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Le moustique, plus futé qu’on le croit

Les moustiques s'adaptent à leur environnement et modifient leur métabolisme pour résister aux aléas. ©Droits réservés

Il comprend les habitudes de ses proies et développe constamment son instinct de survie.

Les moustiques sont plus intelligents qu’on veut bien le croire. Ces bestioles qui nous chantent dans les oreilles au moment où nous ne demandons qu’à roupiller sereinement la nuit, n’en font jamais qu’à leur tête. Et même si nous grognons et décidons de prendre des mesures radicales pour les éliminer, la lutte contre les moustiques restera permanente. Voici pourquoi…

Les moustiques, les anophèles femelles particulièrement, n’entrent en scène qu’une fois la nuit tombée. Les sournoises…Elles connaissent bien les habitudes de leurs proies. Elles savent notamment que les humains ferment les portes et les fenêtres au coucher du jour. Ceux qui utilisent des moustiquaires ne les rabattent que lorsqu’ils veulent se coucher. Les moustiques ont alors le temps d’aller se poser sur les parois internes de la moustiquaire. D’où l’intérêt de les secouer avant de les déployer.

Mais encore, les moustiques ne dorment pas en même temps que vous (ils dorment en journée). Lorsque vous la soulevez pour aller vous soulager dans la nuit, les moustiques en profitent pour se faufiler dans vos draps et vous mener la vie dure.

Bien avant de vous attaquer dans le noir, les moustiques ont le temps de vous persécuter dans d’autres pièces de la maison ou même à l’extérieur, notamment quand vous regardez la télé en famille ou lorsque vous prenez votre repas.  Adaptation physiologique


Les utilisateurs de moustiquaires devraient normalement se sentir à l’abri d’attaques des bestioles dans leur sommeil. Mais, c’est sans connaître leur puissant instinct de survie et leur capacité de nuisance. A la base, l’insecticide contenu dans les MILDA était censé faire fuir voire tuer les moustiques. Ceux-ci se posent désormais sur les moustiquaires sans que cela ne leur fasse battre de l’aile. Ils ont eu le temps de développer une résistance aux substances « toxiques » contenues dans ces moustiquaires.

Par ailleurs, on a souvent entendu certains utilisateurs d’insecticides disponibles sur le marché camerounais se plaindre du fait que ces produits ne tuent plus les moustiques. Ce n’est pas qu’une impression. Le métabolisme du moustique évolue régulièrement. Au bout de cinq générations, il lui est possible de résister à ce qui lui était fatal. Notons que la durée moyenne de vie du moustique, l’anophèle femelle particulièrement, est de un mois. Donc au bout de cinq mois, certains produits censés tuer les moustiques deviennent obsolètes. D’où l’intérêt pour les chercheurs d’actualiser leurs méthodes de lutte contre les moustiques et donc du paludisme.

 

 

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