Politique › Institutionnel

15 septembre, La démocratie célébrée au Cameroun

De nombreuses années après la libéralisation politique, le concept de démocratie se fait encore un chemin difficile au Cameroun

Renforcer le rôle des parlements dans la construction démocratique
Le Cameroun s’est joint à la communauté internationale le 15 septembre dernier pour célébrer la journée internationale de la démocratie. Les cérémonies se sont déroulées dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale. De nombreux invités étaient présents, parmi lesquels plusieurs membres du gouvernement, mais aussi le président d’Elecam Samuel Fonkam Azu’u, et celui de la CONAC, Paul Tessa. Si la journée internationale de la démocratie est célébré dans l’enceinte du parlement, c’est parce qu’elle est placée sous l’égide de l’Union Interparlementaire (UIP). C’est en 2007 que l’Assemblée générale de l’ONU a choisi le 15 septembre comme jour de l’évènement. Ce choix correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la déclaration universelle sur la démocratie par l’UIP. Déclaration qui pose les principes de la démocratie, définit les éléments et les fonctions d’un gouvernement démocratique et affirme la dimension internationale de la démocratie.

Démocratie et tolérance politique
Parmi les événements marquants la célébration, il y a eu la tenue d’une table-ronde sur le thème retenu pour l’édition 2009 : «Démocratie et tolérance politique ». La circonstance a connu la participation d’universitaires de renom (Jean Tabi Manga, Paul Emmanuel Pondi), des représentants des partis politiques, de ceux des médias et de la société civile. Pour l’essentiel on aura retenu que la tolérance politique apparaît comme l’un des fondements de la démocratie. Des conclusions qui s’inscrivent dans le registre des attentes de l’UIP pour cette édition de la journée internationale de la démocratie.

Mettre l’accent sur l’importance de la démocratie, ce qu’elle implique, les défis auxquels elle est confrontée ainsi que les possibilités qu’elle recèle, et sur la responsabilité qu’ont tous les parlements en tant qu’institutions clés de la démocratie. Débattre de la manière dont le Parlement s’acquitte de ses fonctions démocratiques, éventuellement sur la base d’une auto-évaluation, et d’identifier les mesures qu’il pourrait prendre pour accroître son efficacité. Sensibiliser les parlementaires à la tolérance en politique et les encourager à la pratiquer au Parlement et au sein de la société en général.

Une mission de l’ONU évalue le processus électoral en cours
Le Cameroun célèbre cette deuxième édition alors que séjourne une délégation de l’ONU, venue sur demande des autorités, évaluer le processus électoral en cours. Tadjoudine Ali-Diabacté, Directeur adjoint de la Division de l’assistance électorale des Nations Unies, est accompagné de Thierry Mertens, représentant-résident du PNUD à Yaoundé, David Bongwele, chargé des affaires politiques de la Division des Affaires politiques, Division Afrique 2 et Jian Pero Catozzi, consultant international. La délégation s’est concertée avec le conseil d’Elecam. Elle a rencontré aussi les membres du Conseil national de la Communication qui joue un rôle dans la répartition des temps d’antenne en faveur des partis politiques dans les médias publics, avant, pendant et après les élections. La délégation a également rencontré la société civile et les partis politiques, représentés ou non à l’Assemblée nationale.

La démocratie camerounaise encore trop fragile
A la veille de l’échéance électorale plausible de 2011, la démocratie demeure un chantier au Cameroun. Le parlement est aujourd’hui plus qu’avant un instrument au service de la volonté d’un gouvernement trop proche du parti au pouvoir. Les derniers débats médiatiques ont laissé voir que la liberté d’expression sert plus les intérêts des personnes ou des groupes, mais pas l’avancée de la démocratie. De nombreuses discriminations persistent malgré les actions des différents acteurs. Aujourd’hui le problème le plus fondamental reste celui de la participation des camerounais de la diaspora au choix du président de la république. Lors de son dernier séjour officiel en France, le président Biya avait promis se pencher sur la question. Selon de nombreux observateurs, la question hante les autorités de Yaoundé, qui redoutent le presque million et demi des camerounais de la diaspora. Pour eux cette préoccupation ne sera vraiment débattue qu’après 2011

Affiche de la journée
Journalducameroun.com)/n
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