Société › Faits divers

Ngaoundéré: Une pluie torrentielle fait deux morts

Les deux jeunes victimes ont Ă©tĂ© entrainĂ©es par le torrent des eaux d’une rivière

La forte pluie qui a arrosĂ© le sol de la citĂ© capitale de la rĂ©gion château d’eau du Cameroun n’a pas fait que perturber la cĂ©rĂ©monie marquant la cĂ©lĂ©bration de la 40ème Ă©dition de la fĂŞte nationale de l’unitĂ©. Au quartier Sabongari AmĂ©rica, c’est la consternation, lĂ , le nommĂ© Abdoul Karim père de Ibrahima et Mohamadou Laminou pleure Ă  chaude larme, il vient de sortir de la rivière dite « soum-soum » non loin du chez lui, l’un des corps de ses deux fils. InterrogĂ© sur les circonstances de ce dĂ©cès, il raconte: « les enfants comme d’habitude vont jouer, et lorsque la pluie est arrivĂ©e, ils ont pris leur ballon et sont allĂ©s pendant que moi j’allais Ă  la place de fĂŞte pour le dĂ©filĂ©. Jusqu’Ă  mon retour juste après la pluie, ils n’Ă©taient pas rentrĂ©s, et c’est comme ça que je me suis mis Ă  leur recherche ». La fouille du père des deux enfants le conduit droit sur une piste, celle de la probable noyade de ses fils. Le corps de Ibrahima 4 ans, entrainĂ© par le torrent des eaux de la rivière a Ă©tĂ© retrouvĂ© inerte proche du centre d’instruction des forces armĂ©es nationales (Cifan). La dĂ©pouille a Ă©tĂ© immĂ©diatement portĂ©e en terre pour inhumation. Dans l’entourage proche de l’attristĂ©, l’on apprend que le ballon des deux enfants se serait dirigĂ© vers les eaux du flot. Et les gamins tentant de le rattraper s’y sont engouffrĂ©s et ont Ă©tĂ© emportĂ©s le long du cours d’eau.

La famille si durement frappĂ©e n’a pas eu le temps d’effectuer le deuil car, il faut avoir une idĂ©e nette de la situation de Mohamadou Laminou 6 ans, qui accompagnait au cours de cette triste journĂ©e son frère cadet. AidĂ© par le voisinage, les recherches se poursuivent dans tous les embranchements de cette rivière qui n’est pas Ă  ses premières victimes. Il est de coutume qu’Ă  chaque retour des pluies abondantes, « soum-soum » emporte des enfants pendant ce genre d’escapade et parfois mĂŞme inonde une bonne partie du quartier Sabongari AmĂ©rica. Ce qui a amenĂ© le maire de la commune de NgaoundĂ©rĂ© 1er Ă  prendre des dispositions sĂ©curitaires. Dispositions qui n’ont pas toujours apportĂ© la quiĂ©tude dans les esprits des habitants de ce quartier. Le lit de la rivière dĂ©gagĂ©e par les populations riveraines s’est avĂ©rĂ© dangereux. Les autoritĂ©s administratives de la ville, informĂ©es, ont très vite pris le problème Ă  bras le corps. Pour Abdoul Karim, ancien habitant de ce secteur, c’est un sort qui relève simplement d’un coup de malchance.


Image d’illustration

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