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Kah Walla: « Non! Je ne vais pas bien »

Par Edith Kah Walla, prĂ©sidente du Cameroon People’s Party (CPP)

Depuis notre libĂ©ration le vendredi 8 avril dernier, chaque fois que quelqu’un m’a demandĂ© comment j’allais, j’ai rĂ©pondu « Je vais bien ». Cependant, en y pensant bien, au-delĂ  de cette rĂ©ponse qui avait pour but de rassurer ceux qui me posaient la question, je ne vais dĂ©finitivement et certainement pas bien. Ce qui nous est arrivĂ© Ă  moi et d’autres acteurs politiques dans mon pays, n’est pas correct.

Mon arrestation et celle de onze autres activistes politiques Ă©tait due au simple fait que nous soyons de ceux qui se lĂšvent tous les jours pour dire NON! Le Cameroun ne doit pas et ne peut pas continuer Ă  ĂȘtre gouvernĂ© d’une maniĂšre qui est inĂ©quitable et injuste vis-Ă -vis de la majoritĂ© des citoyens, les privant des commoditĂ©s de base telles que l’eau, l’Ă©lectricitĂ©, les soins de santĂ©, etc., pendant qu’une poignĂ©e d’autres vivent dans l’opulence extraordinaire.

Mais quand on prend position, de maniĂšre cohĂ©rente et avec dĂ©termination au Cameroun, on finit par ĂȘtre emprisonnĂ©, arrosĂ© d’eau, ou pire.

Pour cet incident particulier, il est important de revenir sur son histoire, qui a commencĂ© au dĂ©but de cette annĂ©e 2016. Au CPP, notre analyse du contexte politique prĂ©disait que cette annĂ©e dĂ©terminerait les perspectives de transition politique au Cameroun. Dans notre vidĂ©o de nouvel an (voir ici), nous appelions les Camerounais Ă  se lever pour leur pays afin d’assurer une transition politique pacifique en faveur du peuple Camerounais.

En février 2016, il est devenu clair que notre analyse était correcte. Le RDPC, parti au pouvoir, a commencé à lancé des appels à la candidature de Paul Biya, ùgé de 83 ans, pour les prochaines élections présidentielles. Ils ont ensuite continué en appelant à des élections anticipées et enfin à une modification de la constitution pour rendre possible cette élection anticipée.

Tous les observateurs de la scĂšne politique camerounaise connaissent bien ce scĂ©nario. Le RDPC mettait en place, un scĂ©nario pour nous faire accepter, une fois de plus, la manipulation de la Constitution afin de se maintenir au pouvoir. Nous avions l’intuition que cela allait arriver. Avec nos amis de l’UPC, nous avons lancĂ© la mise en uvre de la stratĂ©gie que nous avions dĂ©veloppĂ©e pendant plus d’un an dĂ©jĂ . Il Ă©tait temps de commencer une communication et une mobilisation massives afin d’inciter les Camerounais Ă  se lever pour leurs droits et dire NON Ă  une Ă©niĂšme manipulation constitutionnelle ainsi qu’Ă  la fraude Ă©lectorale institutionnalisĂ©e. Nous avons commencĂ© Ă  nous rapprocher des autres partis politiques et organisations de la sociĂ©tĂ© civile. Nous avons entamĂ© la communication Ă  l’endroit des activistes camerounais de tout type. Et au dĂ©but du mois de mars, nous nous sommes mis d’ accord pour lancer une initiative commune.

Quatre partis politiques Ă  savoir le CPP, le MRC, l’UPC fidĂšles et le parti UNIVERS, ont dĂ©cidĂ© de lancer ensemble l’initiative « Stand Up For Cameroon ». Nous demandions aux camerounais de faire 3 choses: 1. Porter noir tous les vendredis pour dire:

a. OUI – Nous voulons l’eau, l’Ă©lectricitĂ©, la santĂ©, les routes, les emplois et autres services de base b. NON – Nous refusons une modification clandestine de notre constitution au profit du parti au pouvoir 2. Priez pour l’avenir du Cameroun quelle que soit votre religion : a. Priez pour une transition politique pacifique b. Priez pour la sĂ©curitĂ© de ceux qui se lĂšvent pour la justice et la dĂ©mocratie c. Priez pour que le rĂ©gime en place ne dĂ©truise pas la paix que le Cameroun connait depuis des dĂ©cennies. 3. Sortez pour des manifestations publiques massives. Stand Up For Cameroon vous apportera de plus amples informations sur quand et oĂč se rĂ©unir.

Le 29 mars 2016, les quatre partis ont convoquĂ© une confĂ©rence de presse pour lancer l’initiative et informer les mĂ©dias de cette campagne. Sous prĂ©texte que cette confĂ©rence de presse n’avait pas Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e aux autoritĂ©s administratives, voilĂ  ce qui est arrivĂ© sur les instructions desdites autoritĂ©s administratives: . La police a sĂ©questrĂ© des militants des partis et des journalistes Ă  l’intĂ©rieur du siĂšge du MRC oĂč la confĂ©rence de presse devait avoir lieu. . La police a refusĂ© aux autres membres du parti qui arrivaient pour assister Ă  la confĂ©rence de presse, le droit de circuler librement. . La police a arrosĂ© d’eau les leaders des partis, au moment oĂč ceux-ci s’Ă©taient assis sur le sol en signe de protestation pacifique. . La police a arrĂȘtĂ© 62 membres des quatre partis qui avaient lancĂ© l’initiative. 41 d’entre eux Ă©taient des membres Cameroon People’s Party, qui n’avaient mĂȘme pas assistĂ© Ă  la confĂ©rence de presse et qui n’avaient rien eu Ă  voir avec la confrontation avec la police. Ils ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă  8 km de l’endroit oĂč avait eu lieu la confrontation avec la police. . Ces 62 personnes arrĂȘtĂ©es ont Ă©tĂ© gardĂ©es Ă  vue pendant 9 heures dans un poste de police, avec la plupart d’entre eux assis Ă  mĂȘme le sol. A ce jour, aucun motif n’a Ă©tĂ© fourni pour justifier leur arrestation ; aucun non plus pour leur libĂ©ration.

Je tiens Ă  dire ici qu’en tant que PrĂ©sidente du Cameroon People’s Party, au cours des 5 derniĂšres annĂ©es, j’ai tenu plus de 50 confĂ©rences de presse. Jamais nous n’avons dĂ©clarĂ© une seule de ces confĂ©rences. Jamais nous n’avons dĂ©clarĂ© un Ă©vĂ©nement qui avait lieu au sein de notre siĂšge. Et pourtant, toutes ces confĂ©rences se sont tenues sans ingĂ©rence des autoritĂ©s administratives. Je me demande alors ce qui les a tellement fait peur dans cette confĂ©rence de presse particuliĂšre.

Au lendemain de la rĂ©pression brutale des arrestations arbitraires observĂ©es le 29 mars 2016, nous avons continuĂ© notre programme en dĂ©clarant les rĂ©unions publiques que nous avions l’intention de tenir le 08 Avril, en protestation contre le projet de modification de notre Constitution. Nous avons dĂ©clarĂ© 6 rĂ©unions dans le Wouri (Douala) et 4 dans le Mfoundi (YaoundĂ©). Deux sous-prĂ©fectures Ă  YaoundĂ© et une Ă  Douala ont refusĂ© de recevoir les dĂ©clarations. Ce qui est bien sĂ»r, illĂ©gal. Dans le Wouri, chacune des dĂ©clarations a reçu une interdiction de rĂ©union publique de l’agent de la sous-prĂ©fecture, indiquant que ces rĂ©unions allaient crĂ©er un « trouble Ă  l’ordre public ». Dans le Mfoundi, YaoundĂ© I a interdit la rĂ©union et YaoundĂ© IV n’a pas livrĂ© un reçu tel que requis par la loi.
Le 6 Avril, l’initiative Stand Up For Cameroon a tenu une rĂ©union et a dĂ©cidĂ© que ce serait mettre les militants de nos partis dans un trop grand risque que d’aller Ă  l’encontre de ces interdictions. Nous avons dĂ©cidĂ© Ă  la place, de sortir pour l’information et la sensibilisation. Notre objectif Ă©tait de porter du noir et de sortir pour distribuer des tracts Ă  YaoundĂ© et Douala afin d’informer les camerounais sur la campagne des vendredis en Noir, ainsi que sur les enjeux politiques du moment.

Aucune dĂ©claration n’est exigĂ©e par la loi pour la distribution de tracts!

Dans la nuit du 7 Avril, nous avons reçu Ă  21 h:00 un appel du prĂ©fet de YaoundĂ©, M. Tsila, demandant Ă  rencontrer les partis politiques qui avaient dĂ©clarĂ© des rĂ©unions publiques. Le CPP, le parti Univers et le MRC sont arrivĂ©s Ă  son bureau Ă  22h00. Il y Ă©tait avec les sous-prĂ©fets de YaoundĂ© I et YaoundĂ© IV. Ils nous ont offert de lever l’interdiction pour la rĂ©union de YaoundĂ© I et nous ont livrĂ© un rĂ©cĂ©pissĂ© pour la tenue de la rĂ©union de YaoundĂ© IV. Le prĂ©fet nous a par ailleurs expliquĂ© que ce qui avait eu lieu le 29 Mars dernier Ă©tait une honte pour l’image du Cameroun et qu’il ne voulait pas qu’une telle chose se rĂ©pĂšte.

Nous Leaders de l’initiative Stand Up For Cameroon l’avons informĂ© qu’il Ă©tait impossible pour nous Ă  minuit de convoquer Ă  nouveau des rĂ©unions. Nous lui avons dit que nous ne tiendrions pas de rĂ©unions publiques. Nous lui avons Ă©galement dit que nous serions nĂ©anmoins sur le terrain Ă  faire notre travail en tant que partis politiques Ă  travers la distribution de dĂ©pliants pour informer et sensibiliser les Camerounais. Il a dit qu’il ne voyait pas de problĂšme avec cela et c’est sur ce, que nous nous sommes sĂ©parĂ©s. Il Ă©tait 01h:00 du matin.

Seeting des membres des quatre partis qui ont convoqué le 29 mars 2016 une conférence de presse.

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Le 8 Avril, la distribution de flyers s’est bien dĂ©roulĂ©e Ă  Douala comme prĂ©vu. Mais Ă  YaoundĂ©, voilĂ  ce qui nous est arrivĂ©:
. Dix membres du CPP et du MRC prenaient le petit dĂ©jeuner en attendant les leaders de partis pour la distribution de tracts. Ils Ă©taient bien sĂ»r, tous vĂȘtus de noir.
. Vers 09h00, ils ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s lĂ , pendant qu’ils prenaient le petit dĂ©jeuner. Personne n’avait encore distribuĂ© le moindre tract!
. C’est lĂ  que Bergeline Domou, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjointe du CPP et moi-mĂȘme avons reçu un appel qui nous informait de cela.
. Nous les avons alors suivis jusqu’Ă  la station de police de GMI Tsinga afin de savoir pourquoi ils avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s.
. Vers 10h00, lorsque nous sommes arrivĂ©s Ă  GMI Tsinga, Bergeline et moi-mĂȘme avons Ă©tĂ© immĂ©diatement arrĂȘtĂ©. Naturellement, nous avons rĂ©sistĂ© en essayant d’expliquer que nous Ă©tions venues pour nous renseigner sur le cas de nos collĂšgues. Nous avons Ă©tĂ© bousculĂ©es et arrĂȘtĂ©es aussi.

. A 11:20 Le Directeur Régional du Commissariat Central M. Fossoua est arrivé en personne et a ordonné que nous soyons transférés à la Direction Régionale de la Police Judiciaire.
. Une fois arrivĂ©s Ă  la DRPJ, nous avons Ă©tĂ© reçus par le Commissaire Evina. Il nous a informĂ© que nous Ă©tions accusĂ©s de «rĂ©bellion, d’incitation Ă  l’insurrection et Ă  la rĂ©volte » et que ces crimes Ă©taient passibles de peines allant de 10 Ă  20 ans. Il nous a Ă©galement informĂ©s que nous allions tous ĂȘtre dĂ©tenus pendant au moins 48 heures.
. Nous avons poussĂ© un soupir collectif. A nos questions de savoir pourquoi ? Qui avait ordonnĂ© notre arrestation et pourquoi Bergeline et moi qui n’avions pas Ă©tĂ© sur le terrain avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es, il a juste rĂ©pondu: «Nous sommes ici pour faire l’enquĂȘte ». Gardez vos dĂ©clarations pour l’enquĂȘte.
. Nous les avons informé que nous attendrons tous notre assistance juridique avant de faire des déclarations.


. Vers 13h00, le commissaire Evina est venu me dire qu’il avait un espace plus confortable pour moi oĂč je pouvais attendre. Il m’a demandĂ© de passer de la chaise branlante oĂč j’Ă©tais assise dans un bureau dans lequel il y avait un canapĂ©. C’Ă©tait le bureau du commissaire principal adjoint Messina.
. Quelques minutes plus tard, un jeune homme a Ă©tĂ© amenĂ© par un agent de police et on lui a demandĂ© de s’asseoir sur une chaise en face de moi. Il avait une camĂ©ra autour de son cou. Je me demandais ce que ce pauvre photographe avait fait pour ĂȘtre arrĂȘtĂ© aussi. Commissaire Messina lui Ă©tait assis Ă  son bureau, mais il ne disait rien.
. Quelques minutes plus tard, le jeune homme leva sa camĂ©ra pour tenter de me prendre en photo. J’ai sautĂ© du canapĂ© et attrapĂ© sa camĂ©ra, criant et demandant ce qu’ils pensaient ĂȘtre en train de faire. Le Commissaire regarda le sol. Le jeune homme sortit en tremblant.
. Ce fut le premier indicateur que la pression extĂ©rieure montait. Il Ă©tait clair que quelqu’un de puissant avait demandĂ© si tout allait bien. D’oĂč mon passage Ă  un bureau plus spacieux et un siĂšge plus « confortable ». (En passant, le canapĂ© avait des puces et j’ai eu des piqĂ»res horribles).

. Vers 15h00, mon avocat, MaĂźtre Meli est arrivĂ©. Je lui ai demandĂ© de faire le tour et s’assurer que tout le monde Ă©tait OK. Il l’a fait, est revenu et nous avons pu commencer Ă  prendre ma dĂ©claration.
. La premiĂšre interruption est venue lorsqu’il a demandĂ© trois choses: les raisons de l’arrestation, le demandeur et le mandat d’arrĂȘt. La premiere information avait Ă©tĂ© donnĂ©e, les deux derniĂšres n’existaient pas.
. Le commissaire Evina vint lui-mĂȘme pour m’interviewer. Il a dit que le demandeur Ă©tait l’État, mais qu’il n’y avait pas de mandat d’arrĂȘt et que l’avocat devait l’obtenir du GMI Tsinga. En dĂ©pit de cette illĂ©galitĂ©, nous avons dĂ©cidĂ© de le laisser procĂ©der Ă  l’entretien. . Je vais vous Ă©pargner le ridicule des questions, de dire que demander aux Camerounais de porter du noir le vendredi Ă©quivalait Ă  « faciliter le rassemblement des insurgĂ©s »! Ou encore la question «pourquoi portez-vous ces vĂȘtements sombres? »

. Vers 17h00 ma dĂ©claration avait Ă©tĂ© prise et Maitre Meli et moi l’avons relus. Tout Ă  coup, le directeur rĂ©gional Fossoua Ă©tait Ă  nouveau sur les lieux. Avec la mĂȘme Ă©nergie et grossiĂšretĂ© avec laquelle il avait demandĂ© qu’on nous arrĂȘte dans la matinĂ©e, il Ă©tait maintenant lĂ  pour ordonner au commissaire Evina de nous libĂ©rer immĂ©diatement.
. Avant la libĂ©ration cependant, nous avons Ă©tĂ© emmenĂ©s au sous-sol et un fichier de police a Ă©tĂ© ouvert sur nous. Chacun de nous a Ă©tĂ© photographiĂ©, les empreintes digitales recueillies et la police a devinĂ© le poids de chaque personne, puisqu’ils n’ont pas de balance ! . Nous avons ensuite Ă©tĂ© prĂ©cipitĂ©s dans des voitures de police distinctes dont les conducteurs ont Ă©tĂ© dirigĂ©s pour nous emmener Ă  nos maisons respectives ou quelle que soit la destination que nous souhaitions.
. Tout d’un coup, nous Ă©tions des VIP.

C’est seulement une fois libĂ©rĂ©s que nous avons rĂ©alisĂ© le niveau de mobilisation qui avait lieu Ă  l’extĂ©rieur.
. Les médias nationaux avaient commencé à diffuser la nouvelle depuis midi.
. Les mĂ©dias internationaux avaient repris dĂšs l’aprĂšs-midi.
. Des journalistes Ă©taient descendus au bureau de police
. Plus de 50 personnes avaient commencĂ© Ă  se rassembler autour du poste de police dĂšs qu’ils avaient entendu la nouvelle Ă  la radio et beaucoup d’autres Ă©taient sur le chemin
. Sur Internet, des milliers de messages étaient publiés pour demander notre libération
. Des pétitions en ligne avaient été lancées.
. Au moins 3 gouvernements ont été mis en mouvement et entamé des pressions diplomatiques.
. A travers leurs différents réseaux, des milliers de Camerounais et amis du Cameroun ont travaillé à informer le monde de la situation
. Les FEMMES de chacun des réseaux auxquels nous appartenons, appelaient leurs gouvernements, appelaient les médias, dynamitaient Internet!

Un grand merci Ă  nos familles biologiques, nos familles politiques, les mĂ©dias nationaux et internationaux, les amis Ă©tonnants et puissants, tous les rĂ©seaux puissants qui sont entrĂ©s en mouvement. C’est vous qui avez assurĂ© notre sĂ©curitĂ© et permis notre libĂ©ration.
Nous avons gagné cette bataille, mais la victoire finale pour la justice, la démocratie et la liberté au Cameroun est encore devant. Donc, plus que jamais:
1. Portez le Noir tous les vendredis. Vous n’avez pas encore besoin de participer Ă  des rĂ©unions ou encore Ă  des marches. Portez juste le noir et vaquez Ă  vos occupations.
2. Informez et Ă©duquez les Camerounais oĂč que vous soyez. a. La libertĂ© d’exprimer votre opinion politique est un droit humain fondamental. Personne ne peut nous le retirer. b. Il est inconcevable que, pendant que le RDPC bloque les routes en crĂ©ant des embouteillages pour tenir ses rassemblements, d’autres partis politiques ne soient pas libres de tenir une confĂ©rence de presse ou distribuer des dĂ©pliants. Nous ne pouvons et ne saurons l’accepter. 3. Aucun peuple sur cette terre n’a obtenu la libertĂ©, la dĂ©mocratie, la justice sans agir. Nous devons agir pour construire le Cameroun que nous voulons.

Il est l’heure !

La présidente du CPP, Kah Walla (au milieu) entourée de ses collaborateurs.

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