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Scandale à la BEAC: 19 milliards de FCFA détournés

Les rĂ©vĂ©lations, publiĂ©es par Jeune Afrique, permettent d’ interprĂ©ter le rĂ©cent dynamisme diplomatique dans la sous rĂ©gion

Un conseil extraordinaire du Conseil d’administration de la BEAC
Hold-up Ă  la BEAC c’est par ce titre que l’hebdomadaire panafricain a dĂ©signĂ© le dĂ©sormais scandale qui secoue la sous rĂ©gion Afrique Centrale. 19 milliards de FCFA auraient Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©s entre 2004 et 2009. Le 28 AoĂ»t dernier le gouverneur de la Banque centrale signe un communiquĂ© après la tenue d’une rĂ©union extraordinaire de son conseil d’administration. On peut y lire clairement que le Conseil avait pris connaissance des rapports provisoires sur l’audit gĂ©nĂ©ral de la BEAC et l’audit spĂ©cifique sur la gestion des rĂ©serves de change commis par la confĂ©rence des chefs d’Etats de la CEMAC. Plus loin on peut aussi y lire il (le conseil) a Ă©tĂ© informĂ© des mesures dĂ©jĂ  prises ainsi que des actions prĂ©vues par la BEAC pour corriger les insuffisances relevĂ©es.

Les rencontres d’Ali Bongo
Le deuxième indice a Ă©tĂ© le dĂ©placement du prĂ©sident nouvellement Ă©lu du Gabon, Ali Bongo Ondimba en terre camerounaise. Officiellement il est venu en visite d’amitiĂ©, et de ses propres termes il a dit ĂŞtre venu rencontrer un sage, en la personne du prĂ©sident camerounais Paul Biya. Sa visite sera marquĂ©e par une heure de tĂŞte Ă  tĂŞte au palais d’Etoudi, un moment durant lequel aucune information n’a filtrĂ©. RĂ©pondant Ă  l’interview de la CRTV, le prĂ©sident Ă©lu du Gabon affirmera aussi que les discussions avec Paul Biya ont portĂ© entre autre sur la question des orientations du dĂ©veloppement futur de la sous rĂ©gion. Selon des sources proches des milieux de dĂ©cision, il ne serait pas exclu que le scandale ait fait l’objet de discussion entre les deux hommes d’Etat. Après le prĂ©sident Biya, Ali Bongo aurait eu des discussions avec Idriss Deby Itno du Tchad et Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville.

Un vrai vol organisé
Les rĂ©vĂ©lations de jeune Afrique apportent les dernières pièces du puzzle de l’Ă©vènement qui aujourd’hui occupe les dĂ©bats dans les grandes villes de la sous rĂ©gion Afrique Centrale. Principalement indexĂ©s, de nombreux hauts cadre d’origine gabonaise, dont l’ancien gouverneur FĂ©lix Mamalepot et l’actuel Philibert Andzembe. L’article sur la base du rapport d’audit et des documents internes qui on le sait aujourd’hui existent, leur attribue respectivement des trous de 17 milliards et de 2 milliards FCFA. En janvier 2009, Philibert Andzembe aurait Ă©chappĂ© Ă  la destitution lors du sommet extraordinaire de la CEMAC qui s’est tenu Ă  Libreville, grâce au soutient du dĂ©funt prĂ©sident Omar Bongo.


les affinités nationales gabonaises ont joué un rôle clé dans les dérives coupables du bureau extérieur de Paris (BEP).
Jeune Afrique

Au total, ce serait 2400 chèques frauduleux ou suspects qui ont Ă©tĂ© Ă©mis entre 2004 et 2008, ainsi que 38 virements suspects, 1298 retraits en liquides non reversĂ©s et non enregistrĂ©s dans le livre de caisse, prĂ©cise l’hebdomadaire. Le journal dresse Ă©galement la liste des personnes concernĂ©es par l’affaire, les prĂ©sumĂ©s responsables et bĂ©nĂ©ficiaires. Il y est rapportĂ© que les affinitĂ©s nationales gabonaises ont jouĂ© un rĂ´le clĂ© dans les dĂ©rives coupables du bureau extĂ©rieur de Paris (BEP) « . Des rĂ©vĂ©lations qui amènent Ă  comprendre comment, depuis 2004, des fonds injectĂ©s depuis le siège de YaoundĂ©, au Cameroun, sur les comptes parisiens du bureau extĂ©rieur ont Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©s. Suite Ă  ces rĂ©vĂ©lations, quelques rĂ©actions ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es. Le ministère français de l’Economie, a dĂ©clarĂ© que toutes les responsabilitĂ©s, y compris en haut lieu doivent ĂŞtre Ă©tablies estimant sa propre garantie engagĂ©e par le scandale. Le trĂ©sor public français participe Ă  la gestion et au contrĂ´le de la BEAC. Dans la sous rĂ©gion c’est un gros silence. Essimi Menye, ministre camerounais des finances et prĂ©sident en exercice du comitĂ© ministĂ©riel de l’Union MonĂ©taire d’Afrique Centrale (UMAC), a affirmĂ© pour sa part Ă  la chaine de TĂ©lĂ©vision STV, Je ne suis encore officiellement au courant de rien, je viens de rentrer des congĂ©s.

Siège de la Beac, à Yaoundé

www.beac.int)/n

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