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En Thaïlande, le retour miraculeux des lotus sacrés

Dans un parc national de Thaïlande, des lotus sacrés, utilisés comme offrandes par les bouddhistes, ont fleuri cette année, auprès des années de disparition pour cause de sécheresse.

« Cela faisait près de dix ans que nous n’avions pas eu de lotus dans cette zone! », s’enthousiasme Rungroj Aswakultarin, directeur du parc national de Khao Sam Roi Yot.

Depuis plusieurs jours, un tapis de lotus roses recouvre une partie d’un lac, prisĂ© des touristes Ă©trangers comme thaĂŻlandais, dans ce parc national, Ă  trois heures au sud de Bangkok.

Le lotus sacrĂ©, dont le nom scientifique est « Nelumbo nucifera », est la fleur fĂ©tiche du bouddhisme, que les ThaĂŻlandais dĂ©posent en offrande devant les statues de Bouddha.

Si les lotus sacrĂ©s sont purement ornementaux, leurs cousins les nĂ©nuphars, florissant au ras de l’eau, sont utilisĂ©s dans de nombreux plats de la cuisine thaĂŻlandaise, des racines Ă  la tige.

Dit « bualang » en thaĂŻ, le lotus sacrĂ© est une espèce commune en Asie du Sud-Est, que l’on peut facilement observer dans les campagnes. Contrairement aux espèces de lotus dont les fleurs restent Ă  la surface de l’eau, ses fleurs pointent vers le ciel.

Si ailleurs il est permis de les cueillir, celles qui poussent au parc national de Sam Roi Yot sont protĂ©gĂ©es – et on ne peut les observer que depuis des plate-formes en bois construites en Ă©toile au-dessus du lac.


Malheureusement, ces dernières années, les lotus sacrés se sont raréfiés sur le lac, au désespoir des gardes forestiers, mais aussi des habitants locaux, qui gagnent leur vie en promenant les touristes à bord de leurs barques.

En cause, la pollution et la sécheresse, qui a été importante en 2016 en Thaïlande, mettant à mal rizières et lacs.

« Depuis, il a plu. Les lotus que nous voyons aujourd’hui sont lĂ  parce que l’environnement est meilleur », assure le directeur du parc, Ă©galement chef des gardes forestiers.

Mais les responsables du parc mettent en garde: « Les touristes qui veulent venir voir les lotus sacrĂ©s ne devraient pas venir. Le processus de rĂ©introduction est encore en cours », insiste Rungroj Aswakultarin.

Car si le lotus est rĂ©apparu dans une partie du lac de façon spontanĂ©e, les graines semĂ©es depuis Ă  proximitĂ© des pontons de promenade n’ont pas encore portĂ© leurs fruits.

« Avec de l’eau et un environnement favorable, les lotus peuvent pousser d’eux-mĂŞmes, nous n’aurons pas Ă  les planter », espère Rungroj Aswakultarin.le

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