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L’épouse d’Ayah Paul appelle au secours

Ayah Paul. Droits réservés

Elle se dit en insécurité depuis l’arrestation de son mari et demande la protection du gouvernement

Ayah Paul Abine attend son procès depuis sa cellule au Secrétariat d’Etat à la défense où il est enfermé depuis le 21 janvier 2017. L’avocat général près la Cour suprême y avait été transporté manu militari depuis son domicile, sans motif ni mandat d’amener. Depuis, sa famille n’a pas cessé de crier à l’injustice et à demander sa libération. Les avocats avaient même introduit une procédure au Tribunal de grande instance du Mfoundi pour obtenir sa libération, que le juge avait rejetée en mars dernier. Les avocats d’Ayah Paul dénonçaient le caractère illégal de son arrestation et de sa détention.

Dans une interview accordée au quotidien Le Jour ce 24 avril, son épouse, Valentine Ayah Endalle, revient sur les circonstances de son arrestation. « Ce jour-là, il était environ 17h lorsque les gendarmes sont arrivés à la maison. J’étais en train de lui faire à manger. C’est de la cuisine que j’ai suivi des voix lui demander de se lever et de les suivre. Il leur a posé la question de savoir où l’emmenaient-ils un samedi ? Les gendarmes ont répondu qu’ils avaient reçu l’ordre de le conduire manu militari au tribunal militaire », raconte Mme Ayah.

C’est sur le chemin qu’ils ont réalisé que les gendarmes les conduisaient au Sed. Depuis ce jour-là, déclare Valentine Ayah Endalle, la vie n’a plus été pareille. « Depuis que mon mari a été arrêté, nous avons déjà reçu deux fois la visite de personnes inconnues ici chez nous. Mon dernier fils qui vit ici avec moi fait l’objet de menaces de mort depuis que son papa a été interpellé. Nous avons déjà saisi les autorités et déposé des plaintes. Mais je lance un appel afin que le gouvernement puisse nous protéger. Nous vivons dans la peur et l’inquiétude totale », se plaint Valentine Ayah Endalle.


L’épouse d’Ayah Paul ne comprend pas pourquoi son mari reste détenu au Sed. « Mon mari n’a jamais été sécessionniste. Lorsque la crise anglophone débute, il  a suggéré que le gouvernement mette en place un bon cadre de dialogue. L’autre chose qui nous décourage c’est que depuis son arrestation, le gouvernement reste muet », s’indigne Valentine Ayah Endalle, qui dit vivre comme une veuve depuis janvier.

 

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