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Vente des voitures d’occasion : « La grande concurrence nous fait passer des journĂ©es blanches »

Entretien avec Jean-Marie Ndefo, vendeur de « congelĂ©s » Ă  l’hĂ´tel le NdĂ© – Akwa

Depuis combien de temps faites-vous ce métier?
Depuis près de 7 ans aujourd’hui.

Racontez nous comment a débuté votre business?
J’ai mon grand frère qui est en Belgique depuis près de dix ans et il fait dans l’automobile, donc il m’envoie certaines et je les vends ici au pays.

Quelle est la fourchette de prix même si on sait que ça varie?
Oui. La voiture d’occasion varie entre 1.800.000 et 8.000.000 Francs Cfa. Ça dĂ©pend de la marque que le client dĂ©sire. Donc comme critère il y a la marque, l’âge, et c’est d’ailleurs par lĂ  qu’elle est dĂ©clarĂ©e en douane. Et puis il y a les accessoires et aussi la coupe.

Douala se prĂ©sente de plus en plus comme la plaque tournante de cette activitĂ© lĂ . D’oĂą viennent ces voitures en fait ?
Elles viennent toutes d’Europe, majoritairement de la Belgique, de la France, mais aussi des Etats-Unis. Elles passent par la Belgique pour arriver au Cameroun.

Par jour vous pouvez vendre combien de voitures ?
Non on ne saurait spĂ©cifier, parce que voyez-vous, le marchĂ© est grand, la concurrence est rude et les clients sont de moins en moins prĂ©sents ; fort du fait de la vie qui est de plus en plus difficile. Donc on ne peut pas dire avec exactitude combien de voitures on peut vendre par jour. Sinon il y a des jours oĂą l’on quelqu’un peut facilement vendre deux voire mĂŞme trois. Vraiment ça dĂ©pend.


On a l’impression que les voitures d’occasion priment dĂ©jĂ  sur les voitures neuves. Qu’en pensez-vous ?
Oui ! C’est tout Ă  fait vrai. C’est dĂ» au coup de la vie. Le pouvoir d’achat a considĂ©rablement diminuĂ©. Les gens n’ont pas assez d’argent, ils sont obligĂ©s de passer par ici. Parce que pour aller acheter une voiture Ă  la Cami Toyota par exemple, il faut se prĂ©parer Ă  avoir les poches bien pleines. Pourtant ici le camerounais moyen peut se sentir Ă  l’aise !

La vente de vĂ©hicules d’occasion, cela assure un revenu?
Oui on fait avec. Ça peut ne pas ĂŞtre ce qu’on veut mais ça permet quand mĂŞme de joindre les deux bouts. Quand on commence un mĂ©tier il faut s’y mettre, persĂ©vĂ©rer et ça ira. C’est ce que nous faisons.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre activité?
La première c’est la concurrence qui fait que nous n’avons plus assez de clients, ensuite il y a les lenteurs administratives au niveau de la douane. Une voiture qui pouvait sortir en 3 jours, elle sort en une, voire deux semaines parce que les machines sont bloquĂ©es ou parce que l’inspecteur n’est pas lĂ , autant de choses. Mais jusqu’ici on fait avec. Il faudrait aussi que les autoritĂ©s revoient un peu Ă  la baisse les taxes. C’est encore lourd pour nous.


Journalducameroun.com)/n

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