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ExpulsĂ©s d’AlgĂ©rie, des Camerounais pris en charge par le HCR

Ils sont en tout 1400 migrants venus entre autres du Cameroun, du Congo et de la RĂ©publique du Congo, du SĂ©nĂ©gal, du Mali et du NigĂ©ria Ă  avoir Ă©tĂ© chassĂ©s d’AlgĂ©rie depuis le 01er dĂ©cembre

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR) est en train de voler au secours des 1400 migrants subsahariens expulsĂ©s d’AlgĂ©rie, a confiĂ© Ă  APA le directeur rĂ©gional de l’Etat-civil chargĂ© des rĂ©fugiĂ©s et de migrations d’Agadez, Ousmane MaĂŻdambĂ©. Il s’agit notamment des Camerounais, des Congolais de Kinshasa et de Brazzaville, des SĂ©nĂ©galais, des Maliens, des NigĂ©riens, etc. Ils se retrouvent actuellement Ă  Agadez au Niger.

Ce sont des «enfants, des femmes enceintes, des personnes malades, migrants en situation irrĂ©gulière, des demandeurs d’asile et rĂ©fugiĂ©s qui se sont tous retrouvĂ©s victimes de cette opĂ©ration de rĂ©tention dans des conditions de vie dĂ©sastreuses et indignes», a indiquĂ© Ousmane MaĂŻdambĂ©.

Depuis le 01er dĂ©cembre plus de 1400 noirs ont Ă©tĂ© arretĂ©s dans les rues, les habitations et les entreprises d’Alger. Ils ont par la suite Ă©tĂ© conduits dans un camp de Tamanrasset, une ville du sud de l’AlgĂ©rie, situĂ©e en plein dĂ©sert.

«Nous avons refusĂ© de monter dans les camions. Les gendarmes nous ont alors tabassĂ©s. Ils ont mĂŞme frappĂ© les enfants. Il y a eu des blessĂ©s. Un GuinĂ©en Ă©tait dans un Ă©tat grave. Ils l’ont enveloppĂ© dans une couverture, on ne sait pas ce qu’il est devenu», avait racontĂ© un Camerounais joint au tĂ©lĂ©phone par Le Monde Afrique.

L’opĂ©ration, qui avait des allures de rafle et qui Ă©tait menĂ©e par les forces de l’ordre dudit pays, a commencĂ© Ă  la veille de la tenue d’un forum africain d’investissement et d’affaires Ă  Alger.

Les expulsions des personnes concernĂ©es ont commencĂ© le 07 dĂ©cembre dernier. «Les premiers convois arrivĂ©s sur le territoire nigĂ©rien sont acheminĂ©s dans 27 camions avec 989 personnes Ă  bord dont 179 NigĂ©riens», a prĂ©cisĂ© M. MaĂŻdembĂ©, ajoutant que la structure qu’il dirige prend en charge les demandeurs d’asile et les rĂ©fugiĂ©s faisant partie des expulsĂ©s.


Plusieurs organisations de dĂ©fense de droits de l’homme comme la Ligue algĂ©rienne pour la dĂ©fense des droits de l’Homme (LADDH), Horizons sans frontières ou encore l’Association maliennes des expulsĂ©s sont montĂ©es au crĂ©neau pour dĂ©noncer «ces sĂ©ries d’arrestations arbitraires suivies d’expulsions massives dans des conditions inhumaines».

Selon la LADDH, il s’agit «d’enfants, de femmes enceintes, de personnes malades, migrants en situation irrĂ©gulière, demandeurs d’asile et rĂ©fugiĂ©s qui se sont retrouvĂ©s tous victimes de cette opĂ©ration de rĂ©tention dans des conditions de vie dĂ©sastreuses et indignes».

Le gouvernement algĂ©rien, par la voix du prĂ©sident de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme Farouk Ksentini, a justifiĂ© ces expulsions, estimant que les AlgĂ©riens Ă©taient « exposĂ©s au risque de la propagation du Sida ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles Ă  cause de la prĂ©sence de ces migrants ».


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