Dépêches Boko Haram

  • Nigéria: HRW accuse des responsables de viols sur des victimes de Boko Haram
    AFP, 01/11/2016 08h09
    L'organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi des responsables nigérians, notamment des policiers et soldats, d'avoir violé et abusé de femmes réfugiées dans des camps du nord-est du Nigeria après avoir déjà été victimes des jihadistes de Boko Haram. "C'est déjà terrible que ces femmes et jeunes filles n'obtiennent pas le soutien dont elles ont tant besoin après les traumatismes effroyables dont elles ont été victimes aux mains de Boko Haram", déclare Mausi Segun, chercheur à HRW, dans un communiqué. "Mais c'est honteux et scandaleux que les personnes qui sont censées protéger ces femmes et ces filles les attaquent et abusent d'elles", dénonce-t-il. HRW affirme avoir en juillet recensé 43 femmes et filles dans sept camps de déplacés de Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno (nord-est), qui ont été abusées sexuellement par des responsables de camps, des membres de milices d'autodéfense, des policiers et des soldats. L'Etat du Borno a été dévasté par l'insurrection islamiste ultra violente de Boko Haram et sa répression féroce par l'armée et les services de sécurité. Ces violences ont fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

  • Nigeria: la libération des "filles de Chibok", illustration des divisions de Boko Haram
    AFP, 14/10/2016 18h12
    La libération jeudi d'un groupe des "filles de Chibok", au lendemain d'un attentat sanglant visant des civils à Maiduguri, illustre selon des experts les divisions du groupe jihadiste nigérian, sous forte pression militaire. Les événements de cette semaine "démontrent un comportement schizophrène, dans un contexte où le groupe est totalement divisé", estime Yan St-Pierre, consultant en contre-terrorisme au Modern security consulting group, basé à Berlin. Début août, le groupe État islamique (EI), auquel Boko Haram a prêté allégeance en mars 2015, a en effet désigné un nouveau chef pour l'Afrique de l'Ouest, Abou Mosab Al Barnaoui. Un camouflet pour le leader Abubakar Shekau, qui se retrouve à la tête d'une faction du groupe de plus en plus affaiblie.

  • Nigeria: le chef de Boko Haram toujours vivant, l'armée répond en tuant 22 combattants
    AFP, 26/09/2016 08h55
    Le chef du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, a refait surface dans une nouvelle vidéo diffusée dans la nuit de samedi à dimanche, se disant en "bonne santé", fustigeant des déclarations de l'armée qui l'avait décrit comme grièvement blessé et qui répond en annonçant avoir tué 22 combattants dimanche soir. "Vous avez dit sur les réseaux sociaux m'avoir blessé ou m'avoir tué", "mais je suis heureux, en bonne santé et en sécurité. Je vais parfaitement bien", a lancé Shekau aux autorités nigérianes, entouré de deux combattants en armes. L'armée avait assuré le 23 août l'avoir ciblé avec ses proches combattants lors d'un raid aérien dans son fief, la forêt de Sambisa, dans le nord-est du pays, et l'avoir grièvement "blessé à l'épaule". Dans cette nouvelle vidéo diffusée sur Youtube, Shekau apparaît souriant et provocateur, et menace directement le président nigérian Muhammadu Buhari.

  • Tchad: quatre soldats tués dans une attaque attribuée à Boko Haram
    AFP, 26/09/2016 08h50
    Quatre soldats tchadiens ont été tués samedi soir près de la frontière avec le Niger dans une attaque attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a indiqué dimanche une source sécuritaire dans la capitale tchadienne N'Djamena. "Aux environs de 20h00 (samedi soir), les éléments de Boko Haram ont attaqué le poste de Djoroye près de la frontière avec le Niger dans la région du lac Tchad, tuant quatre de nos soldats", a indiqué cette source sécuritaire. "Dans sa riposte, l'armée tchadienne a tué sept éléments de Boko Haram", a ajouté la même source. Les autorités tchadiennes ne confirment ni ne démentent habituellement ces informations. La région du lac Tchad est soumise à des attaques fréquentes de la secte islamiste Boko Haram. Le 27 août, une même source sécuritaire tchadienne avait fait état de quatre soldats tchadiens tués lorsque leur véhicule a sauté sur une mine dans la région frontalière avec le Niger.

  • Niger: 38 combattants de Boko Haram tués dans le sud nigérien
    AFP, 17/09/2016 14h18
    Trente-huit membres de Boko Haram ont été tués et deux soldats ont été blessés, au cours "d'opérations de ratissage" menées cette semaine par les militaires du Niger et du Tchad, dans la région de Diffa (sud-est nigérien), a annoncé vendredi l'armée nigérienne. "Le bilan global provisoire est le suivant: côté amis, deux (soldats) blessés légers. Côté ennemis: 38 terroristes tués", a déclaré à la télévision d'Etat le porte-parole du ministère nigérien de la Défense, le colonel Moustapha Ledru. "D'importantes quantités d'armes et de munitions" appartenant aux insurgés ont été également saisies, a souligné le colonel Ledru.

  • Niger: cinq civils tués par Boko Haram à Toumour (officiel)
    Xinhua, 05/09/2016 12h42
    Au moins cinq civils ont été tués et plusieurs autres blessés dans la nuit de vendredi à samedi dans une attaque du groupe terroriste Boko Haram à Toumour, région de Diffa (extrême sud-est, proche de la frontière du Nigéria), a-t-on samedi de source officielle à Niamey. Selon le gouverneur de la région de Diffa, M. Dandano Mahamane Lawali, qui a annoncé cette information samedi soir sur la radio et la télévision nationales, malgré la détermination farouche des populations munies d'armes blanches qui ont réussi à mettre en déroute, après des combats farouches, les éléments de la secte terroriste, on déplore malheureusement cinq morts parmi la population dont un ressortissant du Nigéria. Les assaillants ont brûlé plusieurs maisons pour couvrir leur fuite.

  • Nigeria: le gouvernement salué pour sa décision en faveur du dialogue avec Boko Haram
    Xinhua, 01/09/2016 12h20
    Un groupe socioculturel nigérian a salué mercredi la décision du gouvernement de dialoguer avec les insurgés de Boko Haram sur la libération des lycéennes de Chibok. L'Association pour le développement de Kubaku, organisme regroupant plusieurs communautés de la ville de Chibok, a déclaré dans un communiqué envoyé à Xinhua à Lagos, plate-forme économique du Nigeria, que l'espoir que les parents soient réunis avec leurs enfants est revenu suite à l'annonce de la décision du gouvernement fédéral de négocier avec Boko Haram. Le secrétaire de l'association, Muhammad Askira, a salué l'empathie du président Muhammadu Buhari, son engagement et sa volonté politique pour lutter contre l'insurrection.
    "Si les leaders de Boko Haram sont sincères et respectent leurs promesses, nos lycéennes seront sauvées", a-t-il poursuivi. "Nous saluons l'armée qui fait un très bon travail en éliminant les insurgés dans leurs cachettes", a poursuivi M. Askira. "Nous avons l'espoir que tôt ou tard, nos lycéennes seront libérées et retrouveront leurs familles", a ajouté le secrétaire. Le président Buhari a affirmé dimanche que son gouvernement était prêt à discuter de la libération des lycéennes de Chibok avec les insurgés de Boko Haram.


  • Nigeria: le gouvernement prêt à discuter de la libération des lycéennes de Chibok avec Boko Haram
    Xinhua, 30/08/2016 17h05
    Le gouvernement nigérien est prêt à discuter de la libération des lycéennes de Chibok avec le groupe islamiste Boko Haram, qui les a enlevées en 2014, a déclaré le président nigérien Muhammadu Buhari.
    Selon un communiqué officiel reçu lundi, le président Buhari que son gouvernement avait exprimé sa volonté de dialogue avec des dirigeants de bonne foi de Boko Haram et qui savent où se trouvent les lycéennes. "Le gouvernement est prêt à discuter avec les leaders de bonne foi de Boko Haram", a expliqué M. Buhari. "S'ils ne veulent pas nous parler directement, laissons-les choisir une organisation non-gouvernementale reconnue par la communauté internationale". "Ils doivent convaincre cette organisation qu'ils détiennent les lycéennes et veulent que le Nigeria libère des dirigeants de Boko Haram actuellement en prison, qu'ils sont censés connaître", a-t-il ajouté. Le président Buhari a averti que le gouvernement ne perdrait pas son temps et ses ressources avec des sources douteuses qui affirment connaître l'endroit et les conditions des lycéennes.


  • Le milliardaire nigérian Dangote s'associe à Bono pour aider les victimes de Boko Haram
    AFP, 30/08/2016 09h20
    Le Nigérian Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a rencontré lundi le chanteur de U2, Bono, à Abuja pour discuter d'un partenariat pour venir en aide aux 2,6 millions de déplacés du conflit avec le groupe islamiste Boko Haram. Bono a déclaré que les deux hommes voulaient "se rendre utiles", sans préciser sous quelle forme, après avoir visité des camps de déplacés du nord-est du Nigeria qui l'ont "profondément perturbé". M. Dangote et Bono, accompagnés par l'ancien secrétaire d'Etat britannique pour le développement international, Douglas Alexander, se sont aussi rendus dans la capitale fédérale nigériane dans le cadre de la campagne de ONE, une organisation internationale qui regroupe de riches hommes d'affaires et des célébrités. Les deux philanthropes ont été reçus par le vice-président Yemi Osinbajo, qui a salué "ce partenariat international, qui doit assurer une réponse ciblée à la crise humanitaire grandissante dans le nord-est du pays". Le vice-président a reconnu que le Nigeria avait besoin d'aide pour résoudre la crise alimentaire et sanitaire.

  • L'armée de l'air nigériane affirme avoir 'tué plus de 300' terroristes de Boko Haram
    Panapress, 25/08/2016 10h42
    L'armée de l'air nigériane (Nigerian Air Force, Naf) a affirmé mercredi, avoir tué un nombre important de terroristes dans son combat en cours contre Boko Haram, soit plus de 300 de ses combattants. Le directeur de l'information et des relations publiques de la Naf, le capitaine Ayodele Famuyiwa, a annoncé dans un communiqué que les terrorites avaient été tués au cours des récents bombardements aériens de leurs bases dans le nord-est du Nigeria. Le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Kukasheka Usman, a affirmé qu'une série de victoires dans les combat contre les terroristes de Boko Haram a enregistré la mort de trois de ses hauts commandants et la blessure de son leader, Abubakar Shekau. Ces victoires a-t-il indiqué, avaient été obtenues avec l'appui des avions de combat de la Nigerian Air Force.

  • Nigeria: en visite, John Kerry félicite l'armée en lutte contre Boko Haram
    AFP, 24/08/2016 12h26
    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a félicité mardi à Sokoto l'armée nigériane pour sa lutte contre Boko Haram, soulignant qu'elle devait aussi faire preuve de retenue, sans évoquer le raid aérien qui aurait grièvement blessé le leader contesté du groupe islamiste Abubakar Shekau. Pour sa troisième visite diplomatique au Nigeria en moins de deux ans, John Kerry s'est rendu tout d'abord dans l'extrême nord du pays, à Sokoto, où il a réitéré l'engagement des Etats-Unis aux côtés du géant de l'Afrique de l'Ouest, avant de rencontrer le président Muhammadu Buhari à Abuja. Dans son discours, le chef de la diplomatie américaine a loué les victoires de l'armée nigériane sur les "terroristes de Boko Haram", soulignant que le Nigeria avait récupéré "le contrôle d'une grande partie de son territoire". Mais il a mis en garde les militaires nigérians, régulièrement accusés d'abus contre les droits de l'homme ou d'usage excessif de la force: "La répression entraîne la défiance, elle entraîne le mépris et engendre des terroristes", a-t-il ajouté.

  • Trois commandants de Boko Haram tués, Shekau blessé, selon l'armée nigériane
    Panapress, 23/08/2016 17h25
    L'armée nigériane a annoncé, ce mardi, que la Nigerian Air Force a tué trois hauts commandants du groupe terroriste Boko Haram et blessé son chef, Abubakar Shekau. Le colonel Sani Kukasheka Usman, Porte-parole de l'armée nigériane, a déclaré, dans un communiqué, qu'un avion de l'armée de l'air nigériane a frappé les terroristes, vendredi dernier, dans leur base située au coeur de la forêt de Sambisa, dans l'Etat de Borno. Selon ce dernier, "suite à un raid aérien sans précédent, nous pouvons confirmer en conséquence suite au raid de la Nigerian Air Force, des chefs terroristes de Boko Haram ont été tués et d'autres ont été mortellement blessés".

  • Mudasiru Jibrin, un "chef spirituel" de Boko Haram, arrêté au Nigeria
    Xinhua, 23/08/2016 12h16
    Un homme identifié comme le "chef spirituel" de Boko Haram dans l'État de Kano dans le nord-ouest du Nigeria a été arrêté avec d'autres insurgés préparant des attaques dans ce pays, ont annoncé lundi des responsables de la sécurité. Cet homme, identifié sous le nom de Mudasiru Jibrin, a été arrêté le 17 juillet dans un centre de détention de Boko Haram découvert par des agents de la police secrète à Kano.

  • Nigeria: cinq morts dans l'attaque d'un convoi par Boko Haram
    AFP, 18/08/2016 08h36
    Des membres du groupe islamiste Boko Haram ont attaqué un convoi de personnel de l'immigration nigériane et de marchands qui se rendaient à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, tuant les 5 commerçants, a-t-on appris mercredi de source militaire. "Le convoi était parti lundi de Gamboru (à la frontière avec le nord du Cameroun), lorsqu'il a été pris dans un guet-apens tendu par Boko Haram, à 25 kilomètres de là", a déclaré un officier de l'armée sous couvert d'anonymat. "Les trois agents de l'immigration ont été blessés dans l'attaque mais ont réussi à s'enfuir vers Maiduguri, laissant les marchands" entre les mains des combattants, a précisé le militaire. "Cinq marchands ont été tués et brûlés avec leurs camions", a-t-il ajouté. Les cinq commerçants avaient profité de ce convoi officiel plus sécurisé pour se rendre dans la capitale de l'Etat du Borno. Leurs deux camions ont été pillés et brûlés, a expliqué Umar Ari, un habitant de Gamboru qui a confirmé la mort des cinq commerçants.

  • Niger : arrestation de deux individus ravitailleurs de Boko Haram à Diffa
    Xinhua, 04/08/2016 10h02
    L'armée nigérienne a annoncé mercredi l'arrestation de deux individus ravitailleurs du groupe terroriste Boko Haram, à Diffa, dans l'extrême sud-est du pays, proche de la frontière du Nigeria. Les deux individus ont été arrêtés mardi à Garin Dogo, près de Diffa, par une patrouille de l'armée nigéirenne lorsqu'ils transportaient 22 bidons de 25 litres d'essence, destinés vraisemblablement au groupe terroriste, a indiqué le commandant Hahabi Sani, chef de l'opération. Depuis quelques jours, la Force multinationale mixte (FMM), composée des armées du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun engagées dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, a mène une offensive d'envergure pour exterminer cette force du mal. Les troupes de l'Opération "Lafya Dolé" (Nigeria) ont fait jonction avec celles du Niger à Damasak, pour concourir au nettoyage et à la stabilisation de cette localité. Pour permettre à ces forces armées de dénicher les éléments de la secte jihadiste dispersés dans cette zone, le commandant de la FMM, le général de division Lamidi Adeosun a interpellé mardi, dans un communiqué, "les bons citoyens, résidant sur ces frontières, soucieux des impératifs de sécurité, à dénoncer l'arrivée ou les mouvements de toutes personnes étrangères dans leur localité auprès des Forces de l'ordre et des autorités".

  • Nigeria: 249 personnes suspectées de liens avec Boko Haram blanchies, l'armée leur donne 10 dollars
    AFP, 19/07/2016 08h22
    Près de 250 prisonniers détenus par les autorités nigérianes pour des liens présumés avec le groupe jihadiste Boko Haram, ont été libérés après avoir été blanchis, et ont reçu dix dollars de la part de l'armée, a annoncé lundi l'armée nigériane. "Hier (dimanche), 249 personnes suspectées d'être des terroristes de Boko Haram ou leurs complices ont été blanchies et libérées (...) après approbation du chef de l'armée", qui était en visite à Maiduguri, fief historique de Boko Haram, a précisé le porte-parole de l'armée, Sani Usman. Dans un communiqué, le porte-parole a indiqué que parmi les personnes libérées figuraient 169 hommes, 46 femmes et 34 enfants, sans préciser combien de temps elles avaient passé en prison. "Chaque personne s'est vue remettre 3.000 nairas" (10,4 dollars), a ajouté le porte-parole. Les 249 personnes ont été remises aux autorités de l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, qui a été ces dernières années l'épicentre des violences des rebelles islamistes de Boko Haram. Après leur libération, il leur a été conseillé de "respecter la loi" et de "vaquer à leurs occupations", a indiqué le porte-parole de l'armée.

  • Nigeria: deux kamikazes présumés tués en tentant d'attaquer une mosquée
    AFP, 28/06/2016 08h19
    Deux kamikazes présumés ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans deux explosions alors qu'ils tentaient d'entrer dans une mosquée lors d'une prière du Ramadan, dans la ville nigériane de Maiduguri, fief historique de Boko Haram, a-t-on appris de sources locales. "Il y a eu deux explosions à l'extérieur d'une mosquée ce matin, mais heureusement, il n'y pas eu de victime à part les deux kamikazes", a indiqué lundi Babagana Kolo, membre d'un groupe d'autodéfense à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno (nord-est). Selon M. Kolo et un habitant qui a souhaité gardé l'anonymat, les deux kamikazes présumés voulaient se joindre à la prière de la nuit dans la mosquée en ce mois du jeûne du Ramadan, mais ont été stoppés à l'entrée par un garde. "Un membre d'un groupe d'autodéfense ne les a pas laissés entrer parce qu'il les trouvait suspects, et il a eu raison", a expliqué l'habitant interrogé sous couvert d'anonymat. "Les deux suspects ont commencé à se disputer, l'un a peut-être perdu patience et a déclenché ses explosifs. Peu de temps après, le deuxième kamikaze a aussi été tué dans une explosion", a poursuivi cet habitant.

  • Nigeria: 24 morts dans une attaque de Boko Haram dans le Nord-Est (responsable local)
    rfi.fr, 17/06/2016 18h01
    Vingt-quatre personnes sont mortes dans une fusillade menée par des jihadistes de Boko Haram lors d'une veillée funèbre près de la ville de Gulak, dans le nord-est du Nigeria, a assuré vendredi un responsable local. La fusillade a eu lieu dans le village de Kuda vers 20H00 (19H00 GMT) jeudi, «tuant 24 personnes et faisant plusieurs blessés», selon Maina Ulamaru, l'ancien dirigeant de la localité voisine de Madagali.


  • Niger: attaque d'un site de personnes déplacées par Boko Haram
    AFP, 17/06/2016 08h51
    Le camp de Nguagam qui accueille des réfugiés et des déplacés internes fuyant le groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le sud-est du Niger a été attaqué jeudi peu après le passage d'une importante délégation ministérielle, a affirmé le ministre nigérien de l'Intérieur. "Le camp (situé à une quarantaine de km au nord de Diffa, ndlr) a été attaqué. Je n'ai pas de bilan pour l'instant", a affirmé Mohamed Bazoum, qui conduisait la délégation venue visiter les camps après l'attaque de Boko Haram le 3 juin dans la ville de Bosso qui a poussé plus de 50.000 personnes à fuir ce secteur. L'attaque s'est produite en début de soirée. Des témoins sur place ont entendu "de nombreux coups de feu". Sous haute surveillance militaire, le convoi d'une trentaine de véhicules de la délégation comprenant quatre ministres, le coordinateur humanitaire des Nations Unies, des représentants des agences onusiennes et des ONG, avait procédé à une distribution de vivres dans la matinée et était repassé par Nguagam en fin de journée.

  • Nigeria: quatre morts, quatre kidnappés dans une attaque de Boko Haram
    AFP, 16/06/2016 08h43
    Les jihadistes de Boko Haram ont tué quatre villageois et kidnappé quatre femmes lors d'un raid contre un village reculé du nord-est du Nigeria, a annoncé mercredi l'armée nigériane, affirmant que le groupe islamiste armé était désormais "sous pression" dans son propre fief. Cette nouvelle attaque a été perpétrée mardi dans le village de Kutuva, situé dans le district de Damboa, de l'Etat de Borno, le plus endeuillé par les violences islamistes au cours des dernières années, a déclaré le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usman. "Des terroristes de Boko Haram à moto ont attaqué le village. Ils ont tué quatre habitants et pris en otage quatre femmes. Des habitants du village voisin de Kaya ont tenté de les rattraper... mais ont malheureusement perdu leur trace", a souligné ce responsable militaire. Ces raids éclairs dans des villages reculés étaient un des modes d'opération de prédilection de Boko Haram au début de sa rébellion en 2009, mais ils sont devenus beaucoup plus rares depuis le début de l'année 2015. Le groupe, affilié à l'organisation Etat islamique (EI), a enlevé des milliers de personnes, y compris des femmes et des enfants, pour les enrôler de force comme combattants, ou les utiliser comme esclaves sexuels ou comme bombes humaines.

  • Un fournisseur d'armes à Boko Haram arrêté dans le nord-est du Nigeria
    Xinhua, 14/06/2016 08h58
    Un haut responsable de Boko Haram chargé de l'approvisionnement en armes et engins explosifs improvisés (EEI) du groupe a été arrêté par les agents secrets de sécurité dans le nord-est du Nigeria, a annoncé un responsable du gouvernement nigérian. Ibrahim Abdullahi, commandant provincial du Corps de défense civile de l'Etat de Borno, a indiqué aux journalistes dimanche qu'un pivot du groupe terroriste avait été arrêté mardi dernier dans le district d'Askira Uba lors d'un contrôle de sécurité de routine. "Le fameux pivot, recruteur ainsi que fournisseur d'armes et d'EEI aux terroristes de Boko Haram a été remis à l'armée nigériane pour une enquête plus approfondie", a poursuivi le responsable. Selon M. Abdullahi, l'homme arrêté a avoué que ses trois enfants étaient également des personnages du groupe terroriste. Les agences de sécurité du Nigeria ont déclaré récemment avoir infliger de lordes pertes à Boko Haram, reprenant la plupart des zones autrefois contrôlées par le groupe.

  • Nigeria : quatre femmes égorgées dans une attaque de Boko HaramNigeria : quatre femmes égorgées dans une attaque de Boko Haram
    AFP, 13/06/2016 09h10
    Quatre femmes ont été égorgées dans un village du nord-est du Nigeria par des militants de Boko Haram, ont indiqué samedi des miliciens qui luttent contre ces rebelles islamistes. Une quinzaine d'assaillants à moto ont surgi vendredi soir à Mairari, un village isolé situé à 80 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno. Ils ont fait sortir de leurs maisons les femmes, âgées de 27 à 45 ans, et les ont égorgées, selon les témoignages des miliciens. "Ils sont allés dans quatre maisons pendant que les habitants rompaient le jeûne (du ramadan) vers 19 heures (18H00 GMT), ils ont sorti les quatre femmes et leur ont tranché la gorge", a déclaré un milicien, Babakura Kolo. Selon lui et un autre milicien, Musa Ari, les assaillants ont délibérément visé ces femmes, soit parce que leurs maris avaient refusé de rejoindre les rangs de la rébellion islamiste, soit parce que Boko Haram soupçonnait ces hommes de renseigner les autorités. Depuis le lancement de sa rébellion armée en 2009, Boko Haram a enlevé des milliers de personnes, y compris des femmes et des enfants, pour les enrôler de force comme combattants, ou les utiliser comme esclaves sexuels ou comme bombes humaines. Cette rébellion a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de réfugiés.

  • Attaque de Boko Haram au Niger: 50.000 déplacés selon l'ONU
    AFP, 08/06/2016 08h41
    Quelque 50.000 personnes ont été déplacées lors de l'attaque massive menée vendredi par le groupe jihadiste Boko Haram à Bosso dans le sud-est du Niger, a estimé mardi le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Des témoins près de Bosso assurent que le groupe occupe encore la petite ville alors que le gouvernement a assuré lundi que "Bosso est totalement sous contrôle". Il n'a pas été possible de joindre directement des habitants de Bosso. "Un nombre estimé de 50.000 personnes ont fui l'attaque de vendredi" et la majorité d'entre elles se sont rendues à pied dans la ville de Toumour, à 30 km à l'ouest de Bosso, a déclaré aux médias à Genève un porte-parole du HCR, Adrian Edwards. Ces personnes vivent "sans abri" et ont besoin d'aide, a expliqué le porte-parole. D'autres se dirigent vers Diffa, à 140 km à l'ouest de Bosso, ou Kabelawa, au nord de Bosso, où se trouve un camp pouvant abriter 10.000 personnes mais qui est déjà presque au complet.

  • Burkina: le président somme le Premier ministre de revenir
    AFP, 07/06/2016 08h20
    Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a sommé dans la nuit de dimanche à lundi le général Isaac Zida, ancien Premier ministre du gouvernement de transition de revenir au pays pour rendre compte de sa gestion. M. Kaboré a même menacé M. Zida, mis en place après la chute du président Blaise Compaoré fin octobre 2014, de considérer son absence comme une "désertion", sans toutefois lui fixer d'ultimatum pour rentrer. Depuis son départ du gouvernement, M. Zida, qui est accusé de corruption dans un rapport officiel, est parti vivre au Canada auprès de sa famille qui s'y était rendue alors qu'il était en fonction. "Nous avons donné une autorisation d'absence au Premier ministre (Isaac) Zida qui est expirée depuis le 19 février", a indiqué M. Kaboré, interrogé par la presse à son retour d'un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). "J'ai toujours rappelé (...) qu'il était forcément indispensable et obligatoire qu'il (M. Zida) rentre parce que quand on assume des responsabilités à un certain niveau, on a un devoir de rendre compte, un devoir d'explication", a ajouté le chef de l'Etat à propos de M. Zida. Depuis la fin de la transition, un rapport officiel de l'Autorité supérieure de contrôle de l'Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) accuse M. Zida de détournements de deniers publics et d'enrichissement illicite.

  • Niger: 26 morts dans l'attaque de Boko Haram, 55 islamistes tués
    AFP, 07/06/2016 08h18
    Le Niger a revu à la baisse le bilan officiel de l'attaque massive menée vendredi par Boko Haram à Bosso dans le sud-est du Niger, de 32 à 26 morts, annonçant avoir tué 55 éléments du groupe islamiste nigérian, selon un communiqué officiel lundi. "Le bilan actualisé de l'attaque est de 26 morts côté ami dont 24 soldats Nigériens et deux soldats Nigérians, 112 blessés dont 111 militaires et une femme civile", a précisé un communiqué du gouvernement lu à la télévision publique par son porte-parole Assoumana Malam Issa. Du coté de Boko Haram, "55 morts ont été enregistrés et de nombreux blessés", ont assuré les autorités nigériennes qui n'avaient jusqu'ici pas donné de bilan côté assaillant. Le précédent bilan de cette attaque annoncée samedi par le ministère nigérien de la Défense faisait état de "trente militaires nigériens et deux militaires nigérians tués" et de "67 militaires nigériens et nigérians blessés". Par ailleurs, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national et réfuté que des combats aient encore lieu: "Contrairement à cette rumeur savamment distillée (...) la ville de Bosso est totalement sous contrôle", a assuré Assoumana Malam Issa qui a affirmé "la volonté" du Niger "de combattre sans faiblesse Boko Haram".

  • Boko Haram frappe au Niger, recule au Nigeria: une cinquantaine de morts
    AFP, 06/06/2016 08h54
    Des affrontements entre Boko Haram et des soldats du Niger et du Nigeria ont fait plus d'une cinquantaine de morts dans deux opérations distinctes, l'une lancée par l'armée au Nigeria, l'autre par les rebelles islamistes au Niger dans l'un des assauts les plus meurtriers qu'ils y aient menés. Dans un premier temps, le ministère nigérien de la Défense a annoncé samedi qu'au moins 30 militaires nigériens et deux soldats nigérians ont été tués dans une attaque massive lancée vendredi par le groupe islamiste nigérian à Bosso, une localité du Niger proche de la frontière avec le Nigeria. Dans un second temps, c'est l'armée nigériane qui a affirmé que 19 membres présumés de Boko Haram avaient été abattus lors d'une opération militaire dans l'Etat de Borno, frontalier du Niger et du Tchad. Des renseignements sur la présence de combattants dans un de leurs camps ont conduit les soldats et des membres de milices civiles à lancer cette attaque vendredi, a précisé l'armée nigériane dont les informations n'ont pas été confirmées de source indépendante dans l'immédiat.

  • Nigeria: l'armée tue 3 terroristes de Boko Haram dans une embuscade
    Xinhua, 03/06/2016 10h45
    Les troupes nigérianes ont déclaré jeudi avoir tendu une embuscade contre des combattants du groupe terroriste Boko Haram, tuant trois d'entre eux et en capturant un autre. Le combattant arrêté, Umar Mustapha, a été remis au siège de la 21e Brigade pour interrogatoire, a indiqué à Xinhua Sani Kukasheka Usman, porte-parole de l'armée. Les troupes continueront leurs opérations pour éradiquer les terroristes de Boko Haram restants dans la forêt de Sambisa.

  • Dix éléments de Boko Haram tués par l'armée nigérienne
    Anadolu Agency , 30/05/2016 16h40
    Une dizaine d'éléments du groupe terroriste Boko Haram ont été tués après avoir attaqué un poste de l'armée nigérienne dans la région de Diffa, dans le Sud-Est du Niger, a appris Anadolu lundi de source officielle. L'attaque, qui date de vendredi soir, a pris pour cible un poste de reconnaissance militaire dans la localité de Bosso, frontalière avec le Nigéria. "Une dizaine de terroristes ont été tués et plusieurs dizaines autres blessés et emportés par les assaillants dans leur fuite" a précisé un communiqué du ministère nigérien de la Défense dont Anadolu a eu copie lundi. De son côté, l'armée nigérienne ne déplore que "trois blessés légers". Toutefois, d'importants matériels de guerre composés de fusils mitrailleurs, RPG-7, grenades défensives ont été récupérés par les assaillants, ajoute la même source.

  • Nigeria: une deuxième lycéenne otage récupérée par l'armée
    AFP, 20/05/2016 10h46
    L'armée nigériane a annoncé jeudi avoir retrouvé une deuxième rescapée parmi les 219 lycéennes de Chibok kidnappées par Boko Haram, peu après que le président Muhammadu Buhari eut considéré avoir "de nouveaux espoirs" de retrouver d'autres otages, deux ans après le rapt. Selon le porte-parole de l'armée nigériane, le colonel Sani Usman, la deuxième otage de Chibok se trouvait parmi 97 femmes et enfants libérés jeudi lors d'une opération conjointe de l'armée et des miliciens à 11h (10h00 GMT) aux alentours de Damboa, dans l'Etat de Borno (nord-est). "Son nom est Serah Luka, elle est au numéro 157 de la liste des filles enlevées. On pense qu'il s'agit de la fille du pasteur Luka", a ajouté M. Usman, précisant que la jeune fille recevait des soins médicaux dans une caserne de Biu, dans l'Etat de Borno. Quelques heures plus tôt, Amina Ali, la première rescapée de Chibok, découverte mardi par des milices locales et par l'armée, est arrivée à Abuja par avion depuis Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno (nord-est), avec sa mère, Binta, pour rencontrer le président.

  • Nigeria: une des "filles de Chibok" retrouvée dans une zone contrôlée par Boko Haram
    AFP, 19/05/2016 00h54
    Pour la première fois, l'une des 219 lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram à Chibok (nord-est) a été retrouvée saine et sauve, plus de deux ans après avoir été capturée par le groupe islamiste, qui utilise le kidnapping comme une arme et un moyen de recrutement. La lycéenne Amina Ali, qui avait 17 ans lors de son enlèvement, a été secourue mardi dans la zone de la forêt de Sambisa (Etat de Borno), connue pour être le bastion de Boko Haram. Sur une photographie fournie par l'armée nigériane, on peut voir une jeune femme hébétée, assise sur une chaise en plastique, portant un long hijab de couleur claire, un pagne rose et de simples tongs. Elle porte d'une main un bébé, présenté comme sa fillette de quatre mois, Safiya, et de l'autre un plat de nourriture.

  • Le Nigeria envisage de traquer les terroristes à travers une banque de données ADN
    Xinhua, 16/05/2016 13h21
    Le Nigeria est prêt à établir une banque de données ADN en vue de traquer les éléments criminels, en particulier les terroristes dans le pays, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama. Le responsable nigérian a révélé cette mesure à Abuja, capitale de ce pays d'Afrique de l'Ouest, samedi, en marge du 2e sommet sur la sécurité régionale en Afrique de l'Ouest. "Nous avons dans le pays près de 2 millions de personnes déplacées, une véritable tragédie que nous devons traiter", a-t-il dit aux journalistes. "Nous avons aussi environ 6.000 enfants de moins de cinq ans qui sont séparés de leurs parents et des maisons. Nous devons voir comment répondre à cette catastrophe humaine", a-t-il ajouté. "Ce que nous recherchons est l'utilisation de l'ADN pour la comparer avec les parents. La banque de données d'ADN est vraiment ce que nous recherchons. Et nous pourrions finalement étendre la banque de données à l'ensemble du pays parce que nous savons que dans beaucoup de pays, c'est à travers leur banque de données ADN qu'ils traquent des terroristes, et cela va également nous aider dans la collecte de renseignements", a indiqué le ministre.

  • Tchad: prorogation de l'état d'urgence dans la région du Lac
    AFP, 26/04/2016 10h01
    Les députés tchadiens ont adopté, lundi, une résolution prorogeant l'état d'urgence dans la région du Lac Tchad pour une durée de six mois, a déclaré à Xinhua le ministre tchadien de la Sécurité publique et de l'Immigration, Ahmat Mahamat Bâchir. "La guerre contre Boko Haram est une guerre asymétrique qui ne peut être gagnée que dans le temps, et comme telle, nous avons adapté notre stratégie dans le temps", a indiqué Ahmat Mahamat Bâchir qui s'est félicité des efforts accomplis par les forces armées et les populations locales pour contrer la secte terroriste. "Avec le concours de tout le monde, nous allons éradiquer cette nébuleuse", a-t-il ajouté. Le président tchadien Idriss Déby Itno avait décrété, le 9 novembre 2015, l'état d'urgence dans cette région frontalière avec le Cameroun, le Niger et le Nigéria qui reste la principale porte d'entrée et le point de concentration de la secte terroriste Boko Haram. La déclaration d'état d'urgence donne, entre autres, le pouvoir au gouverneur de la région du Lac d'interdire la circulation des personnes et des véhicules dans les lieux et les horaires fixés par le gouverneur, d'instituer des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé, d'ordonner des perquisitions de domiciles de jour comme de nuit sous l'autorité du procureur de la République, de récupérer des armes de tous calibres, etc.

  • Nigeria: 27 terroristes de Boko Haram éliminés par l'armée nigériane
    Panapress, 22/04/2016 18h52
    L'armée nigériane a déclaré, vendredi, que ses troupes ont tué un total de 27 terroristes de Boko Haram au cours de la poursuite des opérations de déminage, des raids et des patrouilles contre les restes des terroristes dans la partie Nord-Est du pays. Bien qu'aucun personnel de l'armée n'a trouvé la mort, deux membres des groupes d'autodéfense locaux qui aident les troupes appelées Civilian JTF ont perdu la vie. Les troupes ont secouru un total de 199 civils, principalement des femmes et des enfants, alors que 17 terroristes de Boko Haram ont été arrêtés. Elles ont également récupéré divers types et des quantités d'armes et de munitions.


  • Nigeria: la pénurie d'essence force Boko Haram à fabriquer son propre carburant
    AFP, 19/04/2016 19h58
    Pour remplir les réservoirs de leurs motos, les islamistes de Boko Haram sont contraints de fabriquer leur propre carburant de fortune, les opérations de l'armée ayant coupé leurs lignes de ravitaillement. Selon un haut responsable militaire, les islamistes payaient à prix d'or leurs bidons d'essence tandis qu'une ancienne otage de Boko Haram rapporte qu'ils ont mis au point un biocarburant à base d'huile d'arachide. "Boko Haram achetait de l'essence à des prix exorbitants, ce qui incitait de nombreux jeunes hommes à prendre des risques pour leur en apporter et en tirer un bénéfice très avantageux", a expliqué à l'AFP le militaire basé à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno (nord-est). "Depuis qu'on a identifié et arrêté ces revendeurs et qu'on a coupé les routes qu'ils empruntaient, Boko Haram est en grande difficulté", a-t-il poursuivi.

  • Nigeria: le gouvernement étudie une "preuve de vie" deux ans après l'enlèvement de lycéennes par Boko Haram
    AFP, 14/04/2016 18h24
    Deux ans après leur enlèvement par les islamistes de Boko Haram, familles et sympathisants ont manifesté jeudi au Nigeria pour réclamer la libération des lycéennes de Chibok, tandis que le gouvernement "étudie" une preuve de vie de certaines d'entre elles envoyée par leurs ravisseurs. Marches et veillées de prières avaient lieu en différents lieux, à commencer par la petite ville du nord-est, devenue un symbole du conflit qui déchire le nord-est défavorisé du Nigeria depuis 2009. 276 adolescentes y avaient été enlevées le 14 avril 2014 dans un kidnapping sans précédent qui a provoqué une vague d'indignation au Nigeria et dans le monde. Les manifestations ont rassemblé nombre de parents des jeunes filles, vêtus de noir. A Lagos, la grande métropole économique, et dans la capitale fédérale Abuja des centaines de gens du mouvement de solidarité #BringBackOurGirls ont réclamé la libération des 219 filles qui n'ont toujours pas été retrouvées.

  • Plus de 75% des enfants utilisés par Boko Haram sont des filles, selon l’UNICEF
    Panapress, 14/04/2016 10h58
    Plus de 75% des enfants impliqués dans des «attaques-suicides» perpétrées au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger par la secte terroriste Boko Haram ces deux dernières années, sont des filles, a annoncé le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) dans un rapport rendu public mardi. «Soyons clairs : ces enfants sont des victimes, pas des responsables. Tromper des enfants et les forcer à commettre des actes meurtriers est un des aspects les plus atroces de la violence au Nigeria et dans les pays voisins», a tenu à expliquer Manuel Fontaine, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Entre janvier 2014 et février 2016, signale le document, près d’un auteur d’attaque-suicide sur cinq était un enfant et trois quarts de ces enfants étaient des filles. L’année dernière, des enfants ont été utilisés dans 1 attaque sur 2 au Cameroun, 1 sur 8 au Tchad, et 1 sur 7 au Nigeria.

  • Nigeria: Boko Haram envoie des "preuve de vie" des lycéennes deux ans après leur enlèvement
    AFP, 14/04/2016 09h53
    Le groupe islamique Boko Haram a envoyé une "preuve de vie" deux ans après l'enlèvement à Chibok (nord-est du Nigeria) de 276 lycéennes, un événement qui sera commémoré jeudi par des prières et des manifestations à travers tout le pays. La chaîne américaine d’information CNN a rapporté mercredi que la vidéo montre une quinzaine de jeunes filles recouvertes d'un hijab noir, qui donnent leur nom, assurent avoir été enlevées à Chibok et précisent la date de l'enregistrement, le 25 décembre. Les 15 adolescentes ont été identifiées. Il s'agit de la première vidéo permettant d'établir que certaines des jeunes filles enlevées sont toujours en vie, depuis celle diffusée par Boko Haram en mai 2014. Selon certaines informations, des membres de Boko Haram auraient pris contact mi-janvier avec le gouvernement, réclamant des discussions sur un possible échange de prisonniers. Le gouvernement ayant demandé une "preuve de vie", il aurait d'abord reçu cinq photos de certaines des otages, puis cette vidéo. Les parents des 219 lycéennes encore disparues 57 étaient parvenues à s'enfuir peu après l'enlèvement doivent tenir une réunion de prière jeudi devant l'école de Chibok où leurs enfants ont été enlevées.



  • Nigeria: une radio locale se joint à la lutte contre Boko Haram
    AFP, 13/04/2016 16h00
    Après l'offensive l'année dernière des islamistes de Boko Haram sur un village isolé du nord-est du Nigeria, à la frontière avec le Niger, les habitants terrorisés avaient fui massacres et pillages et trouvé refuge dans le maquis. Livrés à eux-mêmes, le désespoir les avait poussés à appeler une station de radio située à des centaines de kilomètres, à Kano, la grande ville du nord du pays. "Les villageois affolés nous ont contactés depuis un téléphone portable et nous ont fait part de leur détresse", explique Umar Said Tudun-Wada, directeur de la radio locale Dandal Kura. "Les informations qu'ils nous ont fournies ont permis aux forces de sécurité d'aller les secourir". La radio Dandal Kura, premier média consacré au conflit, émet trois heures par jour depuis début 2015 dans les zones sous le joug de Boko Haram depuis sept ans. Trente personnes y travaillent, dont 11 reporters répartis sur les rives du lac Tchad, où vit la majorité de la population kanouri : au nord-est du Nigeria, au nord du Cameroun, au sud-ouest du Tchad et au sud du Niger.

  • Nigeria: l'armée déjoue un attentat-suicide dans le nord-est
    AFP, 09/04/2016 11h39
    L'armée nigériane a annoncé vendredi avoir déjoué une tentative d'attentat que s'apprêtaient à commettre quatre kamikazes présumés de Boko Haram dans la ville de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno (nord-est) et fief historique du groupe islamiste. "Aujourd'hui, vers 04H00 du matin, des soldats du bataillon 101 de la 7e division ont reçu des informations au sujet d'une attaque imminente dans la ville de Maiduguri par quatre personnes soupçonnés d'être des terroristes de Boko Haram prêts à se faire exploser et qui seraient arrivés de la forêt de Sambisa en traversant une plantation de noix de cajou", a déclaré le colonel Sani Usman, porte-parole de l'armée dans un communiqué. "Les troupes, toujours vigilantes, ont réagi efficacement en interceptant et en neutralisant les terroristes présumés", a-t-il ajouté.

  • Niger: une attaque de Boko Haram fait 2 morts à Diffa
    AA, 06/04/2016 12h15
    Deux personnes ont péri mardi à Diffa dans le Sud-est nigérien, dans une explosion attribuée à Boko Haram, a appris Anadolu auprès d’une source sécuritaire nigérienne. «Deux kamikazes présumés combattants du groupe armé nigérian Boko Haram ont tenté de s’introduire dans le marché de Diffa à bord d'un véhicule, pris de panique lorsque les forces en place ont voulu les fouiller, ils ont déclenché leur explosifs alors qu'une femme et un enfant se trouvait au sein de la voiture avec eux» a indiqué à Anadolu une source militaire nigérienne qui précise que le "chauffeur était descendu quelques instants avant l'explosion". Selon les observateurs, les attaques de Boko Haram au Niger sont moins fréquentes ces derniers mois, preuve que la capacité de nuisance du groupe s'affaiblit.

  • L'armée nigériane libère 275 otages du groupe islamiste Boko Haram
    Xinhua, 06/04/2016 12h07
    L'armée nigériane a annoncé mardi avoir libéré 275 otages détenus par le groupe islamiste Boko Haram dans une opération militaire dans l'Etat septentrional de Borno. Selon un communiqué publié par le porte-parole de l'armée, Sani Usman, les troupes ont tué 15 combattants de Boko Haram et capturé six commandants durant le raid de lundi. Il a déclaré que les troupes ont été aidées par les forces de sécurité civiles, qui les ont amenés aux cachettes des militants. Une cache d'armes et de munitions, ainsi que des véhicules utilisés par Boko Haram, ont été saisis au cours de l'opération militaire.

  • Le Nigeria met la main sur le chef d'Ansaru, groupe islamiste proche de Boko Haram
    AFP, 04/04/2016 09h33
    Le groupe islamiste nigérian Ansaru, dissident de Boko Haram et lié à Al-Qaïda au Maghreb islamiste (Aqmi), a subi cette semaine une lourde perte, avec l'arrestation par l'armée nigériane de son chef, Khalid al-Barnawi, l'un des "terroristes" les plus recherchés par les Etats-Unis. "Les agents de sécurité ont effectué vendredi une avancée dans la lutte contre le terrorisme en arrêtant Khalid al-Barnawi, le chef du groupe terroriste Ansaru à Lokoja", capitale de l'État de Kogi (centre), a annoncé dimanche le porte-parole de l'armée nigériane Rabe Abubakar. Al-Barnawi, 47 ans, de son vrai nom Usman Umar Abubakar, "était en haut de la liste des terroristes que nous recherchons", a précisé le porte-parole militaire. Ansaru est une branche de Boko Haram qui a fait dissidence en 2012, en raison de différends idéologiques et d'une rivalité entre Shekau et al-Barnawi, alors un de ses lieutenants. Originaire de la ville de Biu dans l'Etat de Borno (nord), al-Barnawi s'est entraîné en Afghanistan et en Algérie. Il a pris la tête d'Ansaru après la mort de son fondateur, Abubakar Adam Kambar, lors d'un raid militaire en mars 2012 sur sa cachette de Kano (nord).


  • Niger: six militaires tués dans une embuscade de Boko Haram à Diffa
    Xinhua, 31/03/2016 10h41
    Au moins six membres de la Garde nationale du Niger ont été tués et trois autres blessés mercredi près de Diffa (extrême sud-est), près de la frontière avec le Nigeria, dans une embuscade tendue par le groupe terroriste Boko Haram, a annoncé mercredi soir le ministère nigérien de l'Intérieur. Le ministère ne donne aucun bilan du coté des assaillants. Il précise toutefois qu'un ratissage avec des moyens terrestres et aériens est en cours dans le secteur "pour rattraper et neutraliser les terroristes qui tentent de s'échapper vers le sud", en direction du Nigeria. Depuis plus d'un an, les localités de Bosso et de Diffa subissent des attaques meurtrières à répétition menées par Boko Haram depuis ses positions nigérianes, ainsi que des attentats à la bombe perpétrés par des éléments du groupe djihadiste dissimulés dans les environs de Diffa.

  • Nigeria: le chef de Boko Haram apparaît affaibli dans une nouvelle vidéo
    AFP, 24/03/2016 19h27
    Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, est apparu jeudi dans une nouvelle vidéo, coupant court aux rumeurs sur sa mort mais apparaissant affaibli et semblant annoncer que sa fin est proche. "Pour moi, la fin est venue", déclare Shekau, le visage émacié, dans une vidéo de mauvaise qualité, postée sur le site Youtube. On ignore où et quand la vidéo a été tournée, et l'armée nigériane a indiqué qu'elle était "en cours d'authentification". "Qu'Allah nous protège du mal (...) je remercie mon créateur", poursuit Shekau, dans un débit relativement lent, en haoussa et en arabe, sur un ton dénué du cynisme qui le caractérise d'habitude. Il avait annoncé en mars 2015 avoir prêté allégeance au groupe Etat Islamique (EI). Contrairement aux précédentes vidéos du groupe islamiste nigérian, postées fin 2014 et début 2015, qui comportaient des images de très bonne qualité, soigneusement montées, ressemblant à celles de l'EI, cette nouvelle vidéo est mal tournée et pixelisée.

  • MAE tchadien: «Nous travaillons à éradiquer Boko Haram en 2016»
    Anadolu Agency, 24/03/2016 17h26
    Le Tchad compte en découdre avec le groupe terroriste Boko Haram avant la fin de l'année 2016, a assuré, dans un entretien avec Anadolu, Moussa Faki Mahamat, ministre des Affaires étrangères tchadien. "Nous travaillons pour que 2016 soit l’année de l’éradication de Boko Haram", a-t-il affirmé, à Tunis, en marge de sa participation à une conférence régionale des pays voisins de la Libye, sur la situation qui prévaut dans ce pays. En août de l'année dernière, le Président tchadien Idriss Deby Etno assurait que le groupe armé d'origine nigériane était "décapité". De fait, "ces derniers mois, il n'y a pas eu d'attaques de Boko Haram au Tchad. La vigilance et l'action de nos forces de sécurité y étaient pour beaucoup", a expliqué le chef de la diplomatie tchadienne et ancien Premier ministre (2003-2005), en rappelant toutefois que la "vigilance" reste de mise.

  • L'attentat contre une mosquée au Nigeria condamné par les Etats-Unis
    Xinhua, 18/03/2016 09h35
    Les Etats-Unis ont condamné jeudi l'attentat commis la veille contre une mosquée près de Maiduguri dans le nord-est du Nigeria et qui a fait des dizaines de victimes. Dans un communiqué, l'ambassade des Etats-Unis à Lagos a condamné "dans les termes les plus fermes" cet attentat du groupe terroriste Boko Haram dans l'Etat de Borno. "Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées. Nous adressons nos sincères condoléances aux familles des dernières victimes en date de la brutalité insensée de Boko Haram", ajoute-t-elle.

  • Nigeria: 22 morts dans un double attentat suicide contre une mosquée près de Maiduguri
    Xinhua, 16/03/2016 16h20
    Au moins 22 personnes ont été tuées dans un double attentat suicide survenu mercredi matin contre une mosquée du village d'Umarari, situé en périphérie de Maiduguri, chef-lieu de l'Etat nigérian de Borno (nord-est), a annoncé le colonel Sani Usman, porte-parole de l'armée. Dans un communiqué, M. Usman a indiqué que l'une des attaques est survenue à l'intérieur de la mosquée alors que la seconde a eu lieu quelques minutes plus tard à 50 mètres de là. Les deux kamikazes étaient des femmes, a-t-il ajouté.

  • Le Nigeria et le Tchad meurtris par des attentats attribués à Boko Haram
    AFP, 01/02/2016 09h18
    Une cinquantaine de villageois ont été tués samedi soir dans le nord-est du Nigeria dans une attaque attribuée aux militants de Boko Haram, tandis qu'au Tchad voisin deux attentats suicides ont fait dimanche trois morts et 56 blessés dans une région régulièrement ciblée par le groupe islamiste nigérian. Selon l'armée et des témoins locaux, les insurgés de Boko Haram ont attaqué samedi Dalori, une localité proche de Maiduguri, avant de mettre feu au village. D'après le porte-parole de l'armée nigériane, Mustapha Anka, les islamistes de Boko Haram "sont arrivés dans le village dans deux voitures et des motos, ont ouvert le feu et brûlé des maisons". Trois femmes kamikazes ont tenté de se mêler aux villageois, ont été "interceptées puis ont explosé", a-t-il affirmé. Selon des habitants et un travailleur humanitaire, au moins 50 personnes sont mortes dans l'attaque. L'Agence de gestion des situations d'urgence (Nema) avançait quant à elle dimanche un bilan provisoire de "46 morts et 35 blessés". Le président nigérian Muhammadu Buhari a assuré dimanche que "les insurgés avaient immensément souffert des bombardements répétés de l'armée visant leurs camps" et qu'ils "avaient recours à des mesures désespérées pour attirer l'attention des médias". "J'appelle tous les citoyens à s'engager dans la lutte contre le terrorisme car c'est la seule manière de finir le travail en cours pour rétablir la sécurité dans notre pays", a-t-il déclaré dans un communiqué.

  • Nigeria: un civil et quatre kamikazes tués dans un attentat-suicide
    AFP, 17/12/2015 08h43
    Un garde civil et quatre kamikazes ont été tués mercredi dans un attentat-suicide à Mafa, dans le nord-est du Nigeria, selon l'armée et un responsable local de l'Agence de gestion des situations d'urgence (Nema). L'attaque, qui a également fait quatre blessés, s'est produite à l'aube contre un poste de contrôle des gardes civils qui aident l'armée nigériane à combattre le groupe islamiste Boko Haram. Selon Muhammad Kanar, responsable de la Nema pour le nord-est du Nigeria, les kamikazes seraient des fillettes âgées de 9 à 12 ans, mais cette information n'a pas été confirmée par d'autres sources. "Quatre kamikazes, sans doute des femmes, ont attaqué un poste de contrôle" à Mafa, à 50 kilomètres à l'est de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, a déclaré Ibrahim Abdulkadir, responsable local de la Nema.



  • Boko Haram: les jeunes filles kamikazes "ne savent pas" qu'elles portent des bombes
    AFP, 16/12/2015 08h04
    Bon nombre des jeunes filles utilisées par le groupe islamiste Boko Haram pour mener des attentats-suicides au Nigeria et dans les pays voisins ne savent probablement pas qu'elles portent des explosifs, a affirmé mardi une experte de l'ONU. Les islamistes de Boko Haram ont de plus en plus recours depuis quelques mois à des kamikazes, en majorité des femmes ou des filles - parfois très jeunes -, dans le nord-est du Nigeria, fief du groupe, au Cameroun, au Tchad et au Niger voisins. "Bon nombre d'entre elles ne savent pas qu'on va les faire exploser", a déclaré à la presse Leila Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, précisant que les explosifs étaient déclenchés à distance, selon les services de sécurité des pays touchés. "Personnellement, je doute que les enfants savent", a affirmé Mme Zerrougui, soulignant que ces kamikazes n'ont souvent qu'11 ou 12 ans. "Cela veut dire qu'elles ne font pas (exploser les bombes) elles-mêmes." Pour Mme Zerrougui, le recours à des enfants pour perpétrer des attentats-suicides est l'une des pires manifestations du mépris croissant pour la sécurité des enfants dans des situations de conflit dans le monde, citant également l'exemple des enfants soldats ou utilisés comme boucliers humains par des groupes armés tels que l'organisation État islamique ou les anti-Balaka en Centrafrique.

  • Nigeria: 30 morts dans l'attaque de trois villages par Boko Haram
    AFP, 16/12/2015 07h52
    Au moins 30 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées dans des attaques contre trois villages du nord-est du Nigeria, attribuées au groupe islamiste Boko Haram, ont déclaré mardi des gardes civils. Les attaques, qui ont eu lieu samedi, ont visé trois localités, Warwara, Mangari et Bura-Shika, proches de Buratai, le village natal du chef de l'armée Tukur Yusuf Buratai, dans l'Etat de Borno. Elles avaient déjà été plusieurs fois par le passé la cible des islamistes. "Boko Haram a tué au total 30 personnes dans trois villages et en a blessé une vingtaine d'autres", a déclaré de la ville de Biu un garde civil qui aide l'armée à combattre les rebelles. "La plupart des personnes tuées ont été massacrées à la machette et à la hache, et les blessés touchés alors qu'ils tentaient de s'enfuir", a ajouté Mustapha Karimbe. Les assaillants ont ensuite incendié les trois villages. Les informations sur ces attaques sont sorties tardivement en raison de la mauvaise qualité des télécommunications dans la région, Boko Haram ayant détruit de nombreux pylônes dans de précédents raids.

  • Le Nigeria devrait prolonger le délai pour mettre fin la rébellion de Haram
    Xinhua, 08/12/2015 08h31
    Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré lundi que le délai donné à l'armée pour mettre fin à la rébellion de Boko Haram devrait être prolongé. M. Buhari a fait cette déclaration à la conférence annuelle des chefs d'état-major de l'armée tenue à Dutse, ville du nord-ouest. "Le délai qui a été fixé doit servir de guide et si les exigences de multiples opérations à travers le pays nécessitent une modification, le gouvernement fédéral n'hésitera pas à le faire afin traiter les points d'éclair qui émergent dans des parties du pays", a déclaré le président Buhari. Il a ajouté que l'armée doit développer des stratégies qui répondent les défis actuels auxquels est confronté le Nigeria et qui garantissent l'élimination totale des insurgés. M. Buhari a ajouté que le gouvernement allait évaluer la situation actuelle. Il a demandé à l'armée de développer de nouvelles stratégies afin de traiter les nouveaux défis dans ses opérations. Le président Burhari a réaffirmé le soutien de son administration aux forces armées. Il a demandé aux militaires de faire preuve de professionnalisme et de discipline. M. Buhari a donné l'assurance aux Nigérians que les récents progrès réalisés par l'armée dans l'offensive contre Boko Haram permettrait bientôt de restaurer la paix dans les régions touchés par ce groupe rebelle.

  • Nigeria: au moins 15 morts dans un attentat perpétré par deux jeunes filles kamikazes
    AFP, 19/11/2015 08h32
    Quinze personnes ont été tuées et plus de 50 blessées mercredi dans un double attentat à la bombe sur un marché de Kano, la métropole du nord du Nigeria, perpétré par deux jeunes filles kamikazes, dont l'une serait âgée d'une dizaine d'années, selon la police. Deux explosions ont frappé un marché spécialisé dans les téléphones portables peu après 16H00 (15H00 GMT), selon des commerçants. "Deux jeunes filles âgées d'environ 11 et 18 ans, toutes deux portant un hijab" (foulard islamique), se sont fait exploser, l'une à l'intérieur du marché, l'autre à l'extérieur, a expliqué le porte-parole de la police de Kano, Musa Magaji Majia, donnant un bilan de 15 morts et 53 blessés. La plupart des blessés ont été soignés et ont pu sortir de l'hôpital, a-t-il précisé. "Je me préparais pour la prière de l'après-midi quand une explosion a eu lieu dans le marché à exactement 16h10," a raconté un commerçant, Nafiu Mohammed. "Les agents de police d'un poste voisin sont arrivés tandis que les commerçants ont fermé leurs boutiques et quitté le marché dans la confusion. "Cette attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais les soupçons se tournent vers le groupe islamiste Boko Haram, qui a régulièrement recours à des jeunes filles pour mener ses attentats-suicides. En juillet 2014, Kano, métropole commerciale de plusieurs millions d'habitants du nord musulman du Nigeria, avait été touchée quatre fois en l'espace d'une semaine par des attentats-suicides menés par des jeunes femmes.

  • Nigeria: la lutte contre Boko Haram minée par la corruption dans l'armée
    AFP, 19/11/2015 08h30
    La lutte contre les islamistes de Boko Haram a été minée par la corruption au sein même de l'armée nigériane, a regretté le président nigérian Muhammadu Buhari après avoir reçu un rapport d'une commission spéciale sur ce sujet. Le président Buhari a ordonné que tous ceux impliqués dans des contrats frauduleux d'achats d'armes et d'équipement, qui représentent plusieurs milliards de dollars, "rendent des comptes", affirme un communiqué de la présidence publié dans la soirée mardi après la réception du rapport. Le rapport "révèle plusieurs transactions financières illicites et frauduleuses", mettant notamment en cause le Bureau du conseiller à la Sécurité nationale, dont l'ancien titulaire Sambo Dasuki a déjà été inculpé de détention d'armes et blanchiment d'argent, ajoute le communiqué. Accusé d'avoir "conclu des contrats fictifs et fantômes" pour un total de 2 milliards de dollars pour l'acquisition de quatre avions de chasse Alpha Jet, douze hélicoptères et des explosifs et munitions, M. Dasuki a nié ces allégations, affirmant que ces contrats et paiements avaient été approuvés par l'ancien président Goodluck Jonathan.

  • Boko Haram a détruit plus de 1.000 écoles cette année
    AFP, 17/11/2015 07h53
    L'organisation islamiste Boko Haram a détruit quelque 1.100 écoles cette année dans la région du lac Tchad, a dénoncé lundi le coordinateur humanitaire de l'ONU pour le Sahel, Toby Lanzer. Les écoles se trouvaient au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigeria, soit les quatre pays les plus affectés par les attaques du groupe qui a été placé en 2014 par l'ONU sur sa liste noire des organisations terroristes, a précisé le haut responsable onusien, lors d'une conférence de presse. Ce n'est pas la première fois que le groupe est accusé d'avoir attaqué des écoles et universités. L'insurrection menée par Boko Haram a fait au moins 17.000 morts depuis 2009. Les violences ont déplacé 2,6 millions de personnes, dont 2,2 millions sont des Nigérians, selon M. Lanzer. Le président nigérian Muhammadu Buhari a donné pour objectif à l'armée de mettre un terme d'ici la fin de l'année à l'insurrection. "Il y a une appréciation assez réaliste de la gravité de la situation", a déclaré M. Lanzer, précisant qu'il parlait spécifiquement de l'administration dirigée par M. Buhari.

  • Nigeria: l'armée annonce avoir déjoué un projet d'attentat de Boko Haram
    AFP, 17/11/2015 07h50
    L'armée nigériane a annoncé lundi avoir déjoué un projet d'attentat à l'arme lourde et aux bombes artisanales préparé par le groupe islamiste Boko Haram dans la ville de Maiduguri (nord-est). "Neuf terroristes se sont introduits dans Maiduguri armés de fusils d'assaut AK-47 dans un véhicule (...) transportant 20 bombes artisanales" qui devaient "exploser dans plusieurs endroits de la ville", a affirmé dans un communiqué le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usman. Le communiqué ne donne pas d'autre précision sur cette opération et le porte-parole a refusé de dire si les neuf assaillants avaient été arrêtés. Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, a été plusieurs fois la cible d'attentats perpétrés par le groupe extrémiste affilié au groupe Etat islamique (EI) et qui a lancé depuis 2009 une insurrection armée pour imposer la création d'un Etat islamique dans cette partie du Nigeria à majorité musulmane. Au moins 265 personnes ont été tuées dans une série d'attentat, dont 117 lors d'une attaque en septembre, dans ce carrefour commercial du nord-est du pays depuis la prise de fonctions fin mai du président Muhammadu Buhari, qui a fait de la lutte contre Boko Haram une priorité. L'insurrection a fait au moins 17.000 morts et 2,6 millions de déplacés, alors que Boko Haram frappe également régulièrement au Cameroun, au Tchad et au Niger voisins. Les forces armées nigérianes ont annoncé ces derniers mois plusieurs succès contre Boko Haram en repoussant les insurgés de territoires conquis, en détruisant leurs camps et en libérant plusieurs centaines de prisonniers.

  • Lac Tchad: 2 morts, 14 blessés dans un double attentat-suicide de Boko Haram
    AFP, 09/11/2015 08h30
    Deux personnes ont été tuées et 14 blessées dimanche matin dans la localité tchadienne de Ngouboua dans la région du lac Tchad lorsque "deux femmes kamikaze" du groupe Boko Haram se sont faites exploser, a-t-on appris de source sécuritaire à N'Djamena. "Les deux femmes kamikaze et deux civils ont trouvé la mort au cours de cette explosion", a indiqué sous couvert d'anonymat cette source, ajoutant que "14 autres personnes ont été blessés" dans cette localité déjà ciblée à plusieurs reprises par des islamistes nigérians de Boko Haram. Le 1er novembre, onze civils avaient été blessés dans cette même région dans un attentant suicide attribué par le gouvernement au groupe Boko Haram qui a rallié l'organisation de l'Etat islamique (EI).L'attaque la plus meurtrière sur les rives tchadiennes du lac s'est produite le 10 octobre. Un triple attentat à l'explosif commis par des kamikazes à Baga Sola, s'était soldé par 41 morts et 48 blessés, selon le gouvernement tchadien. Plusieurs dizaines de milliers de réfugiés nigérians et de déplacés tchadiens ont trouvé refuge dans cette ville, fuyant ces derniers mois les exactions de Boko Haram sur les îles du lac ou au Nigeria voisin. Si elle a contenu l'expansion territoriale de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, la coalition régionale militaire des pays riverains du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger) ainsi que le Bénin n'arrive pas à réduire significativement les activités des islamistes nigérians qui poursuivent régulièrement leurs attaques, notamment les attentats-suicides dont sont essentiellement victimes les civils, musulmans comme chrétiens.

  • Le Nigeria publie des affiches de cent membres les plus recherchés de Boko Haram
    AFP, 30/10/2015 08h15
    L'armée nigériane a publié cette semaine des affiches des cent membres les plus recherchés du groupe islamiste Boko Haram, appelant le public à communiquer toute information qui permettrait de pouvoir les localiser. Les affiches sont apparues mercredi dans la ville de Maiduguri, fief historique de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, montrant une photo des islamistes présumés et accompagnées de trois numéros d'urgence à appeler. Elles sont rédigées en anglais, hausa et kanuri, les langues locales. "Nous voulons des noms et autres informations", a commenté jeudi le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usman. La photo du mystérieux chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, figure deux fois sur les affiches, sans qu'une explication ait été donnée à ce doublon. Mais l'armée a souvent affirmé que Shekau était un "nom de guerre" utilisé par plusieurs sosies. Il a été déclaré mort par les autorités à au moins trois reprises mais est réapparu à chaque fois sur des vidéos où il narguait les militaires nigérians. Sa dernière apparition remonte à février où il a menacé de perturber la présidentielle organisée le même mois. Il n'a plus depuis qu'été entendu sur des enregistrements audio où il revendique notamment l'allégeance de Boko Haram à l'organisation de l'Etat islamique. La nouvelle affiche représente la dernière initiative en date des militaires nigérians à qui la date-limite de décembre a été fixée pour mettre fin à une insurrection meurtrière qui dure depuis 2009.

  • Niger: 13 civils tués mardi par Boko Haram dans un village du sud-est
    AFP, 29/10/2015 09h46
    Treize civils ont été tués et trois blessés par balles mardi soir par des membres du groupe islamiste Boko Haram dans un village près de Diffa, dans le sud-est du Niger à la frontière avec le Nigeria, ont indiqué les autorités locales. "Treize personnes ont été exécutées et trois autres blessées par balles lors d'une attaque de Boko Haram mardi soir dans le village de Ala", a affirmé Malam Ligari, le président du Conseil régional de Diffa. "C'était une opération rapide" menée entre 20H00 et 22H00 (19H00 et 21H00 GMT). Les éléments de Boko Haram "sont venus à pied dans le village" après avoir "traversé en pirogue la rivière Komadougou Yobé", frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria, a-t-il expliqué. "Les combattants de Boko Haram sont venus en nombre. Ils ont brûlé voitures, maisons, magasins", a souligné la radio privée Anfani. Depuis février, Boko Haram ne cesse de perpétrer des attaques meurtrières dans la zone de Diffa, frontalière du nord-est du Nigeria, fief des insurgés islamistes alors que l'armée peine à contenir ses incursions. "Le problème le plus important auquel nous avons affaire, c'est le contrôle de la zone frontière côté Nigeria", a déclaré, Hassoumi Massaoudou, le ministre nigérien de l'Intérieur, devant les députés.

  • Cameroun: un haut officiel onusien promet l'appui de l'ONU dans la lutte contre Boko Haram
    Xinhua, 27/10/2015 09h01
    Invité spécial à l'occasion de la commémoration des 70 ans de l'organisation, le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Stephen O'Brien, a rassuré vendredi à Yaoundé le gouvernement camerounais de l'appui constant des Nations Unies pour l'aider à résoudre les crises sécuritaires et humanitaires qui affectent le pays, dont celle liée à Boko Haram. En provenance de Bangui en République centrafricaine (RCA) où il est aussi allé évaluer la gravité des récentes violences, qui ont causé plus de 40 morts et entraîné une nouvelle vague de plus de 42.000 déplacés, venus s'ajouter à plus de 412.000 autres qui avaient déjà fui leurs maisons auparavant, M. O'Brien, par ailleurs coordonnateur des sources d'urgence de l'ONU, s'est par la suite entretenu avec le Premier ministre, Philemon Yang. "C'est un privilège et un honneur pour moi de visiter le Cameroun et de participer aux festivités marquant la Journée des Nations Unies (...) Cette occasion me donne l'opportunité d'examiner avec les autorités de ce pays les actions de coopération à mener pour répondre aux besoins humanitaires dus à l'insécurité engendrée dans l'Est par la crise centrafricaine et les violences causées par Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord", a-t-il déclaré.

  • Les Etats-Unis tentent d'étalir un réseau militaire global en Afrique
    Xinhua, 27/10/2015 08h58
    Les Etats-Unis tentent d'établir un réseau militaire global en Afrique en faisant intervenir l'armée américaine au Cameroun, ce qui pourrait compliquer la situation de la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, a indiqué Wang Hongyi, expert en questions africaines de l'Académie chinoise des sciences sociales. Le président américain Barack Obama a annoncé le 14 octobre l'envoi de 300 soldats au Cameroun pour mener des opérations aériennes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance dans la région.

  • L’armée camerounaise repousse des éléments de Boko Haram à Wawouli
    JDC, 26/10/2015 13h49
    L’armée a repoussé dans la nuit du dimanche 25 octobre 2015 des éléments de Boko Haram qui s’étaient infiltré à Wawouli situé à un kilomètre de Kolofata dans la région de l’Extrême-nord. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.


  • l'armée reprend la ville de Kerawa prise ce Vendredi matin par des éléments de Boko Haram
    JDC, 23/10/2015 20h29


  • Boko Haram prend la ville de Kerawa ce Vendredi 23 Octobre
    AFP, 23/10/2015 20h07
    Des islamistes armés nigérians de Boko Haram ont pris le contrôle vendredi matin de la ville camerounaise de Kerawa, dans l'Extrême-Nord, située sur la frontière avec le Nigeria, a-t-on appris de sources sécuritaire et proche des autorités régionales.

    "Ils contrôlent Kerawa", a affirmé une source sécuritaire. "Boko Haram contrôle Kerawa depuis ce (vendredi) matin", a indiqué de son côté une source proche des autorités de la région de l'Extrême-Nord, faisant état état de "civils tués", sans autre précision dans l'immédiat.


  • Nigeria: l'armée adresse un dernier avertissement au groupe Boko Haram
    Xinhua, 21/10/2015 10h25
    L'armée nigériane a adressé mardi un dernier avertissement au groupe islamiste Boko Haram qui sème la terreur dans le nord-est du pays. "Nous souhaitons leur dire que nous connaissons toutes leurs caches, leurs camps et leurs enclaves. Ils devraient imiter leurs collègues qui se sont déjà rendus", a déclaré le colonel Sani Usman, porte-parole de l'armée, dans un communiqué. Faute de se rendre, poursuit le texte, les terroristes subiront de lourdes conséquences, d'autant que l'étau militaire se resserre. "Nous en appelons également aux membres de la communauté internationale et au monde en général pour bien vouloir persuader les terroristes de Boko Haram et leurs complices internationaux de cesser de mener des actes terroristes", poursuit le communiqué. Celui-ci survient alors que le président nigérian Muhammadu Buhari a donné jusqu'en décembre à la hiérarchie militaire pour mettre fin aux agissements du groupe islamiste. Ce dernier, qui veut notamment instaurer la charia (loi islamique) dans le nord du pays, a mené une série d'attentats meurtriers tant dans cette région que dans la capitale ces dernières années.


  • Nigeria: deux femmes kamikazes tuent 11 personnes dans le nord-est
    AFP, 19/10/2015 09h16
    Deux femmes kamikazes ont tué au moins onze personnes qui fuyaient leurs maisons après un attentat présumé du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé dimanche la police et les autorités locales. Les femmes ont activé leurs explosifs alors que les habitants tentaient de se cacher après une attaque dans le village de Dar dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué l'ancien chef du gouvernement local de Madagali, Maina Ularamu. "Les habitants fuyaient dans la brousse. Au bout d'un moment, deux femmes qui se sont glissées parmi les gens en fuite se sont faites exploser...des hommes armés ont tiré sur les survivants", a-t-il expliqué à la presse. "Douze corps ont été retrouvés jusque là", a-t-il ajouté. Le porte-parole de la police de l'Etat d'Adamawa, Othman Abubakar, n'a confirmé que onze morts. Le 1er octobre, sept personnes ont été tuées dans le village de Kirchinga, près de Madagali, tandis que quatre autres personnes ont été tuées le 30 septembre dans deux autres villages voisins lors d'attaques similaires. Au moins sept personnes avaient été tuées le 11 septembre lors d'un double attentat-suicide, également commis dans cette région frontalière des bastions des islamistes nigérians de Boko Haram. Les attentats-suicides à la bombe deviennent l'arme préférée de Boko Haram pour faire le plus grand nombre de victimes civiles. Le groupe manifeste une prédilection pour des groupes de deux kamikazes voire plus, qui font exploser leurs charges successives pour viser les civils qui se précipitent pour aider ceux qui sont pris dans les premières explosions.

  • Nigeria: des dizaines de morts dans un attentat suicide
    AFP, 16/10/2015 08h59
    Des dizaines de personnes ont été tuées jeudi soir dans une mosquée à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, lorsque plusieurs assaillants y ont déclenché leurs bombes, ont indiqué des témoins. "Tous ceux qui étaient dans la mosquée sont morts. Il n'y a pas un seul survivant", a déclaré Muhtari Ahmadu, un commerçant se trouvant près du lieu de l'attentat. "Nous avons compté 42 cadavres à l'extérieur de la mosquée", a expliqué Amadu Marte, un des miliciens qui aident les forces armées à lutter contre les jihadistes. Les assaillants étaient déguisés en fidèles lorsqu'ils sont entrés dans la mosquée, ont rapporté des témoins. Les explosions ont eu lieu vers 18H30 locales (17H30 GMT) alors que les fidèles faisaient leur prière du soir dans cette mosquée d'une banlieue ouest de Maiduguri, important foyer des islamistes de Boko Haram. Le groupe a intensifié ses attaques contre des cibles civiles au cours des derniers mois en utilisant des kamikazes et des engins explosifs artisanaux. "La mosquée peut accueillir largement une quarantaine de personnes mais on ne sait pas combien de personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'attaque", a ajouté le milicien Muhtari Ahmadu. Usman Zakariya, qui travaille dans un hôpital voisin, a indiqué que l'attaque "odieuse a été menée par des kamikazes". "A l'heure de la prière du soir, la nuit étant tombée, la surveillance était moins stricte autour de la mosquée", a-t-il souligné, estimant que les assaillants avaient choisi ce moment pour passer à l'action. Au moins quatre personnes avaient déjà été tuées dans trois attentats suicides commis quasi-simultanément mardi soir à Maiduguri, dans le quartier de Ajilari Cross, cible d'attaques similaires à deux reprises ces dernières semaines, dont celle du 20 septembre qui avait fait au moins 117 morts.

  • Nigeria : trois "énormes explosions" à Maiduguri dans le Nord-est
    AFP, 14/10/2015 09h06
    Trois "énormes explosions" ont frappé mardi la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, faisant de nombreux morts, ont indiqué des habitants et la Croix Rouge. Ces explosions ont eu lieu dans le quartier de Ajilari Cross, qui a déjà été la cible d'attaques similaires à deux reprises ces dernières semaines, dont celle du 20 septembre ayant fait au moins 117 morts. Ces attentats avaient été attribués aux islamistes de Boko Haram, groupe qui a intensifié ses attaques contre des cibles civiles au cours des derniers mois en utilisant des kamikazes et des engins explosifs artisanaux. La cause des trois explosions qui se sont rapidement succédées mardi à partir de 20h10 locales (19h10 GMT) n'a pas encore été déterminée, a indiqué un résident du quartier, Bashir Mohammed. "Nous sommes tous désemparés et courons dans tous les sens", a-t-il dit. Un officiel de la Croix Rouge a déclaré: "à l'évidence beaucoup de gens ont été tués, mais je n'ai pas de chiffre". Un religieux présent dans le secteur, Sherif Ahmad, a lui aussi assuré que "beaucoup de personnes ont été tuées", sans plus de précisions. L'hôpital Umaru Shehu situé à proximité a commencé de recevoir des blessés, tandis que des policiers, des militaires, la Croix Rouge et des agents des services d'urgence nigérians se mobilisaient. Ni la police ni l'armée n'ont fait de commentaire dans l'immédiat, et les informations étaient rares dans cette ville soumise à un couvre-feu la nuit.

  • Tchad: 41 morts dans les attentats du lac Tchad selon un bilan officiel
    AFP, 12/10/2015 10h53
    Le triple attentat commis samedi par Boko Haram à Baga Sola, l'une des principales villes tchadiennes du lac Tchad, a fait 41 morts et 48 blessés, a déclaré le gouvernement tchadien dans un communiqué transmis dimanche. "Le groupe terroriste Boko Haram a frappé à Baga Sola", faisant "41 morts et 48 blessés", indique le texte. Un bilan provisoire donné samedi soir par une source sécuritaire faisait état de 37 morts et 52 blessés-dont plusieurs dans un état grave. Le gouvernement affirme que "la situation est sous contrôle" et "invite la population à plus de vigilance". De puissantes explosions ont eu lieu samedi vers 16H00 (15H00 GMT) sur le marché aux poissons de Baga Sola et à Kousseri, un quartier périphérique de la ville qui accueille de nombreux réfugiés. Le communiqué du gouvernement ne donne aucune précision sur les circonstances de ces attaques mais, selon des sources humanitaires et sécuritaires, plusieurs kamikazes se sont fait exploser au milieu de la foule. Baga Sola n'avait encore jamais été frappée par les islamistes nigérians. Plusieurs dizaines de milliers de réfugiés nigérians et de déplacés tchadiens ont trouvé refuge dans cette ville, fuyant ces derniers mois les exactions de Boko Haram sur les îles du lac ou au Nigeria voisin.

  • Boko Haram affirme que son chef Shekau est en vie
    AFP, 08/10/2015 09h44
    Boko Haram a affirmé mercredi que son dirigeant, Abubakar Shekau, était en vie et qu'il dirigeait toujours l'organisation islamiste basée au Nigeria, dans une nouvelle vidéo. "Notre chef, Abubakar Shekau, est vivant et reste notre dirigeant", déclare un homme armé entouré de dizaines de militants dans cette vidéo de 17 minutes, en langues hasa et arabe, diffusée sur les réseaux sociaux. "Nous restons fidèles à al-Baghdadi", ajoute l'homme qui était déjà apparu dans des vidéos du groupe, en référence au dirigeant de l'organisation Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi. Abubakar Shekau n'a pas été vu sur une vidéo depuis février. Le mois dernier, dans un enregistrement audio, il avait démenti des déclarations de l'armée nigériane faisant état de succès militaires contre son organisation. En mars, il avait proclamé l'allégeance de Boko Haram au groupe EI. Son absence a alimenté des rumeurs sur son éventuelle disparition ou remplacement à la tête de Boko Haram. Dans cette dernière vidéo, Boko Haram dément une nouvelle fois perdre du terrain face à l'armée nigériane. "Ils mentent quand ils disent avoir confisqué nos armes, nous avoir chassés de nos territoires, que nous sommes en pleine désorganisation", affirme l'homme armé. "Ce n'est pas vrai que 200 de nos membres se sont rendus. Ce n'est pas vrai non plus que nos femmes et nos enfants ont été libérés et qu'ils sont retournés à l'école", ajoute-t-il. L'armée avait annoncé le mois dernier la reddition de plus de 200 combattants de Boko Haram dans la ville de Banki, dans l'Etat de Borno, et la libération de près de 250 femmes et enfants. "En fait, les forces infidèles ont désormais recours à la propagande parce qu'elles ont échoué à nous soumettre d'une quelconque façon. Nous restons une force dont ils doivent tenir compte", dit encore le militant dans la vidéo. Boko Haram, dont l'insurrection a fait au moins 17.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés depuis 2009, est tenu pour responsable de la mort de près de 1.300 personnes depuis la prise de fonctions du nouveau président nigérian Muhammadu Buhari le 29 mai. M. Buhari a fait du combat contre les islamistes sa priorité.

  • Nigeria: Boko Haram revendique les d'attentats à Abuja
    AFP, 06/10/2015 09h21
    Le groupe islamiste Boko Haram a revendiqué la responsabilité des deux attentats-suicides qui ont fait 18 morts et une quarantaine de blessés vendredi dans la banlieue de la capitale fédérale nigériane Abuja. La revendication postée dimanche soir sur Twitter montre la photo de trois hommes en treillis portant des armes automatiques devant le drapeau du mouvement, affirmant qu'ils ont mené une "opération de martyre". Elle est signée de "l'Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest", la nouvelle dénomination de Boko Haram depuis leur allégeance en mars à l'organisation Etat islamique (EI). Samedi, au vu des premiers éléments de l'enquête, la police avait indiqué que les explosions étaient dues à deux kamikazes-un homme et une femme-qui s'étaient fait exploser dans les quartiers de Kuje et Nyanya, respectivement dans l'ouest et l'est d'Abuja. Le message en arabe revendiquant les opérations affirme que les militants avaient pour objectifs les postes de police de ces deux quartiers, "bastions des apostats", selon le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes sur internet. Depuis la prise de fonctions du nouveau président nigérian Muhammadu Buhari le 29 mai, l'armée nigériane a fait état de nombreux succès contre Boko Haram mais le groupe islamiste poursuit néanmoins à un rythme soutenu ses raids meurtriers contre des villages du nord-est du Nigeria et multiplie les attentats-suicides, y compris dans les pays voisins, au Tchad, au Niger et au Cameroun.

  • Niger: 6 morts dans des attentats-suicides à Diffa
    AFP, 05/10/2015 09h43
    Six personnes-un gendarme et cinq civils-ont été tuées dimanche matin dans des attentats-suicides perpétrés par des kamikazes du groupe islamiste Boko Haram au cœur de la ville de Diffa, dans le sud-est du Niger, apprend-t-on auprès d'une source humanitaire. "A Diffa, deux explosions ont provoqué la mort de cinq civils et d'un militaire" a annoncé Télé-Sahel, la télévision d'Etat. "L'enterrement du militaire décédé a eu lieu cet après-midi en présence de responsables militaires", a poursuivi la télé qui n'a donné aucun détail sur l'attaque ni diffusé aucune image. "Il y a eu au total dix morts: un gendarme, cinq civils et les quatre kamikazes", a indiqué un humanitaire installé à Diffa, ajoutant: "Il y a eu quelques blessés légers qui ont été admis à l'hôpital pour des soins". Plus tôt, un haut responsable municipal avait parlé d'au moins quatre victimes, un gendarme et trois civils, précisant que "les quatre éléments de Boko Haram" étaient morts. "Le drame est survenu vers 9H00 (8H00 GMT)", a précisé le responsable municipal. Selon lui, "quatre combattants de Boko Haram" sont venus en ville "à pied" et "portaient des ceintures d'explosifs". Une première "explosion" a eu lieu lorsqu'un des kamikazes "s'est tué avec un gendarme qui l'a intercepté, en faisant exploser sa charge", a-t-il expliqué.

  • Nigeria: neuf morts dans une attaque de combattants présumés de Boko Haram
    AFP, 28/09/2015 09h28
    Des hommes armés soupçonnés d'appartenir au groupe islamiste radical Boko Haram ont tué dans la nuit de samedi à dimanche neuf villageois et blessé 10 autres dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris de source policière. "Aujourd'hui (dimanche), vers 02H00 du matin (01H00 GMT), des terroristes présumés de Boko Haram ont attaqué le village de Mailari, dans la zone de Konduga", a déclaré le porte-parole de la police de l'Etat de Borno, Aderemi Opadukun. "Neuf morts ont été recensés et 10 personnes blessées. Ces dernières sont actuellement prises en charge à l'hôpital universitaire de Maiduguri", la capitale de l'Etat de Borno située à une trentaine de km au nord-ouest du lieu de l'attaque, a précisé le porte-parole. Aucun détail n'était en l'état disponible sur les circonstances de cette attaque menée une semaine après un dimanche meurtrier dans cette même région: près de 140 personnes avaient été tuées dans des attentats à la bombe à Maiduguri et Monguno. L'armée nigériane a récemment assuré gagner du terrain dans sa contre-offensive contre les insurgés, affirmant avoir détruit plusieurs de leurs camps et libéré plusieurs centaines de femmes et enfants retenus captifs par le groupe. Le président Muhammadu Buhari, qui fait de la lutte contre Boko Haram une priorité de son mandat, a donné début août trois mois à ses forces armées pour venir à bout de l'insurrection qui a fait au moins 17.000 morts et plus de deux millions de déplacés depuis 2009.

  • Nigeria: plus de 20 morts dans une explosion sur un marché dans le Nord-Est
    AFP, 23/09/2015 18h52
    Plus de 20 personnes ont été tuées dimanche dans une explosion sur un marché de la ville de Monguno, dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé mercredi l'agence de secours du pays et des témoins. Le coordinateur de l'Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) pour le nord-est du Nigeria, Ibrahim Abdulkadir, a déclaré qu'entre 25 et 28 personnes avaient été tuées dimanche soir, tandis que des habitants ont assuré qu'au moins 21 personnes avaient perdu la vie. En raison du manque de moyens de communication, l'annonce de l'attaque a mis du temps à parvenir aux autorités, Monguno se trouvant à 140 kilomètres par la route de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri. Maiduguri a elle aussi été la cible d'attaques dimanche soir. Une série d'explosions ont touché une mosquée, tuant des fidèles, et des habitants qui regardaient à la télévision un match de football dans une salle de retransmission. Au moins 117 personnes sont mortes au total. Selon M. Abdulkadir, l'explosion de Monguno a été causée par un kamikaze, mais un commerçant, Alamin Ahamad, suspecte que la bombe était cachée dans un sac et a été déposée sur le marché.

  • Nigeria: le bilan des attentats à Maiduguri s'alourdit, au moins 54 morts
    AFP, 21/09/2015 18h08
    Au moins 54 personnes ont été tuées dans les attentats perpétrés par le groupe islamiste Boko Haram dimanche à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé lundi la police. "54 personnes sont mortes et 90 autres ont été blessées", a déclaré à des journalistes le porte-parole de la police de l'Etat de Borno, Victor Isuku, tandis qu'un précédent bilan établi par des témoins faisait état d'au moins 21 morts. "Les blessés sont soignés à l'hôpital général Umaru Shehu" et dans un autre établissement de l'Etat, a-t-il ajouté. Ces attentats ont été perpétrés alors que l'armée nigériane avait salué samedi ses "succès" dans la lutte contre les insurgés. Selon les secours et des militaires, trois explosions différentes ont eu lieu dimanche dans les quartiers de Gomari et d'Ajilari à Maiduguri. Mais d'après des témoins, il y en aurait eu quatre, dont une dans une mosquée et une visant des fans de football attroupés devant un match à la télévision.

  • Nigeria: double explosion dans la ville de Maiduguri
    AFP, 21/09/2015 10h08
    Deux explosions se sont produites dimanche à quelques minutes d'intervalle à Maiduguri, le fief historique du groupe islamiste Boko Haram, ont annoncé des habitants de cette ville, la plus grande du nord-est du Nigeria. La première déflagration est survenue dans le quartier de Binta Sugar vers 19h40 (18H40 GMT), a dit l'un d'eux, Kamilu Musa, qui n'a pas fait état d'éventuelles victimes.

  • Nigeria : arrêtation de fournisseurs de produits alimentaires de Boko Haram
    Xinhua, 17/09/2015 13h30
    L'armée nigériane a déclaré mercredi avoir arrêté 33 "fournisseurs de produits alimentaires" de Boko Haram dans une opération menée dans la région nord-est du pays. Les acolytes présumés de Boko Haram ont été arrêtés avec une grande quantité de produits alimentaires, dans l'axe Damboa de l'Etat de Borno (nord), indique un communiqué signé par le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usman. "Bien que certains des suspects aient prétendu être des commerçants, ils n'ont pas cependant nié l'achat et la vente de produits alimentaires aux terroristes", selon le communiqué. Par ailleurs, les troupes ont détruit davantage de cachettes de Boko Haram et des engins explosifs improvisés plantés par les terroristes dans un village de l'Etat de Borno. Dans la même région, l'armée nigériane a également sauvée des personnes enlevées par Boko Haram. Mardi, les troupes nigérianes ont libéré une dizaine de femmes et enfants enlevés plus tôt par les insurgés dans le nord-est du Nigeria. Le porte-parole du quartier général de la Défense, le colonel Rabe Abubakar, a affirmé que la coordination brillante entre les éléments de la Force aérienne nigériane et les troupes terrestres de l'armée a déraciné les insurgés de Boko Haram de leur bastions, y compris leurs nombreux camps dans la forêt Sambisa située dans l'État septentrional de Borno. Le président nigérian Muhammadu Buhari a ordonné aux chefs militaires du pays ouest-africain d'écraser le groupe terroriste au plus tard en décembre.

  • Cameroun: le commandant du secteur n°1 de la Force multinationale mixte installé vendredi à l'Extrême-Nord
    JDC, 11/09/2015 14h46
    Le général de brigade Bouba Dubekréo, commandant du secteur n°1 de la Force multinationale mixte (FMM), a été installé officiellement à son poste de commandement vendredi, 11 septembre 2015, à l'Extrême-Nord du Cameroun, par le général nigérian Iliyasu Isah Abbah, commandant de la FMM. Cette prise de fonction rentre dans le cadre des mesures mises en place pour éradiquer la secte islamiste Boko Haram. La Force multinationale, décidée par les chefs des Etats concernés sous l'égide des Nations Unies, se compose de 8700 hommes dont des Nigérians, Tchadiens, Nigériens, Béninois et Camerounais.


  • Nigeria: l'armée libère 128 personnes présumées liées à Boko Haram
    AFP, 10/09/2015 10h05
    L'armée nigériane a annoncé mercredi la mise en liberté de 128 personnes arrêtées pour appartenance présumée au groupe islamiste Boko Haram, deux mois après une mesure similaire concernant 182 personnes. Les 128 détenus-109 hommes, sept femmes et douze jeunes garçons-ont été remis au gouverneur de l'Etat de Borno, berceau des talibans, dans le nord-est du pays. En juillet déjà, 182 personnes avaient été libérées dans les mêmes conditions, après avoir été innocentées de tout lien avec le groupe jihadiste. Toutes les personnes libérées avaient été arrêtées ces dernières semaines dans le cadre d'opérations militaires contre Boko Haram dans l'Etat de Borno, a indiqué le chef de l'armée nigériane, le général Tukur Buratai, présent à la cérémonie de remise en liberté des ex-détenus. Ils ont tous été mis "hors de cause" après de multiples examens et interrogatoires par divers services de sécurité et de renseignement de la police et de l'armée, a-t-il expliqué. "C'est une démonstration éclatante du niveau de professionnalisme de l'armée", a jugé le général Tukur. Certaines organisations de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement l'armée nigériane d'arrestations et détentions arbitraires, voire de mauvais traitements, tortures et meurtres de prisonniers.

  • Nigeria: les chevaux interdits dans le nord-est après des attaques de Boko Haram
    AFP, 09/09/2015 09h42
    L'armée nigériane a interdit l'usage des chevaux dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays, pour tenter de mettre un terme aux attaques du groupe islamiste Boko Haram utilisant ces animaux, a annoncé mardi un de ses porte-parole. Fin août, des combattants présumés de Boko Haram se sont lancés, à cheval, à l'attaque de trois villages du nord-est du Nigeria, tuant près de 80 personnes. Quelques jours plus tard, des "dizaines" de personnes, selon des témoins, étaient tués dans une attaque du même type dans la même région. "Les autorités militaires ont interdit l'usage des chevaux dans tout l’État de Borno afin d'éviter les attaques terroristes de Boko Haram", a indiqué le porte-parole de l'armée pour l’État de Borno, le colonel Tukur Gusau. L'interdiction a été déclarée après des discussions avec le gouvernement de l'Etat et un conseil de ses chefs traditionnels. M. Gusau a assuré que l'avancée de l'armée dans la région avait "bouleversé" l'organisation des rebelles affiliés à l’État islamique, en coupant leurs voies de ravitaillement, y compris pour le carburant. "Cela a obligé les terroristes à abandonner leurs véhicules" et à "se rabattre sur l'usage de chevaux pour attaquer des villages éloignés", a précisé l'officier.

  • Nigeria: "l'armée gagne du terrain" contre Boko Haram
    AFP, 08/09/2015 09h23
    "L'armée gagne du terrain" au Nigeria contre la rébellion islamiste de Boko Haram, a affirmé lundi le président nigérian Muhammadu Buhari, en réponse aux critiques déplorant l'absence d'avancées contre les insurgés. Pour l'ancien général, qui a fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité depuis son arrivée au pouvoir le 29 mai, les insurgés sont "pratiquement confinés" à la zone isolée de la forêt de Sambisa, dans l'Etat de Borno (nord-est). "L'armée est vraiment en train de gagner du terrain", a-t-il déclaré lors d'une visite au Ghana. Parmi les 2,1 millions de déplacés au Nigeria en six ans, beaucoup ont commencé à retourner chez eux, a ajouté le président. "Beaucoup de progrès ont été faits", a-t-il estimé devant à la presse. Si de nombreux médias nigérians soutiennent l'action de leur président, des observateurs ont critiqué sa lenteur à agir: plus de trois mois après son arrivée, M. Buhari n'a toujours pas nommé son gouvernement. Muhammadu Buhari avait donné le 13 août trois mois aux forces armées, à la tête de laquelle il venait de nommer de nouveaux chefs, pour en finir avec Boko Haram. Mais l'espoir d'une fin rapide de l'insurrection, qui a fait plus de 15.000 morts en six ans, s'est révélé irréaliste. Une Force d'intervention conjointe multinationale de 8.700 hommes pour combattre Boko Haram, à laquelle doivent participer le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Bénin, a été décidée. Mais son déploiement, prévu fin juillet, n'a toujours pas eu lieu. Entre temps, les attaques meurtrières se poursuivent, bien que l'armée ait revendiqué plusieurs succès ces dernières semaines.

  • Nigeria: Boko Haram tue des "dizaines" de villageois dans le Nord-est
    AFP, 03/09/2015 09h50
    Des combattants de Boko Haram ont massacré des dizaines d'habitants d'un village du nord-est du Nigeria, ont indiqué mercredi des témoins. L'attaque a eu lieu lundi matin à Fatawe, dans l'Etat de Borno, où une centaine d'islamistes ont rassemblé les villageois, entravé puis égorgé les hommes, avant de poursuivre et massacrer la foule horrifiée fuyant la scène, selon les mêmes sources. "Ils en ont tué plusieurs dizaines, mais je ne peux pas donner un chiffre précis car il faut encore que nous y revenions et comptions les morts", a déclaré Amodu Kadir, réfugié dans le village de Mubi, dans l'Etat voisin de l'Adamawa. "Les attaquants, dont nous n'avons aucun doute qu'ils étaient des combattants de Boko Haram, sont arrivés dans le village vers 10h30 (09h30 GMT) et ont rassemblé tout le monde, dont les femmes et les enfants", a-t-il expliqué. "Ils ont tiré plusieurs coups de semonce en l'air avant de commencer à attacher les mains des hommes adultes dans leur dos et de les massacrer". M. Kadir, dont le père figure parmi les tués, a ajouté que "la vision d'horreur a poussé la foule terrifiée à fuir", mais "les assaillants nous ont poursuivis sur leurs chevaux, abattant et piétinant à mort leurs victimes".

  • L'armée nigériane annonce la reprise d'une ville-clé aux insurgés de Boko Haram
    AFP, 02/09/2015 09h23
    L'armée nigériane a annoncé mardi avoir repris aux insurgés islamistes de Boko Haram la ville de Gamboru Ngala, frontalière du Cameroun. "L'armée nigériane a repris aujourd'hui le noeud économique et stratégique de Gamboru Ngala au groupe terroriste Boko Haram", a affirmé dans un communiqué le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Kukasheka Usman. "Après cette victoire, les troupes sont occupées à sécuriser la ville et mettre en place des patrouilles", a ajouté le communiqué de l'état-major de l'armée, sans apporter aucun autre détail. Des résidents de la ville jumelle camerounaise de Fotokol, seulement séparée de Gamboru Ngala par un long pont, ont confirmé une intervention militaire nigériane. Un chasseur-bombardier de l'armée de l'air nigériane a largué au moins six bombes sur des positions indéterminées à Gamboru Ngala lundi après-midi, ont indiqué des habitants de Fotokol.

  • NIGERIA: Arrestation d'un des pricipaux commandants de Boko Haram
    AFP, 31/08/2015 10h25
    L'agence nigériane de renseignements a annoncé dimanche l'arrestation des hommes soupçonnés d'être de hauts responsables de Boko Haram, dont un des principaux commandants du groupe islamiste, qui seraient liés à plusieurs attentats-suicides à travers le pays. Le Département de la sécurité d'État (DSS) a indiqué dans un communiqué avoir arrêté Usman Shuiabu alias Money, et d'autres membres de premier plan du groupe islamiste, entre juillet et août, dans les États de Lagos, Kano, Plateau, Enugu et Gombe. "Il convient de noter tout particulièrement l'arrestation le 8 juillet 2015, dans l’État de Gombe (nord-est), des responsables de la coordination et de l'exécution des attentats-suicides de Potiskum, Kano, Zaria et Jos", a précisé le DSS. "Shuaibu a avoué être le chef de file d'une équipe de neuf membres de la secte, envoyés à partir de la forêt de Sambisa pour perpétrer des attaques. Il a révélé que quatre des neuf ont été utilisés comme kamikazes pour commettre des attentats-suicides", selon le communiqué. Le DSS affirme que l'arrestation de Shuaibu et des autres membres-clés de cette cellule ont mis un frein à la recrudescence d'attentats du groupe islamiste nigérian. Il ajoute également que des projets d'attaques des insurgés sur Lagos, la capitale économique, ont également été contrecarrés par ses agents. "L'afflux soudain de membres de Boko Haram dans l’État de Lagos souligne la détermination du groupe à étendre ses abominables activités terroristes au sein même de l’État et, en réalité, dans d'autres régions du pays", a-t-il précisé.Boko Haram a fait plus de 15.000 morts et 1,5 millions de déplacés en six ans d'une campagne violente.

  • Pays du Bassin du lac Tchad: des plans établis pour éliminer Boko Haram
    Xinhua, 26/08/2015 10h21
    Le chef de la Défense nigériane, le général Gabriel Olonisakin, et ses homologues des pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad ont établi des plans pour éliminer Boko Haram de leurs territoires, après une réunion organisée pour lancer les opérations. La réunion stratégique organisée à N'Djamena, capitale du Tchad, a permis aux chefs de la Défense régionale de décider d'un accord pour accélérer le déploiement d'une force multinationale forte de 8 700 soldats, a fait savoir mardi le siège de la Défense nigériane. "Les chefs d'Etat-major des pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (LCBC) ont finalisé les détails du déploiement d'une force conjointe pour combattre Boko Haram qui a prêté allégeance à l'EI et a tué des centaines de personnes dans des attentats suicides ces trois derniers mois", a déclaré le colonel Rabe Abubakar, porte-parole du siège nigérian de la Défense, dans un communiqué.

  • Ban Ki-moon au Nigeria pour parler de la lutte contre Boko Haram
    AFP, 24/08/2015 08h58
    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est arrivé dimanche au Nigeria pour y commémorer la meurtrière attaque de Boko Haram contre l'organisation internationale en 2011, quelques heures après l'annonce de l'armée nigériane que son chef avait échappé à une embuscade du groupe islamiste. La lutte contre l'insurrection islamiste qui frappe le Nigeria depuis 2009 devrait être au centre des discussions entre Ban Ki-moon et le président nigérian Muhammadu Buhari, qui a pris ses fonctions fin mai. M. Buhari a promis de démanteler Boko Haram mais depuis son investiture les attaques du groupe islamiste ont redoublé de violence. L'avion du secrétaire général de l'ONU a atterri vers 16 heures (15h00 GMT), quelques heures à peine après que l'armée nigériane a annoncé que son chef avait réchappé, indemne, d'une embuscade de Boko Haram dans le nord-est du pays. "Nous voyons à travers le monde l'insécurité, les inégalités, des clivages croissants", a déclaré M. Ban dans la soirée après une rencontre avec les gouverneurs des états du Nigeria. "Ici, au Nigeria, vous ne connaissez que trop bien ces défis, y compris la montée de l'extrémisme et le manque d'égalité des chances", a-t-il ajouté, selon un communiqué.

  • La France félicite le Bénin pour s'être engagé contre Boko Haram
    Xinhua, 18/08/2015 20h30
    Le président français François Hollande a confirmé mardi à Paris, lors d'un entretien avec son homologue béninois, M. Thomas Boni Yayi, que la France poursuivrait son soutien aux différents Etats engagés dans la lutte contre Boko Haram, a annoncé mardi l'Elysée dans un communiqué. Lors de leur entretien, François Hollande et Thomas Boni Yayi ont évoqué la "lutte contre la secte terroriste Boko Haram pour convenir de maintenir les efforts entrepris jusqu'à la disparition de la menace que représente ce groupe". Le président français a félicité M. Boni Yayi pour l'engagement de son pays et la récente décision de mobiliser un bataillon béninois pour compléter les efforts du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad. François Hollande a confirmé que la France poursuivrait son soutien aux différents Etats engagés dans cette lutte, conformément aux décisions prises lors du sommet organisé à Paris en mai 2014.

  • Nigeria: 150 personnes mortes dans une attaque de Boko Haram dans le nord-est
    AFP, 18/08/2015 20h25
    Près de 150 personnes sont mortes noyées ou ont été abattues alors qu'elles fuyaient une attaque du groupe islamiste Boko Haram dans un village reculé de l'Etat de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, ont déclaré des habitants mardi. Des dizaines de membres de Boko Haram, arrivés sur des motos et dans une voiture ont attaqué jeudi dernier le village de Kukuwa-Gari, provoquant la panique parmi ses habitants. Les hommes de Boko Haram "ont immédiatement ouvert le feu, ce qui a poussé les habitants à la fuite. Ils ont abattu plusieurs personnes. Malheureusement, beaucoup d'habitants qui tentaient de s'échapper ont sauté dans la rivière, qui est haute à cause des pluies. Beaucoup se sont noyés", a déclaré à l'AFP un villageois, Modu Balumi. "Selon notre dernier bilan, nous avons 150 personnes qui ont été soit abattues, ou qui se sont noyées durant cette attaque. Les hommes armés ont délibérément tiré sur un pêcheur qui tentait de secourir les villageois qui étaient en train de se noyer", a-t-il dit.

  • L'armée camerounaise a repoussé une énième attaque de Boko Haram lundi dans l'Extrême-Nord
    APA, 18/08/2015 20h04
    Les forces de défense camerounaises ont repoussé, lundi au terme d’âpres combats, une attaque de la secte islamiste Boko Haram dans la localité de Wambeché située dans le département du Mayo Sava (Extrême-Nord) frontalier avec le Nigeria et qui a fait 3 morts parmi les assaillants, a appris APA de sources sécuritaires. Selon les services de sécurité, pris en tenaille par les forces camerounaises, nigérianes et tchadiennes, Boko Haram recherche à la fois de nouveaux terrains d'exactions et des zones de ravitaillement en vivres.


  • Nigeria: au moins 47 morts et 50 blessés dans une explosion dans le nord-est
    AFP, 12/08/2015 09h27
    Au moins 47 personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans une explosion mardi sur un marché dans le nord-est du Nigeria, fréquemment visé par le groupe islamiste Boko Haram, ont indiqué des témoins. L'explosion a touché le marché hebdomadaire du village de Sabon Gari, situé à environ 135 km au sud de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, à une heure de grande affluence vers 13h15 (12h30 GMT), ont indiqué ces sources. "Nous avons reçu 47 cadavres et au moins 50 (personnes) avec des blessures transportées depuis le marché de Sabon Gari où l'explosion a eu lieu cet après-midi", a déclaré un infirmier à l'hôpital général de Biu, à 50 kilomètres de là. Il a expliqué que les blessures étaient pour la plupart "sérieuses" et que le bilan pouvait encore s'alourdir. "L'explosion a eu lieu à l'intérieur du marché, dans la section téléphonie mobile", a indiqué said Yuram Bura, membre d'un groupe d'autodéfense combattant Boko Haram au côté de l'armée. L'engin explosif "était caché dans un sac utilisé pour disperser des herbicides. Il a été introduit dans le marché et visiblement abandonné", a précisé M. Bura. L'explosion portait la marque de fabrique de Boko Haram, selon des témoins, le groupe islamiste ayant par le passé ciblé des stations de bus, des mosquées et des églises au cours de l'insurrection sanglante qu'il a menée depuis six ans.

  • Nigeria: neuf vilageois morts dans une attaque de Boko Haram
    AFP, 07/08/2015 09h12
    Les insurgés islamistes de Boko Haram ont tué au moins neuf villageois et ont mis le feu à leurs habitations lors d'une attaque nocturne contre deux villages du nord-est du Nigeria, ont rapporté jeudi des habitants ayant réussi à fuir. Ces villageois ont raconté comment des dizaines de combattants armés ont fait irruption à moto et attaqué leurs villages de Tadagara et Dunbulwa, situés à environ 170 km de Damaturu, la capitale de l'Etat de Yobe. Selon ces témoins, les neuf victimes ont été tuées à l'arme automatique dans le village de Tadagara, mercredi vers 22H30 (21H30 GMT), et les insurgés ont ensuite pillé et incendié leurs maisons. "Des combattants de Boko Haram sont venus à moto et ils ont ouvert le feu sur notre village alors que nous étions au lit. Ils ont tués neuf personnes", a décrit Shuaibu Nuhu, un habitant de Tadagara. "Nous avons fui dans la nature et, de là, nous avons vu les flammes envahir nos maisons incendiées par les insurgés, après les avoir pillées", a-t-il ajouté. Les insurgés sont restés toute la nuit dans le village, en attendant la fin de pluies diluviennes, et ont ensuite fait route vers la localité voisine de Dunbulwa.

  • Violents combats ce dimanche entre l'armée nigériane et Boko Haram à Maiduguri
    AFP, 25/01/2015 14h51
    De violents combats opposaient dimanche l'armée nigériane à des combattants de Boko Haram dans la ville de Maiduguri, fief historique des islamistes dans le nord-est du Nigeria, ainsi qu'à Monguno, plus au nord, ont indiqué des sources concordantes.

    Ces attaques surviennent au lendemain de la visite du président nigérian Goodluck Jonathan à Maiduguri pour son premier meeting de campagne et le jour de la visite à Lagos du secrétaire d'Etat américain John Kerry.

    Les soldats repoussent une attaque simultanée des terroristes contre Monguno (localité de la région) et Maiduguri, a annoncé l'armée sur Twitter.

    Selon la même source, une opération aérienne et terrestre était en cours contre les islamistes et un couvre-feu a été imposé à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno. C'est dans cette grande ville du nord-est qu'est né le mouvement Boko Haram en 2002 - d'abord une simple secte, qui s'est insurgée en 2009 pour devenir un groupe islamiste armé après l'exécution de son leader de l'époque par les forces de l'ordre.

    La crainte d'une offensive islamiste contre Maiduguri planait depuis six mois, depuis que les insurgés ont commencé à conquérir une localité après l'autre (villes et villages) dans l'Etat de Borno, mais aussi ceux voisins de Yobe et d'Adamawa, dans le nord-est du Nigeria.

    Le 3 janvier, en massacrant des centaines de personnes, Boko Haram avait pris la ville de Baga, à l'extrême nord de l'Etat de Borno, ce qui lui a donné, selon les experts, un avantage stratégique pour marcher sur Maiduguri.
    D'après eux, les islamistes ont d'abord attaqué le village de Jintilo, dans les faubourgs de Maiduguri, vers 05H00 (04H00 GMT). Mais ils ont rencontré une forte résistance des militaires stationnés dans le village, à 5 km de Maiduguri.

    Les combats sont toujours en cours depuis 05H00 à Jintilo entre Boko Haram et les soldats. Nous avons tous évacué nos maisons, a déclaré Mustapha Zaraye, résident d'un quartier pavillonnaire proche des combats. Des soldats supplémentaires se déploient à Jintilo.

    Des habitants des faubourgs sud de la ville ont également quitté leurs maisons pour la cité, chassés par les violents affrontements.

    Des balles sifflent de partout. Tout ce que nous entendons, c'est des coups de feu et des explosions, selon Buba Kyari, habitant du quartier de Moronti, proche de Jintilo. Une roquette a frappé et tué une personne de mon quartier qui fuyait.

    Un avion militaire a bombardé des positions de Boko Haram, a affirmé un membre d'une milice d'autodéfense locale se battant aux côtés des militaires.

    Les assaillants ont été contrés et sont en pleine confusion, a-t-il assuré, demandant l'anonymat pour des raisons de sécurité. Cette information n'a pas été confirmée par ailleurs.

    A Monguno, située près du lac Tchad, à 125 kilomètres au nord-est de Maiduguri, des villageois ont également fait état d'une attaque de Boko Haram à partir de 05H00, juste avant la prière du matin.

    Des soldats sont sortis de leur caserne pour les affronter dans un échange de tirs, a raconté un habitant, Banaye Ari. Tous les habitants ont quitté leur maison alors que les combats se poursuivaient. Nous ne savons pas ce qui s'est passé après notre fuite.

    Des habitants de Monguno venus se réfugier à Maiduguri ont toutefois été retenus à l'extérieur de la ville, elle aussi théâtre de combats, par des soldats.


  • Boko Haram tue 15 villageois de la localité de Kambari au Nigéria.
    ATS, 24/01/2015 19h34
    Des combattants du groupe islamiste armé Boko Haram ont abattu vendredi 15 personnes dans un village proche de leur fief historique de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris auprès d'un témoin et des forces de sécurité. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est attendu dimanche au Nigeria.


    "Les terroristes ont attaqué le village de Kambari, qui est situé à moins de 5 km de Maiduguri. Ils ont tué 15 personnes et ont mis le feu à tout le hameau", a indiqué une source sécuritaire. "Après de vaines tentatives pour pénétrer à Maiduguri via Konduga, les terroristes ont emprunté un chemin différent et attaqué Kambari", a poursuivi cette source.


    Une villageoise, qui s'est réfugiée à Maiduguri après l'attaque, a affirmé que quatre de ses enfants faisaient partie des victimes. "Ils ont tué quatre de mes aînés quand ils ont attaqué le village à l'heure de la prière du matin", a-t-elle témoigné. "Ils ont tiré sur eux alors qu'ils n'avaient rien fait. J'ai dû quitter le village avec mes petits-enfants parce que nous n'avons plus de maison".


    "Les rebelles ont aussi tué le chef de notre village. Au total, j'ai compté 15 cadavres", a-t-elle ajouté.

    Maiduguri et ses environs sont régulièrement la cible d'attaques de Boko Haram depuis le début en 2009 de leur sanglante rébellion, afin de créer un califat dans le nord du Nigeria à majorité musulmane.

    Le président Goodluck Jonathan devait lancer samedi à Maiduguri la campagne pour sa réélection à la présidentielle du 14 février. Un gros déploiement de force a été mis en place pour sécuriser ce déplacement. Chrétien du sud nigérian, Goodluck Jonathan sera confronté à un ex-général, le musulman Mohammadu Buhari, auquel de nombreux habitants du nord, d'où il est originaire, vouent un culte.

    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en visite vendredi au Forum économique de Davos (WEF), a aussi indiqué qu'il se rendrait prochainement au Nigeria. Un de ses porte-parole a précisé qu'il pourrait s'y rendre dimanche déjà et qu'il rencontrera M. Jonathan.


  • Violents affrontements entre l'armée et Boko Haram à Bondéri (Cameroun)
    AA, 21/01/2015 18h17
    De violents affrontements ont opposé, mardi soir, l’armée camerounaise à Boko Haram, à Bonderi, dans l’Extrême-Nord, alors même qu'un sommet régional anti-Boko Haram se déroulait à Niamey, a appris, mercredi, Anadolu auprès d’une source sécuritaire. «Des assaillants armés ont attaqué Bonderi et ils ont été repoussées par l’armée camerounaise mais un soldat camerounais a été blessé», a expliqué la source sans préciser s’il y avait eu des blessés du côté du groupe armé.

  • Le secrétaire général de la CEEAC reçu au Palais de l'Unité
    JDC, 21/01/2015 13h46
    Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), Allam-Mi Ahmad , a été reçu en audience mercredi, 21 janvier, par le chef de l'Etat camerounais Paul Biya. Les deux hommes ont discuté ensemble des modalités de l'aide que pourrait apporter la CEEAC dans le cadre de la guerre que le Cameroun mène contre Boko Haram à ses frontières.

  • Boko Haram chasse des centaines de villageois près de Baga au Nigéria
    AFP, 20/01/2015 17h56
    Boko Haram a chassé les habitants de quatre villages proches de Baga, ville du nord-est du Nigeria récemment frappée par l'offensive la plus meurtrière du groupe islamiste, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

    Les villages de Kekenu, Budur, Yoyo et Mile 90, situés à une quarantaine de km au sud de Baga, dans l'Etat de Borno, sont totalement vides depuis hier (lundi), parce que les hommes armés de Boko Haram s'y sont rendus et ont demandé aux gens de fuir, a déclaré à l'AFP Abubakar Gamandi, le chef du syndicat des pêcheurs de cet Etat.

    M. Gamandi a été en contact avec plusieurs habitants ayant fui ces quatre villages. Il a pour sa part trouvé refuge début janvier à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, à environ 200 km au sud de Baga.

    Le groupe islamiste s'est emparé début janvier de la ville de Baga, grand carrefour commercial des rives du lac Tchad, et d'une quinzaine de villages autour, au cours d'une attaque qui a fait au moins des centaines de morts. Il s'agit de la plus violente opération de Boko Haram en six années d'insurrection.

    Ma'agana Butari, une femme qui a parcouru lundi la route qui sépare Baga de Maiduguri, a affirmé elle aussi à l'AFP avoir vu les quatre villages désertés.

    Quand nous avons traversé Mile 90, nous avons vu que (le village) était presque vide, il y avait juste quelques habitants qui récupéraient des affaires, a-t-elle raconté.

    Nous avons aussi trouvé Budur, Kekenu et Yoyo désertés et nous avons rencontré certains des habitants de ces villages qui marchaient en direction de Monguno, a ajouté par téléphone cette mère de cinq enfants, âgée de 32 ans.

    Une fois ces villages désertés, le groupe armé a désormais la voie libre pour avancer vers Monguno et le sud, à 65 km de Baga, où des milliers de déplacés se sont entassés ces dernières semaines.

    Et, toujours vers le sud, Maiduguri, la ville où le groupe islamiste a été fondé en 2002 et s'est radicalisé en 2009, semble de plus en plus vulnérable, face à l'avancée de Boko Haram depuis l'extrême nord-est du Nigeria, selon les experts.

    Selon Mme Butari et Aisa Aribe, qui a aussi quitté Baga lundi, cette ville est toujours aux mains des islamistes.

    Il y a des corps partout dans la ville et dans les villages autour. Ils se décomposent et il n'y a personne pour les enterrer a raconté Mme Aribe à l'AFP.

    Les deux femmes ont été gardées en otages par Boko Haram, avec des centaines d'autres, depuis la prise de Baga.

    D'abord nous avons été gardées toutes ensembles dans un pensionnat de jeunes filles et dans la résidence du sénateur Ma'aji Lawan, puis ils ont emmenée les filles les plus belles et les plus jeunes dans un autre endroit a expliqué Mme Butari.

    Ils nous ont dit, à celles qui restaient, qu'on avait le choix de rester là où de partir rejoindre les infidèles à Munguno et à Maiduguri a-t-elle poursuivi.

    D'un air méprisant, ils ont ajouté qu'on ferait mieux de rester avec eux puisqu'on n'avait nulle part où aller et qu'ils avaient tué tous les maris.

    Les mères de famille avec une bonne condition physique ont quitté Baga. Mais beaucoup sont restées, parce qu'elles étaient trop malades, trop faibles pour prendre la route (...) où parce qu'elles devaient porter des petits enfants qu'elles ne pouvaient pas laisser derrière elles a expliqué Mme Aribe


  • Cameroun: Une "vingtaine" d'otages de Boko Haram libérés
    AFP, 19/01/2015 19h03
    Une vingtaine de personnes enlevées dimanche par le groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le nord du Cameroun, où le Tchad poursuit son déploiement militaire lundi, ont été libérées par l’armée, une cinquantaine d’autres restant captives. Le Tchad a annoncé vouloir "progresser" lundi "vers l'ennemi", les insurgés nigérians de Boko Haram, dont les attaques au Cameroun ont atteint un point d'orgue avec l'enlèvement de 80 personnes ce week-end. Citant le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, la radio-télévision nationale camerounaise (CRTV) a annoncé la libération d'une vingtaine d'otages, sans fournir de détails.

  • Raid de dimanche : une partie des otages libérée
    RFI, 19/01/2015 10h21
    La journée de dimanche a été marquée par une nouvelle incursion de Boko Haram au nord du Cameroun. Des centaines de combattants du groupe islamiste ont attaqué deux villages proches de la ville de Mokolo dans la région de l'Extreme-Nord. Ils ont réussi à enlever des dizaines d'otages. 24 d'entre eux ont été libérés. L'attaque a fait trois morts et les deux villages ont été complètement détruits.

 





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