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PrĂ©sentation de l’Ecole des Sciences et de MĂ©decine VĂ©tĂ©rinaire (ESMV) de NgaoundĂ©rĂ©

Les premiers cours dispensés dans cette Ecole remontent au mardi 12 février 2008

CrĂ©Ă©e par dĂ©cret prĂ©sidentiel n°93/028 du 19 janvier 1993 portant organisation administrative et acadĂ©mique de l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, l’Esmv sera finalement portĂ© sur les fonts baptismaux 14 ans après. C’est en effet le 30 octobre 2007 que le ministre de l’enseignement supĂ©rieur a pris l’arrĂŞtĂ© portant ouverture effective de cette Ă©cole qui passe pour ĂŞtre la cinquième grande Ecole de l’UniversitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©. Le 21 dĂ©cembre 2007, le premier concours d’entrĂ©e est organisĂ© avec comme principaux centres d’examen YaoundĂ©, Douala, BuĂ©a, Dschang et NgaoundĂ©rĂ©. Pour cette première promotion, 39 Ă©lèves au total sont sĂ©lectionnĂ©s, soit 38 sur admission directe et un seul sur Ă©tude du dossier. Les premiers cours dispensĂ©s dans cette Ecole remontent au mardi 12 fĂ©vrier 2008 et cette première cuvĂ©e en ressortira en 2013, soit six ans plus tard.

Aujourd’hui rendue Ă  sa troisième promotion de vĂ©tĂ©rinaires en cours de formation, l’Esmv rĂŞve dĂ©jĂ  de devenir un pĂ´le d’excellence et de rĂ©fĂ©rence au Cameroun et mĂŞme dans la sous-rĂ©gion Afrique centrale. L’avènement de cette institution qui est la seule en Afrique centrale vient combler un dĂ©ficit Ă©norme de formation dans ce secteur en rĂ©duisant les dĂ©parts massifs vers l’Ă©tranger. Une institution analogue existe en Afrique de l’Ouest, notamment l’Ecole inter-Etats de sciences et de mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire de Dakar au SĂ©nĂ©gal qui a le mĂ©rite d’avoir Ă©tĂ© la case de passage obligĂ©e pour la quasi-totalitĂ© de tous les docteurs vĂ©tĂ©rinaires en service aujourd’hui.
En attendant la rĂ©habilitation du site de Belel oĂą elle devrait normalement ĂŞtre basĂ©e, la direction de l’Esmv a provisoirement pris ses quartiers au Campus de l’UniversitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© dans l’ancien centre mĂ©dico-social. Selon le Directeur de cette Ecole, le Professeur andrĂ© Zoli PAGNAH, « tout est Ă  construire pour ce qui est de l’Esmv ». On peut donc imaginer tous les problèmes en salles de cours et des laboratoires spĂ©cialisĂ©s auxquels cette jeune Ă©cole pourrait faire face.

Au regard de l’engouement de nombreux jeunes camerounais et Ă©trangers pour cette Ecole, on comprend aisĂ©ment que la mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire est un vĂ©ritable crĂ©neau porteur. Dans le secteur privĂ©, le vĂ©tĂ©rinaire peut s’installer en clientèle privĂ©e ou ouvrir une pharmacie pour la vente des mĂ©dicaments vĂ©tĂ©rinaires. Il peut tout aussi travailler avec des grossistes qui font dans le domaine de l’import-export des produits alimentaires ; avec des ONG pour la conception et la formation ; avec des laboratoires et abattoirs industriels pour l’inspection et le contrĂ´le de la qualitĂ©.le mĂ©decin vĂ©tĂ©rinaire peut aussi aspirer Ă  la fonction publique dans le domaine de la faune sauvage, de l’encadrement du monde rural, de l’inspection, de la recherche dans des institutions comme l’IRAD. Il peut mĂŞme servir dans l’armĂ©e en soignant les chiens et chevaux de la garde prĂ©sidentielle. Les Ă©lèves qui sortiront de l’Esmv ne sont donc pas de potentiels chĂ´meurs au regard de ce riche potentiel. Loin s’en faut.


Campus de Dang, université de Ngaoundéré

Journalducameroun.com)/n

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