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Serge Branco persiste et signe

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Vomi par le président du conseil d’administration de Bamboutos de Mbouda, le manager général du clun n’entend pas se laisser évincer sans lever le petit doigt

« Si je suis renvoyé par le conseil d’administration et par le Pca, je prendrai note. Mais pour le moment je n’ai ni été notifié de mon renvoi ni de mon limogeage. J’ai été officiellement nommé par une décision du conseil d’administration. Tant que je n’ai pas reçu une autre décision du conseil d’administration qui me limoge et qui me notifie les fautes qui me sont reprochées, je ne peux m’en tenir à ce que les gens racontent », tranche Serge Branco dans les colonnes du quotidien Le Jour du lundi 24 avril.

Le champion olympique (Sydney 2000) s’adresse ainsi implicitement à celui contre qui il est en conflit ouvert depuis mars dernier. C’est à cette période que Justin Tagouh, le Pca du club de Mbouda, a limogé son manager général, Serge Branco, nommé en novembre 2016. Une décision que l’ancien international n’accepte toujours pas, malgré l’humiliation subie il y a environ deux semaines. Alors qu’il allait répondre à l’invitation d’une émission télévision sur la chaîne Equinoxe, il a été intercepté au bas de l’immeuble de la chaîne par des policiers en civil. L’ancien joueur a tenté de résister en vain. La scène a été filmée et largement partagée sur les réseaux sociaux. Serge Branco faisait l’objet d’une plainte pour escroquerie et détournement de fonds introduite par…Justin Tagouh.


Après quelques jours de garde à vue, le champion olympique revient, quelque peu affecté moralement, mais prêt à aller jusqu’au bout de sa logique. Pour lui, pas question de quitter le club avant une décision officielle du conseil d’administration de Bamboutos de Mbouda, même s’il admet avoir été approché par d’autres clubs. « Les gens disent n’importe quoi. Des clubs m’ont sollicité,

mais je n’ai pas envie d’y travailler. Si je suis rentré au Cameroun, c’est pour travailler dans Bamboutos. C’est l’équipe  de mon village. Si je ne peux plus travailler dans Bamboutos, je rentrerai chez moi en Allemagne pour m’occuper de ma famille et de mes affaires », conclut Serge Branco

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