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L’ex prĂ©sident ghanĂ©en John Rawlings nie avoir appelĂ© Ă  l’Ă©viction de Paul Biya

RFI avait publiĂ© une information, samedi, selon laquelle John Rawlings aurait conviĂ© l’Union africaine Ă  envoyer des troupes au Cameroun pour forcer le dĂ©part du chef de l’Etat camerounais

Le bureau de la communication de l’ancien prĂ©sident ghanĂ©en Jerry John Rawlings vient de rĂ©agir Ă  des allĂ©gations selon lesquelles il aurait appelĂ© Ă  l’envoi de troupes de l’Union africaine au Cameroun pour chasser le prĂ©sident Paul Biya.

L’information diffusĂ©e par Radio France Internationale (RFI) dans la journĂ©e de samedi, faisait notamment cas de propos de John Rawlings sur la crise gambienne. L’ancien leader ghanĂ©en aurait alors recommandĂ© que la CĂ©dĂ©ao qui a rĂ©ussi Ă  Ă©vincer le prĂ©sident sortant de la Gambie, Yahya Jammeh sous la menace d’une intervention militaire, devrait Ă©galement influencer l’Union africaine pour forcer au dĂ©part le Camerounais Paul Biya.

«Celui qu’on appelait, autrefois, le Sankara des anglophones, soutient que la CĂ©dĂ©ao, après la Gambie, devrait aider l’Union Africaine Ă  envoyer quelques contingents au Cameroun, pour une mission identique… Sous prĂ©texte que Paul Biya et lui seraient arrivĂ©s au pouvoir Ă  peu près Ă  la mĂŞme pĂ©riode – lui, en 1981, et Biya en 1982 -, et que lui, Rawlings, a dĂ©jĂ  eu cinq successeurs, depuis son dĂ©part du pouvoir au Ghana, alors que Paul Biya est toujours lĂ , discrĂ©ditant, dit-il, le continent avec ses mĂ©thodes.», avait dĂ©clarĂ© le chroniqueur Jean Baptiste Placca dans une interview publiĂ©e par RFI.

Des informations immédiatement démenties par M. Rawlings qui nie avoir accordé une quelconque interview à un média national ou international sur la crise gambienne, a fortiori avoir parlé du cas du Cameroun.

Le président Rawlings condamne «fermement la tentative de RFI de froisser sa réputation avec de telles allégations» et menace tous les médias se prêtant à de telles diffamations de poursuites judiciaires.


Le Cameroun dont le prĂ©sident Paul Biya est au pouvoir depuis près de 34 ans, vit des remous sociaux dans la partie anglophone de son territoire. Les populations anglophones qui s’estiment marginalisĂ©es, rĂ©clament un retour au fĂ©dĂ©ralisme.


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