International › APA

Retour de l’internet dans la partie anglophone du Cameroun

Trois mois après la dĂ©cision du gouvernement camerounais d’interdire l’usage de l’internet dans les rĂ©gions du Nord-ouest et du Sud-ouest, les habitants de la partie anglophone du pays vont Ă  nouveau renouer avec l’internet, suite Ă  une dĂ©cision du chef de l’Etat Paul Biya lue jeudi soir Ă  la radiotĂ©lĂ©vision publique (CRTV).Cette instruction du prĂ©sident de la RĂ©publique, selon le ministre de la Communication (MINCOM) et porte-parole du gouvernement Issa Tchiroma Bakary, est adressĂ©e au ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL), lui enjoignant de demander aux opĂ©rateurs « de prendre des dispositions appropriĂ©es pour un retour immĂ©diat de l’internet » dans cette partie du pays.

Les connexions internet ont été suspendues le 17 janvier 2017 par les pouvoirs publics en signe de dénonciations « des activités criminelles » alors que ces deux régions étaient traversées par une grogne sociale depuis le 21 novembre 2016, suite à une grève initiée par des avocats et des enseignants pour dénoncer « la colonisation des anglophones par les francophones».

Cette grève s’Ă©tait par la suite muĂ©e en des revendications politiques, notamment, la partition du pays par des partisans du Southern national Cameroon council (SCNC), une association dissoute en dĂ©cembre de l’annĂ©e dernière par le gouvernement.

A en croire le porte-parole du gouvernement, « les conditions ayant prĂ©sidĂ© Ă  la suspension provisoire d’Internet dans cette partie du territoire national ont fortement Ă©volué».


Toutefois, le ministre de la Communication prĂ©vient que « le gouvernement se rĂ©serve le droit de prendre les mesures appropriĂ©es pour Ă©viter qu’Internet ne soit Ă  nouveau utilisĂ© pour susciter la haine et la discorde entre les Camerounais, et pour crĂ©er des troubles Ă  l’ordre public».

En plus des Nations unies, plusieurs associations et Organisations non-gouvernementales (ONG) avaient plaidĂ© pour le rĂ©tablissement de l’internet dans le Nord-ouest et le Sud-ouest du Cameroun, une situation qui aurait entrainĂ© des pertes estimĂ©es Ă  plusieurs milliards de francs CFA.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

Ă€ LA UNE
Retour en haut