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Hommage au lieutenant Frédéric Njilié Fefen et à ses soldats tombés au front

Par Vincent-Sosthène Fouda, Président du Mouvement camerounais pour la social-démocratie (M.C.P.S.D)

Le Mouvement Camerounais Pour la Social-DĂ©mocratie (M.C.P.S.D) a appris tĂ´t ce matin que des combats entre les forces rĂ©publicaines et les combattants de la secte Boko Al Haram dans les localitĂ©s de ZigaguĂ© et SalĂ© dans l’ExtrĂŞme Nord de notre pays ont fait trois morts du cĂ´tĂ© de nos forces de dĂ©fense. Le lieutenant FrĂ©dĂ©ric NjiliĂ© Fefen a perdu la vie dans ces combats qui viennent nous rappeler la cruautĂ© et l’absurditĂ© de cette guerre.

Ces dĂ©cès rappellent Ă  mon souvenir mon frère le commissaire de police Mekongo Fidèle mort en 1999 de suite de blessures, je n’ai pas oubliĂ© le Capitaine Robert Djinebo tombĂ© le 17 octobre 2015. Comment oublier ce long cortège de cercueils recouverts des couleurs de notre Etat-Nation que je suivis il y a encore seulement un mois au Quartier GĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, avec les restes de nos jeunes, de nos enfants Ă  la verdeur de l’âge ! Je n’ai pas oubliĂ© cette histoire qu’il ne raconta un jour Ă  la rĂ©sidence des Pères Oblats de Marie Ă  Maroua, lorsqu’il remarqua un jour sur les sentiers de cette sale guerre, un jeune garçon tout en guenille et qu’il lui offrit deux boites de conserve. Il ne lui vint pas Ă  l’esprit de lui demander de quel cĂ´tĂ© il Ă©tait.

Le lieutenant FrĂ©dĂ©ric NjiliĂ© Fefen n’avait que 25 ans, il Ă©tait diplĂ´mĂ© de l’Ecole Militaire française de saint Cyr (2013), il Ă©tait Ă  son deuxième poste d’affection, il avait fait option management et relations internationales Ă  Saint-Cyr. Il avait un frère jumeau, il le laisse, il laisse sa mère veuve depuis peu. A tous ces fils du pays, le MCPSD salue la mĂ©moire.

Muette et sourde est l’Ă©troite demeure, profond est le sommeil de ceux qu’on y ensevelit. Robert, toutes tes espĂ©rances sont Ă  jamais Ă©teintes ; le soleil dardera ses rayons sur ta tombe ; mais tu ne sentiras pas leur chaleur.

Allez, ô vous les défenseurs de nos frontières et de nos valeurs, emportez avec vous nos bénédictions !


Soldats et sous-officiers, vous ne vieillirez pas comme nous, nous qui vous avons survĂ©cu. Vous ne connaĂ®trez jamais l’outrage ni le poids des annĂ©es. Quand viendra l’heure du crĂ©puscule et celle de l’aurore, nous nous souviendrons de vous, toute la Nation camerounaise se souviendra de vous.


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