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La dépouille de l’évêque de Bafia transportée à Yaoundé

La morgue de l'hôpital général de Yaoundé a accueilli la dépouille de l'évêque de Bafia. ©Droits réservés

Elle est arrivée dans la capitale politique du Cameroun vers 13h, sous une importante escorte.

Le corps de l’évêque de Bafia est désormais gardé dans l’un des coffres de la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. L’escorte qui l’a transporté depuis Ebebda a fait son entrée dans la capitale politique du Cameroun aux environs de 13h ce vendredi 02 juin. A l’arrivée à l’hôpital général, aucune caméra n’a été autorisée à filmer le déplacement du corps du prélat de l’ambulance jusqu’à la morgue, relate la Crtv, la chaîne de télévision publique.

Des nombreuses autorités administratives et religieuses présentes lors de ce moment, seul le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, a accepté de faire une déclaration à la presse. Celui-ci a fait savoir que l’enquête suivra son cours et qu’une autopsie sera effectuée pour déterminer les causes du décès et apporter des éléments supplémentaires susceptibles d’éclaircir les mystères qui pèsent encore sur cette mort tragique.


Mgr Jean-Marie Benoît Balla a été repêché des eaux de la Sanaga, précisément à Tsang, en fin de matinée ce vendredi 02 juin 2017. Depuis mercredi dernier, des équipes de plongeurs étaient à sa recherche. La veille, vers 23h, l’évêque était sorti de l’évêché au volant de son 4×4 de marque Toyota, lequel avait été retrouvé vide, sur le pont de l’Enfance à Ebebda. Les premiers indices recueillis sur place avaient conduità la piste des enquêteurs sur un suicide par noyade. En effet, Mgr Jean-Marie Benoît Balla avait laissé un mot sur un papier portant l’en-tête du diocèse de Bafia où il avait écrit : « Je suis dans l’eau ».

 

2 COMMENTAIRES

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  1. Sans vouloir faire le procès du journalisme, noble métier pour lequel je voue la plus grande admiration, je pourrais humblement appeler à une profondeur dans l’analyse des faits avant toute utilisation de mots et termes… De fait, et pour ce qui est des événements d’Ebebda, avant d’évoquer la thèse du suicide, fut-elle prise en compte par les enquêteurs comme ci-dit, et ce qui n’est d’ailleurs pas prouvé (simples conjectures et possiblement positions hâtives), les journalistes que vous êtes pourraient, dans leurs analyses s’appuyer sur certains éléments matériels pouvant décliner les lecteurs sur meilleure compréhension du sujet, aux fins pour eux de porter un jugement plus neutre.
    Personnellement, plusieurs points m’intriguent dans cette histoire, à partir des images diffusées sur la toile depuis la découverte du véhicule de Monseigneur :
    1. on évoque la thèse du suicide sans que quelqu’un n’ait vu Msgr BALLA se jeter dans l’eau. Si personne ne l’a vu se jeter dans l’eau, c’est qu’il était seul dans son coin, et plus encore dans le véhicule. Au regard de l’image sur laquelle on voit ses documents personnels, le dossier du véhicule, de même que la fa fameuse phrase « je suis dans l’eau », il se constate LA POSITION IRRÉGULIÈRE DE LA CEINTURE DE SÉCURITÉ COTE PASSAGER.
    MSGR BALLA l’a utilisée sans doute pour sécuriser ces papiers du fait que la boîte à gants n’était plus optimale. Pour être sérieux, est-on allé voir le chauffeur du Prado pour lui poser des questions sur ce élément qui pour moi semble être un indice pour éloigner la thèse du suicide et nous orienter sur une autre piste?

    2. Sur le corps repêché de l’eau, il me semble que le soulier sur le pieds gauche de l’Evêque est plutôt celui du pied droit, comme pour dire qu’aucun crime n’est parfait.

    3. sur le « je suis dans l’eau ». Les journalistes qui sont des Hommes de Lettres n’y sont-ils pas allés de leur art pour essayer de scruter le terme dans tous les sens de manière à voir en cette expression une indication pour désorienter d’éventuels bourreaux?

    Comme plusieurs d’entre vous, je pense que Msgr BALLA s’est suicidé. Plus encore, je pense qu’il a attrapé une crise de folie qui lui a détruit même la capacité de bien porter des sandales fermées avant son suicide. Comme toute personne mystique, Msgr Balla a développé le don d’ubiquité au même endroit en étant simultanément à la place du chauffeur et du passager comme l’indiquerait la ceinture de sécurité.

    MSGR BALLA a été assassiné, on ne peut se le cacher. Que va Faire l’Eglise dans un contexte administratif et juridique où nous pouvons être sûrs que l’enquête des autorités n’avancera jamais, aussi dans la mesure où le gouvernement de notre République est impliqué dans la plupart des crimes contre les membres du clergé catholique.

    Y EN A MARRE

  2. moi j’ai quelques question qu’est ce qu’il allait chercher ,étant soit disant en danger de mort, qu’est ce qu’il aller chercher hors de son domicile seul à 23h si il ne connaît pas ses éventuels agresseurs s’il y en a? a.ton besoin de le dechausser pour le tuer? qu’est ce qui l’empêche de s’assoir sur le siège qu’il lui plaise dans son véhicule ? je pense que toutes ses idées, qui pourraient effectivement être des éléments importants sont malheureusement pour l’instant que des hypothèse insufisament fondées pour de surcroît trouver un coupable alors que rien ne prouve de manière évidente qu’il y a eu meurtre ! restons calme et ne nous voilons pas les yeux! l’église ne regorge pas non plus que des saint!

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