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Cameroun: c’est parti pour la 45e Fête de l’unité nationale!

Le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique lance les festivités de ladite célébration ce jeudi dans le Mayo-Oulo, région du Nord.

«Armée et nation en parfaite synergie pour un Cameroun uni dans sa  diversité, attaché aux idéaux de paix, de stabilité et de prospérité», tel est le thème sous lequel se célèbre, au Cameroun, la 45e Fête de l’unité ouverte ce jeudi 11 mai à Mayo-Oulo, dans la région du Nord.

Le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou,  procède ce jour au lancement des festivités qui se poursuivront du 15 au 18 mai avec des activités dans le village de l’unité et de l’intégration aménagé à l’esplanade  du Musée national, à Yaoundé.

Le 19 mai, ce sera au tour de l’armée de l’air d’offrir une distraction aux populations de Yaoundé, à travers les activités de ses parachutistes à la base aérienne.

Le clou du spectacle ce sera le 20 mai avec la tenue du traditionnel défilé que présidera, dans la capitale, le chef de l’Etat Paul Biya. Il sera ponctué par le passage des organisations de la société civile, des partis politiques et des parades militaires. Suite à ce défilé le président Paul Biya se rendra à l’Hôtel de ville pour la remise des médailles aux travailleurs et prendra ensuite la route du Palais de l’unité où une réception sera donnée, comme il est de coutume, à l’honneur des hautes personnalités du pays.

Une célébration sous fond de menaces

Le climat social, politique et sécuritaire tendu prévalant au Cameroun a marqué de son sceau l’embellie de la Fête qui commémore en partie la réunification du Cameroun occidental et du Cameroun oriental en 1972. C’est le cas  de la grève des avocats puis des enseignants anglophones qui a débouché sur des revendications populaires d’un retour au fédéralisme ou de la sécession du pays en deux Etats dont l’un serait appelé Ambozonia. Suite à la gestion critiquée de la crise qui en suivie, le Social democratic front, le parti de John Fru Ndi a annoncé lundi, 08 mars, qu’il boycotterait la Fête nationale afin de dénoncer «l’incapacité» du gouvernement  à trouver des solutions simples à la crise qui «brise les véritables fondements de notre pays bien aimé». Pour l’heure, le mot d’ordre du principal parti d’opposition s’est buté au refus des cadres de certains partis politiques de se rallier à la cause.

Sur un autre plan, les attaques de la secte islamiste Boko Hanram continuent de menacer la sureté de l’Etat dans la partie septentrionale du Cameroun. Les attaques de ce groupe terroristes ont poussé de nombreux Camerounais à abandonner leurs foyers  pour chercher refuge dans d’autres localités, en proie à toutes sortes de difficultés.


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