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L’Iran, grande puissance chiite du Moyen-Orient

L’Iran, deuxième puissance du Moyen-Orient par l’Ă©conomie et la population, s’affirme comme grand rival chiite du royaume saoudien sunnite, autre poids lourd rĂ©gional.

– Deuxième Ă©conomie du Moyen-Orient –

L’Iran est la deuxième Ă©conomie au Moyen-Orient après l’Arabie saoudite. Avec ses 79,9 millions d’habitants (recensement 2016), il a Ă©galement la deuxième population de la rĂ©gion après l’Egypte.

Membre fondateur de l’Opep, l’Iran dispose des deuxièmes rĂ©serves mondiales de gaz après la Russie et des quatrièmes rĂ©serves de pĂ©trole dans le monde.

En 2014, le RNB (Revenu national brut) s’Ă©levait Ă  6.550 dollars par habitant.

Une partie des sanctions Ă©conomiques imposĂ©es Ă  l’Iran pour son programme nuclĂ©aire a Ă©tĂ© levĂ©e depuis mi-janvier 2016, permettant notamment une reprise des exportations de brut et une accĂ©lĂ©ration des Ă©changes commerciaux avec l’UE.

Mais la chute des prix du pĂ©trole, malgrĂ© une forte augmentation des exportations, mine toujours l’Ă©conomie. Le chĂ´mage touche 12,5% de la population active, dont 27% chez les jeunes, et les investissements Ă©trangers tardent Ă  venir.

– Puissance chiite –

HĂ©ritier de l’Empire perse, monarchie gouvernĂ©e par un chah (empereur), l’Iran a Ă©tĂ© dominĂ© par la dynastie Pahlavi de 1925 Ă  1979.

En 1979, Mohammed Reza, au pouvoir depuis 1941, est chassĂ© par la rue. L’ayatollah Rouhollah Khomeiny, exilĂ© par le chah en 1964, revient triomphalement Ă  TĂ©hĂ©ran. Une RĂ©publique islamique est proclamĂ©e le 1er avril 1979.

De 1980 Ă  1988, une guerre avec l’Irak fait un million de morts dans les deux pays.

– Grande rivale de Ryad –

L’Iran est le grand rival rĂ©gional de l’Arabie saoudite, poids lourd de la Ligue arabe, ces deux puissances soutenant des camps diffĂ©rents dans plusieurs conflits rĂ©gionaux, notamment en Syrie et au YĂ©men.

Depuis le dĂ©but du conflit en Syrie, en 2011, TĂ©hĂ©ran, aidĂ© du mouvement chiite libanais Hezbollah, est le principal soutien rĂ©gional, militaire et financier du rĂ©gime de Bachar al-Assad, qui appartient Ă  la minoritĂ© alaouite, une branche Ă©loignĂ©e du chiisme. L’Arabie saoudite soutient les rebelles syriens majoritairement sunnites.

Au YĂ©men, une coalition arabe est dirigĂ©e par les Saoudiens contre les rebelles chiites Houtis soutenus par l’Iran.


– Conservateurs, rĂ©formateurs ou modĂ©rĂ©s –

Après la mort de Khomeiny en 1989, l’ayatollah Ali Khamenei est choisi comme guide suprĂŞme, et le conservateur modĂ©rĂ© Akbar HachĂ©mi Rafsandjani, Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique, engage des rĂ©formes Ă©conomiques.

En 1997, le rĂ©formateur Mohammad Khatami lui succède jusqu’Ă  l’Ă©lection en 2005 du populiste Mahmoud Ahmadinejad dont la rĂ©Ă©lection contestĂ©e en 2009 entraĂ®ne des manifestations sĂ©vèrement rĂ©primĂ©es.

– Accord nuclĂ©aire historique –

Le 3 aoĂ»t 2013, le modĂ©rĂ© Hassan Rohani prend ses fonctions de prĂ©sident, promettant d’oeuvrer pour lever les sanctions « injustes » imposĂ©es par les Occidentaux en raison du programme nuclĂ©aire.

Le 14 juillet 2015, l’Iran et les grandes puissances parviennent Ă  finaliser un accord sur le nuclĂ©aire, dossier qui empoisonne les relations internationales depuis douze ans.

IsraĂ«l et les Occidentaux accusaient TĂ©hĂ©ran de chercher Ă  fabriquer l’arme atomique sous couvert de son programme nuclĂ©aire civil, en raison en particulier de sa production d’uranium enrichi. Ce que l’Iran a toujours dĂ©menti.

L’accord vise Ă  garantir le caractère civil du programme nuclĂ©aire iranien en Ă©change d’une levĂ©e progressive des sanctions internationales.

– RĂ©gime –

La Constitution donne l’essentiel du pouvoir au guide suprĂŞme, actuellement l’ayatollah Ali Khamenei. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă©lu pour quatre ans au suffrage universel, nomme le gouvernement, dont les membres doivent obtenir la confiance du Parlement.

L’AssemblĂ©e des experts est chargĂ©e de nommer, superviser et Ă©ventuellement dĂ©mettre le guide suprĂŞme.

Les pouvoirs du Parlement sont limitĂ©s par rapport Ă  d’autres institutions, comme le Conseil des gardiens de la Constitution, en partie composĂ© de religieux nommĂ©s par le guide.

Le Conseil de discernement est chargé de conseiller le guide suprême et de trancher les différends entre le Parlement et le Conseil des gardiens de la Constitution.

Les Gardiens de la rĂ©volution constituent l’armĂ©e d’Ă©lite d’Iran.

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