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Fête du travail 2012: Faire du tripartisme le véritable cadre de concertation

La 126e édition de la fête du travail se veut un cadre de dialogue et de résolution des grands problèmes sociaux

Autour du thème « Tripartisme et Cohésion sociale » retenu cette année, les partenaires sociaux du gouvernement, notamment les organisations syndicales des travailleurs et celles du patronat sont invitées à la table des reflexions, pour une amélioration des conditions des travailleurs au Cameroun où les licenciements abusifs et la sous rémunération sont monnaie courante. Pour plus de cohésion sociale, les uns et les autres sont invités à faire du tripartisme (Employeurs, Travailleurs et Etat) le véritable cadre de concertation, de dialogue et de résolution des grands problèmes sociaux.

Qui doit organiser les manifestations ?
Le 20 avril dernier, les confĂ©dĂ©rations syndicales se sont rĂ©unies pour rĂ©flĂ©chir sur cette situation. Sur la table de discussion, la lĂ©gitimitĂ© de l’organisation des manifestations de la fĂŞte du travail au Cameroun, avec en toile de fond, une question essentielle : qui du gouvernement ou des organisations syndicales a la lĂ©gitimitĂ© de cette organisation? A l’issue de cette concertation, les syndicats des travailleurs ont souhaitĂ© dessaisir le gouvernement de l’organisation des manifestations relatives Ă  la journĂ©e internationale du travail, Ă  en croire cet extrait du communiquĂ© final : « Nous demandons solennellement au Gouvernement de se dĂ©sengager de l’organisation des manifestations de la JournĂ©e Internationale du Travail au Cameroun, afin que celle-ci retrouve sa signification authentique comme occasion donnĂ©e aux travailleurs et travailleuses de perpĂ©tuer leur lutte par la revendication ». En effet, depuis 5 ans, la Centrale syndicale du secteur public (Csp) organise les manifestations du 1er mai en marge de celles organisĂ©es par le gouvernement. On comprend pourquoi Jean Marc Bikoko, prĂ©sident de la Csp, soutient le dĂ©sengagement du gouvernement pour permettre aux travailleurs d’organiser les manifestations de la fĂŞte du travail, avec les moyens et les modalitĂ©s qui sont les leurs. Ruth Ekout Aboui Beyeme de la ConfĂ©dĂ©ration Syndicale des Travailleurs du Cameroun(Cstc) qui s’inscrit dans la mĂŞme logique pense qu’« il est vraiment temps que les centrales syndicales reprennent en main l’organisation de la fĂŞte du travail au Cameroun » avant d’indiquer que c’est ce qui se faisait dĂ©jĂ  avant 1972 date de la caporalisation du mouvement syndical camerounais au sein d’une centrale unique.

Toujours en prĂ©lude Ă  la cĂ©lĂ©bration de cette 126e Ă©dition de la fĂŞte du travail, les reprĂ©sentants des organisations et des confĂ©dĂ©rations syndicales se sont retrouvĂ©es le samedi 28 avril dernier au siège de l’Union GĂ©nĂ©rale des Travailleurs du Cameroun (Ugtc) sis au marchĂ© central de YaoundĂ© pour une sĂ©ance de travail. Il s’agissait en effet de peaufiner les derniers rĂ©glages sur les manifestations du 1er mai. « C’est pour arrĂŞter les modalitĂ©s du dĂ©filĂ© pour que chaque entreprise sache qui va dĂ©filer avant et qui va dĂ©filer après », a dĂ©clarĂ© un syndicaliste au sortir de cette rencontre. Au siège de la ConfĂ©dĂ©ration Syndicale des Travailleurs du Cameroun (Cstc), on affirme ĂŞtre prĂŞt, mĂŞme si un point taraude les esprits : «le fait qu’on ait limitĂ© le nombre de dĂ©filants cette annĂ©e Ă  50 par entreprise va crĂ©er un problème». La fĂŞte du travail, c’est aussi l’occasion de la distribution des gadgets, des tee-shirts et des pagnes. Chez les sĂ©rigraphes, on s’attèle Ă  satisfaire une clientèle sans cesse croissante. Pour une meilleure prĂ©paration de l’Ă©vènement, la journĂ©e du lundi 30 avril 2012 a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e fĂ©riĂ© et chĂ´mĂ©e sur toute l’Ă©tendue du territoire national conformĂ©ment aux dispositions de la loi N°76/008 du 8 juillet 1976 modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de la loi N°73/005 du 7 dĂ©cembre 1973 fixant le rĂ©gime des fĂŞtes lĂ©gales en RĂ©publique du Cameroun.


Image d’illustration

Journalducameroun.com)/n

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