Politique › Sécurité

Les militaires camerounais retenus au Tchad ont été libérés mercredi

Les soldats camerounais sont obligés d'intervenir sur tous les fronts ©Droits réservés

Leur arrestation dimanche dernier a fait l’objet d’une déclaration des autorités tchadiennes, frôlant ainsi l’incident diplomatique.

Les neuf militaires du Bataillon d’intervention rapide (Bir) retenus au Tchad depuis dimanche dernier ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s le mercredi, 10 mai 2017. Ils ont Ă©tĂ© confiĂ©s au prĂ©fet du Logone et Chari. « Ils sont rentrĂ©s sains et saufs », a indiquĂ© une source au quotidien Le Jour dans son Ă©dition de ce vendredi. La mĂŞme source indique que les nĂ©gociations pour ce dĂ©nouement ont Ă©tĂ© menĂ©es par Bah Oumarou Sanda, le chef de la mission diplomatique camerounaise au Tchad.

Dimanche, les militaires camerounais avaient été appréhendés en territoire tchadien par l’armée tchadienne. Ceux-ci se trouvaient à deux kilomètres de la ligne non-matérialisée séparant le Cameroun et le Tchad. Les Soldats camerounais étaient à la poursuite du bétail d’un groupe de voleurs de bétail.

Dimanche dernier, quatre bandits se sont attaqués à un troupeau de 26 bœufs dans l’arrondissement de Gobo (Extrême-nord). A l’aide de fusils, ils ont tenu en respect le berger qui accompagnait le troupeau. Ils l’ont ensuite ligoté avant de s’enfuir avec les bêtes. Ces voleurs sont bien connus dans la zone. Ils s’attaquent régulièrement à des troupeaux isolés des villages, maîtrisent les bergers, les tuent parfois, avant de traverser la frontière.


Cette fois-là, la victime a quand même pu alerter les éleveurs du voisinage, qui ont prévenu les militaires du Bir. Ces derniers, accompagnés de deux éleveurs, auraient traversé la frontière sans s’en rendre compte. C’est alors qu’ils ont été stoppés par un fort déploiement de l’armée tchadienne.

Les bergers qui accompagnaient les militaires ont également été libérés.

 

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