé fin mai, après avoir aidé le club londonien de Chelsea à remporter la Premier League, qu'il quitterait les Blues à la fin de la saison et qu'il entendait jouer encore un an au moins dans un autre club avant de prendre sa retraite. "C’est un honneur d’accueillir Didier Drogba avec l’Impact. Dès la première conversation que j’ai eue avec lui, j’ai senti qu’il voulait vraiment jouer à Montréal. C’est un grand jour dans l’histoire du club et son arrivée avec nous sera bénéfique à tous les niveaux", s'est réjoui dans un communiqué le président et propriétaire de l'Impact, Joey Saputo.

  • Appel à la levée des "sanctions" contre le Soudan lors d'un sommet en Mauritanie
    AFP, 28/07/2015 09h11
    Onze pays africains réunis en sommet en Mauritanie ont réclamé lundi la levée des "sanctions" imposées au Soudan, sous le coup d'un embargo commercial américain et dont le président Omar el-Béchir fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). "Dans un souci de solidarité entre les peuples des pays membres" de l'Agence panafricaine de la Grande muraille verte, "les chefs d'Etat et de gouvernement expriment leur soutien à la République sœur du Soudan et appellent à la levée des sanctions imposées à ce pays", selon le communiqué publié à l'issue de leur sommet à Nouakchott, sans plus de détails sur ces sanctions. Cette agence, qui vise à stopper l'avancée du désert du Sahara, comprend le Burkina Faso, Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan et le Tchad. Le Soudan est depuis 1989 sous le coup d'un embargo commercial américain. Son président depuis 1989, Omar el-Béchir, est inculpé de génocide par la CPI pour crimes de guerre au Darfour (ouest du Soudan).

  • Accident de bateau sur le Nil: le bilan monte à 36 morts
    AFP, 27/07/2015 09h40
    Au moins 36 personnes ont péri dans l'accident entre un navire de plaisance et un cargo mercredi soir sur le Nil, selon un nouveau bilan fourni dimanche par un responsable de la protection civile. Un précédent bilan, publié vendredi, faisait état de 29 morts. La collision s'est produite dans la zone de Waraq, un quartier pauvre de la banlieue nord du Caire. Les passagers célébraient des fiançailles à bord d'un petit bateau de plaisance lorsqu'il a été heurté par un cargo. "Nous avons repêché 36 cadavres", a indiqué le général Magdi al-Chalqami, responsable de la direction de la protection civile à Giza. Selon lui, les recherches des corps continuent et ont été étendues à d'autres provinces sur le Nil. Le porte-parole du ministère de la Santé, Houssam Abdel Ghaffar, a indiqué pour sa part que 20 enfants, dont certains âgés de 4 ans, figuraient parmi les victimes. Le capitaine du cargo et trois de ses aides, accusés par le parquet d'homicide involontaire et de ne pas avoir respecté les mesures de sécurité nécessaires, ont été placés en détention provisoire. Dimanche, le gouvernement a pris une série de mesures "pour faire régner la discipline sur le Nil", selon un communiqué. Il est désormais interdit aux cargos de naviguer de nuit sur le Nil au Caire et dans ses environs jusqu'en septembre. Le gouvernement a en outre décidé de ne plus construire de mouillage sur les berges. Il a également banni les enceintes trop puissantes équipant nombre de ces bateaux souvent vétustes, qui parcourent le Nil dans la capitale égyptienne, et sont très fréquentés pour les célébrations et les fêtes. En avril 2011, 22 personnes étaient mortes quand leur ferry avait chaviré sur le Nil dans le sud de l'Egypte.

  • Le président sierra-léonais lance un plan de relance économique post-Ebola
    AFP, 27/07/2015 09h36
    Le président sierra-léonais Ernest Koroma a annoncé un plan de relance post-Ebola pour redresser l'économie, la santé et l'éducation et éradiquer le virus dans son pays, qui ne comptait plus dimanche que trois cas, selon les autorités sanitaires. Ce plan fait suite au sommet du 10 juillet à New York, lors duquel les trois pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola (Sierra Leone, Guinée et Liberia) ont reçu des donateurs des promesses de financement de 3,4 milliards de dollars pour aider à redresser leurs économies. Le "plan de bataille pour vaincre Ebola" annoncé par le président Koroma vise "dans les neufs premiers mois un redressement" du pays, et "au-delà, sur une période de deux ans, à replacer la Sierra Leone sur le sentier de la croissance", indique un communiqué de la présidence publié samedi soir. Des interventions sont prévues dans la santé, l'éducation et la protection sociale, selon le texte, qui ne donne pas de détail. "Nous allons travailler à revigorer le secteur privé, pour en faire une source de croissance, transformer notre réseau routier, améliorer l'accès aux marchés et réduire les coûts de fonctionnement des grandes entreprises", indique le communiqué. "L'accès à l'énergie et à l'eau sera parmi les priorités". Les retombées attendues du sommet de New York sont de 804,2 millions de dollars pour la Sierra Leone, précise le communiqué, tandis qu'une enveloppe supplémentaire de 1,7 milliard de dollars est destinée à une relance régionale, dont une partie bénéficiera également à la Sierra Leone.

  • Le président soudanais en Mauritanie malgré un mandat d'arrêt de la CPI
    AFP, 27/07/2015 09h33
    Le président soudanais Omar el-Béchir, visé depuis 2009 par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), est arrivé dimanche en Mauritanie pour un sommet sur la Grande muraille verte, un projet pour stopper l'avancée du désert. Omar el-Béchir ne devrait pas être inquiété en Mauritanie, qui ne fait pas partie des pays africains signataires du traité de Rome instituant la CPI, qui le poursuit pour génocide au Darfour, une province du Soudan. Sa visite à Nouakchott intervient quelques semaines après celle en Afrique du Sud, qui avait refusé d'exécuter le mandat d'arrêt de la CPI contre le président soudanais, présent les 14 et 15 juin à Johannesburg pour un sommet de l'Union africaine (UA). Outre M. Béchir, les présidents du Burkina Faso, du Sénégal, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie sont attendus à ce sommet d'une journée. Au pouvoir depuis 1989, el-Béchir est inculpé pour génocide par la CPI pour des crimes commis sur la population civile du Darfour, dans le conflit qui fait rage depuis 2003 entre le gouvernement soudanais et les insurgés de cette province soudanaise. Ce conflit a fait plus de 300.000 morts et déplacé 2,5 millions de personnes.

  • Somalie: six morts dans un attentat shebab contre un hôtel à Mogadiscio
    AFP, 27/07/2015 09h30
    Une attaque à la voiture piégée contre un hôtel de Mogadiscio, revendiquée par les islamistes somaliens shebab, a fait six morts dimanche, illustrant la menace que constituent toujours les insurgés, même si le président américain Barack Obama les juge "affaiblis". "Nous avons vu six tués, pour la plupart des gardes de sécurité", a déclaré un responsable sécuritaire, Mohamed Jama, ajoutant que "les pertes pourraient être plus élevées, nous sommes en train d'enquêter". Dans un communiqué repris par des sites internet proches des jihadistes, l'attentat a été revendiqué par les shebab, affiliés à Al-Qaïda. Ils ont affirmé avoir agi "en représailles" à de récentes offensives menées contre eux dans le Sud somalien. Malgré leurs revers sur le terrain somalien, les insurgés multiplient les raids sanglants, dans le pays mais aussi au Kenya voisin.

  • Obama en Ethiopie, première visite d'un président américain
    AFP, 27/07/2015 09h27
    Barack Obama effectue lundi et mardi la première visite d'un président américain en Ethiopie, pays le plus peuplé d'Afrique après le Nigeria, dans la foulée d'un déplacement déjà inédit au Kenya voisin, la patrie de son père. M. Obama, qui en point d'orgue de sa visite prononcera un discours au siège de l'Union africaine (UA) mardi, a été accueilli dimanche soir à Addis Abeba à sa descente d'avion par le Premier ministre Hailemariam Desalegn et son épouse. Comme au Kenya, sa visite sera consacrée à la lutte contre le terrorisme, l'Ethiopie étant un partenaire clé des Etats-Unis en matière de sécurité dans la Corne de l'Afrique. Addis Abeba joue un rôle central dans la lutte contre les islamistes somaliens shebab, avec un contingent de quelque 4.400 hommes au sein de la force de l'UA en Somalie (Amisom). Cette force africaine appuie la fragile armée somalienne face aux insurgés affiliés à Al-Qaïda, contre lesquels les Etats-Unis mènent eux-mêmes de régulières attaques de drones. Mais les défenseurs des droits de l'Homme espèrent que le dialogue sécuritaire laissera de la place pour un discours ferme sur les droits de l'Homme: l'Ethiopie, où la coalition au pouvoir depuis un quart de siècle vient de rafler tous les sièges aux élections législatives, est régulièrement accusée d'étouffer les critiques.

  • RDC: l'élection des gouverneurs aura lieu le 31 août
    Xinhua, 24/07/2015 09h50
    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC a annoncé jeudi la tenue de l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces issues du découpage territorial, conformément à la Constitution de 2005. Au total, 21 provinces issues du démembrement de six anciennes provinces sont concernées par cette élection. La RDC qui comptait 11 provinces est découpé en 26 provinces, comprenant la ville-province de Kinshasa, selon l'organisation territoriale votée en 2006. Selon le porte-parole de l'exécutif et le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende, le redécoupage du pays est "réussie et salutaire". L'opération d'installation officielle des nouvelles provinces entamée cette semaine divise l'opposition et la majorité, suscitant inquiétudes et blocages du fait de la proximité du redécoupage territorial avec les élections. Ceux qui soutiennent la nouvelle organisation territoriale la justifie par l'intention de rendre les provinces plus faciles à gouverner, car certaines provinces, comme l'Equateur ou le Katanga, sont si grandes-plus grandes qu'un pays comme l'Espagne-qu'elles sont difficiles à administrer. Les détracteurs du projet avancent que cette réorganisation va pénaliser certaines parties du territoire moins riches en minerais et que le redécoupage n'a pas de sens s'il n'est pas accompagné d'une véritable décentralisation des pouvoirs.


  • Nigeria : des experst saluent le soutien financier de la Banque mondiale à la reconstruction du nord-est
    Xinhua, 24/07/2015 09h43
    Les experts financiers du Nigeria ont salué jeudi le plan de la Banque mondiale de consacrer 2,1 milliards de dollars à la reconstruction des infrastructures dans la région du nord-est du pays, annoncé mardi à Washington à l'occasion de la visite du président nigérian Muhammadu Buhari aux États-Unis. Ce fonds sera dépensé par le biais de l'Agence de développement international de la Banque mondiale, sous la forme de prêts bonifiés, qui bénéficieront d'une exonération d'intérêts pendant les dix premières années puis porteront intérêts à un taux inférieur à celui du marché. En réponse à ce geste de la Banque mondiale, des experts des finances basés à Lagos, poumon économique du Nigeria, ont déclaré que les efforts du gouvernement pour obtenir l'engagement de cette institution financière internationale à la reconstruction des zones ravagées par la guerre vont dans la bonne direction. Cette promesse de la Banque mondiale constitue un soutien économique et politique pour le pays, a déclaré Osi Itsede, ex-directeur général de l'Institute d'Afrique de l'Ouest pour la gestion financière et économique (WAIFEM), qui cela donne un signe clair de l'engagement du gouvernement à restaurer le potentiel socioéconomique de cette région.


  • A Brazzaville, des infrastructures flambant neuf pour les XIe Jeux africains
    AFP, 24/07/2015 09h26
    Dans un nuage de poussière, des dizaines d'ouvriers congolais s'activent sous la direction de contremaîtres chinois. Il ne leur reste plus que quelques semaines pour achever les gigantesques travaux devant permettre à Brazzaville d'accueillir en septembre les XIe Jeux africains. Les installations sportives et hôtelières sont déjà pratiquement terminées et l'effort se concentre désormais sur les infrastructures routières devant permettre d'accéder à Kintélé, dans la banlieue nord de la capitale de la République du Congo, à environ 25 km du centre. La quasi-totalité des chantiers est tenue par des compagnies chinoises. "A ce jour, nous n’avons aucun souci. Dans l’ensemble nous sommes à plus de 95% du taux d’exécution des travaux des infrastructures et de tous les préparatifs", assure Jean Lounana Kouta, directeur exécutif du Comité d’organisation des jeux africains (Coja). "A l’allure où vont les choses, les Jeux vont se dérouler comme prévu. Avec tout ce qui a été fait, la fête sera belle", promet de son côté Agbessi Komlavie, ingénieur de Socotec, entreprise française créée pour l'occasion afin de superviser les travaux du nouvel ensemble sportif de Kintélé, futur épicentre des Jeux panafricains. En près de trois ans, l'ouvrage majeur, un stade anguleux de 60.000 places, dans une structure de tôle galvanisée aux teintes beige et sable est sorti de terre. Le coût total des travaux, qui pèse sur le budget national frappé par la baisse du pétrole, première source de revenus de l’État, n'a jamais été publié. Mais le stade, à lui seul, a coûté officiellement 300 milliards de francs CFA (environ 460 millions d'euros).

  • Migrants: au moins une dizaine de morts dans un naufrage au large de la Libye
    AFP, 24/07/2015 09h21
    Au moins une dizaine de migrants seraient morts dans le naufrage d'un bateau pneumatique au large des côtes libyennes mercredi matin, a-t-on appris jeudi soir auprès du parquet de Syracuse (Sicile, sud). En début de soirée le HCR avait laissé entendre que le bilan pourrait atteindre une quarantaine de disparus. Mais le procureur de Syracuse, Francesco Paolo Giordino, a fait état "d'une douzaine de morts". "De ce que j'ai réussi à savoir, les victimes se trouvaient sur un bateau pneumatique à bord duquel il y avait une centaine de migrants", a précisé M. Giordino. Repérés par les secours, les migrants étaient en train de quitter l'épave afin d'être recueillis par un navire militaire allemand, le Hosltein, quand un incident s'est produit. "Quatre-vingt-huit personnes ont été sauvées mais les autres ont péri en mer", a précisé le procureur, qui a ajouté que la "thèse accidentelle devait encore être vérifiée". Plus tôt dans la soirée, un porte-parole du HCR en Italie, Federico Fossi, avait affirmé que ses "collègues (étaient) en train d'interroger les survivants de ce naufrage, arrivés dans l'après-midi à Augusta (Sicile)". Selon le HCR, ces migrants, essentiellement des hommes de nationalité sub-saharienne (Somalie, Erythrée, Bénin et Mali), avaient alors estimé que le nombre de disparus se situait à "entre 35 et 40".

  • Côte d'Ivoire: Banny désigné président de la coalition anti-Ouattara
    AFP, 24/07/2015 09h19
    L'ex-Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny a été désigné président de la coalition contre le chef d'Etat Alassane Ouattara, à trois mois de l'élection présidentielle, ont indiqué jeudi plusieurs membres de ce mouvement. Principale figure de la Coalition nationale pour le changement (CNC), M. Banny a été "désigné président de la CNC" mercredi lors d'une réunion de ce mouvement, a déclaré à l'AFP Fabien Diby, un cadre du Lider, petit parti d'opposition membre de la CNC. Mais Charles Konan Banny "n'est pas le candidat" de la CNC, qui mène actuellement des "consultations" pour savoir si elle enverra un "candidat unique" à l'élection d'octobre pour affronter le président Ouattara qui brigue un nouveau mandat, a poursuivi M. Diby. "Il nous fallait un chef de file. Mais la désignation de M. Banny comme président n'a rien à voir avec celle d'un candidat au scrutin", a confirmé Laurent Akoun, qui représente les "frondeurs" du Front populaire ivoirien (FPI, le parti de Gbagbo), également membres de la CNC. "Si le moment arrive, je pense que nous serons assez intelligents pour choisir celui qui nous offre le plus de chances, que ce soit M. Koulibaly ou M. Banny", a-t-il observé. Officiellement lancée le 15 mai, la CNC réunit une vingtaine de personnalités politiques ivoiriennes issues de la majorité comme de l'opposition. Deux de ces personnalités se sont déjà déclarées candidats pour la présidentielle: Mamadou Koulibaly, fondateur du Lider et ancien président de l'Assemblée nationale sous l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo, et le député de la majorité Bertin Konan Kouadio.

  • Obama attendu au Kenya, la patrie de ses ancêtres
    AFP, 24/07/2015 09h17
    Le président américain Barack Obama arrive vendredi soir au Kenya, la patrie de ses ancêtres, pour une visite sous haute sécurité dans un pays durement touché par les tueries des shebab, ces insurgés islamistes somaliens affiliés à Al-Qaïda. Barack Obama, qui a quitté les Etats-Unis à 00H28 GMT à bord d'Air Force One, effectue sa première visite dans le pays natal de son père depuis qu'il est président. Il prononcera un discours lors d'un sommet international sur l'entrepreneuriat et s'entretiendra avec son homologue kényan des questions économiques, sécuritaires et de respect des droits de l'Homme. "Malgré ses nombreux défis, l'Afrique est un endroit incroyablement dynamique, l'un des marchés qui croît le plus rapidement au monde, avec des gens extraordinaires, d'une résilience extraordinaire", a déclaré le président Obama à Washington, la semaine dernière. "Les opportunités sont extraordinaires et nous devons casser les clichés et les barrières", a-t-il ajouté. Une partie de Nairobi, la capitale kényane, sera complètement verrouillée et l'espace aérien sera même fermé au moment de l'arrivée du président américain vendredi et de son départ dimanche soir, vers l'Ethiopie et le siège de l'Union africaine.

  • Ouganda: le chef de la rébellion ADF Jamil Mukulu inculpé de crimes contre l'humanité
    AFP, 23/07/2015 09h26
    Le chef de la rébellion ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF), auquel on impute l'assassinat de centaines de civils, a été inculpé de crimes contre l'humanité et de meurtre de masse par un tribunal ougandais mercredi, a déclaré un porte-parole de la police. Jamil Mukulu a été arrêté en Tanzanie en avril, avant d'être extradé en Ouganda début juillet. Interpol avait émis à son encontre un mandat d'arrêt à la demande de Kampala. "Il est accusé de crimes contre l'humanité et de meurtre de masse" ainsi que de trahison, a déclaré le porte-parole de la police Fred Enanga. "Il a été inculpé avec deux de ses complices et la cour commence à entendre le cas", a-t-il ajouté. Jamil Mukulu est apparu sous haute surveillance au tribunal à Jinja, à 85 kilomètres à l'est de la capitale Kampala, avec deux autres hommes accusés d'être des membres des ADF. Les rebelles musulmans des ADF, opposés au président ougandais Yoweri Museveni, sont basés depuis 1995 dans l'est de la République Démocratique du Congo, où ils mènent des attaques contre les civils. Ils sont accusés d'avoir tué plus de 300 personnes dans la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, depuis octobre dernier. Leur numéro trois, Kasada Karume, a été tué dans l'est de la RDC le 25 avril, selon l'armée congolaise.

  • Tunisie: le Parlement lance le débat sur une nouvelle loi "antiterroriste"
    AFP, 23/07/2015 09h21
    Le Parlement tunisien a entamé mercredi trois jours de débats pour adopter une nouvelle loi "antiterroriste", un texte attendu depuis des mois dans un contexte d'attaques sanglantes revendiquées par le groupe État islamique mais déjà critiqué par des ONG. Plusieurs versions du projet de loi sur "la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent", réclamé depuis la révolution de 2011, ont été élaborées ces derniers mois, sans être présentées aux députés en séance plénière faute de consensus en vue de son adoption. Ce débat intervient dans un contexte de menace grandissante après les attaques en juin à Sousse (38 touristes tués) et en mars au musée du Bardo (22 morts, dont 21 touristes), revendiquées par le groupe État islamique. Le projet présenté mercredi a fait l'objet d'un accord en commission entre les représentants des principaux groupes parlementaires, notamment le parti islamiste Ennahda et le parti Nidaa Tounès du président Béji Caïd Essebsi. Ces deux mouvements ont formé une coalition gouvernementale en début d'année faute de majorité claire à l'issue des législatives de fin 2014.

  • Egypte: au moins 21 morts dans la collision de deux bateaux sur le Nil
    AFP, 23/07/2015 09h18
    Vingt-et-une personnes, dont des femmes et des enfants, sont mortes mercredi soir dans la collision d'un bateau de fête avec un cargo sur le Nil, au nord du Caire, ont annoncé des responsables, précisant que six passagers étaient toujours recherchés. La collision s'est produite à Waraq, dans la banlieue nord de la capitale égyptienne. Le capitaine et son second sur le cargo ont été interpellés, ont indiqué des sources policières. Parmi les morts figurent au moins deux enfants. Cinq personnes ont pu être secourues, tandis que les opérations de sauvetage se poursuivaient jeudi matin pour retrouver les six passagers disparus, selon des responsables de la sécurité et de la santé. D'après des responsables de la sécurité, les passagers célébraient des fiançailles à bord d'un petit bateau de plaisance. Souvent vétustes, ces bateaux, qui parcourent le Nil dans la capitale égyptienne, sont très fréquentés en période de fêtes. Le ministère de l'Intérieur avait auparavant donné un bilan de 15 morts. En février 2006, plus de 1.000 passagers avaient été tués dans le naufrage du ferry égyptien "Al-Salam" en Mer Rouge, l'accident maritime le plus meurtrier de l'histoire du pays.

  • Libye: 40 morts dans des heurts entre tribus rivales dans le Sud
    AFP, 22/07/2015 17h45
    Au moins 40 personnes ont péri dans des affrontements qui ont opposent depuis une semaine des tribus libyennes rivales dans le sud-est libyen, selon un responsable local. "Au moins 40 personnes ont été tuées et des dizaines blessées, la plupart des hommes armés, dans des affrontements entre la tribu des Toubous et celle de Touaregs", a indiqué un responsable à Sebha, 750 km au sud de Tripoli. Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a exhorté, dans un communiqué, les deux tribus à "cesser les combats et à régler leur différend par le dialogue". Il a déploré ces violences récurrentes dans ces régions, selon lui dues aux "luttes pour le pouvoir politique et économique". Cette dernière flambée de violences a provoqué l'exode de plusieurs centaines de familles, selon le responsable de Sebha. La Libye a sombré dans l'anarchie après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, et les milices y font la loi. Une coalition de milices notamment islamistes, Fajr Libya, s'est emparée en 2014 de Tripoli, poussant le gouvernement reconnu par la communauté internationale, ainsi que le Parlement, à s'exiler dans l'est du pays. Sous les auspices de Fajr Libya, un gouvernement rival s'est auto-proclamé à Tripoli.

  • Somalie: l'Amisom dément avoir tué des civils lors d'une opération
    AFP, 22/07/2015 17h42
    La force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) a démenti mercredi avoir tué des civils, comme l'affirment des témoins, au cours d'une opération menée la veille dans le sud somalien contre les insurgés islamistes shebab. "L'Amisom dénonce catégoriquement ces accusations", s'est-elle défendu dans un communiqué, ajoutant avoir tué "cinq combattants shebab et notamment Mohammed Dahir, l'un de leurs leaders". Des habitants de la ville portuaire de Merka (sud) ont affirmé que des soldats de l'Amisom avaient tué au moins huit civils mardi après avoir ouvert le feu en réponse au jet d'une grenade par les insurgés. "Il y a eu une attaque à la grenade qui visait le convoi des soldats. Ils ont ouvert le feu au hasard, tuant plusieurs civils, y compris des enfants et une femme", a affirmé Abdirahman Mohamed, un habitant de la ville. Ibrahim Adam, un autre témoin, a assuré avoir vu les troupes attaquer une maison après l'explosion de la grenade. "Deux enfants et une femme font partie des victimes. Ils ont tiré sur tout ce qui bougeait dans la zone et toutes les victimes étaient des civils", a-t-il expliqué. Les shebab, à la tête d'une insurrection armée depuis 2007, ont juré la perte des fragiles autorités somaliennes portées à bout de bras par les pays occidentaux et appuyées militairement par les 22.000 hommes de l'Amisom.

  • Somalie : les troupes de l'UA lancent des frappes aériennes sur des camps d'Al-Shabaab
    Xinhua, 22/07/2015 09h22
    Des avions de chasse de l'Union africaine (UA) ont lancé mardi des raids aériens contre des camps d'Al-Shabaab dans les zones proches de la ville de Dinsor, dans le sud de la Somalie, selon des responsables locaux. Le maire du district de Gofgadud (sud) Ahmed Gadid a affirmé aux médias que l'objectif des raids était de reprendre les villages sous contrôle d'Al-Shabaab avant de conquérir Dinsor. "Cette campagne militaire fait partie d'une opération d'envergure pour chasser Al-Shabaab de leurs bastions", a déclaré le maire, ajoutant que "les forces gouvernementales et les forces de maintien de la paix de l'Union africaine entreront bientôt dans la ville de Dinsor". Des résidents ont déclaré avoir vu des avions militaires et entendu d'énormes explosions, a déclaré un résident Mohamed Osman. Cette attaque intervient quelques jours après que l'Ouganda eut annoncé l'envoi d'hélicoptères en Somalie. Le Commandant adjoint de la Force de la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM), chargé des opérations et des plans le major général Mohammedesha Zeyinu a déclaré dimanche que l'opération, baptisée "Operation Jubba Corridor" vise à éliminer les insurgés dans les quelques zones rurales qu'ils occupent toujours. "Cette opération vise à nettoyer les principales voies d'approvisionnement pour faciliter la livraison de l'aide humanitaire à la population et à éliminer les militants d'Al-Shabaab de tous ces domaines, à assurer le plein contrôle de la Somalie par le gouvernement fédéral", a souligné M. Zeyinu.


  • Afrique du Sud: 32 jeunes hommes morts lors de la saison d'initiation traditionnelle
    AFP, 22/07/2015 09h12
    Trente-deux jeunes garçons sont morts et plus de 150 ont été hospitalisés cette année lors des cérémonies traditionnelles d'initiation pratiquées par certaines ethnies sud-africaines, a indiqué le gouvernement mardi, alors que la saison des initiations tire à sa fin. La plupart des décès et des infections sont consécutifs à des circoncisions effectuées sans aucune précaution d'hygiène, a rappelé Sifiso Ngcobo, porte-parole du ministère des Affaires traditionnelles. Cette année encore, au moins un cas d'amputation du pénis a été rapporté. "D'autres sont morts des suites de violences, de déshydratation ou de mauvaises conditions d'hygiène", a-t-il précisé. Le plus grand nombre d'accidents mortels (27) et de blessures est recensé comme chaque année dans le Cap Oriental, province natale de Nelson Mandela, où ces rites de passage sont un élément essentiel de la culture des Xhosas, majoritaires dans la région. En 2014, une commission gouvernementale avait recensé 400 morts entre 2008 et 2013. "C'est regrettable et malheureux", avait déclaré en début d'année Zolani Mkiva, porte-parole du roi des Xhosas, Zwelonke Sigcawu. "C'est l'un des rituels les plus importants dans notre société. Mais aussi important que ce soit, nous ne pouvons pas perdre de vies dans ce rite. La vie est plus importante que le rituel", avait-il dit. Le gouvernement, inquiet depuis quelques années, a déjà fermé 150 écoles d'initiation non-agréées, y compris dans le township de Soweto à Johannesburg. Les familles sont encouragées à engager des poursuites contre les charlatans qui se livrent à des initiations contre de l'argent.

  • Mali: 15 jihadistes présumés arrêtés à la frontière ivoirienne
    AFP, 22/07/2015 09h09
    Quinze jihadistes présumés ont été arrêtés par l'armée malienne au cours d'opérations près de la frontière ivoirienne, dans le sud du pays, où deux camps ont été démantelés ont indiqué mardi des sources militaires maliennes. "Nous avons au cours de nouvelles opérations militaires sur le terrain, arrêté quinze nouveaux jihadistes, et détruit un nouveau sanctuaire qu'ils occupaient dans la région de Sikasso, à la frontière avec la Côte d'Ivoire", a déclaré un officier de l'armée. Parmi les jihadistes arrêtés figure un prédicateur radical ivoirien, "venu de Côte d'Ivoire pour construire une mosquée dans un village malien où il faisait régner sa loi", a précisé la même source sous le couvert de l'anonymat. Selon une source militaire malienne distincte, "un autre sanctuaire des jihadistes situé dans la périphérie de la localité malienne de Fakola a été détruit", et des armes, des explosifs, ainsi que des motos saisis. La semaine dernière, plusieurs jihadistes avaient été tués et leur principal camp, dans la forêt de Sama, jouxtant la frontière ivoirienne, détruit, selon des sources militaires maliennes. Le 28 juin, des jihadistes présumés avaient saccagé des bâtiments administratifs et de sécurité à Fakola, une incursion revendiquée par le groupe Ansar Dine, auparavant uniquement connu pour des attaques dans le nord du pays.

  • Burundi: le décompte des voix continue après une présidentielle sous tension
    AFP, 22/07/2015 08h52
    Le dépouillement des votes se poursuit ce mercredi au Burundi, au lendemain d'une présidentielle controversée, marquée par des violences et boycottée par l'opposition, et dont les résultats ne sont pas attendus avant jeudi. L'issue du scrutin ne faisait toutefois guère de doute et s'acheminait vers un troisième mandat pour le président sortant Pierre Nkurunziza. Fin avril, sa candidature à un troisième mandat, jugée anticonstitutionnelle par l'opposition, l'Eglise catholique et la société civile, avait mis le feu aux poudres. Elle a suscité une contestation populaire, matée au bout de six semaines d'une brutale répression policière. Un coup d'Etat a été déjoué et des violences armées ont éclaté dans la capitale et le nord du pays. Mardi, alors que la crise a déjà fait 80 morts et poussé plus de 160.000 Burundais à se réfugier dans les pays voisins, le scrutin s'est ouvert dans un climat délétère. La nuit précédente, plusieurs grenades ont explosé et de nombreux tirs ont longuement retenti à Bujumbura. Un policier a été tué et un civil-cadre local d'un parti d'opposition selon sa formation-a été retrouvé mort dans des circonstances indéterminées. L'élection s'est déroulée dans le calme mais dans une ambiance empreinte de méfiance et d'inquiétude.


  • Le procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré ajourné au 7 septembre
    AFP, 21/07/2015 17h59
    Au lendemain même de son ouverture, le procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, jugé par un tribunal spécial africain à Dakar pour crimes contre l'humanité, a été ajourné mardi au 7 septembre, l'accusé refusant de se défendre devant une juridiction qu'il récuse. Face à la volonté affichée de Hissène Habré de boycotter un procès qui se veut exemplaire pour la lutte contre l'impunité en Afrique, la Cour s'est résolue à commettre d'office trois avocats sénégalais, auxquels elle a accordé 45 jours pour leur "permettre de s'approprier l'entièreté de ce dossier". Le président tchadien déchu, 72 ans, en boubou et turban blancs, qui comme la veille avait été conduit de force au palais de justice de Dakar, a aussitôt pavoisé. Dès l'annonce de l'ajournement, Hissène Habré, qui avait fustigé lundi un tribunal "illégitime et illégal" et "l'impérialisme", s'est levé sous les acclamations de ses partisans, qui ont crié: "Allah akbar!" (Dieu est le plus grand, en arabe). Il leur a souri, a levé le poing, les a salués en serrant les deux mains, et a fait le "V" de la victoire. Les avocats des parties civiles ont mis en garde le tribunal contre le risque que ce délai de 45 jour ne permette à l'accusé de "prendre en otage ce procès", notamment en récusant ses avocats commis d'office à la reprise des audiences.

  • RDC: l'armée annonce avoir récupéré une position stratégique aux rebelles ougandais
    AFP, 21/07/2015 17h53
    L'armée congolaise a annoncé mardi avoir récupéré une position stratégique des mains des rebelles ougandais musulmans accusés d'une série de massacre, dans l'est de la République démocratique du Congo. "Nous venons de récupérer ce matin la vallée de Mutara", des mains des Forces démocratiques alliées (ADF), a déclaré le lieutenant Make Hazukay, porte-parole de l’opération militaire chargée de combattre ces rebelles. La vallée de Mutara est une position stratégique situé à environ 80 km au nord-est de Beni, ville du nord de la province troublée du Nord-Kivu, et repaire des ADF. "Les unités spécialisées poursuivent l'ennemi jusqu'à son dernier retranchement", a-t-il ajouté, joint au téléphone depuis Goma, capitale du Nord-Kivu. L'armée a lancé une opération de "ratissage de la région depuis le samedi" et "le commandant de l'opération a déplacé son état-major de Beni jusque dans la forêt", a indiqué le lieutenant Hazukay, sans donner de bilan de l'offensive contre les ADF. Ces rebelles sont accusés d'une série de massacres, essentiellement à l'arme blanche, ayant fait plus de 400 morts depuis octobre dans Beni et ses environs. Opposé au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents depuis 1995 en RDC, où ils ont d'abord été accueillis à bras ouverts par le régime finissant du dictateur Mobutu Sese Seko.

  • Canal+ renforce son offre TV en Afrique en misant sur le sport
    AFP, 21/07/2015 17h48
    Le groupe Canal+ a lancé mardi quatre nouvelles chaînes dédiées au sport pour renforcer son offre à destination de l'Afrique subsaharienne, un marché prioritaire qui est devenu un important vecteur de croissance. Baptisées Canal+ Sport 1, Canal+ Sport 2, Canal+ Sport 3 et Canal+ Sport 4, "ces quatre chaines exclusivement dédiées au sport bénéficieront de nombreuses nouvelles acquisitions de droits sportifs dans toutes les disciplines majeures", précise la filiale de Vivendi dans un communiqué. Fort d'un catalogue de droits télévisé sportifs "premiums", la chaîne crypté entend faire profiter ses abonnés africains de la Ligue 1, la Ligue de Champions, l'Euro 2016 de football ou encore le championnat du monde de Formule 1. En parallèle, Canal+ a indiqué également avoir renforcé son offre cinéma et séries "en lien avec l'actualité et la réalité du continent africain". Ce renforcement s'inscrit dans la continuité d'un premier enrichissement de l'offre du groupe Canal+, initié en mars dernier avec le lancement de 25 nouvelles chaînes, dont certaines spécialement conçues pour le marché africain. Canal+, qui offre ses services en mode prépayé et sans engagement en Afrique, a vu le nombre de ses abonnés plus que doubler en deux ans pour atteindre 1,5 million fin 2014 sur le continent.

  • Côte d'Ivoire: nouveau report du procès d'officiers pro-Gbagbo jugés pour des exactions
    AFP, 21/07/2015 17h45
    Le procès d'officiers ivoiriens pro-Gbagbo accusés d'exactions durant la crise postélectorale de 2010-2011 a été de nouveau renvoyé au lundi 27 juillet du fait de l'absence de l'avocat d'un des principaux prévenus. Après avoir constaté l'absence du défenseur du commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, poursuivi pour "meurtre", le président du tribunal Tahirou Dembélé a prononcé le renvoi. Ouvert le 9 juin, ce procès de neuf officiers, dont deux piliers de l'appareil sécuritaire de l'ex-président Laurent Gbagbo, avait déjà été interrompu à la demande des avocats de la défense, qui réclamaient des "preuves" ou le "cas échéant", "l'exhumation du corps d'une victime en vue d'une autopsie". L'audience de mardi, qui a duré moins d'une heure, a été consacrée à la lecture du rapport de l'expertise médico-légale du corps du garde de corps de l'ancien ministre chargé des Droits de l'Homme et actuel porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir), Joël N'Guessan. Selon les conclusions de ce rapport, "l'examen externe du corps en état de carbonisation du nommé Yapo Akaffou Léon Arsène âgé de 33 ans ne permet pas de déterminer la cause exacte du décès".

  • Procès Habré: le procureur invite l'ancien président tchadien à briser le silence
    Xinhua, 21/07/2015 09h27
    Le procureur général près les Chambres africaines extraordinaires Mbacké Fall a invité l'ancien président tchadien Hissène Habré, dont le procès s'est ouvert ce lundi a Dakar, "à briser le silence pour répondre devant l'histoire et les juges des crimes graves dont il est poursuivi". Avant l'ouverture officielle de l'audience, M. Habré, 73 ans, accusé de crimes de guerre, tortures et crimes contre l'humanité, s'est présenté tout de blanc vêtu, la tête et une partie du visage couvertes d'un turban blanc, a dénoncé "une mascarade de procès". Ses avocats ont boycotté l'audience. "Votre silence est un acquiescement des nombreux crimes", a affirmé le procureur général selon qui "la tenue de ce procès n'est pas un acharnement mais l'aboutissement d'un long processus". Revenant sur les péripéties du procès, il a souligné qu'"il y a eu six audiences pour l'ouverture des scellés et six autres audiences pour la notification des faits sans oublier l'interrogatoire de 2.500 victimes entendus sur les crimes de masse". Le procureur général a, à ce propos, salué l'entraide pénale internationale qui a permis de mener les investigations à travers la mise en place de quatre commissions rogatoires au Sénégal et au Tchad.


  • RDC: inauguration de l'immeuble de l'hôtel du gouvernement de la République
    Xinhua, 21/07/2015 09h25
    Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a inauguré lundi à Kinshasa l'immeuble de l'hôtel du gouvernement de la République. Le bâtiment de 11 étages, construit par la société chinoise Zhengwei Technique Cooperation sarl (SZTC), sur une superficie de plus de 23.300 m2, vont accueillir huit ministères du gouvernement, qui sont actuellement locataires dans des immeubles privés. Cet immeuble, dont le coût total s'élève à 42 millions de dollars américains, a été construit sur fonds propres du gouvernement de la RDC. A la cérémonie d'inauguration étaient aussi présents des personnalités étrangères et locale du pays, dont le Premier ministre Matata Ponyo, entourée des ministres, et des ambassadeurs étrangers accrédités en RDC. "Pour l'exécution de ces travaux dans le délai imparti, la SZTC a fait appel non seulement à près de 200 experts chinois de différentes spécialités qui se sont relayés afin de répondre à l'exigence du respect du délai de réalisation des travaux et de la complexité des ouvrages à réaliser, mais également à une main d'œuvre nationale (environ 500 ouvriers congolais)", a déclaré Liu Zhigang, directeur général de la société chinoise lors de la cérémonie. "Il va donc sans dire que la réalisation de ces travaux est le fruit des efforts conjugués aussi bien par le gouvernement congolais pour son financement, les Congolais eux-mêmes par la main d'œuvre que par le personnel chinois pour expertise", a-t-il poursuivi.




  • Roger Federer inaugure une école maternelle au Malawi
    AFP, 21/07/2015 09h10
    Le Suisse Roger Federer, N.2 mondial de tennis, était lundi au Malawi, pour inaugurer un centre d'aide à la petite enfance financé par sa fondation dans ce pays pauvre d'Afrique australe où plus d'un million d'enfants n'ont pas accès à la crèche ou l'école maternelle. "Trop d'enfants attendent des écoles maternelles de qualité et des centres de développement de la petite enfance", a affirmé Federer. A une dizaine de kilomètres de la capitale Lilongwe, le village de Lundu n'a ni eau courante ni électricité, et l'éducation des tout petits n'est pas la priorité. La fondation Federer y a implanté un centre pour les jeunes enfants: "Une école maternelle d'excellence est une étape importante" dans la vie des enfants, a déclaré le récent finaliste de Wimbledon. La fondation du joueur suisse est active depuis 2011 au Malawi, où elle a déjà construit 80 écoles maternelles, dans le cadre d'un programme d'aide à la petite enfance. Plus de 12 millions d'euros ont été investis dans le programme, dont l'objectif est d'aider 150.000 enfants malawites d'ici 2021.Roger Federer, qui venait pour la première fois personnellement au Malawi, a exhorté le gouvernement à relayer ses efforts: "Nous avons besoin de tout le monde, et particulièrement du gouvernement du Malawi. Le Malawi a besoin de plus d'efforts et de plus de fonds". La ministre des Femmes, de l'Enfance et des Affaires sociales Patricia Kaliati a confirmé que 1,4 million d'enfants n'avaient pas accès à l'école maternelle.

  • Burundi: 1.000 personnes par jour fuient le pays
    AFP, 21/07/2015 09h08
    Quelque 1.000 personnes par jour fuient le Burundi, théâtre d'importants troubles depuis avril, pour se réfugier en Tanzanie, a indiqué lundi dans un communiqué l'organisation Médecins sans frontières (MSF)."Chaque jour, jusqu'à 1.000 personnes traversent la frontière, en forêt, entre Burundi et Tanzanie, beaucoup voyagent dans l'obscurité, à pied et sans effets", indique MSF, sans préciser depuis quand elle enregistre un tel flux de réfugiés. Mardi doit se tenir au Burundi une élection présidentielle sous haute tension. Le président Pierre Nkurunziza brigue un troisième mandat que ses adversaires jugent contraire à la Constitution. L'opposition boycotte le scrutin. La candidature de M. Nkurunziza a plongé depuis fin avril le pays dans une grave crise politique, émaillée de violences ayant fait plus de 80 morts. Au total, 150.000 réfugiés ont fui dans les pays voisins le climat préélectoral délétère au Burundi. En Tanzanie, le camp de réfugiés surpeuplé de Nyarugusu a "atteint son point de rupture", selon Sita Cacioppe, coordinatrice d’urgence pour MSF.

  • Burundi: Pierre Nkurunziza assuré d'obtenir un 3e mandat présidentiel
    AFP, 21/07/2015 09h06
    Le président Pierre Nkurunziza est assuré de remporter, lors de la présidentielle qui s'est ouverte mardi matin au Burundi, un troisième mandat controversé, jugé contraire à la Constitution par ses adversaires et dont la quête obstinée a plongé son pays dans une grave crise. Quelque 3,8 millions de Burundais sont appelés aux urnes pour une élection sans suspense boycottée par l'opposition, mais sous tension alors que des explosions et des tirs retentissent depuis lundi soir dans plusieurs quartiers de Bujumbura. Une explosion suivie de tirs ont été entendus mardi matin peu avant l'ouverture des bureaux de vote dans le quartier de Musaga (sud de Bujumbura), selon un journaliste de l'AFP et plusieurs habitants. Tout au long de la nuit d'autres explosions et tirs ont retenti dans la capitale venant rappeler le climat délétère dans lequel se déroule le scrutin, jugé non crédible par la communauté internationale. Deux personnes sont mortes, un policier tué par l'explosion d'une grenade et un civil abattu par balles dans des circonstances inconnues, à Bujumbura. Willy Nyamitwe, principal conseiller en communication du président Nkurunziza, a dénoncé des "actes terroristes", visant "à intimider les électeurs". A quelques heures de l'ouverture du scrutin, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les autorités burundaises à "tout faire pour assurer la sécurité et la tenue pacifique" de l'élection présidentielle. Il invite "toutes les parties à s'abstenir de commettre toute forme de violence qui pourrait compromettre la stabilité du Burundi et de la région". Le scrutin est boycotté par l'opposition qui dénie le droit à M. Nkurunziza-élu en 2005 et en 2010-de briguer un nouveau mandat et dénonce un "simulacre d'élection", dont elle a demandé sans succès le report.

  • Sénégal: l'ex-président tchadien Habré amené de force à son procès "historique"
    AFP, 20/07/2015 18h17
    Le président tchadien déchu Hissène Habré a été amené de force au tribunal spécial de Dakar où il est jugé depuis lundi pour crimes contre l'humanité, dans un procès qui aura valeur de test pour la justice en Afrique. Hissène Habré, en détention depuis deux ans au Sénégal, où il a trouvé refuge après avoir été renversé en 1990 par l'actuel président Idriss Deby Itno, est poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture" sous son régime (1982-1990) qui ont fait quelque 40.000 morts, selon les organisations de défense des droits de l'Homme. Le prévenu, 72 ans, qui avait annoncé son refus de comparaître, vêtu de blanc et coiffé d'un turban, a été amené de force et porté dans le box des accusés au palais de justice de Dakar par des agents de l'administration pénitentiaire. Chapelet de prière à la main, l'ancien président tchadien a seulement levé le poing et crié "Allah akbar" (Dieu est le plus grand).Le procès, devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), tribunal spécial créé par l'Union africaine (UA) en vertu d'un accord avec le Sénégal, s'est ouvert peu après 10H00 (locales et GMT), après l'évacuation par les gendarmes de partisans de l'accusé, qui ont hurlé des slogans hostiles à la Cour. "Même s'il ne parle pas, il faut qu'il écoute ce que nous avons à dire et qu'il nous voie de ses propres yeux", avait déclaré la semaine dernière Souleymane Guengueng, détenu pendant plus de deux ans et président fondateur de l'Association des victimes de crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH).

  • Obama bientôt sur la terre de ses ancêtres au Kenya
    AFP, 20/07/2015 18h15
    Barack Obama fera cette semaine sa première visite en tant que président au Kenya, patrie de son père, point culminant d'une semaine diplomatique consacrée à l'Afrique. Lundi, le président américain recevra à la Maison Blanche Muhammadu Buhari, le nouveau président du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique et première économie du continent. Il s'envolera jeudi pour Nairobi, puis remontera la vallée du grand rift au nord pour la capitale éthiopienne, Addis Abeba, où il sera le premier président américain de l'histoire à effectuer une visite. Le premier président noir des Etats-Unis s'est rendu quatre fois en Afrique depuis son élection, des visites qui n'avaient pas inclus le Kenya (Barack Obama s'y est déjà rendu avant son élection). Le père que Barack Obama dit n'avoir jamais vraiment connu est né dans l'ouest du Kenya, dans un village près de l'équateur et du Lac Victoria. Economiste, il a quitté sa famille quand Barack Obama avait deux ans. Il est mort dans un accident de voiture à Nairobi en 1982, à l'âge de 46 ans. Le "retour au pays" de Barack Obama a longtemps été empêché par l'inculpation du président Uhuru Kenyatta par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, en raison de son rôle présumé dans les violences post-électorales fin 2007-début 2008. Ces poursuites ont été abandonnées en décembre, à cause de l'obstruction du gouvernement kényan, selon la procureure de la CPI, ouvrant en tout cas la voie à une visite présidentielle. "C'est évidemment important d'un point de vue symbolique, j'espère que cela montrera que les Etats-Unis sont un partenaire fort, pas seulement pour le Kenya mais pour l'Afrique subsaharienne", a déclaré Barack Obama. Les deux présidents auront à discuter de commerce et de sécurité, mais la conversation prendra peut-être un tour personnel.

  • Quatre Italiens enlevés en Libye
    AFP, 20/07/2015 18h12
    Quatre Italiens travaillant pour une entreprise de construction ont été enlevés en Libye, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères. Au moment de l'enlèvement, ils se trouvaient aux alentours du complexe de la compagnie pétrolière italienne ENI dans la région de Mellitah, à l'ouest de Tripoli, selon un communiqué du ministère. "C'est une zone où il y a déjà eu des précédents", a brièvement déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, à son arrivée à Bruxelles. "Il est toujours difficile seulement quelques heures après de comprendre la nature, ou qui sont les responsables", de cet enlèvement, a-t-il dit aux chaînes de télévision italiennes. Une unité de crise a immédiatement été activée pour suivre l'affaire et se trouve "en contact constant avec les familles et l'entreprise Bonatti" qui les emploie. Le ministère rappelle que l'ambassade d'Italie en Libye est fermée depuis le 15 février et que les Italiens ont été invités à quitter un pays en situation d'"extrême difficulté".

  • Mali: l'Unesco saisit la CPI pour la destruction des mausolées de Tombouctou
    AFP, 20/07/2015 09h27
    L'Unesco a saisi la Cour pénale internationale (CPI) au sujet des destructions des mausolées de Tombouctou par les jihadistes lorsqu'ils occupaient le nord du Mali (2012-2013), a annoncé samedi la directrice générale de l'institution venue visiter des mausolées reconstruits. "L'Unesco a saisi la Cour pénale internationale au sujet de ceux qui ont détruit les mausolées. (...) J'ai rencontré il y a deux mois la procureure, et je crois qu'elle avance rapidement et j'espère qu'elle sera prête pour présenter le cas devant la CPI", a déclaré Irina Bokova devant la presse, sans entrer dans les détails. "Détruire un patrimoine culturel est considéré comme un crime de guerre selon la convention de La Haye", a ajouté la directrice générale de l'Unesco. Arrivée vendredi au Mali, Mme Bokova s'est rendue samedi à Tombouctou, dans le nord. "Nous avons pu voir ce samedi à Tombouctou les mausolées reconstruits grâce au concours de l'Unesco. Huit mausolées ont été reconstruits et les autres le seront avant la fin de l'année", a-t-elle dit au cours d'une conférence de presse à Bamako. "C'est par la reconstruction des mausolées que nous pourrons accompagner les accords de paix et restaurer l'identité de la ville. (...) Nous allons également aider à la rénovation d'autres richesses du patrimoine culturel de Tombouctou", a-t-elle poursuivi. Elle a notamment cité les manuscrits de Tombouctou et des mosquées de la ville.

  • Burundi: le dialogue pouvoir-opposition ajourné "sine die"
    AFP, 20/07/2015 09h25
    A deux jours d'une présidentielle controversée au Burundi, la médiation ougandaise a "ajourné sine die" dimanche, en l'absence des délégués du camp présidentiel, le dialogue entamé entre le pouvoir et ses adversaires pour sortir le pays de la crise qu'il traverse depuis fin avril. Aucun représentant du gouvernement, du parti au pouvoir CNDD-FDD ou de ses alliés ne s'est présenté dimanche à l'hôtel de Bujumbura où se tiennent les discussions, ajournées la veille après des débats houleux, au cours desquels le pouvoir avait accusé ses adversaires d'être "tous des putschistes". Ceux-ci avaient reproché en retour au camp présidentiel de vouloir gagner du temps, pour ne pas aborder avant le scrutin mardi la question du report de la présidentielle, exigé par l'opposition et la société civile qui jugent que la Constitution interdit au chef de l'Etat de se représenter. Le ministre burundais de l'Intérieur Edouard Nduwimana avait annoncé tôt dimanche vouloir "interrompre" les pourparlers "pour déterminer si nous continuons ce dialogue parce (...) que pendant que nous étions en train de dialoguer, d'autres étaient en train de préparer autre chose". La candidature du président Pierre Nkurunziza, qui brigue un troisième mandat, a plongé depuis fin avril le Burundi dans une grave crise émaillée de violences ayant fait plus de 80 morts.


  • Egypte: 7 soldats, 59 jihadistes tués dans des combats au Sinaï
    AFP, 20/07/2015 09h21
    L'armée égyptienne a annoncé dimanche avoir tué 59 jihadistes dans le nord de la péninsule du Sinaï la veille, affirmant que sept soldats avaient péri, dont trois dans un tir de roquette contre un point de contrôle militaire. L'armée égyptienne mène depuis deux ans des opérations à grande échelle dans le nord du Sinaï pour enrayer les attaques jihadistes visant les forces de l'ordre, qui se sont multipliées depuis la destitution par les militaires du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013. Samedi, des soldats soutenus par l'aviation ont "pris pour cible plusieurs foyers terroristes" dans 14 secteurs du nord de la péninsule du Sinaï, "tuant 59 terroristes", a indiqué le porte-parole de l'armée dans un communiqué publié dimanche, précisant que quatre jihadistes avaient été arrêtés. "A la fin de la journée de combats (de samedi), le nombre de martyrs des forces armées s'élevait à sept", selon la même source. Samedi soir, l'armée avait déjà annoncé la mort de trois soldats dans une attaque à la roquette contre un point de contrôle militaire dans le nord du Sinaï. Cet attentat a été revendiqué par la branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI), qui a fait du nord du Sinaï son bastion.

  • Mali: 6 morts dans un conflit intercommunautaire entre Peuls et Dogons
    AFP, 20/07/2015 09h17
    Six personnes ont été tuées samedi dans le centre du Mali en raison d'un conflit intercommunautaire opposant des éleveurs peuls à des cultivateurs dogons, non loin de la localité de Mondoro, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. "Ce dimanche, la tension est toujours très vive. On entend toujours des coups de feu. Samedi, six personnes ont été tuées non loin de Mondoro. Ce sont les éleveurs peuls qui ont tué des cultivateurs dogons", a déclaré Souleymane Ongoïba, conseiller communal de Mondoro. Située à 200 kilomètres de Douentza, la commune de Mondoro est proche de la frontière avec le Burkina Faso. Selon une autre source sécuritaire, "depuis un mois", le climat était tendu entre les Peuls et les Dogons. "Les uns possèdent des bêtes, les autres la terre. La confrontation est parfois inévitable. C'est ce qui est arrivé", a-t-elle commenté. "Les Peuls armés se sont déplacés dans la commune de Mondoro pour tuer froidement avec des armes de guerre les Dogons. (...) Nous sommes obligés d'appeler au calme pour que la situation ne dégénère pas", a déclaré de son côté une source administrative dans la région. "C'est toujours très tendu actuellement. Nous avons demandé un renfort sécuritaire qui n'est toujours pas arrivé. Il faut éviter de compter bientôt plus de six morts," a ajouté cette source administrative.

  • Afrique du Sud: un surfeur australien sort indemne d'une attaque de requin
    AFP, 20/07/2015 09h13
    Un surfeur australien a vécu dimanche en Afrique du Sud un scénario digne des "Dents de la mer": il a réussi à se sortir indemne d'une attaque de requin, lors d'une compétition retransmise en direct à la télévision. Mick Fanning n'en revient toujours pas. Le triple champion du monde attendait patiemment la vague durant les premières minutes de cette finale, lorsqu'un requin a surgi derrière lui. "Il est venu et s'est retrouvé coincé dans le leash de ma planche", a-t-il déclaré à la télévision après l'attaque. "Je donnais des coups de pied et criais. J'ai juste vu une nageoire. Je n'ai pas vu ses dents. J'attendais qu'il vienne me mordre quand je nageais. Je lui ai mis un coup dans le dos", a décrit le champion, surnommé "White Ligthning". Sur la vidéo, Fanning apparaît assis sur sa planche lorsqu'un aileron se dirige vers lui, lors d'une compétition internationale à Jeffreys Bay, célèbre spot de surf dans la province du Cap oriental (sud) près de Port Elizabeth. Le surfeur âgé de 34 ans se débat mais le requin parvient à le faire tomber dans l'eau.Mick Fanning "attendait la vague et alors qu'il scrutait l'horizon, tout à coup, un aileron est apparu derrière lui", a relaté Calvin Bradley du magazine de surf ZigZag. "Notre cœur s'est arrêté de battre parce que l'on savait exactement ce qui allait arriver (...) Il a disparu derrière les vagues et on s'attendait au pire", poursuit le journaliste, estimant qu'il "semble s'en être sorti en donnant des coups de pied et de poing".

  • Burkina: Kafando démet son ministre de la Sécurité et récupère son portefeuille
    AFP, 20/07/2015 09h08
    Le président burkinabè Michel Kafando a déchu dimanche son ministre de la Sécurité, le colonel Auguste-Denise Barry, pour satisfaire l’armée qui réclame le départ des militaires du gouvernement, selon un communiqué lu à la télévision nationale. Le Chef de l'Etat burkinabè cumule désormais les portefeuilles de ministre de la Défense et de ministre de la Sécurité.Vendredi Michel Kafando avait déjà récupéré le portefeuille de ministre de la Défense, jusqu'alors détenu par son Premier ministre Isaac Zida, pour "régler les questions de dysfonctionnement et surtout de frustrations au niveau de l’Armée". Le départ du colonel Barry, considéré comme le bras droit de M. Zida, était farouchement réclamé par l’armée. Elle lui reproche d’ "instrumentaliser" les organisations de la société civile qui exigent une réforme de l’armée et surtout la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). M. Kafando a cédé le portefeuille des Affaires étrangères qu’il détenait jusque-là à son actuel ministre délégué à la Coopération régionale Moussa Nébié, qui devient ainsi le numéro 3 du gouvernement.

  • L'ex-président tchadien Habré jugé au Sénégal, un procès "historique"
    AFP, 20/07/2015 09h03
    L'ex-président tchadien Hissène Habré est jugé à partir de lundi au Sénégal lors d'un procès "historique": pour la première fois un ancien chef d'Etat africain doit répondre de ses actes devant un tribunal d'un autre pays du continent. Hissène Habré, 72 ans, en détention depuis deux ans au Sénégal où il a trouvé refuge après avoir été renversé par l'actuel président Idriss Deby Itno, est poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture" sous son régime (1982-1990) qui ont fait quelque 40.000 morts, selon les organisations de défense des droits de l'Homme. Mais à quelques heures de l'ouverture du procès devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), tribunal spécial créé par l'Union africaine (UA) en vertu d'un accord avec le Sénégal, l'incertitude régnait sur la présence de l'unique accusé, qui refuse de comparaître, selon la défense, mais pourrait y être contraint par les juges. Hissène Habré, qui "va mieux", après une attaque cardiaque en juin, "ne reconnaît pas cette juridiction, ni dans sa légalité, ni dans sa légitimité", a indiqué un de ses avocats, Me Ibrahima Diawara, précisant qu'il a demandé à ses conseils de ne pas assister non plus aux audiences.


  • L'Egypte amende légèrement son projet de loi antiterroriste
    Reuters, 16/07/2015 10h50
    Le gouvernement égyptien a amendé l'article de son projet de loi antiterroriste qui menaçait de deux ans de prison les journalistes qui contrediraient la version officielle dans les affaires de terrorisme, pour remplacer cette peine par une amende, rapporte jeudi l'agence de presse officielle. Ce texte, dévoilé après la mort du procureur général d'Egypte dans un attentat à la voiture piégée au Caire et une série d'attaques meurtrières contre les forces de sécurité dans le Sinaï, a été présenté mercredi par Amnesty International comme un "coup mortel porté aux droits de l'homme en Egypte" s'il devait être adopté en l'état. L'article 33 prévoyait que les journalistes contredisant la version des autorités en cas d'attentat s'exposeraient à une peine de deux ans de prison. Cet article a été amendé, a déclaré le porte-parole du gouvernement à l'agence Mena, précisant que la peine de prison avait été remplacée par une amende de 200.000 à 500.000 livres égyptiennes (environ 23.500 à 58.500 euros).


  • Rwanda : la Banque mondiale prévoit un taux de croissance de 7,4 % en 2015
    Xinhua, 16/07/2015 09h37
    La Banque mondiale prévoit que le taux de croissance économique au Rwanda devrait atteindre 7,4 % en 2015 et 7,6 % en 2016, d'après son Rapport économique mis à jour sur le Rwanda (REU) publié mercredi à Kigali. Selon ces projections, le taux de pauvreté au Rwanda devrait également reculer de 63 % en 2011 à 54 % en 2016, ce qui signifie que près d'un million d'habitants passeraient au-dessus du seuil de pauvreté. Le taux de croissance du Rwanda est remonté à 7 % en 2014, après avoir atteint en 2013 son plus bas niveau depuis 2013, à 4,7% , selon ce rapport. Cette reprise est notamment attribuable à la consommation des ménages et aux dépenses publiques, ce qui se reflète dans la croissance accélérée du secteur des services. Toutefois, la politique budgétaire du pays est moins expansionniste ces derniers trimestres. D'un autre côté, les développements sur le plan monétaire sont favorables à l'économie. Yoichiro Ishihara, économiste en chef et directeur de l'équipe qui a rédigé ce rapport, a indiqué que les prêts bancaires étaient revenus à leur niveau antérieur à la baisse de l'aide internationale. "Le faible taux d'inflation et l'appréciation des taux de change effectifs réels sont favorables à une politique monétaire accommodante pour soutenir l'économie par les financements", a déclaré M. Ishihara.


  • Libye : l'envoyé de l'ONU appelle les parties prenantes à poursuivre le dialogue
    Xinhua, 16/07/2015 09h34
    Le représentant spécial du secrétaire général en Libye, Bernardino Leon, s'est une nouvelle fois félicité de l'accord politique paraphé le 11 juillet et a appelé les Libyens à continuer sur la voie du dialogue, lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation en Libye. "Le peuple libyen réclame la fin du chaos. Je suis heureux de vous dire aujourd'hui que ce message a été entendu par plusieurs dirigeants libyens courageux qui ont paraphé un accord politique le 11 juillet à Skhirat, au Maroc", a déclaré M. Leon dans un discours devant les membres du Conseil de sécurité. "Alors que certains participants au dialogue n'étaient pas présents, le message à Skhirat était celui de la réconciliation et un encouragement pour tous les Libyens à s'unir pour mettre fin à cette situation inutile et aux souffrances", a-t-il ajouté. L'envoyé de l'ONU a toutefois rappelé que le paraphe de l'accord n'était qu'une étape dans le processus destiné à surmonter les divisions institutionnelles et politiques. Mais il s'est dit persuadé que les problèmes restant à régler seront traités au cours des phases ultérieures des négociations, notamment s'agissant de la formation d'un gouvernement d'accord national.


  • Burundi: Museveni passe le relais, les protagonistes s'engagent à dialoguer
    AFP, 16/07/2015 09h31
    Médiateur dans la crise burundaise, le président ougandais Yoweri Museveni a passé mercredi le relais à son ministre de la Défense, après un séjour de 24 heures à Bujumbura où il a obtenu l'engagement des protagonistes à dialoguer. Le chef de l'Etat ougandais, mandaté par les pays de la Communauté est-africaine (EAC) pour tenter de dénouer la crise née de la candidature du président burundais Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, a refusé de donner des détails sur les discussions entamées mardi soir à Bujumbura. "Ce dont nous avons parlé entre nous n'est pas pour les journaux", a-t-il brièvement déclaré à l'issue des travaux. Il a seulement indiqué que "le parti au pouvoir au Burundi (CNDD-FDD), les partis d'opposition et la société civile s'étaient mis d'accord pour négocier intensément, sans interruption et promptement pour trouver un accord". Il a ensuite quitté l'hôtel Bel Air où se tenaient les discussions, précisant qu'il regagnait l'Ouganda et que son ministre de la Défense, Crispus Kiyonga, arriverait jeudi pour prendre le relais. "Les gens ont causé et échangé franchement et c'est positif", a expliqué le principal conseiller en communication du président burundais, Willy Nyamitwe. L'une des grandes questions est de savoir si la présidentielle, déjà reportée au 21 juillet, sera encore retardée: l'opposition réclame un report mais le pouvoir s'y refuse, arguant d'un risque de vide institutionnel à l'expiration du mandat de M. Nkurunziza le 26 août.

  • Foot: Oliseh nommé sélectionneur du Nigeria
    AFP, 15/07/2015 19h01
    Sunday Oliseh, l'ancien capitaine de l'équipe du Nigeria, a été présenté officiellement mercredi comme le nouveau sélectionneur national, succédant à Stephen Keshi, écarté une semaine plus tôt pour "manque d'engagement". Oliseh a signé pour trois ans, selon la NFF. Son premier enjeu sera le match de qualification pour la Coupe d'Afrique des nations en Tanzanie en septembre. "Tout d'abord, je n'arrive pas en messie, pas comme quelqu'un capable à lui seul de transformer le Nigeria en l'Allemagne, je viens faire de mon mieux et donner si possible 150% en permanence", a-t-il déclaré devant les médias. Le président de la fédération nigériane (NFF), Amaju Pinnick, a été bien plus emphatique: "Aujourd'hui, c'est un nouveau jour historique dans l'histoire du football nigérian. Aujourd'hui, nous avons été en mesure de présenter le Pep Guardiola d'Afrique", a-t-il lancé dans une référence péremptoire à l'entraîneur du Bayern Munich et ancien guide du FC Barcelone. Ancien milieu défensif, Oliseh a été champion olympique à Atlanta en 1996, champion d'Afrique en 1994 et a participé aux Coupes du monde 1994 et 1998.

  • RDC: neuf morts dans une attaque de rebelles ougandais dans l'Est
    AFP, 15/07/2015 17h07
    Neuf personnes ont été tuées mardi soir dans un village de la région de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une attaque menée par des rebelles ougandais, a annoncé un porte-parole militaire congolais. Selon Teddy Kataliko, président de l'ONG Société civile du territoire de Beni, les victimes, toutes des civils, ont été tuées par balle ou brûlées vives dans l'incendie de leur case. Les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) sont accusés d'avoir tué plus de 400 civils dans la région depuis octobre.

  • Côte d'Ivoire : les personnes en tenue non autorisées menacées de poursuites judiciaires
    Xinhua, 15/07/2015 10h01
    Le gouvernement ivoirien va en guerre contre toutes les personnes "en tenues ou non armées de façon illicite" qu'il menace de "poursuites judiciaires", en référence explicite aux ex-combattants de la crise post-électorale de 2010 n'ayant pas été pris en compte par le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion clos fin juin. Dans un communiqué publié mardi, le gouvernement informe qu'avec la fin de la mission de l'Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (ADDR, publique), "tout individu en tenue ou non, armé de façon illicite, s'exposera à des poursuites judiciaires". L'ADDR, mise en place en 2012, a été dissoute le 30 juin après avoir réinséré dans la vie civile 55.000 ex-combattants sur 74.000 initialement identifiés. "Le taux de réinsertion est estimé à 85%", avait commenté le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, avant de le juger "très satisfaisant par rapport aux objectifs initiaux à atteindre". L'ADDR a été remplacée par la Cellule de coordination et de réinsertion sociale (CCRS) chargée essentiellement des activités de réinsertion des ex-combattants avec pour missions d'"organiser, de coordonner les activités de resocialisation qui sont menées par d'autres entités", tels les départements ministériels et autres organisations nationales et internationales. Pour le gouvernement ivoirien, la fin du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants "participe de la réforme de l'armée et confirme le retour à la normalité".


  • L'Union africaine renouvelle son appui à la transition au Burkina Faso
    Xinhua, 15/07/2015 09h56
    L'Union africaine (UA) a renouvelé son plein appui à la Transition au Burkina Faso, indique un communiqué du Service d'information du gouvernement (SIG) rendu public mardi à Ouagadougou. La présidente de la Commission de l'UA, le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, a indiqué que l'UA réaffirme l'impératif de subordination des forces de défense et de sécurité à l'autorité politique et au respect de l'État de droit. Elle a rappelé les dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, à laquelle le Burkina Faso est partie et d'autres instruments connexes de l'UA. Mme Dlamini-Zuma a demandé instamment à l'ensemble des acteurs sociopolitiques burkinabè de se conformer à ces principes, de faire preuve de la plus grande retenue et de s'abstenir de tout acte de nature à compliquer le déroulement de la Transition et à entraîner le pays sur la voie de l'instabilité, avec toutes les conséquences qui pourraient en résulter. Selon le communiqué, l'UA tiendra tous ceux qui feront entrave à la bonne conduite de la Transition, responsables de leurs actes. Elle a lancé un appel pressant à l'ensemble des parties prenantes burkinabé pour qu'elles fassent preuve d'un sens élevé de responsabilité et répondent à l'espoir né du changement pacifique d'octobre 2014.


  • Burundi: Museveni entame une ultime médiation avant une présidentielle à haut risque
    AFP, 15/07/2015 09h19
    A une semaine d'une présidentielle controversée, le président ougandais Yoweri Museveni a entamé mardi à Bujumbura une délicate médiation dans la crise burundaise, entrée dans une nouvelle phase avec des combats armés. La tâche de M. Museveni, doyen des dirigeants de la Communauté est-africaine (EAC) qui l'a mandaté après l'échec de deux médiateurs onusiens, sera ardue, tant les parties campent sur leurs positions. Au cœur de cette crise, émaillée depuis fin avril de violences ayant fait plus de 70 morts, d'un coup d'Etat militaire manqué et désormais d'affrontements entre armée et rebelles: la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat lors de la présidentielle du 21 juillet. L'opposition juge cette candidature anticonstitutionnelle et contraire à l'Accord de paix d'Arusha, arraché en 2000 grâce à la médiation des pays de la région et qui a permis de mettre fin à la longue guerre civile burundaise (1993-2006, 300.000 morts). "Nous attendons beaucoup plus de Museveni, non comme facilitateur ou médiateur, mais comme garant de l'accord d'Arusha puisqu'il était président de l'initiative régionale pour la négociation de cet accord", a lancé Léonce Ngendakumana, un des dirigeants de l'opposition, rappelant que ce texte interdisait "noir sur blanc" un troisième mandat de M. Nkurunziza.

  • RDC: réconciliation fragile à Dongo, cinq ans après un conflit meurtrier
    AFP, 15/07/2015 09h17
    A Dongo, on a "juré au nom de Dieu et des ancêtres" de ne "plus recommencer" après le conflit interethnique ayant déchiré en 2009-2010 cette zone reculée du nord-ouest de la République démocratique du Congo. Cinq ans plus tard, le sous-développement chronique de la région favorise cependant encore d'importantes frustrations. A 950 km au nord de Kinshasa, dans la province de l’Équateur, Dongo ne figure pas sur toutes les cartes générales du pays. Au bord de l’Oubangui, qui délimite ici la frontière avec le Congo-Brazzaville, la localité attend encore les effets de la "révolution de la modernité" promise en 2011 par le président Joseph Kabila: il n’y a pas d’électricité, pas de réseau d’eau potable, et les pistes en terre battue sont dans un état déplorable. Les 150.000 habitants du secteur vivent pour la plupart dans de modestes habitations en torchis et le souvenir des événements de 2009-2010 est encore vivace.

  • Rwanda: feu vert du Parlement, Kagamé file vers un troisième mandat
    lemonde.fr, 14/07/2015 17h04
    Sénateurs et députés se sont prononcés à l’unanimité, dans leurs chambres respectives, en faveur d’une réforme constitutionnelle. Des amendements devront cependant encore être votés, puis une nouvelle Constitution formellement soumise à référendum à la population. «Je veux remercier tous les membres du Parlement pour leur soutien aux souhaits du peuple», a lancé, à l’issue des votes, la présidente de l’institution, Donatilla Mukabalisa. Le président Kagamé, élu deux fois en 2003 et 2010, présente ces débats autour d’une réforme constitutionnelle comme émanant d’une pure initiative populaire. En quelques semaines, plus de 3,7 millions de Rwandais, sur un corps électoral de quelque 6 millions, ont signé des pétitions demandant au Parlement de modifier l’article 101 de la Constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels successifs. Mais, dans un pays régulièrement épinglé pour ses atteintes à la liberté d’expression, nombre d’observateurs estiment que le pouvoir rwandais est en fait à la manœuvre pour permettre au chef de l’Etat de se maintenir à l’issue de son deuxième mandat. Comme dans de nombreux autres pays de la région, notamment au Burundi et en Ouganda voisins.

  • Foot: le Polonais Henryk Kasperczak nouveau sélectionneur de la Tunisie
    AFP, 14/07/2015 09h17
    Le Polonais Henryk Kasperczak, entraîneur expérimenté, notamment en France et en Afrique, a été nommé lundi sélectionneur de la Tunisie en remplacement du Belge George Leekens, a annoncé la Fédération tunisienne de football (FTF). La FTF a annoncé dans un communiqué la nomination du Polonais deux semaines après la séparation, d'un commun accord, avec Leekens en raison d'un conflit autour d'une prime liée à la Coupe d'Afrique des nations 2015, où la Tunisie avait été éliminée en quarts de finale par le pays-hôte, la Guinée Équatoriale. Kasperczak, âgé de 69 ans et 3e du Mondial-1974 en tant que joueur avec la Pologne, a déjà dirigé pendant quatre ans (1994-1998) la Tunisie, la guidant jusqu'à la finale de la CAN-1996, perdue 2-0 en Afrique du Sud, là aussi face au pays-hôte. Il a également dirigé le Mali, deux fois, mais aussi la Côte d'Ivoire, le Maroc et le Sénégal. Son dernier poste en Afrique a été sa deuxième expérience avec le Mali, qu'il a quitté après l'élimination des Aigles de Carthage au premier tour de la CAN-2015, par tirage au sort en raison de l'égalité parfaite avec la Guinée. Il a également écumé le Championnat de France, entraînant les clubs de Metz, Saint-Etienne, Strasbourg, le Racing, Montpellier, Lille et Bastia. La Tunisie est la 4e meilleure sélection africaine au classement Fifa publié début juillet. Vainqueur de la CAN-2004 qu'elle a organisée, elle a participé à 4 Coupes du monde. Le premier rendez-vous important de Kasperczak avec les "Aigles" sera la rencontre face au Liberia en septembre, comptant pour les qualifications à la CAN-2017.

  • Deux Marocaines jugées pour leur robe "provocante" innocentées
    AFP, 14/07/2015 09h12
    Deux Marocaines arrêtées parce qu'elles portaient des robes jugées provocantes ont été innocentées lundi par un tribunal à Agadir (sud) après que leur affaire a suscité une vague d'indignation, selon des sources judiciaire et associative. "Cet acquittement est positif et signifie que porter ce type de vêtement n'est pas un crime", a déclaré la présidente de la Fédération de la ligue des droits de femmes (LDDF), Fouzia Assouli. Les deux jeunes femmes, âgées de 23 et 19 ans, coiffeuses de profession, avaient été interpellées le 16 juin sur un marché d'Inezgane (sud) alors qu'elles se rendaient à leur travail. D'après des médias locaux, la police est intervenue après qu'elles aient été encerclées par des personnes qui protestaient contre leur tenue "jugée contraire aux bonnes mœurs". Elles étaient poursuivies pour "outrage à la pudeur" et encouraient un mois à deux ans de prison, selon l'article 483 du code pénal. Après leur arrestation, des rassemblements avaient notamment eu lieu à Rabat, Casablanca et Marrakech sous le slogan "Mettre une robe n'est pas un crime". Des centaines d'avocats s'étaient enregistrés pour les défendre et plusieurs associations.

  • Burkina: la justice ouest-africaine invalide le nouveau code électoral controversé
    AFP, 14/07/2015 09h09
    La justice ouest-africaine a invalidé lundi le nouveau code électoral du Burkina Faso, qui interdit aux fidèles du président déchu Blaise Compaoré de concourir à la présidentielle d'octobre. Les députés du Conseil national de transition (CNT), l'assemblée intérimaire au Burkina Faso, ont voté en avril une révision du code électoral rendant "inéligibles" les personnes ayant "soutenu un changement inconstitutionnel portant atteinte au principe de l'alternance politique". Il s'agissait d'une référence à la tentative de révision de la Constitution d'octobre 2014, destinée à permettre à M. Compaoré de se maintenir au pouvoir, et qui avait finalement provoqué sa chute après 27 ans de règne. La Cour de justice de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) a considéré lundi que la modification du code électoral constituait "une violation du droit de libre participation aux élections" et a ordonné au Burkina Faso "de lever les obstacles à une participation aux élections consécutives à cette modification". Au total, sept partis politiques burkinabè, dont le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de M. Compaoré, avaient attaqué le nouveau code électoral en juin devant la Cour de justice de la Cédéao, considérant qu'il violait leurs droits. Le Burkina Faso, en tant que membre de la Cédéao, est tenu de se plier aux décisions de la justice régionale.

  • Ebola: la Sierra Leone en alerte après la brève fuite de deux malades
    AFP, 14/07/2015 09h07
    La Sierra Leone a annoncé lundi une alerte sanitaire en raison de la fuite, pendant quelques heures, de deux malades d'Ebola, alors que le pays tente d'enrayer la propagation de l'épidémie, repartie à la hausse depuis près de deux mois. Les deux malades sont une femme de 32 ans et une fille de huit ans, sans lien de parenté, qui ont réussi à s'échapper ensemble samedi matin du centre de traitement d'Ebola où elles étaient prises en charge à Hastings, dans la banlieue de Freetown, la capitale, a prévu le Centre national de lutte contre Ebola (NERC).Toutes deux ont été retrouvées samedi dans la soirée dans un lieu non précisé à la suite de messages d'alerte radiodiffusés et ont été reconduites au centre, d'après la même source. Actuellement, "nos équipes d'enquête de voisinage (+contact tracers+) et agents de surveillance sont en train de suivre leur parcours, pour identifier le nombre de personnes avec lesquelles elles ont été en contact durant la période de leur évasion", a précisé un porte-parole du NERC. La semaine dernière, la Sierra Leone a annoncé la prolongation, pour une durée indéterminée, du couvre-feu nocturne (de 18H00 à 06H00 du matin) en vigueur depuis le 12 juin dans des zones affectées des régions de Kambia et Port-Loko (nord-ouest).Cette mesure avait initialement été décrétée pour une durée de 21 jours, durée maximale d'incubation du virus, et aurait dû prendre fin le 7 juillet.

  • Côte d'Ivoire: Ouattara décrète "l'école obligatoire" pour les 6 à 16 ans
    AFP, 14/07/2015 09h05
    Le président Alassane Ouattara a décidé de rendre l'école "obligatoire" pour les enfants de 6 à 16 ans en Côte d'Ivoire, une mesure qui devrait entrer en vigueur dès la rentrée scolaire prochaine (2015-2016). La Politique de scolarisation obligatoire (PSO), annoncée trois mois avant la présidentielle d'octobre, vise à "donner à toutes les filles et à tous les fils de notre pays le droit à l’éducation, à une formation de qualité", a affirmé M. Ouattara, à l'issue d'un séminaire gouvernemental sur le sujet. Ce projet, qui constitue l'"une des grandes ambitions" du gouvernement, va coûter 700 milliards de francs CFA (1,06 milliard d'euros), dont une grande partie sera destinée à payer les salaires de près de 5.000 instituteurs et professeurs de collèges à recruter, selon un communiqué du gouvernement. Une ordonnance, qui précisera notamment "les moyens de réintégrer les enfants qui ont quitté le système éducatif", sera rapidement prise pour permettre la mise en œuvre du programme "en raison du délai assez court" (deux mois) jusqu'à la prochaine rentrée scolaire, d'après ce texte. Une loi sera votée à terme.

  • Congo: le "dialogue national" s'ouvre sans l'opposition
    AFP, 13/07/2015 17h36
    Le "dialogue national" sur l'avenir des institutions au Congo-Brazzaville voulu par le chef de l’État Denis Sassou Nguesso devait s'ouvrir lundi sans l'opposition, qui a annoncé son intention de boycotter cette rencontre. Prévue initialement pour samedi, l'ouverture officielle de ce forum était attendue pour 15H00 (14H00 GMT) à Sibiti (250 km à l'ouest de Brazzaville) en l'absence des représentants du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), qui regroupe l'essentiel de l'opposition. A environ un an de la présidentielle à laquelle la Constitution interdit à M. Sassou de se présenter, cette coalition voit dans le "dialogue national" une manœuvre pour instaurer une présidence à vie au profit du chef de l'État. "Le Frocad dans son ensemble (...) ne participera pas à ce dialogue", a déclaré Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), le premier parti de l'opposition au Parlement. "En repoussant la tenue du dialogue de deux jours, nous avons pensé que le président de la République allait tenir compte de notre doléance de retirer de l'ordre du jour le point sur l'avenir des institutions", mais "ça n'a pas été le cas", a-t-il ajouté.

  • Burundi: une centaine de rebelles présumés arrêtés et des armes saisies
    AFP, 13/07/2015 17h31
    Une centaine de rebelles présumés ont été arrêtés et une trentaine de fusils d'assaut saisis au cours du weekend dans deux opérations distinctes au Burundi, où les forces de sécurité craignent une attaque d'envergure à la veille d'une présidentielle à hauts risques. Selon des sources policières et administratives, les armes-30 fusils d'assaut Kalachnikov et 38 chargeurs-ont été saisies sur une colline de la province de Muyinga, à quelque 280 km au nord-est de la capitale Bujumbura, une saisie considérée comme particulièrement importante par la police. Une partie de ces armes-les chargeurs et 10 Kalachnikov-a d'abord été interceptée sur une moto-taxi par des jeunes du parti du pouvoir (CNDD-FDD), les Imbonerakure. La police a ensuite ratissé la colline, découvert "20 autres fusils de même type", selon la gouverneure de Muyinga, Aline Maniratunga, et arrêté une trentaine de militants de l'opposition proches d'Agathon Rwasa.

  • Libye: sept personnes dont deux soldats tués à Benghazi en 24H
    AFP, 13/07/2015 17h29
    Deux soldats des forces du gouvernement libyen internationalement reconnu ont été tués lundi dans des affrontements à Benghazi au lendemain de bombardements ayant fait cinq morts dans cette ville de l'Est, selon des sources militaire et hospitalière. "Deux soldats sont morts lundi matin dans des affrontements (...) dans le secteur de Bouatni", dans le sud-est de Benghazi, avec des "groupes terroristes", a indiqué Lana, l'agence de presse proche du gouvernement reconnu par la communauté internationale citant un porte-parole militaire. Les forces de ce gouvernement affrontent depuis mai 2014 des groupes armés pour le contrôle de Benghazi, une ville située à un millier de km à l'est de Tripoli. Peu auparavant, l'hôpital Al-Jala avait indiqué sur sa page Facebook que des "tirs aveugles de roquettes ont fait cinq morts et 17 blessés dans la rue de Beyrouth", dimanche soir dans le centre de Benghazi. La provenance des tirs n'a pas été précisée mais le quartier visé est aux mains des forces du gouvernement reconnu.La semaine dernière, au moins 14 personnes avaient été tuées et des dizaines blessées, dont des combattants partisans de ce même gouvernement, lors de violents affrontements dans le centre de Benghazi.

  • Burundi: présidentielle reportée au 21 juillet
    AFP, 13/07/2015 09h11
    Rendez-vous le 21 juillet: la présidentielle a été reportée de moins d'une semaine au Burundi, secoué par une grave crise née de la nouvelle candidature du président, alors que dans le nord des combats ont opposé l'armée et des rebelles. "L'élection du président de la République initialement prévue le 15 juillet 2015 est reportée au 21 juillet 2015", indique un décret signé par le chef de l'Etat Pierre Nkurunziza, daté de vendredi et rendu public samedi. Si un report était réclamé tant par l'opposition que par les partenaires étrangers du pays, ce décalage de six jours seulement risque de ne pas changer grand-chose à la situation explosive que vit ce petit pays de l'Afrique des Grands lacs depuis fin avril. La communauté internationale juge en effet que le climat actuel au Burundi ne permet pas des élections crédibles. Les autorités burundaises étaient déjà restées sourdes à ses appels à reporter les législatives, remportées de façon écrasante le 29 juin par le CNDD-FDD, le parti présidentiel. Réunis le 6 juillet en Tanzanie, les chefs d'Etat de la Communauté est-africaine (EAC) avaient demandé un report de la présidentielle au 30 juillet, afin de donner le temps au président ougandais Yoweri Museveni, nommé médiateur dans la crise burundaise, de "mener un dialogue" avec les différentes parties. Mais le gouvernement burundais avait exclu un report du scrutin au-delà du 26 juillet, "afin d'éviter tout vide institutionnel ainsi que le chaos qui en résulterait".

  • La Tunisie annonce 127 arrestations depuis l'attentat contre des touristes
    AFP, 13/07/2015 09h09
    Les autorités tunisiennes ont arrêté 127 personnes soupçonnées d'appartenir à des groupes extrémistes depuis l'attentat de Port El Kantaoui (centre-est), a annoncé samedi Kamel Jendoubi, ministre chargé de la société civile. "Depuis l'attentat, les forces de sécurité ont effectué plus de 700 opérations permettant ainsi d'arrêter déjà 127 personnes soupçonnées d'appartenir aux gangs terroristes", a-t-il déclaré, sans préciser combien d'entre elles avaient été arrêtées pour leur implication dans l'attentat. M. Jendoubi avait auparavant annoncé l'arrestation de huit personnes en lien direct avec l'attaque sanglante contre un hôtel en bord de mer à Port El Kantaoui, près de Sousse, le 26 juin qui a coûté la vie à 38 touristes dont 30 Britanniques. Insistant sur la détermination de son pays à assurer la protection "du territoire national, des citoyens et des ressortissants des pays étrangers", M. Jendoubi a assuré que "plus de 100.000 agents de police, des gardes nationaux et des agents de la protection civile en plus des forces de l'armée nationale" étaient déployés. Quelque 3.000 agents de sécurité ont été affectés à la protection des plages, des hôtels et des sites archéologiques, a-t-il aussi dit.

  • Libye: ONU et UE saluent l'accord de paix malgré l'absence d'une des factions
    AFP, 13/07/2015 09h07
    L'ONU et les Européens ont salué dimanche la signature de l'accord "de paix" en Libye par l'une des deux parties rivales mais le chemin vers la réconciliation s'annonce encore "long et difficile" dans ce pays très divisé. En proie au chaos depuis la chute du régime de Kadhafi, la Libye compte deux Parlements-et deux gouvernements-qui se disputent le pouvoir, l'un basé à Tripoli et l'autre à Tobrouk (est), ce dernier étant le seul reconnu par la communauté internationale. En dépit de l'absence des représentants du Parlement de Tripoli, soutenu par Fajr Libya, une coalition de milices en partie islamistes, les parties libyennes ont paraphé samedi soir à Skhirat au Maroc un accord de sortie de crise après plusieurs mois de négociations sous l'égide de l'ONU. Cet accord "de paix et de réconciliation" prévoit notamment la formation d'un gouvernement d'union nationale et la tenue de nouvelles élections. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon attend désormais "avec impatience la conclusion rapide d'un accord complet", a indiqué dimanche son porte-parole dans un communiqué. L'Union européenne a également salué "un pas important" et s'est dite "prête à soutenir un gouvernement d'union nationale dès lors qu'il sera formé", a indiqué la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini.

  • Congo: ouverture d'un "dialogue national" critiqué à un an de la présidentielle
    AFP, 13/07/2015 09h05
    Les autorités de Brazzaville ouvrent lundi un "dialogue national" sur l'avenir des institutions congolaises, mais l'opposition y voit une manœuvre pour instaurer une présidence à vie au profit du chef de l'État Denis Sassou Nguesso. A un an environ de la prochaine présidentielle, à laquelle la Constitution interdit à M. Sassou (qui cumule plus de 30 ans au pouvoir) de se présenter, ce forum doit se tenir jusqu'au 17 juillet à Sibiti, à environ 250 km à l'ouest de Brazzaville. "L’opposition regroupée au sein du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) n'a pas encore annoncé sa participation à cette rencontre, qu'elle conditionne à des préalables peu compatibles avec l'objectif affiché par le pouvoir. Âgé de 72 ans, M. Sassou est un poids lourd politique en Afrique centrale comme en témoigne le rôle de médiateur qu'il joue actuellement pour la résolution de la crise en Centrafrique. Il a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009. La Constitution adoptée en 2002 limite à deux le nombre de mandats que peut exercer un président et stipule que nul ne peut être candidat à la fonction suprême s'il a plus de 70 ans. Le "dialogue national" doit s'ouvrir dans un climat politique tendu en Afrique centrale alors que la violence fait rage au Burundi depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat.

  • Burundi : Un mort à Bujumbura après une nuit de violences armées
    AFP, 11/07/2015 11h30
    Une personne a été tuée par balle à Bujumbura dans la nuit de vendredi à samedi, marquée par des tirs nourris et une série d'attaques à la grenade, a-t-on appris auprès de la police et de témoins.

    Selon plusieurs témoins interrogés par l'AFP, une personne a été tuée quand la police a ouvert le feu après avoir été la cible d'une dizaine d'attaques à la grenade dans différents quartiers de la ville.

    Il y a eu des attaques coordonnées qui ont visé des patrouilles de police et des positions des forces de l'ordre. Heureusement il n'y a pas eu de dégâts, a indiqué à l'AFP un haut responsable de la police sous couvert de l'anonymat.

    Le Burundi est plongé dans une crise politique profonde depuis fin avril et la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat est jugé anticonstitutionnel par l'opposition, la société civile et l'Église catholique.

    Cette crise a fait plus de 70 morts et a poussé quelque 140.000 Burundais à se réfugier dans les pays voisins.

    Le premier tour de l'élection présidentielle est prévu le 15 juillet mais il pourrait être reporté de quelques jours.

    Les autorités burundaises ont annoncé vendredi avoir demandé à la Commission électorale de travailler à un report de la présidentielle mais pas au-delà du 26 juillet.

    Réunis le 6 juillet à Dar es Salaam, les chefs d'Etat de la Communauté est-africaine (EAC) avaient demandé que la présidentielle soit repoussée au 30 juillet, afin de donner le temps au président ougandais Yoweri Museveni, nommé médiateur dans la crise burundaise, de mener un dialogue avec les différentes parties.

    C'est désormais au président Nkurunziza de fixer par décret la nouvelle date de l'élection.

    L'opposition a annoncé qu'elle boycottait l'ensemble du processus électoral, entamé avec les législatives et communales du 29 juin, dénonçant un simulacre.

    La communauté internationale juge que le climat actuel au Burundi ne permet pas des élections crédibles. Les autorités burundaises sont restées sourdes à ses appels à reporter les législatives, remportées de façon écrasante par le CNDD-FDD du président Nkurunziza.


  • Burundi : Le Chef de l'Etat envisage un éventuel report des élections présidentielles
    Xinhua, 10/07/2015 09h33
    Le Chef de l'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, en campagne dans la province de Cankuzo à l'extrême est du Burundi, a parlé d'un éventuel report des élections présidentielles prévues le 15 juillet prochain, comme l'ont recommandé les Chefs d'Etats de la Communauté Est Africaine lors de leur dernier Sommet de Dar-Es-Salaam du 6 juillet dernier. Selon la radio nationale captée à Bujumbura jeudi, le Président Pierre Nkurunziza a appelé la population de Cankuzo "à voter massivement pour lui en date du 15 juillet prochain si rien ne change" avant d'ajouter que s'il advenait que le calendrier électoral change, "ça leur sera communiqué". Au cours de son meeting, il a promis à la population de Cankuzo que si elle vote pour lui, il développera le secteur de l'énergie, celui des mines et celui de l'éducation à côté de son programme existant déjà de gratuité des soins aux enfants de moins de cinq ans et aux femmes qui accouchent dans les structures publiques. Le Sommet de Dar-Es-Salaam du 6 juillet dernier a recommandé aux autorités burundaises de reporter d'au moins quinze jours les élections présidentielles fixées par ces mêmes autorités au 15 juillet prochain en dépit des contestations de l'opposition qui, finalement, a décidé de ne pas participer à ces élections présidentielles comme elle l'a fait même lors des précédentes élections communales et législatives du 29 juin dernier.


  • Burkina Faso : Création d'un cadre de dialogue et suivi du processus électoral
    Xinhua, 10/07/2015 09h31
    Le gouvernement de la Transition au Burkina Faso a annoncé mercredi la création d'un cadre de concertation des acteurs étatiques du processus électoral, à trois mois de la présidentielle, alors que la garde présidentielle et les partisans de l'ex-régime, réclament la démission du Premier ministre. Le cadre de concertation est un "espace de dialogue, d'échange d'informations et de suivi entre les acteurs étatiques du processus électoral (qui) vise à promouvoir et à renforcer la collaboration entre les institutions étatiques impliquées dans la conduite de ce processus", indique le compte rendu du Conseil des ministres du mercredi dernier. Selon le gouvernement burkinabè, l'adoption de ce décret permet de rendre opérationnel le cadre de concertation des acteurs étatiques du processus électoral. A trois mois de la présidentielle devant mettre fin à la Transition amorcée depuis la chute de Blaise Compaoré par une insurrection populaire, alors qu'il cherchait à modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat en 2015, la situation est tendue entre le Premier ministre, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida et l'ancienne garde présidentielle de M. Compaoré, dont il était le numéro 2.


  • Burundi: l'ONU appelle à désarmer les jeunes du parti au pouvoir
    AFP, 10/07/2015 09h29
    Un haut responsable de l'ONU a appelé jeudi le gouvernement burundais à désarmer immédiatement l'organisation de jeunesse du parti au pouvoir afin d'éviter "une explosion de violence meurtrière". "J'exhorte le gouvernement à désarmer immédiatement la milice des Imbonerakure", a déclaré devant le Conseil de sécurité le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Zeid Ra'ad al-Hussein. Il a affirmé que ses services avaient constaté "des dizaines de meurtres depuis deux mois, pour la plupart des attaques de manifestants et de défenseurs des droits de l'homme par des membres des Imbonerakure et des forces de sécurité". A quelques jours de l'élection présidentielle prévue le 15 juillet, lors de laquelle le président sortant Pierre Nkurunziza briguera un troisième mandat controversé, "les Burundais semblent se préparer à une explosion de violence meurtrière similaire à celles qui ont si souvent ravagé le pays", a-t-il averti. Malgré des demandes de report de la part de l'ONU et des instances africaines, le gouvernement a maintenu son calendrier électoral. Le parti au pouvoir a largement remporté la semaine dernière les législatives boycottées par l'opposition mais l'ONU a mis en doute la validité du scrutin.

  • Londres conseille aux touristes britanniques de quitter la Tunisie
    AFP, 10/07/2015 09h27
    Le Foreign Office a recommandé jeudi aux touristes britanniques de quitter la Tunisie et déconseillé tout voyage "non essentiel" dans le pays, arguant de dispositions locales insuffisantes face à la "forte menace terroriste". Jugeant qu'une "nouvelle attaque terroriste est hautement probable", le ministère des Affaires étrangères indique sur son site ne pas croire que "les mesures mises en place (par le gouvernement tunisien) soient suffisantes pour protéger actuellement les touristes britanniques". Ces nouveaux conseils aux voyageurs sont publiés près de deux semaines après l'attaque à Port El Kantaoui, qui a coûté la vie à 38 touristes dont 30 Britanniques. Interrogé par la BBC, le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond a indiqué jeudi "ne pas avoir d'information suggérant une menace spécifique ou imminente". "Nous jugeons prudent et justifié de faire ce changement", a-t-il cependant ajouté.

  • Algérie: appel à l'armée après des violences ethniques dans le sud
    AFP, 10/07/2015 09h24
    Le gouvernement algérien a chargé l'armée et la justice de mettre fin aux violences entre Arabes et Berbères dans la région de Ghardaïa, dans le sud, qui ont fait plus de 20 morts et des dizaines de blessés ces derniers jours. Barricades de pneus, de brouettes et d'objets divers, locaux commerciaux, maisons et véhicules incendiés: la ville de Guerara portait jeudi matin les stigmates des affrontements des jours précédents. Aucun déploiement de soldats n'était toutefois visible dans cette localité où 19 personnes sont mortes dans la nuit de mardi à mercredi, le plus lourd bilan depuis le début de la crise communautaire en décembre 2013, en raison de l'utilisation pour la première fois d'armes à feu. Au moins trois autres ont été tuées ailleurs dans la région de Mzab, à environ 500 km au sud d'Alger. A Guerara, les morts seraient 16 Mozabites et trois Arabes, a indiqué un représentant de la communauté mozabite, en précisant que les familles n'avaient pas encore récupéré les corps gardés à l'hôpital pour l'autopsie.

  • Soudan du Sud : le mandat du président Salva Kiir prolongé de trois ans par le parlement
    Xinhua, 09/07/2015 09h29
    Le parlement du Soudan du Sud a officiellement prolongé mercredi de trois ans le mandat du président Salva Kiir Mayardit, a indiqué un porte-parole. Le parlement a décidé de prolonger le mandat du président Salva Kiir Mayardit de trois ans après que les députés ont voté à propos de cette question en mars dernier, a expliqué à Xinhua le porte-parole du parlement du Soudan du Sud, Thomas Wani. "Le président n'aura pas besoin de prêter serment officiellement car il assume actuellement le mandat présidentiel", a-t-il noté. Le président Kiir s'est engagé devant les membres du parlement à travailler à mettre fin à la guerre et à parvenir à la paix et à la stabilité au Soudan du Sud, a ajouté le porte-parole. En février, le gouvernement sud-soudanais avait demandé au parlement de repousser les élections générales, prévues pour fin juin, à dans deux ans, et de prolonger le mandat de Kiir de trois ans. Le Soudan du Sud a sombré dans la violence en décembre 2013 lorsque des combats ont éclaté entre les troupes fidèles au président Salva Kiir et les transfuges qui ont suivi l'ex-vice-président Riek Machar. Le conflit s'est rapidement transformé en une véritable guerre. Et la confrontation a pris un tour ethnique, la tribu Dinka dont est issu le président s'opposant au groupe ethnique des Nuer dont est issu M. Machar. Les affrontements ont fait des milliers de morts et environ 1,9 million de déplacés.


  • Burundi : l'opposant Rwasa exige l'annulation des résultats des législatives
    Xinhua, 09/07/2015 09h27
    Le principal opposant politique burundais, à la tête de la coalition "Abigenga-Mizero y'Abarundi", a demandé mercredi l'annulation des résultats des élections des conseillers communaux et des députés du 29 juin. Les résultats provisoires des élections législatives burundaises du 29 juin 2015, tels que proclamés mardi soir à Bujumbura par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), classent 2ème la coalition Abigenga-Mizero, avec 11,16% des voix et ce juste derrière le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, victorieux du scrutin avec un score de 60,28% des voix. Cette coalition d'opposition est suivie par l'Union pour le Progrès National (UPRONA), 2ème parti au pouvoir et ex-parti unique, avec un score avec un score de 2,49%. Ces trois formations politiques, qui ont obtenu au moins 2% des suffrages au niveau national, devront se partager les 100 sièges au Parlement burundais. Pour la CENI, conformément au prorata des voix obtenus et suivant le prescrit du code électoral, le CNDD-FDD, la coalition Abigenga-Amizero et l'UPRONA, ont obtenu respectivement 77 sièges, 21 sièges et 2 sièges. "Il faudrait reporter la prochaine présidentielle selon l'esprit d'une recommandation du dernier sommet régional sur le Burundi; autant il faudrait annuler les résultats des communales et des législatives de fin juin dernier dans la mesure où le climat politico-sécuritaire de leur tenue, n'était pas propice à un scrutin démocratique", a précisé l'opposant Rwasa dans une intervention sur les ondes de la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB). M. Rwasa s'est dit inquiet de constater que les organisateurs des trois sommets de l'East African Community(EAC) déjà tenus sur la crise burundaise à Dar-Es-Salaam, entre le 13 mai et le 6 juillet 2015, invitent seulement le gouvernement burundais alors que celui-ci est une partie au conflit.


  • Le président algérien charge l'armée de rétablir l'ordre public suite à des violences intercommunautaires
    Xinhua, 09/07/2015 09h25
    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a chargé mercredi, l'armée de rétablir l'ordre public dans la province de Ghardaïa suite à la mort la veille d'une vingtaine de personnes dans des violences intercommunautaites à Guerrara, a indiqué un communiqué de la présidence de la République. "Le chef de l'Etat a chargé le commandant de la 4ème région militaire de superviser l'action des services de sécurité et des autorités locales concernées pour le rétablissement et la préservation de l'ordre public à travers la wilaya (province) de Ghardaïa", précise-t-on de même source. En guise d'une autre mesure d'urgence, le président a instruit son Premier ministre Abdelmalek Sellal de "veiller, avec le ministre de la Justice, Garde des sceaux, afin que le Parquet prenne en charge, (... ) les violations de la loi à travers la wilaya de Ghardaïa et notamment l'atteinte à la sécurité des personnes et des biens". Le président Bouteflika a convoqué mercredi une réunion d'urgence suite à la mort d'une vingtaine de personnes dans des affrontements intercommunautaires ayant secoué la veille la localité de Guerrara, une commune relevant de la province de Ghardaïa et située à 600 km au sud d'Alger.


  • Tchad: nouvelle attaque de Boko Haram dans un village du Lac Tchad
    AFP, 09/07/2015 09h23
    Des éléments de la secte terroriste Boko Haram ont attaqué lundi soir le village tchadien de Mémorom, sur les rives du lac Tchad, tuant des villageois et brûlant des cases, rapporte mercredi