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17 juillet 2012: Journée sans presse au Mali

En soutien à leur confrère agressé dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier, plusieurs organisations de médias ont décrété ce mardi 17 juillet «journée sans presse»

Plusieurs organisations de médias du Mali ont décrété ce mardi 17 juillet «journée sans presse», en réaction à l’agression du fondateur et directeur de publication de l’Indépendant, M. Saouti Haïdara, dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier. Cette action a été décidée le vendredi 13 juillet après une réunion des responsables des organisations comme la Maison de la Presse du Mali, l’Union des radiotélévision libres du Mali ( URTEL), Union nationale des journalistes du Mali (UNAJOM), l’ Association des Editeurs de la presse privée du Mali (ASSEP), l’ organisation des jeunes reporters du Mali (OJRM) et le Groupement patronal de la presse écrite (GROUPE).

Une marche de protestation est également prévue le même jour. Celle-ci partira du siège de l’Indépendant, à coté du cimetière de Lafiabougou (ACI 2000) à partir de 9 heures. « Suite à l’agression sauvage de Saouti Haïdara par des individus armés et encagoulés, les associations et organisations professionnelles de la presse, à travers la Maison de la Presse du Mali, invitent tous les journalistes et démocrates à une marche pacifique de protestation, le mardi 17 juillet en direction de la Primature », précise Kassim Traoré, le président de l’OJRM. Même son de cloche du coté de la maison de presse du Mali ou les mesures iront jusqu’à une plainte contre le gouvernement de transition. « Ce gouvernement est en charge de notre sécurité, il doit protéger l’ensemble des journalistes. Les militaires eux ne sont plus dans le système et ont accepté le retour à l’ordre constitutionnel au Mali. A l’issue de la journée sans presse du 17 juillet, nous irons remettre une déclaration au Premier ministre, afin que le gouvernement prenne sa responsabilité dans cette affaire et nous donne une garantie de sécurité. C’est comme ça que la liberté de la presse au Mali sera sauvegardée au Mali. Nous avons même commis un avocat, Me Magatte Sy, pour suivre le dossier. » Confirme Mankan Koné président de la maison de presse du Mali. Au delà d’un mouvement de solidarité à l’égard de leur confrère de L’Indépendant, les organisateurs entendent envoyer un signal fort aux acteurs de la transition au Mali. « Les autorités doivent offrir des garanties de sécurité aux journalistes » conclut Mankan Koné.

Les Unes des journaux à Bamako, le 4 avril 2012
afp.com/ISSOUF SANOGO)/n



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