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Près de 64% des Camerounais insatisfaits du fonctionnement de la démocratie

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L’information est contenue dans le rapport que vient de commettre l’Institut national de la statistique en matière de gouvernance dĂ©mocratique, la paix et la sĂ©curitĂ©

La population adulte du Cameroun juge sévèrement le fonctionnement de la démocratie, 64% de la population étant globalement insatisfaite de la manière dont les principes en la matière sont mis en oeuvre
Le rapport consacrĂ© par l’Institut national de la statistique (INS) Ă  la gouvernance dĂ©mocratique, Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© (GPS) affirme que 23% des Camerounais estiment que la dĂ©mocratie fonctionne très mal dans le pays.

Selon ce document portant sur un Ă©chantillon de 4926 personnes âgĂ©es de 18 ans ou plus, rĂ©parties sur l’ensemble du territoire national et ayant rĂ©pondu elles-mĂŞmes, «la population adulte juge sĂ©vèrement le fonctionnement de la dĂ©mocratie».

D’une manière globale, 91% de la population interrogĂ©e par cette institution publique est attachĂ©e Ă  la dĂ©mocratie mais se montre fondamentalement opposĂ©e Ă  toute forme de rĂ©gime autoritaire, moins de 10% Ă©tant pour qu’un «homme fort» dirige le pays et 14% pour que l’armĂ©e ait le contrĂ´le des dĂ©cisions politiques.

Au Cameroun, environ 1 adulte sur 5 (19%) considère par ailleurs que les droits de l’homme ne sont jamais respectĂ©s, l’absence de discrimination restant une dimension fondamentale de l’Ă©galitĂ© devant la loi, massivement plĂ©biscitĂ©e par la population.

Ainsi, des 10 formes de discrimination retenues dans l’Ă©tude, 61% de la population adulte affirme avoir subi au moins une forme de discrimination au cours des 12 mois prĂ©cĂ©dant l’enquĂŞte, les hommes Ă©tant relativement plus nombreux Ă  dĂ©noncer l’existence de discriminations, d’un ordre ou d’un autre, mais aussi Ă  en avoir Ă©tĂ© victimes.


Sur un autre plan, et selon l’enquĂŞte de l’INS, 68% d’hommes sont d’accord avec l’idĂ©e que les hommes et les femmes aient les mĂŞmes chances d’ĂŞtre Ă©lus Ă  des postes politiques, contre 78% de femmes alors que, concernant l’accès de la population aux institutions, le pourcentage le plus faible est enregistrĂ© au niveau de la sĂ©curitĂ© sociale (11%) et le plus Ă©levĂ© au niveau de la santĂ© publique (63%).
A en croire les personnes interrogées, la corruption, considérée comme un fléau entravant le bon fonctionnement des institutions, est décriée par 44% de la population dont plus de la moitié en milieu urbain.

Dans l’ensemble, 91% de la population dĂ©clare que les agents de la police, de la gendarmerie ou de l’administration fiscale sont impliquĂ©s dans la pratique de la corruption, et 69% expriment un jugement dĂ©favorable quant Ă  l’efficacitĂ© des actions gouvernementales contre ce flĂ©au.

Pour justifier la forte abstention aux diffĂ©rentes Ă©lections, les personnes interrogĂ©es ont soutenu que «voter ne sert jamais Ă  rien» ou qu’ils ne trouvaient «pas de candidats reprĂ©sentant leurs aspirations», la participation Ă  la vie politique, via l’adhĂ©sion Ă  un parti, restant faible avec 17% d’adultes membres d’un parti.

Au plan de la paix et de la sĂ©curitĂ©, les principales menaces ressenties par les adultes sont d’abord la pauvretĂ© et le chĂ´mage avant la santĂ© (74%) et la faim (73%), mais le risque terroriste est tout aussi inquiĂ©tant (67%).

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