Sport › Football

Déboires des Lions à Bruxelles : André Nguidjol Nlend sur le banc des accusés

André Nguidjol Nlend, coordonnateur des sélections nationales ©Droits réservés

Le coordonnateur des sélections nationales n’est pas à son premier forfait. Il a toujours été indexé dans des scandales liés à la gestion de l’équipe nationale.

Rien ne va plus au Cameroun. Cinq fois vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations de football, le pays a été, une fois de plus, au centre d’un scandale après la défaite face à la Guinée mardi en match amical (1-2). Une défaite de trop pour Hugo Broos, qui a totalement disjoncté et montré les dysfonctionnements de l’administration de l’équipe nationale.

En stage à Bruxelles depuis le 18 mars dernier, les Lions indomptables ont, en effet, vécu une scène des plus humiliantes le mardi 28 mars au Parker Hôtel, où ils étaient logés depuis le début du regroupement.

De retour d’une promenade, quelques heures avant le match contre la Guinée,  les champions d’Afrique ont été privés de repas, faute de « facture impayée ».

« Ce midi(mardi, 28 mars, ndlr) quand on a voulu prendre le déjeuner, le personnel de l’hôtel a refusé parce que l’hôtel n’a pas été payé donc on n’a pas mangé », relate le sélectionneur du Cameroun, Hugo Broos.

Tout pointe en direction du coordonnateur des sélections nationales, André Nguidjol Nlend. Employé du ministère des Sports et de l’Education physique, ce dernier est censé régler les factures du séjour des Lions à Bruxelles.

C’est après plusieurs tractations que tout est finalement rentré dans l’ordre autour de 15 heures. Et ce n’est qu’à cette heure que les joueurs sont retournés au restaurant. Mais l’entraîneur national avait promis de ne pas laisser passer cette affaire, qui a été « la goutte d’eau qui a fait débordé le vase ».

Nguidjol Nlend régulièrement mis en cause


La situation de Belgique n’est pas la première vécue par l’équipe nationale du Cameroun.  Le 27 mars 2016, le Cameroun devait se rendre en Afrique du Sud pour le match de la quatrième journée des qualifications de la CAN 2017. Les joueurs avaient passé plusieurs heures assis dans l’avion qui décollait finalement avec plusieurs heures de retard.

« On a passé 2 heures de temps dans l’avion sur place (à Douala, Ndlr.). Pourquoi ? Parce que les responsables voulaient mettre plus de gens dans l’avion qu’il n’y avait d’inscrits. Ça veut dire que des gens ont fait des erreurs que nous, l’équipe, avons payées en passant 2 heures dans un siège d’avion, un jour après un match », s’insurge Broos.

Outre le fait de vouloir « mettre plus de gens dans l’avion », le coordonnateur des sélections nationales avait plutôt réservé 45 places en classe économique en lieu et place d’un vol spécial pour Durban.

Une autre situation va aussi se produire quelques jours plus tard en France. « Pendant le stage à Nantes (en vue du match amical contre la France le 30 mai 2016, ndlr), on a passé 2 jours sans équipements. Parce qu’il n’y avait pas d’argent pour transporter les équipements. Avant cela, le médecin avait dû acheter des médicaments et bandages avec son propre argent ; parce que tout était resté à Yaoundé pour les mêmes raisons. Le médecin a utilisé son argent et jusqu’à présent il n’a pas encore été remboursé », raconte le sélectionneur du Cameroun.

D’abord viré de la direction administrative et renommé après l’arrivé de Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt à la tête du Minsep, André Nguidjol Nlend a toujours été impliqué dans les scandales d’argent.

En 2012, il avait été mis en cause dans un scandale de détournement de primes des joueurs de la sélection nationale. Une affaire toujours en cours au Tribunal criminel spécial (Tcs) qui lui avait une première suspension.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

Ă€ LA UNE
Retour en haut