Santé › Actualité

Grippe aviaire: Ă  l’approche des fĂŞtes, le Cameroun reste en alerte

© Droits réservés

Un peu plus de huit mois après l’apparition de cette Ă©pidĂ©mie dans plusieurs villes du pays, le ministère de l’Elevage et de la PĂŞche rĂ©itère son appel Ă  la vigilance

Au Cameroun, la fin de la grippe aviaire est encore loin. Rien n’augure une bonne nouvelle dans ce sens pour le pays, surtout Ă  l’approche des fĂŞtes. A en croire le ministère de l’Ă©levage et de la pĂŞche, le Cameroun est en Ă©tat d’alerte. «Le Cameroun demeure sous surveillance active», a dit en l’office d’Etat. Selon l’organisme public, le niveau d’alerte est liĂ© au statut gardĂ© par les organismes internationaux, tels que l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Un des collaborateurs du ministre, Gaston MĂ©yĂ©bĂ© a prĂ©cisĂ© que tant que les deux organismes onusiens «n’auront pas dĂ©clarĂ© la fin de l’Ă©pidĂ©mie, le pays doit encore craindre».

Il y a moins de huit mois, le gouvernement avec l’assistance des organismes internationaux avaient dĂ©couvert un premier cas de grippe aviaire dans une ferme Ă  Mvog-betsi, au sud de la capitale politique, YaoundĂ©. Depuis, la surveillance sanitaire est plus rigoureuse que jamais alors mĂŞme que plus de 30.000 volailles avaient Ă©tĂ© dĂ©jĂ  abattues, en guise de prĂ©vision.

MalgrĂ© tout, l’Ă©pidĂ©mie de la grippe s’est rĂ©pandue dans plusieurs autres villes du pays, dont Bafoussam dans la rĂ©gion ouest Bamenda dans le nord-ouest du pays.

Au mois de septembre, la rĂ©surgence de l’Ă©pizootie Ă©tait dĂ©clarĂ©e dans une ferme de Bafoussam. Le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, avait alors annoncĂ© la destruction de 16 000 poulets pour Ă©viter la propagation de la maladie.


Fin d’annĂ©e compliquĂ©e pour les commerçants de volailles

A ce jour, aucun cas de contamination humaine n’a Ă©tĂ© officialisĂ© et le gouvernement a assurĂ© qu’il a pris les dispositions au cas oĂą cela arriverait. Dans un but prĂ©ventif, le Dr TaĂŻga, ministre de l’Ă©levage et de la pĂŞche, avait annoncĂ© des mesures pour Ă©viter l’apparition de nouveaux cas de grippe aviaire, dont la fermeture des marchĂ©s et l’abattage des volailles.

Mais Ă  l’approche des fĂŞtes de fin d’annĂ©e, en pleine crise du marchĂ© des volailles, les prix ont flambĂ©. Optimiste et analyste, Gaston MĂ©yĂ©bĂ© a affirmĂ© que «les marchĂ©s seront inondĂ©s de volailles bientĂ´t», assurant que le secteur sortait petit Ă  petit de la crise.

Il y un mois, les autoritĂ©s du pays avaient autorisĂ© l’importation d’un million de poussins d’Europe pour relancer la filière. Alors qu’actuellement les experts de l’interprofession avicole estiment Ă  18 milliards de FCFA les pertes du marchĂ©, le Cameroun est obligĂ© de trouver une solution durable au problème.

Quoiqu’il en soit, afin de contenir le problème, du moins pour la pĂ©riode des fĂŞtes, le gouvernement a annoncĂ© des foires agropastorales du 21 au 26 dĂ©cembre prochains pour vendre les poulets Ă  bas prix. Une stratĂ©gie qui devrait faire redĂ©marrer le marchĂ© et faciliter les fĂŞtes de fin d’annĂ©e.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

Ă€ LA UNE
Retour en haut