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Les 34 ans de magistère de Biya en couverture des journaux camerounais

Les journaux camerounais parus lundi se sont appesantis sur le bilan des 34 ans de pouvoir du chef de l’Etat cĂ©lĂ©brĂ©s dimanche 06 novembre 2016

S’Ă©cartant dĂ©libĂ©rĂ©ment de l’inventaire de ses confrères, le bihebdomadaire a choisi de publier intĂ©gralement la lettre de l’actuel prĂ©sident Ă  son prĂ©dĂ©cesseur, Ahmadou Ahidjo, moins de deux mois après le passage de tĂ©moin.

« Les mots, Monsieur le PrĂ©sident, sont impuissants Ă  traduire avec la fidĂ©litĂ© et la force nĂ©cessaires les sentiments profonds de reconnaissance et de gratitude du Cameroun pour l’ uvre colossale accomplie de main de maĂ®tre par vous, au profit de la nation camerounaise. Je m’efforcerai, en ce qui me concerne de rester fidèle Ă  ce qui me paraĂ®t ĂŞtre l’essentiel de vos enseignements : passion pour l’unitĂ© nationale, culte de l’État, dĂ©fense jalouse de la souverainetĂ© du Cameroun et du bien-ĂŞtre de ses habitants », Ă©crivait ainsi Paul Biya le 30 dĂ©cembre 1982.

Pour l’hebdomadaire Germinal, ce Paul Biya, qui a en rĂ©alitĂ© trahi le serment fait Ă  son « illustre prĂ©dĂ©cesseur », est Ă©galement « un homme dĂ©passĂ©, du passĂ© et du passif ».

« Depuis le 6 novembre 1982, l’histoire du Renouveau-RDPC qui ne suscite plus le rĂŞve du fait de ses tares congĂ©nitales, s’inscrit en lettres de sang. Depuis 34 ans, les diffĂ©rents discours et les très rares prises de parole publique de Paul Biya sont des gloses de conscience d’un muet, des aveux d’impuissance et d’incapacitĂ© d’un homme qui a coulĂ© le Cameroun et qui veut maintenir les Camerounais immergĂ©s (noyĂ©s) dans la gadoue, les sectes, la corruption, la gabegie, l’inertie, le dĂ©sastre Ă©conomique, l’insĂ©curitĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e. jusqu’en 2035 », Ă©crit Germinal.

L’homme en est mĂŞme arrivĂ©, renchĂ©rit le quotidien Ă  capitaux privĂ©s Emergence, Ă  confondre le palais prĂ©sidentiel au siège du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), dont il est Ă©galement le leader.

Jeudi dernier, s’emporte la publication, il a organisĂ© au Palais de l’unitĂ© une rĂ©union du bureau politique de sa formation : « Après 34 ans de pouvoir, l’homme du 6 novembre 1982 a Ă©tĂ© incapable d’offrir Ă  son propre parti un siège digne de ce nom Ă  mĂŞme de recevoir ses grands-messes politiques. »


« Qu’a fait Paul Biya de ses 34 ans de pouvoir ? », interroge Le Jour pour qui les attentes des Camerounais ont Ă©tĂ© largement déçus.

« 6 novembre 1982-6 novembre 2016 : 34 ans +d’Ă©puration+ politique au Cameroun », titre pour sa part Le Messager : « PrĂ©varication, incivisme, dĂ©rapage comportemental et illisibilitĂ© de la perspective politique sont des caractĂ©ristiques les plus visibles du Renouveau. »

Pourtant, rĂ©pond en Ă©cho le quotidien Ă  capitaux publics Cameroon Tribune, un regard rĂ©trospectif sur les 34 annĂ©es Ă©coulĂ©es depuis l’accession Ă  la magistrature suprĂŞme du prĂ©sident Paul Biya met en lumière maints acquis probants d’une diplomatie rayonnante, conduite plus volontiers dans la discrĂ©tion mais efficace, Ă  en juger par les nombreux bons fruits.


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