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La 20e Ă©dition du festival Ecrans noirs s’est refermĂ©e samedi Ă  YaoundĂ©

Le marocain Hicham El Jebbari, pour son film a remportĂ© l’Ecran d’Or, le Prix le plus prestigieux dudit festival, pour son film « Larmes de Satan »

Le clap de fin de la 20e Ă©dition du Festival Ecrans noirs a retenti le samedi 23 juillet 2016 Ă  YaoundĂ©, la capitale du Cameroun. L’Ecran d’Or, le prix le plus prestigieux de ce rendez-vous du cinĂ©ma africain, a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© par le jury au marocain Hicham El Jebbari, pour son film « Larmes de Satan », lors de la cĂ©rĂ©monie de clĂ´ture.

« Larmes de Satan c’est un film qui m’a demandĂ© plus de cinq ans de travail. C’est un film très difficile, c’est un film qui parle surtout d’une pĂ©riode historique très importante au Maroc. Qu’il soit honorĂ© avec un Ecran d’Or ici Ă  la 20eme Ă©dition du festival Ecrans Noirs, c’est une chose très importante. Je suis fier, je suis honorĂ©. J’aimerais bien continuer sur cette voie-lĂ  », s’est rĂ©joui le rĂ©alisateur marocain.

Quant au français Laurent Chevalier, il a reçu le Prix du meilleur documentaire pour « La trace de Kandia ».

« Quand vous terminez un film comme ça et que vous sentez que l’Ă©motion que vous avez eu de pousser, de pousser pour faire un film peut d’un seul coup ĂŞtre partagĂ© par un jury et au-delĂ  d’un jury, par des spectateurs, c’est quelque chose qui touche profondĂ©ment le c ur », a-t-il soulignĂ©.

Le cĂ©lèbre « Nollywood », le cinĂ©ma made in Nigeria, Ă©tait prĂ©sent, avec « CEO » (l’acronyme anglais pour PDG) en compĂ©tition pour le meilleur film Ă©tranger. Le film, qui parle d’une lutte de pouvoir au sein d’une entreprise, a rafflĂ© en juin dernier la palme du marketing, pour avoir fait son avant-première Ă  bord d’un avion de la compagnie Air France reliant Lagaos Ă  Paris.

« Nous voulions montrer au monde que les Africains sont innovants, et que les NigĂ©rians sont uniques », avait prĂ©cisĂ© Kunle Afolayan , le rĂ©alisateur du film. « CEO » avait nĂ©cessitĂ© un budget d’un million de dollars, avec Ă  l’affiche la cĂ©lèbre chanteuse bĂ©ninoise AngĂ©lique Kidjo.

Les films en compĂ©tition Ă  cette 20e Ă©dition des Ecrans Noirs Ă©taient, en plus de « CEO » et « Les larmes de Satan », « Naked reality » (Cameroun), « Sans regret » et « Innocent malgrĂ© tout » (CĂ´te d’Ivoire ), « Dealer » (Congo), « Le Pagne » (Niger) et « Katutura » (namibie).

Pour Jean-Claude CrĂ©peau, le prĂ©sident du jury catĂ©gorie longs-mĂ©trages pour l’Afrique centrale, il s’agissait d’ « un panorama très ouvert. Il y a des films qui parlent des travers du monde moderne, d’autres, de l’influence de la religion ».


Le rĂ©alisateur Bassek ba Kobhio, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du festival Ecrans Noirs, s’est voulu très optimiste, pensant que ces fims vont trouver leur public en Afrique. « Il n’est plus question de dire que les publics africains sont rĂ©fractaires aux productions de leur continent », a-t-il mentionnĂ©.

Mais l’accès Ă  certaines de ces productions cinĂ©matographiques restent un obstacle pour des Africains de la diaspora. « Mettez ce film en ligne que nous puissions le regarder! », se plaignent les NigĂ©riens de l’Ă©tranger, frustrĂ©s de ne voir sur YouTube que la bande-annonce du film « le Pagne », de leur compatriote Moussa Hamadou Djingarey.

Ecrans Noirs est un festival de cinéma africain, fondé en 1997 par le réalisateur Bassek Ba Kobhio, qui se tient tous les ans à partir du mois de juin à Yaoundé, au Cameroun.

OrganisĂ© par l’association « Ecrans noirs », qui a comme objectif la diffusion des crĂ©ations cinĂ©matographiques de six pays d’Afrique centrale (Cameroun, Gabon, Congo, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, RĂ©publique centrafricaine et Tchad), le festival se veut aussi un espace de rĂ©flexion sur le cinĂ©ma et organise des colloques, rassemblant des professionnels, qui dĂ©battent sur des thèmes concernant les conditions d’exercice et l’Ă©volution de cet art sur le continent africain.


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