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16e Sommet de l’Union Africaine, rencontre importante au regard des intervenants

Les travaux prennent fin ce jour. Le président du Cameroun n’a pas fait le déplacement d’Addis Abeba

Ouverture du sommet sur fond de crise effective sur le continent
C’est dans un contexte de crise que se sont réunis depuis ce dimanche 30 janvier 2010, une trentaine de chefs d’Etats à Addis Abeba en Ethiopie. Les crises institutionnelles en Côte d’Ivoire, Egypte, et en Tunisie. Des risques de crise dans les 11 pays où sont envisagées les élections cette année 2011, les alertes à la hausse des prix et les risques de pénuries qui sont susceptibles de faire basculer l’Afrique dans l’instabilité. L’ouverture du sommet a été en grande partie consacrée à la crise ivoirienne. Deux mois après la présidentielle en Côte d’Ivoire et l’installation de deux pouvoirs, celui d’Alassane Ouattara et celui du président sortant Laurent Gbagbo, une nouvelle phase de discussions s’est ouverte. Des chefs d’Etats africains soutiennent aujourd’hui publiquement l’idée d’une « solution pacifique », qui pourrait être favorable à Laurent Gbagbo au pouvoir. Une réunion ministérielle de l’UA a décidé vendredi de confier à un panel de cinq chefs d’Etat le soin de présenter des décisions « contraignantes » d’ici un mois. Jean Ping a affirmé samedi que ce panel devait « amener Alassane Ouattara à exercer la réalité du pouvoir » dans le pays « par la négociation ». Dans cette perspective, une bataille d’influence se livre en arrière plan. L’unanimité affichée au début par la communauté internationale et certains dirigeants africains pour reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara se fissure peu à peu. Alors que le géant Sud africain se refuse à accepter une intervention armée, Alassane Ouattara possède aujourd’hui un soutien de poids, en la personne de Teodoro Obiang Nguema Batsogo, le président de la Guinée équatoriale, nouvellement élu président de l’Union africaine pour une année. Un panel des chefs d’Etat pour la résolution de cette crise a été désigné, les noms seront connus aujourd’hui, et les résultats de leur travaux dans un mois.

Obiang Nguema, nouveau président de l’Union Africaine
Bien qu’il n’ait rappelé n’être pour personne dans le conflit ivoirien, des sources officielles ont clairement indiqué que le président Guinéen a reçu à quelques jours du Sommet, le premier ministre Guillaume Soro. Déjà de nombreuses critiques se font sur la présidence de l’équato-guinéen. Certains médias français ont qualifié son choix de « mauvais casting ». D’autres crises en Afrique retiennent aussi l’attention des chefs d’Etat africain. Sur les manifestations de rues en Tunisie et la chute du régime autoritaire de Zine El Abidine Ben Ali, l’UA est obligé de se prononcer officiellement, après avoir jusqu’à présent observé un long silence. Ceci alors que le mouvement semble s’étendre dans le monde arabe, en Egypte notamment où la pression des populations se fait de plus en plus ressentir. Les différentes crises ont relégué au second plan l’ordre du jour: l’avènement du 54e Etat africain, le Sud Soudan, qui vient de se prononcer par référendum à une forte majorité en faveur de la rupture avec le nord du pays. Le conflit en Somalie, l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sur les violences postélectorales de 2008 au Kenya, les poursuites contre l’ancien président tchadien Hissène Habré ainsi que la réforme du système des Nations unies devront eux aussi être discutés ce lundi, par les chefs d’Etats africains.

Alpha Condé, « star » du sommet
http://alphaconde.com)/n

Hommage à Alpha Condé de la Guinée Conakry de retour
L’ouverture du sommet aura aussi été marquée par la présence de nombreux invités, dont Nicolas Sarkozy de la France. Le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, a prononcé ce dimanche un discours d’ouverture où il était question des priorités du G20 et du G8. La place de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité de l’ONU a aussi été l’un des thèmes majeurs abordés par Nicolas Sarkozy. Il est accompagné de son nouveau ministre de la Coopération, Henri de Raincourt, ainsi que de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie. Dans les coulisse, on apprend que son objectif d’unir les africain sur la question ivoirienne semble n’avoir pas vraiment réussi. Etaient aussi présents pour l’ouverture de ce sommet, Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa et le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui ont également pris la parole. Moment d’émotion, la prise de parole par le tout nouveau président Guinéen, Alpha Condé. Son pays la Guinée Conakry, fait aujourd’hui office de référence en matière de résolution pacifique des crises institutionnelles en Afrique. « Qui aurait pensé il y a un an encore que la Guinée, après cinquante ans de dictature, élirait pour la première fois son président en la personne notre ami Alpha Condé ?» s’est interrogé Nicolas Sarkozy. De nombreux autres responsables lui ont aussi rendu Hommage. Alpha Condé qui, pour sa part, a salué le retour de la Guinée sur la scène internationale. « Aujourd’hui, je pense que c’est surtout un hommage rendu au peuple de Guinée parce qu’après tant d’années de difficultés, des élections se sont passées. Je crois que c’est surtout un hommage à la maturité du peuple de Guinée », a-t-il fait savoir, sur les ondes de RFI. Placé sous le thème « Valeurs partagées pour une plus grande unité et intégration », le 16ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA prend fin ce jour. Un autre sommet sans Paul Biya, le président camerounais.

Nicolas Sarkosy, invité du sommet
Présidence de la République française – P. Segrette)/n


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