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Quelle culture pour être citoyen «militant»

Par Robert Nganji

Les partis politiques sont multiples au Cameroun, ceux qui créent ces partis le font pour accéder au pouvoir. Les fondamentaux de conquête de pouvoir nécessitent une bonne préparation et la formation des élites dans le parti pour développer le dialectique de la ligne du parti.

Les grands partis politiques des années 90, avaient mis en place des relais au-delà du territoire camerounais, ce qui permettait de porter les revendications intérieures au-delà des frontières du pays. Depuis leurs accords de participations aux institutions du Rdpc, les directions des grands partis concernés ont mis les clefs sous le paillasson.

La section de France de l’UNDP n’a pas dĂ©rogĂ© Ă  la règle, le SDF sa section de France a subi le mĂŞme sort sans aucune explication. Les militants en France ont Ă©tĂ© mis Ă  l’Ă©cart comme des mal-propres et les responsables des sections se sont dĂ©brouillĂ©s avec les militants. La tristesse Ă©tait grande, les cadres des partis en question se sont montrĂ©s complices avec leurs leaders pour donner les coups de grâces.

La section de l’UNDP de France Ă©tait une mission pour faire du militant, un citoyen de sociĂ©tĂ©. Faire admettre que la culture distingue autant qu’elle rapporte, dans ses dimensions : le militantisme est fondĂ© sur la culture qui le lie et le dĂ©lie, les individus et les groupes qui la constitue, qui permet Ă  chacun de s’inscrire Ă  la fois dans une histoire, une identitĂ© et de s’en Ă©chapper pour leur imaginer une seule, pour ne pas s’y enfermer.

Si la culture est constituĂ©e de l’ensemble des solutions qu’une communautĂ© humaine hĂ©rite, adopte et invente pour faire sociĂ©tĂ© que les modalitĂ©s de sa transmission, de sa production et de diffusion. Permettre Ă  chacun d’ĂŞtre auteur de sa propre vie et acteur de vie commune, faire de la culture du militant une clef essentielle de la reconnaissance donc chaque individu a besoin pour se sentir considĂ©rĂ© et constituant de la collectivitĂ©.

L’esprit de la raison, la volontĂ© de futur militant citoyen ou du futur citoyen. Au contraire aujourd’hui dans le monde concret des images, chacun a besoin d’une reconnaissance qui lui permette de nĂ©gocier sa place.


Le bras armĂ© d’un parti politique, se sont les militants formĂ©s par la culture, raison pour laquelle la section de France de l’UNDP avait crĂ©Ă© son propre journal qui permettait de communiquer et d’apporter une culture de vivre ensemble comme une famille.

L’opposition au Cameroun porte une lourde responsabilitĂ© pour avoir dĂ©tourner la conscience des Camerounais. Le Cameroun est dans une impasse, les partis politiques sont devenus les partis des plateaux de tĂ©lĂ©vision, chacun avec sa dĂ©monstration du m’as-tu vu.

Ce – ci au dĂ©triment de la population qui a du mal Ă  vivre, le Gabon a eu raison de se moquer du Cameroun, c’est l’envers de la mĂ©daille. Le Cameroun dĂ©prime et tout semble aller bien


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